Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

3 957 scrutins publics Tous les textes · Christophe Bex
Réinitialiser
17 févr. 2025N° 822
Supprimer la possibilité proposée de lancer des appels d’offres renouvelables au-delà des objectifs de la programmation énergétique
Tous les groupes

La programmation pluriannuelle de l’énergie fixe des objectifs de développement de la production électrique, notamment par technique, localisation et rythme. Le projet de loi permettrait de lancer des appels d’offres pour atteindre mais aussi dépasser les objectifs concernant l’électricité renouvelable.

L’amendement supprimerait cet article. Ses auteurs craignent un développement insuffisamment maîtrisé, notamment de l’éolien, dont ils contestent les impacts sur la biodiversité et les paysages ainsi que l’intermittence. La suppression retirerait la possibilité proposée de dépasser ces objectifs, sans constituer une interdiction générale de nouvelles installations.

Elle retirerait également une autre disposition de l’article, qui imposerait de recueillir l’avis conforme du président de certaines collectivités avant une mise en concurrence sur leur territoire. Cet avis conforme signifie que son accord serait nécessaire.

Amendement n° 11 · M. Grenon · Article 23

Amendement n° 11 de M. Grenon et les amendements identiques suivants à l'article 23 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour29 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 821
Adapter les sanctions applicables aux acteurs du marché de gros de l’énergie qui enfreignent les règles européennes
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit de modifier les sanctions des manquements aux règles européennes d’intégrité et de transparence du marché de gros de l’énergie. Cette version antérieure ne permet pas de reconstituer les modifications de séance.

Selon les obligations enfreintes, les amendes seraient plafonnées à 15 % ou 8 % du chiffre d’affaires hors taxes du dernier exercice clos, avec des plafonds relevés en cas de nouvelle violation de la même obligation. Des plafonds en euros s’appliqueraient lorsqu’aucun chiffre d’affaires ne permet le calcul.

Le texte prévoirait aussi des injonctions de mettre fin au manquement, la restitution des avantages retirés ou des pertes évitées, des avertissements et des astreintes. Il adapterait les procédures aux demandes d’information et aux enquêtes de l’Agence de coopération des régulateurs de l’énergie. Ces dispositions encadreraient les acteurs du marché plutôt que de fixer les prix payés par les habitants.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 22 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
28 pour23 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 820
Obliger les producteurs d’électricité concernés à proposer toute leur puissance disponible sur le mécanisme d’ajustement du réseau
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit que les producteurs mettent à disposition du gestionnaire du réseau de transport toute leur puissance techniquement disponible pour augmenter ou diminuer leur production. Ils devraient la proposer sur le mécanisme d’ajustement, qui permet au gestionnaire de solliciter ces variations de production.

L’obligation concernerait les installations raccordées aux réseaux publics de transport ou de distribution dont la puissance installée atteint un seuil fixé selon les règles du code de l’énergie. Ce seuil pourrait varier selon l’énergie utilisée. Le texte ne chiffre pas ce seuil et porte sur la disponibilité de la production, non sur un tarif pour les habitants. Cette version antérieure ne permet pas de reconstituer les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 21 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour23 contre7 abstentions
17 févr. 2025N° 819
Supprimer les nouvelles règles encadrant les acteurs du marché de l’électricité et les droits de leurs clients
Tous les groupes

L’article 20 adapte les règles du marché de l’électricité à une directive européenne. Il prévoit notamment des procédures concurrentielles pour certains services nécessaires aux réseaux et le retrait des gestionnaires de certaines activités de stockage lorsque d’autres acteurs peuvent les exercer de manière rentable. Il ajoute aussi des droits pour les clients, dont le changement collectif de fournisseur et le libre choix d’un agrégateur, qui regroupe des consommations ou des productions pour intervenir sur le marché.

L’amendement supprimerait tout l’article, y compris les dispositions sur le traitement des plaintes et l’information de facturation. Les auteurs dénoncent la libéralisation du marché, qu’ils associent à des hausses de prix et à une perte de souveraineté. Cette suppression n’instaurerait toutefois ni sortie du marché européen ni nouveau système de prix réglementés.

Amendement n° 33 · M. Renault · Article 20

Amendement de suppression n° 33 de M. Renault à l'article 20 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
24 pour14 contre11 abstentions
17 févr. 2025N° 818
Adapter les actions de groupe contre les producteurs, fournisseurs et utilisateurs professionnels de produits de santé
Tous les groupes

Une action de groupe permet de porter collectivement des demandes en justice. Le texte de référence prévoit d’adapter celles concernant un manquement aux obligations légales ou contractuelles d’un producteur ou fournisseur de produits de santé, ou d’un prestataire utilisant ces produits.

Il renverrait aux règles générales des actions de groupe devant les juridictions judiciaires et administratives, tout en conservant des exceptions pour la réparation des dommages corporels, c’est-à-dire les atteintes physiques subies. Les associations et organismes habilités par les textes auxquels il renvoie pourraient exercer ces actions. Ces renvois ne permettent pas, à eux seuls, de détailler toutes les conditions de procédure. Cette version antérieure ne permet pas non plus de reconstituer les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 19 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour0 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 817
Agréer les organismes de défense des consommateurs pour engager des actions de groupe dans d’autres pays de l’Union européenne
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit un agrément pour les organismes nationaux régulièrement déclarés dont les statuts prévoient explicitement la défense des consommateurs, y compris sur un sujet particulier. Cet agrément leur permettrait d’engager des actions de groupe transfrontières dans l’Union européenne, c’est-à-dire de porter collectivement des demandes en justice au-delà des frontières nationales. Ses conditions seraient fixées par décret.

L’administration chargée de la concurrence et de la consommation devrait vérifier le maintien des critères d’agrément à la demande de la Commission européenne ou d’un État membre. Elle devrait aussi le faire en cas de contestation sérieuse signalée par un consommateur, une association agréée ou le professionnel poursuivi. L’agrément serait retiré si les critères n’étaient plus respectés. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 18 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
53 pour0 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 816
Permettre aux associations de consommateurs de demander collectivement l’arrêt des manquements et la réparation de tous types de préjudices
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit qu’une action de groupe, portée par une association pour des consommateurs, puisse viser l’arrêt d’un manquement, la réparation des préjudices quelle qu’en soit la nature, ou les deux. Pour obtenir l’arrêt d’une pratique illicite, l’association n’aurait à invoquer ni préjudice, ni intention ou négligence du professionnel. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Le juge pourrait ordonner les mesures nécessaires pour faire cesser le manquement, avec une astreinte, somme due en cas de non-respect. Les associations devraient informer le public des procédures. Une demande de réparation serait irrecevable en cas d’influence ou de conflit d’intérêts susceptible de nuire aux personnes représentées, et une action manifestement infondée pourrait être rejetée dès son introduction.

Des organismes habilités dans l’Union européenne pourraient aussi engager des actions transfrontières dans le champ défini par le texte, avec un contrôle possible de leur habilitation.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 17 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
53 pour0 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 815
Adapter les organismes habilités à exercer une action de groupe en matière de données personnelles et informer la CNIL
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit d’ajouter aux organismes pouvant exercer une action de groupe en matière de données personnelles ceux désignés par un article de la loi de modernisation de la justice. Une action de groupe permet de porter collectivement des demandes devant un tribunal.

La juridiction saisie devrait informer la Commission nationale de l’informatique et des libertés, la CNIL. Le renvoi à la loi ne permet pas, à lui seul, de préciser ici les conditions d’habilitation des organismes ajoutés. Cette version antérieure ne permet pas de reconstituer les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 16 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour0 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 814
Adapter les actions de groupe devant le juge administratif pour faire cesser des manquements et indemniser les personnes concernées
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit d’adapter l’action de groupe devant le juge administratif, qui permet de porter collectivement des demandes en justice. Pour demander l’arrêt d’un manquement, il ne serait nécessaire d’invoquer ni préjudice des membres du groupe, ni intention ou négligence du défendeur. Le juge pourrait ordonner les mesures nécessaires, avec une astreinte, somme due en cas de non-respect. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Les associations et organismes devraient informer le public des procédures. Une action en réparation serait irrecevable en cas d’influence ou de conflit d’intérêts susceptible de nuire aux personnes représentées. Une médiation pourrait organiser une indemnisation amiable avec l’accord des parties.

Dans le champ transfrontière défini par le texte, les organismes inscrits sur la liste européenne pourraient demander l’arrêt d’agissements illicites ou réparation. Leur habilitation pourrait être vérifiée en cas de contestation sérieuse.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 15 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
51 pour0 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 813
Permettre aux associations et syndicats habilités d’agir en justice pour plusieurs victimes selon des règles communes
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit un régime commun d’action de groupe, permettant à un organisme habilité d’agir pour plusieurs personnes dans une situation similaire face à un même manquement professionnel ou public. Il remplacerait plusieurs régimes sectoriels. L’action pourrait viser à faire cesser le manquement, à réparer les préjudices de toute nature, ou les deux. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Certaines associations et, dans des domaines définis, les syndicats représentatifs pourraient agir. Le juge déterminerait les personnes susceptibles d’être indemnisées et les préjudices réparables. Les victimes devraient rejoindre le groupe pour obtenir réparation. Des règles encadreraient les financements et conflits d’intérêts.

Une sanction civile versée au Trésor public pourrait aussi viser les fautes délibérées destinées à obtenir un gain indu et ayant causé des dommages à plusieurs personnes.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 14 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour0 contre2 abstentions
17 févr. 2025N° 812
Permettre aux associations déclarées depuis moins de deux ans d’engager une action de groupe pour défendre les intérêts prévus dans leurs statuts
Tous les groupes

Une action de groupe permet de saisir la justice pour plusieurs personnes touchées par un même manquement, afin de le faire cesser ou d’obtenir réparation. Le texte en discussion ouvrirait notamment ce recours aux associations déclarées depuis au moins deux ans dont les statuts prévoient la défense des intérêts lésés.

L’amendement supprimerait cette condition d’ancienneté. Une association nouvellement déclarée pourrait ainsi agir sur ce fondement, à condition que les intérêts concernés relèvent bien de ses statuts.

Les auteurs veulent faciliter l’accès à un recours qu’ils jugent trop peu utilisé et contestent l’exclusion des jeunes associations. Les autres contrôles prévus resteraient applicables, notamment l’obligation de déclarer un but non lucratif et l’absence de certains intérêts économiques chez les financeurs. Le juge pourrait aussi rejeter dès le départ une action manifestement infondée.

Amendement n° 22 · Mme Ferrer · Article 14

Amendement n° 22 de Mme Ferrer à l'article 14 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
16 pour37 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 811
Limiter la réforme des actions de groupe à l’adaptation des procédures et aux recours transfrontières européens
Tous les groupes

Une action de groupe permet de saisir la justice pour plusieurs personnes touchées par un même manquement, afin de le faire cesser ou d’obtenir réparation. Le texte discuté prévoit un régime unifié, élargit les possibilités d’agir des associations et crée une sanction civile pour certaines fautes délibérées causant des dommages à plusieurs personnes.

L’amendement remplacerait cette réforme par des modifications de la loi de 2016. Il écarterait notamment ces élargissements et cette nouvelle sanction. Il organiserait les actions transfrontières, permettant à des organismes habilités dans un État de l’Union européenne d’agir dans un autre, avec des contrôles de leur agrément et de leur indépendance.

Il conserverait l’information du public sur les procédures, le rejet précoce des actions manifestement infondées et la protection contre les conflits d’intérêts pour les demandes d’indemnisation. Selon ses auteurs, ce recentrage éviterait des dispositions défavorables aux entreprises qui ne sont pas exigées par la directive européenne.

Amendement n° 177 · M. Sitzenstuhl · Article 14

Amendement n° 177 de M. Sitzenstuhl à l'article 14 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour35 contre1 abstention
17 févr. 2025N° 810
Conserver la qualification d’innovation des prestations des jeunes entreprises innovantes et conditionner leurs avantages à des objectifs sociaux ou environnementaux
Tous les groupes

Le projet de loi supprimerait la règle qui considère comme innovants tous les travaux, fournitures et services proposés par les jeunes entreprises innovantes. Selon l’exposé, cette suppression répond à une objection de conformité au droit européen. Cette qualification concerne les achats publics, notamment les partenariats d’innovation auxquels les auteurs associent des avantages d’accès aux marchés publics.

L’amendement conserverait cette règle et la compléterait. Pour bénéficier du statut et de ses avantages, les entreprises devraient se proposer de développer des solutions répondant à des objectifs de progrès humain, d’innovation sociale, de protection du vivant, de transition écologique, de souveraineté industrielle ou à des impératifs socio-économiques ou environnementaux.

Les auteurs souhaitent ainsi orienter les aides fiscales et sociales. La condition porterait sur les solutions envisagées par les entreprises, et non sur des résultats sociaux ou environnementaux déjà obtenus.

Amendement n° 21 · M. Cernon · Article 13

Amendement n° 21 de M. Cernon à l'article 13 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour38 contre2 abstentions
17 févr. 2025N° 809
Obliger les entreprises concernées à établir leur bilan d’émissions selon les règles applicables à leurs informations de durabilité
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait aux entreprises soumises aux obligations d’information en matière de durabilité d’établir leur bilan d’émissions de gaz à effet de serre selon les règles applicables à ces informations. Elles pourraient ainsi utiliser ces règles pour leur bilan, à condition d’y inclure des descriptions propres aux activités exercées en France.

L’amendement transformerait cette possibilité en obligation pour les entreprises concernées. Il supprimerait aussi la condition explicite exigeant des descriptions des activités françaises.

Les auteurs invoquent la transparence environnementale et craignent que les émissions des composantes d’un groupe soient minimisées dans le bilan de la société mère. Le dispositif imposerait les règles de durabilité pour établir le bilan, mais retirerait précisément l’exigence spécifique relative aux activités nationales.

Amendement n° 20 · Mme Ferrer · Article 9

Amendement n° 20 de Mme Ferrer à l'article 9 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour33 contre1 abstention
17 févr. 2025N° 808
Supprimer la modification des règles d’exemption de publication d’informations de durabilité dans le code de la mutualité
Tous les groupes

L’article 8 modifierait le code de la mutualité en remplaçant « société » par « entreprise » dans des dispositions relatives aux informations de durabilité. L’exposé rattache cette modification aux exemptions permettant à des filiales de ne pas publier un rapport distinct lorsque leur maison mère publie des informations pour le groupe.

L’amendement supprimerait cet article. Ses auteurs craignent qu’un rapport regroupant plusieurs entreprises masque l’impact environnemental de certaines filiales. La portée juridique du vote reste toutefois celle du texte supprimé, qui modifie une désignation dans le code de la mutualité. L’amendement n’instaurerait pas, à lui seul, une obligation générale de publication séparée pour toutes les entreprises, malgré l’objectif plus large présenté dans l’exposé.

Amendement n° 19 · M. Cernon · Article 8

Amendement de suppression n° 19 de M. Cernon à l'article 8 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
10 pour30 contre4 abstentions
17 févr. 2025N° 807
Conditionner les financements France 2030 des entreprises concernées au respect de leurs obligations de publication sur la durabilité
Tous les groupes

Certaines entreprises doivent publier, dans une section distincte de leur rapport de gestion, des informations de durabilité portant notamment sur leurs enjeux environnementaux. Les auteurs souhaitent utiliser les aides de la mission « Investir pour la France de 2030 » pour encourager le respect de ces obligations, jugeant les sanctions parfois insuffisamment dissuasives.

L’amendement subordonnerait l’attribution des financements visés à un projet d’entreprise au respect des obligations de publication auxquelles cette entreprise est déjà soumise. Il inclurait les exigences de la norme climatique ESRS E1 pour les entreprises concernées. Un décret en Conseil d’État préciserait l’application.

Cette norme porte sur les effets de l’entreprise sur le climat et sur les risques climatiques pour son activité. Selon l’exposé, une entreprise qui estime le sujet non significatif doit expliquer cette conclusion. La condition porterait sur l’information publiée, non sur l’atteinte d’un résultat climatique déterminé.

Amendement n° 57 · Mme Sas · Article 7

Amendement n° 57 de Mme Sas à l'article 7 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
20 pour18 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 806
Ne plus obliger les micro-entreprises à publier un rapport de gestion
Tous les groupes

Selon l’exposé de l’amendement, la réforme de décembre 2023 sur les informations de durabilité des entreprises a distingué les micro-entreprises des petites entreprises. Or la dispense de publication du rapport de gestion ne mentionne que les petites entreprises. Cette nouvelle classification aurait ainsi indirectement soumis les micro-entreprises à cette obligation.

L’amendement ajouterait explicitement les micro-entreprises aux bénéficiaires de la dispense. Il viserait à corriger cet effet de la nouvelle classification, plutôt qu’à modifier l’ensemble des obligations de publication d’informations de durabilité prévues par la réforme.

Amendement n° 212 · M. Labaronne · Article 7

Amendement n° 212 de M. Labaronne à l'article 7 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Christophe Bex : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
30 pour2 contre0 abstentions
12 févr. 2025N° 791
Censurer le Gouvernement après le recours au 49.3 sur les dépenses de la Sécurité sociale pour 2025
Tous les groupes

L’adoption de cette motion obligerait le Premier ministre à remettre la démission du Gouvernement et empêcherait l’adoption, par ce recours au 49.3, du texte concerné. Cette procédure permet au Gouvernement de faire adopter un texte sans vote sur celui-ci, sauf adoption d’une motion de censure à la majorité des membres de l’Assemblée. Seuls les votes favorables à la censure sont comptés.

La motion vise le recours au 49.3 sur la partie dépenses du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025. Ses auteurs contestent l’interruption du débat parlementaire et dénoncent des économies qu’ils jugent préjudiciables aux patients et aux soignants. Ils craignent aussi un transfert de charges vers les complémentaires santé et les assurés. Ce vote engagerait la responsabilité du Gouvernement, sans modifier lui-même les remboursements ou les dépenses de santé.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par Mme Mathilde Panot et 73 députés.

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Pour

Rejetémotion de censure
121 pour0 contre0 abstentions
12 févr. 2025N° 790
Accélérer la reconstruction de Mayotte après le cyclone Chido et soutenir temporairement les habitants et les entreprises
Tous les groupes

Après le cyclone Chido, le projet de loi organiserait la reconstruction de Mayotte. Il autoriserait le Gouvernement à transformer par ordonnance l’établissement public foncier et d’aménagement pour coordonner les travaux. À la demande des communes concernées, l’État pourrait aussi reconstruire les écoles publiques jusqu’à fin 2027.

Pour accélérer les chantiers, le texte raccourcirait les procédures d’urbanisme et assouplirait pendant deux ans les règles des marchés publics. Certains marchés de moins de 100 000 euros hors taxes pourraient être conclus sans publicité ni concurrence préalable, avec une information numérique du public. Les reconstructions resteraient soumises aux règles relatives aux risques naturels.

Le texte prévoirait aussi des prêts sans intérêt pour réhabiliter des résidences principales, des reports de cotisations pour les entreprises et le maintien temporaire de prestations sociales malgré certaines formalités manquantes. Il permettrait également de renforcer par ordonnance les évacuations et démolitions de l’habitat informel.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi d'urgence pour Mayotte (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Abstention

Adoptéscrutin public solennel
451 pour0 contre65 abstentions
11 févr. 2025N° 772
Interdire aux systèmes de données des transports publics la biométrie, la reconnaissance des émotions et les croisements automatisés de fichiers
Tous les groupes

L’amendement établirait une interdiction générale pour les systèmes traitant des données personnelles dans les véhicules et les installations des transports publics de voyageurs. Il interdirait la reconnaissance faciale et le traitement de données biométriques, qui permettent notamment d’identifier une personne à partir de caractéristiques physiques. L’identification à distance, la catégorisation biométrique et la reconnaissance des émotions seraient également exclues.

Ces systèmes ne pourraient pas non plus être reliés automatiquement à d’autres traitements de données personnelles. Les auteurs veulent encadrer des usages technologiques qu’ils estiment insuffisamment visibles et contrôlés. La mesure ne supprimerait pas la vidéoprotection elle-même, mais limiterait les analyses et les croisements de données pouvant lui être associés, avec une portée couvrant aussi les autres systèmes de données personnelles des transports.

Amendement n° 85 · Mme Regol · Après l’article 9

Amendement n° 85 de Mme Regol après l'article 9 de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Christophe Bex : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour99 contre0 abstentions
11 févr. 2025N° 771
Autoriser pendant trois ans les opérateurs de transport scolaire à Mayotte à filmer les abords de leurs véhicules
Tous les groupes

Le texte de référence autoriserait, à titre expérimental à Mayotte, les opérateurs de transport scolaire routier à capter, transmettre et enregistrer des images de la voie publique et des lieux ouverts au public. Les caméras seraient placées à l’avant et sur les côtés des véhicules. L’objectif serait de dissuader les violences contre les conducteurs et passagers et d’en identifier les auteurs.

L’expérimentation durerait trois ans à compter de la promulgation. Les images contenant des données personnelles seraient effacées après trente jours, sauf utilisation dans une procédure. Une signalétique informerait le public et un décret encadrerait la sécurité des images et la traçabilité des accès. Une évaluation serait remise avant le terme de l’essai. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 8 quater de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
115 pour18 contre17 abstentions
11 févr. 2025N° 770
Autoriser certains agents des transports à filmer leurs interventions et permettre la poursuite de certains enregistrements hors des transports
Tous les groupes

Le texte de référence autoriserait une catégorie d’agents à filmer un incident survenu ou prévisible, uniquement dans les installations et véhicules de transport. L’enregistrement, non permanent, servirait à prévenir les incidents, recueillir des preuves et former les agents. Une transmission en direct serait possible si leur sécurité était menacée.

Les caméras seraient visibles et signaleraient l’enregistrement. Les personnes seraient informées sauf impossibilité. Les agents n’accéderaient pas directement aux images, effacées après trente jours sauf utilisation dans une procédure.

Une dérogation permettrait de poursuivre certains enregistrements pendant des interventions hors de ces lieux, s’ils avaient commencé à l’intérieur, ou lors du transport d’une personne vers un officier de police judiciaire. Les renvois non reproduits empêchent d’identifier précisément les agents nouvellement autorisés et les interventions visées. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 8 de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
123 pour38 contre4 abstentions
11 févr. 2025N° 769
Confier à Île-de-France Mobilités le pilotage et la coordination des services de sécurité des transports franciliens
Tous les groupes

La sûreté des transports franciliens mobilise notamment les services internes des opérateurs et des entreprises de sécurité privée. Selon les auteurs, l’ouverture à la concurrence multiplie les exploitants et rend nécessaire un pilotage commun pour coordonner les interventions.

L’amendement confierait à Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports régionaux, le pouvoir de piloter et de coordonner ces services internes et agents de sécurité privée lorsqu’ils interviennent dans les véhicules et les installations du réseau qu’elle organise. Il ne placerait pas la police et la gendarmerie sous son pilotage. L’objectif serait de permettre une coordination à l’échelle du réseau, plutôt qu’une organisation limitée à chaque exploitant, en s’appuyant notamment sur la centralisation des informations relatives aux incidents.

Amendement n° 200 · M. Boucard · Après l’article 7

Amendement n° 200 de M. Boucard après l'article 7 de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Christophe Bex : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
82 pour82 contre4 abstentions
11 févr. 2025N° 768
Permettre aux agents de sûreté d’Île-de-France Mobilités de visionner des images en direct dans les salles de l’État
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait aux agents d’Île-de-France Mobilités chargés de missions de sûreté d’être affectés dans les salles d’information et de commandement de l’État. Ils pourraient y regarder les images transmises en direct depuis les véhicules de transport public, leurs installations et leurs abords immédiats.

Ce visionnage aurait lieu sous l’autorité et en présence de policiers ou de gendarmes, uniquement pour une mission déterminée d’Île-de-France Mobilités. La définition de cette mission et les conditions légales d’affectation ne sont pas reproduites, ce qui empêche d’en préciser complètement les limites. Cette version de référence ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 7 de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christophe Bex : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
82 pour74 contre6 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.