Le projet de loi renforcerait les sanctions liées au protoxyde d’azote. Les auteurs souhaitent aussi viser les filières qui approvisionnent le marché illicite, afin de faciliter leur démantèlement.
L’amendement créerait une infraction punie de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende pour organiser, diriger, financer ou alimenter habituellement une activité, de la production à la distribution, destinée à favoriser un usage psychoactif contraire aux interdictions. Les peines atteindraient quinze ans de réclusion criminelle et 500 000 euros d’amende en bande organisée, à l’égard d’un mineur, dans ou près d’un établissement d’enseignement, ou par des communications électroniques.
Des interdictions professionnelles et des fermetures d’établissements seraient possibles, avec confiscation obligatoire des biens concernés. Pour les étrangers condamnés à au moins cinq ans de prison ferme, une interdiction du territoire serait prévue sous les réserves légales citées, sauf décision spécialement motivée du juge tenant notamment compte de leur situation personnelle et familiale.
Amendement n° 675 · M. Boucard · Article 7
Amendement n° 675 de M. Boucard à l'article 7 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Frédéric Petit : Contre

