Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

1 519 scrutins publics Tous les textes · Christian Baptiste
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27 juin 2025N° 2765
Adapter les règles pour permettre aux pêcheurs de Mayotte d’être représentés par un comité régional des pêches
Tous les groupes

Les pêcheurs professionnels de Mayotte sont actuellement représentés au sein de la chambre d’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture. Selon l’exposé de l’amendement, ils souhaitent disposer d’un comité régional des pêches maritimes et des élevages marins pour mieux organiser leurs professions et les représenter.

L’amendement étendrait à Mayotte les adaptations juridiques déjà prévues pour d’autres territoires ultramarins. Il abrogerait également l’article qui encadre la situation actuelle. Ces changements ne prendraient effet qu’à la constitution effective du comité régional. Il s’agirait donc de préparer le relais entre les deux formes de représentation, lorsque le territoire serait prêt à organiser les élections professionnelles et à créer ce comité.

Amendement n° 697 · M. Gumbs · Après l’article 24

Amendement n° 697 rectifié de M. Gumbs après l'article 24 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
49 pour1 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2763
Ratifier les ordonnances organisant la reconstruction de Mayotte et les dérogations temporaires aux règles de construction
Tous les groupes

Après le cyclone Chido, deux ordonnances du 23 mai 2025 ont été prises sur autorisation du Parlement. L’amendement les ratifierait, c’est-à-dire les confirmerait expressément par la loi. La première transforme l’établissement public foncier et d’aménagement de Mayotte pour lui confier la coordination de la reconstruction, la conduite ou l’assistance aux opérations et le suivi de leur bonne exécution.

La seconde prévoit des dérogations temporaires aux règles de construction pour reconstruire ou réhabiliter les bâtiments endommagés par les événements climatiques du 13 décembre 2024 au 13 mai 2025. Elles concernent les demandes d’autorisation déposées avant le 24 février 2027. Selon l’exposé, elles visent à simplifier les démarches et réduire les coûts, tout en maintenant les exigences essentielles de sécurité et de salubrité.

Amendement n° 648 · Gouvernement · Après l’article 21 bis

Amendement n° 648 du Gouvernement après l'article 21 bis du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
41 pour10 contre4 abstentions
27 juin 2025N° 2762
Étendre aux hébergements temporaires des élèves et étudiants en formation à Mayotte le régime prévu pour les constructions scolaires temporaires
Tous les groupes

L’article prévoit d’étendre un régime de marchés publics aux constructions temporaires nécessaires à la continuité de l’enseignement après le cyclone Chido et les événements climatiques visés, pour des besoins inférieurs à 3,5 millions d’euros hors taxes. Les sources ne précisent pas les règles de passation que ce régime permet d’aménager.

L’amendement en ferait aussi bénéficier, sous le même seuil, la création ou l’aménagement d’hébergements temporaires pour les élèves et étudiants en formation professionnelle ou continue loin de leur bassin de vie habituel. Ces logements pourraient être proches des établissements de formation. Selon ses auteurs, ils répondraient aux longs trajets quotidiens qui réduisent le temps d’apprentissage et au besoin d’accueil pendant la semaine. L’amendement ne déciderait pas lui-même de construire ces logements.

Amendement n° 604 · M. Fournier · Article 21 bis

Amendement n° 604 de M. Fournier à l'article 21 bis du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
41 pour12 contre5 abstentions
27 juin 2025N° 2761
Supprimer l’allègement prévu des marchés publics pour les bâtiments temporaires d’enseignement à Mayotte
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit d’étendre une procédure allégée de mise en concurrence aux marchés de travaux pour des bâtiments temporaires d’enseignement scolaire et supérieur à Mayotte. Cette extension concernerait les besoins estimés à moins de 3,5 millions d’euros hors taxes, pour assurer la continuité de l’enseignement après le cyclone Chido et les autres événements climatiques visés.

L’amendement supprimerait cette extension, sans interdire les constructions temporaires. Ses auteurs craignent que ces installations deviennent durables et remplacent des bâtiments adaptés aux besoins pédagogiques. Ils soulignent que le texte n’oblige pas l’État à construire ensuite des bâtiments « en dur ». La suppression porterait sur la facilité de passation de ces marchés, et ne créerait pas elle-même d’obligation de construire des bâtiments permanents.

Amendement n° 304 · Mme Youssouffa · Article 21 bis

Amendement n° 304 de Mme Youssouffa de suppression de l'article 21 bis du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour31 contre1 abstention
27 juin 2025N° 2760
Supprimer l’ajout d’une référence à l’économie sociale et solidaire dans la loi d’urgence pour Mayotte
Tous les groupes

L’amendement supprimerait l’article 21 bis A du projet de loi. D’après son exposé, cet article prévoit d’ajouter une référence à l’économie sociale et solidaire dans une disposition de la loi d’urgence pour Mayotte du 24 février 2025.

La suppression empêcherait donc cet ajout. Le dossier ne précise toutefois ni la règle dans laquelle cette référence serait insérée, ni les organismes ou activités qu’elle concernerait concrètement. L’exposé ne donne pas non plus de motif à cette suppression. Ces éléments ne permettent pas de déterminer quelle portée pratique aurait le maintien ou le retrait de la référence.

Amendement n° 316 · Mme Youssouffa · Article 21 bis

Amendement n° 316 de Mme Youssouffa de suppression de l'article 21 bis A du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
40 pour14 contre1 abstention
27 juin 2025N° 2759
Permettre à Mayotte des marchés de conception-réalisation dérogatoires pour les établissements éducatifs jusqu’à fin 2031
Tous les groupes

Le texte de référence prévoirait, à Mayotte jusqu’au 31 décembre 2031, une expérimentation pour les marchés de conception-réalisation, qui réunissent conception et réalisation des bâtiments. Elle couvrirait l’accueil du jeune enfant, les établissements scolaires publics, la restauration scolaire, les résidences universitaires et l’enseignement supérieur public. Les conditions auxquelles ces marchés pourraient déroger ne sont pas reproduites dans les dispositions disponibles.

Si le titulaire n’était ni une microentreprise, une PME, un artisan ni une entreprise de l’économie sociale et solidaire, il devrait confier au moins 30 % du montant prévisionnel du marché à des microentreprises, PME ou artisans, sauf impossibilité liée à la structure économique du secteur. Un rapport d’évaluation serait prévu six mois avant le terme des expérimentations. Cette version antérieure au vote ne restitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour2 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2758
Fixer à la Nation l’objectif de dépasser les capacités scolaires et le taux de scolarisation de Mayotte d’avant Chido
Tous les groupes

L’article prévoit d’assouplir jusqu’à fin 2031 les conditions de certains marchés publics pour réaliser des bâtiments d’enseignement à Mayotte. Selon les auteurs de l’amendement, les établissements étaient déjà saturés avant Chido. Le manque de classes conduit notamment à accueillir les élèves à des horaires décalés, par rotation, et laisse des enfants sans accès à une scolarité classique.

L’amendement inscrirait dans la loi l’objectif national d’augmenter la capacité d’accueil des établissements et le taux de scolarisation par rapport à leurs niveaux d’avant le cyclone. Il viserait donc à dépasser la seule remise en état de la situation antérieure. Il ne fixerait toutefois ni nombre de places à créer, ni taux à atteindre, ni échéance propre à cet objectif.

Amendement n° 175 · Mme Nosbé · Article 21

Amendement n° 175 de Mme Nosbé à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
18 pour17 contre28 abstentions
27 juin 2025N° 2757
Obliger les acheteurs publics à prévoir un objectif d’approvisionnement local des cantines dans les marchés scolaires à Mayotte
Tous les groupes

L’article assouplit les conditions de certains marchés de construction d’établissements d’enseignement à Mayotte. L’amendement ajouterait une exigence aux cahiers des charges, les documents qui définissent ce qui est demandé aux entreprises, pour les marchés de construction ou de rénovation d’établissements scolaires.

Ces documents devraient inclure un objectif d’approvisionnement en circuits courts pour les futures cantines, favorisant les produits agricoles locaux et la production vivrière de Mayotte. Les auteurs souhaitent ainsi offrir des débouchés aux agriculteurs de l’île et soutenir l’économie locale, tout en améliorant l’alimentation des élèves et l’autonomie alimentaire du territoire. L’obligation porterait sur l’inscription de cet objectif dans les marchés, sans fixer de proportion minimale de produits locaux à acheter.

Amendement n° 182 · Mme Trouvé · Article 21

Amendement n° 182 de Mme Trouvé à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
39 pour16 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2756
Imposer des normes énergétiques et de protection contre les risques dans les marchés de construction éducative à Mayotte
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit jusqu’à fin 2031 un recours dérogatoire aux marchés de conception-réalisation à Mayotte, qui réunissent conception et construction. Sont concernés les équipements publics scolaires et universitaires, mais aussi l’accueil du jeune enfant et la restauration scolaire.

L’amendement imposerait que leurs cahiers des charges, qui fixent les exigences des marchés, respectent les normes énergétiques, d’isolation et de protection contre les séismes, cyclones, inondations et incendies.

Selon les auteurs, plus de la moitié des écoles ont été endommagées ou détruites lors des récents événements climatiques à Mayotte, affectant près de 70 000 élèves. Ils souhaitent que l’accélération des constructions préserve leur qualité et leur résistance, afin de soutenir la continuité de l’enseignement face aux risques naturels.

Amendement n° 174 · Mme Abomangoli · Article 21

Amendement n° 174 de Mme Abomangoli à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour43 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2754
Réserver aux petites entreprises et artisans français, ou à défaut européens, une part des marchés de construction éducative à Mayotte
Tous les groupes

Pour certains marchés réunissant conception et construction d’équipements éducatifs à Mayotte, le projet de loi prévoit de confier au moins 30 % du montant prévisionnel aux microentreprises, PME ou artisans. Cette obligation s’applique lorsque le titulaire n’appartient pas lui-même aux catégories prévues, dont l’économie sociale et solidaire, sauf impossibilité liée à la structure économique du secteur.

L’amendement réserverait cette part aux entreprises et artisans français, ou à défaut européens si les capacités du tissu économique local ne permettent pas de répondre au marché. Il ne modifierait pas le taux de 30 %.

Les auteurs entendent protéger le tissu économique de l’île contre les stratégies d’influence étrangères, notamment chinoises. Le critère proposé serait toutefois la nationalité française ou européenne, et non une implantation obligatoire à Mayotte.

Amendement n° 6 · M. de Lépinau · Article 21

Amendement n° 6 de M. de Lépinau à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
27 pour21 contre10 abstentions
27 juin 2025N° 2753
Réserver aux petites entreprises et artisans français une part des marchés de construction éducative à Mayotte
Tous les groupes

Pour certains marchés de conception-réalisation d’équipements éducatifs à Mayotte, qui réunissent conception et construction, le projet de loi prévoit de confier au moins 30 % du montant prévisionnel aux microentreprises, PME ou artisans. Cette obligation concerne le titulaire lorsqu’il n’est pas lui-même une de ces entreprises, un artisan ou une entreprise de l’économie sociale et solidaire, sauf impossibilité liée à la structure économique du secteur.

L’amendement ajouterait une condition de nationalité française pour les bénéficiaires de cette part. Il ne modifierait ni son taux de 30 %, ni l’exception prévue.

Les auteurs souhaitent protéger le tissu économique de l’île contre les stratégies d’influence étrangères, en évoquant notamment la Chine. La condition proposée porterait sur la nationalité française, sans imposer un siège à Mayotte.

Amendement n° 5 · M. de Lépinau · Article 21

Amendement n° 5 de M. de Lépinau à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour30 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2752
Réserver aux petites entreprises et artisans ayant leur siège à Mayotte une part des marchés de construction éducative
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit, pour certains marchés réunissant conception et construction d’équipements éducatifs à Mayotte, une part minimale de 30 % du montant prévisionnel à confier aux microentreprises, PME ou artisans. Le titulaire en serait dispensé s’il appartient lui-même aux catégories prévues, dont l’économie sociale et solidaire.

L’amendement réserverait cette part aux entreprises et artisans ayant leur siège à Mayotte. Il limiterait aussi la dispense aux titulaires des catégories prévues dont le siège social est à Mayotte. L’exception liée aux capacités économiques du secteur serait maintenue.

Les auteurs souhaitent faire bénéficier l’économie mahoraise de ces constructions et mobiliser la connaissance locale du terrain pour mieux adapter les bâtiments au changement climatique. La mesure porterait sur cette part des marchés, et non sur la réservation de tous les marchés aux entreprises locales.

Amendement n° 177 · M. Taché · Article 21

Amendement n° 177 de M. Taché à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour42 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2751
Faciliter à Mayotte les marchés de conception-réalisation pour rénover les espaces professionnels des établissements de formation professionnelle et continue
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit à Mayotte, jusqu’au 31 décembre 2031, une dérogation aux conditions de recours aux marchés publics de conception-réalisation pour plusieurs équipements éducatifs. Ces marchés permettent de confier ensemble la conception des travaux et leur réalisation.

L’amendement étendrait cette dérogation à la rénovation des plateaux techniques et des espaces professionnels des établissements de formation professionnelle et continue. Il faciliterait ainsi le recours à ces marchés pour les lieux où les élèves apprennent les gestes de leur métier, sans décider lui-même des travaux ni de leur financement.

Selon les auteurs, le manque d’entretien, de matériel et de mise aux normes dégrade les conditions d’apprentissage et d’enseignement, alors que les entreprises locales recherchent du personnel qualifié.

Amendement n° 603 · M. Fournier · Article 21

Amendement n° 603 rectifié de M. Fournier à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
57 pour1 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2750
Permettre à l’État d’expérimenter un plan de régularisation des droits sur les terrains à Mayotte pendant cinq ans
Tous les groupes

Selon les auteurs, l’absence de titres de propriété et les propriétés partagées non réglées fragilisent les habitants de Mayotte et freinent les projets de logement et d’équipements. L’amendement permettrait à l’État de lancer un plan expérimental de cinq ans à compter du 1er janvier 2026, avec les collectivités et la commission d’urgence foncière.

Le plan viserait à identifier les occupations existantes dans les zones densément habitées et à simplifier la délivrance de titres de propriété ou d’autres droits sur les terrains. Leur sécurisation resterait soumise aux documents de planification et aux exigences environnementales. Il viserait aussi à mobiliser des terrains pour le logement et les équipements publics, tout en prévenant l’extension de l’habitat informel.

Cette possibilité ne vaudrait pas régularisation automatique des occupants. La commission assurerait une évaluation annuelle et un rapport serait transmis au Parlement avant la fin de l’expérimentation.

Amendement n° 443 · M. Naillet · Après l’article 20

Amendement n° 443 de M. Naillet après l'article 20 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour36 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2749
Permettre à l’État de coordonner pendant cinq ans la régularisation foncière à Mayotte avec les collectivités
Tous les groupes

Selon les auteurs, l’incertitude sur les droits de propriété à Mayotte freine les projets de logement et d’équipement. Ils indiquent que seuls 10 à 15 % des parcelles disposent d’un titre de propriété clair et opposable, permettant de faire reconnaître ses droits face à d’autres personnes.

L’amendement permettrait à l’État d’expérimenter pendant cinq ans une coordination renforcée de ses services et des établissements publics, avec les collectivités et dans le respect de leurs compétences. Elle viserait à simplifier les procédures, à définir d’éventuelles adaptations des règles d’urbanisme et de propriété publique, et à accompagner la sécurisation des occupations irrégulières. Elle ne donnerait pas directement un titre de propriété aux occupants et devrait respecter les droits des tiers. Un rapport d’évaluation serait transmis au Parlement au moins six mois avant la fin de l’expérimentation.

Amendement n° 114 · M. Naillet · Après l’article 20

Amendement n° 114 de M. Naillet après l'article 20 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour36 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2748
Étendre à certaines possessions anciennes à Mayotte l’application d’un délai de dix ans pour faire reconnaître un droit foncier
Tous les groupes

Le texte de référence étendrait un délai de dix ans à certaines possessions ayant commencé avant le 11 avril 2024 à Mayotte. Elles devraient être constatées par un acte de notoriété ou une décision judiciaire après l’entrée en vigueur de la mesure, puis donner lieu à l’inscription d’un droit au livre foncier avant le 31 décembre 2038. Les logements insalubres et les habitats indignes ou informels seraient exclus.

Les conditions de possession exigées par le code civil ne sont pas reproduites, ce qui empêche de préciser toutes les situations admissibles. L’entrée en vigueur dépendrait d’un décret sur l’information des personnes concernées, au plus tard fin 2027. L’article reporterait aussi une échéance de 2027 à 2038, sans que la disposition prolongée soit identifiable. Cette version antérieure au vote ne restitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 20 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
29 pour22 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2747
Organiser une consultation spécifique du public avant de décider de poursuivre le projet de piste longue à Mayotte
Tous les groupes

Après le débat public de 2011, les auteurs souhaitent achever la concertation sur la piste pour vols long-courriers de Mayotte en tenant compte de l’évolution du projet. Ils privilégient Bouyouni–M’Tsangamouji plutôt qu’un aménagement à Pamandzi.

L’amendement rétablirait une consultation spécifique. Le public aurait un mois pour consulter un dossier sur les alternatives, les coûts et les effets environnementaux, et transmettre ses observations. Un garant en ferait la synthèse. Le responsable du projet déciderait ensuite de sa poursuite par un acte motivé et publié, remplaçant la décision de 2012.

Cette consultation éviterait de recommencer un débat public ou une concertation préalable du fait de l’ancienneté de la précédente participation, ainsi qu’une concertation d’urbanisme. Les auteurs espèrent gagner environ un an. Ils précisent que l’évaluation environnementale et l’enquête publique resteraient nécessaires.

Amendement n° 92 · M. Marleix · Article 19 ter

Amendement n° 92 rectifié de M. Marleix et les amendements identiques suivants à l'article 19 ter (supprimé) du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour42 contre3 abstentions
24 juin 2025N° 2653
Programmer la politique énergétique et climatique de la France pour 2025–2035 et renforcer la maîtrise publique de l’électricité
Tous les groupes

La proposition de loi définirait des objectifs nationaux pour l’énergie et le climat en 2025–2035. Le texte de référence porterait notamment à au moins 58 % la part d’énergie décarbonée dans la consommation finale brute en 2030. Il soutiendrait les énergies renouvelables, les réseaux électriques, le stockage et la rénovation énergétique des bâtiments.

Il confierait à la puissance publique et à EDF le monopole de construction et d’exploitation des réacteurs nucléaires. Il inscrirait aussi le maintien des tarifs réglementés d’électricité et le rétablissement de ceux du gaz parmi les objectifs de la politique énergétique, sans fixer les prix payés par les consommateurs. La fin des autorisations d’exploiter les centrales à charbon serait prévue dès 2027, sous conditions de reconversion et de sécurité d’approvisionnement.

Ces éléments décrivent le dernier texte de référence disponible avant le vote sur l’ensemble de la proposition. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi portant programmation nationale pour l'énergie et le climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christian Baptiste : Contre

Rejetéscrutin public solennel
142 pour377 contre47 abstentions
27 mai 2025N° 2107
Autoriser les adultes gravement malades à recourir à l’aide à mourir sous conditions médicales et de consentement
Tous les groupes

La proposition de loi créerait un droit à l’aide à mourir par une substance létale, administrée par la personne ou, en cas d’incapacité physique, par un médecin ou un infirmier. Il concernerait les majeurs français ou résidant régulièrement et durablement en France, atteints d’une affection grave et incurable engageant leur pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Leur souffrance devrait être constante, réfractaire aux traitements ou jugée insupportable après un refus ou un arrêt de traitement. Une souffrance psychologique seule serait exclue.

La volonté devrait être libre et éclairée. Un médecin déciderait après une évaluation pluriprofessionnelle, puis la personne confirmerait après au moins deux jours de réflexion. Elle pourrait renoncer à tout moment et devrait pouvoir accéder aux soins palliatifs si elle le souhaite.

Les professionnels concernés pourraient refuser de participer, mais devraient orienter vers des volontaires. Une commission contrôlerait les procédures après leur réalisation. L’assurance maladie couvrirait les frais.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christian Baptiste : Abstention

Adoptéscrutin public solennel
305 pour199 contre57 abstentions
27 mai 2025N° 2106
Garantir aux personnes malades l’accès à l’accompagnement et aux soins palliatifs sur tout le territoire
Tous les groupes

La proposition de loi viserait une prise en charge précoce des personnes atteintes de maladies graves, à tout âge, à domicile comme en établissement. Les soins palliatifs associeraient le soulagement de la douleur à un soutien psychologique et social, incluant les proches, y compris après le décès.

Les agences régionales de santé devraient coordonner les intervenants et garantir cet accès. Une personne sans offre de prise en charge dans un délai fixé par décret pourrait saisir en urgence le juge administratif pour qu’il ordonne sa prise en charge. Le texte programmerait également des moyens supplémentaires sur 2024–2034.

Des maisons d’accompagnement accueilleraient les personnes en fin de vie dont l’état est stabilisé et qui ne peuvent ou ne souhaitent pas rester chez elles. Un plan personnalisé serait proposé pour anticiper les besoins du patient. Le texte renforcerait aussi l’information sur les volontés exprimées à l’avance concernant les soins.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public solennel
560 pour0 contre3 abstentions
15 mai 2025N° 1686
Étendre aux territoires à enjeux de développement économique la dérogation prévue pour les résidences hôtelières à vocation sociale
Tous les groupes

Le texte prévoit une adaptation temporaire des règles des résidences hôtelières à vocation sociale dans les territoires présentant des enjeux particuliers d’industrialisation. Lors du premier agrément d’un immeuble sous ce statut, un taux inférieur pourrait être autorisé pour cinq ans au maximum, après concertation avec les autorités chargées de la planification du logement et de l’hébergement. Le passage modifié ne précise ni la valeur de ce taux ni ce qu’il mesure.

L’amendement étendrait cette possibilité aux territoires présentant des enjeux de développement économique, au-delà de l’industrialisation. Ses auteurs souhaitent faciliter l’hébergement temporaire de travailleurs venus pour des chantiers, des missions courtes ou des démarrages d’activité. Ils estiment que l’offre locative traditionnelle est souvent insuffisante ou mal adaptée à ces besoins.

Amendement n° 125 · M. Jeanbrun · Article 2

Amendement n° 125 de M. Jeanbrun à l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
49 pour47 contre5 abstentions
15 mai 2025N° 1684
Écarter les assouplissements pour les résidences hôtelières à vocation sociale et les dérogations d’urbanisme destinées au logement
Tous les groupes

L’article 2 permettrait d’autoriser des logements dans une zone d’activité malgré une interdiction du plan local d’urbanisme, le PLU qui organise les usages du sol, par décision motivée. Il étendrait aussi les territoires bénéficiant de dérogations d’urbanisme. Dans les territoires présentant des enjeux particuliers d’industrialisation, le premier agrément d’une résidence hôtelière à vocation sociale pourrait autoriser un taux inférieur pendant cinq ans au maximum, après concertation avec les autorités concernées. Le passage fourni ne précise pas ce que mesure ce taux.

L’amendement supprimerait l’ensemble de ces possibilités nouvelles. Ses auteurs craignent un hébergement précaire pour les travailleurs et un affaiblissement de la planification et du débat local. Ils reconnaissent l’intérêt de reconvertir les espaces sous-utilisés pour créer des logements, mais contestent le recours à ces dérogations.

Amendement n° 58 · Mme Ozenne · Article 2

Amendement de suppression n° 58 de Mme Ozenne et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi de ssimplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Christian Baptiste : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour104 contre0 abstentions
15 mai 2025N° 1683
Supprimer la possibilité pour les collectivités d’adapter leurs documents d’urbanisme aux projets de carrières par une procédure intégrée
Tous les groupes

L’article discuté permettrait d’adapter les documents locaux d’urbanisme lorsqu’une création ou une extension de carrière respecte le schéma régional des carrières, mais contredit les règles locales. Cette « mise en compatibilité » passerait par une procédure intégrée, à l’initiative de l’autorité compétente en urbanisme.

L’amendement supprimerait cette possibilité nouvelle. Ses auteurs contestent une mesure présentée comme une simplification pour les élus ruraux. Ils craignent qu’elle facilite des carrières dans des secteurs protégés et affaiblisse la participation des habitants. Le texte prévoit toutefois une initiative locale, et non une modification automatiquement imposée par l’État. La suppression porterait sur cette procédure, non sur une interdiction générale de créer ou d’étendre des carrières.

Amendement n° 54 · Mme Ozenne · Article 1er bis

Amendement de suppression n° 54 de Mme Ozenne et les amendements identiques suivants à l'article 1er bis de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
71 pour62 contre5 abstentions
15 mai 2025N° 1682
Créer un document unique pour les autorisations de construction, d’aménagement et de démolition en Guyane
Tous les groupes

Selon les auteurs, les démarches d’urbanisme sont réparties entre plusieurs formulaires, difficiles à maîtriser. Ils indiquent que, dans certaines communes de Guyane, près de 60 % des constructions n’ont aucune autorisation et voient dans cette complexité un frein à leur régularisation.

L’amendement ferait relever les autorisations relatives aux constructions, aménagements et démolitions en Guyane d’un document unique d’autorisation de permis d’urbanisme. Les auteurs souhaitent faciliter les demandes et les régularisations, réduire l’habitat informel et améliorer le recouvrement de la taxe d’aménagement pour les collectivités. Le dispositif ne précise toutefois ni le contenu de ce document ni ses modalités d’utilisation et ne régulariserait pas, à lui seul, les constructions existantes.

Amendement n° 74 · M. Castor · Après l’article premier

Amendement n° 74 de M. Castor après l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Christian Baptiste : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
40 pour29 contre46 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.