Santé

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397 scrutins publicsPage 8 / 17
5 déc. 2025N° 4634
Confier à l’Assurance maladie la fixation des rémunérations liées aux équipements matériels lourds de soins
Tous les groupes

L’article en discussion prévoit notamment d’évaluer la rentabilité des activités de soins en comparant celles dont l’activité et les besoins d’investissement sont similaires. L’amendement y réintroduirait une règle sur les rémunérations destinées à couvrir l’acquisition et le fonctionnement des équipements matériels lourds.

L’Union nationale des caisses d’assurance maladie déciderait de ces rémunérations après avoir recueilli l’avis prévu par le code. L’amendement abrogerait également une disposition relative à la convention médicale, sans que son contenu soit reproduit dans le dossier. Les auteurs souhaitent ainsi lutter contre ce qu’ils décrivent comme des rentes financées par l’Assurance maladie. La mesure attribuerait un pouvoir de fixation des rémunérations, sans fixer elle-même leur montant ni une baisse chiffrée.

Amendement n° 398 · Mme Runel · Article 24

Amendement n° 398 de Mme Runel à l'article 24 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
98 pour95 contre1 abstention
5 déc. 2025N° 4633
Organiser des baisses de tarifs des soins jugés trop rentables et fixer des économies en radiothérapie et en néphrologie
Tous les groupes

Le texte prévoit une évaluation de la rentabilité des soins par l’Assurance maladie. L’amendement la confierait à un observatoire, avec concertation des professionnels sur la méthode. Une rentabilité manifestement disproportionnée par rapport à des activités comparables déclencherait, à la demande des ministres, une négociation de baisse des tarifs. En cas d’échec, un arbitre interviendrait. L’accord pourrait prévoir des mesures pour maintenir les soins dans les territoires insuffisamment desservis.

L’Assurance maladie pourrait aussi fixer les tarifs de radiothérapie pour viser 100 millions d’euros d’économies en 2026. Pour les néphrologues libéraux, une négociation viserait au moins 10 millions d’euros d’économies en 2026, avec fixation unilatérale possible après échec. Enfin, elle déciderait dès 2027 des rémunérations des équipements lourds, après avis, précédées de négociations en 2026 sur l’imagerie. Les auteurs entendent préserver la négociation tout en rapprochant les tarifs et les rentabilités.

Amendement n° 766 · Gouvernement · Article 24

Amendement n° 766 (rect.) du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 24 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
48 pour124 contre16 abstentions
5 déc. 2025N° 4631
Supprimer la réforme des forfaits de radiothérapie et l’évaluation de la rentabilité des activités de soins
Tous les groupes

L’article en discussion prévoit, à partir de 2027, des forfaits de prise en charge de la radiothérapie dont les ministres fixeraient les tarifs selon les soins, les techniques et les patients. Il prévoit aussi une évaluation publique de la rentabilité des activités de soins par l’Assurance maladie, comparant les activités et investissements similaires, avec transmission obligatoire des informations nécessaires et pénalité possible en cas de refus.

L’amendement supprimerait tout cet article. Ses auteurs défendent des tarifs négociés avec les professionnels. Ils craignent qu’une régulation fondée sur la rentabilité fragilise l’indépendance médicale, l’investissement dans les équipements et l’offre de soins. Ces craintes motivent leur opposition, mais le texte à supprimer ne contient pas, à ce stade, le pouvoir général de baisse unilatérale des tarifs qu’ils dénoncent.

Amendement n° 511 · M. Colombani · Article 24

Amendement n° 511 de M. Colombani et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 24 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
89 pour124 contre2 abstentions
5 déc. 2025N° 4624
Maintenir le contrat de début d’exercice garantissant un revenu minimal aux médecins remplaçants en zone sous-dense
Tous les groupes

Le contrat de début d’exercice garantit une rémunération minimale aux médecins remplaçants qui travaillent dans une zone sous-dense, c’est-à-dire un territoire où les professionnels de santé sont insuffisamment présents. Le projet de loi prévoit de supprimer sa base légale à une date fixée par décret, au plus tard le 1er janvier 2027.

L’amendement supprimerait l’article qui organise cette abrogation, afin de conserver cette garantie de revenu. Il retirerait également l’autre abrogation contenue dans cet article, prévue au 1er janvier 2026. L’enjeu documenté par les auteurs est le maintien du soutien financier aux médecins remplaçants concernés, et non la création d’une nouvelle aide ou l’augmentation de son montant.

Amendement n° 203 · M. Bentz · Article 21 quater

Amendement n° 203 de M. Bentz et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 21 quater du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
64 pour134 contre3 abstentions
5 déc. 2025N° 4623
Autoriser les pharmaciens à contribuer à l’évaluation des situations cliniques et à l’orientation des patients
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit de confier aux pharmaciens une mission de contribution à l’évaluation et à la prise en charge de situations cliniques, ainsi qu’à l’orientation des patients dans leur parcours de soins. Un arrêté du ministre de la santé définirait les situations concernées et les modalités de prise en charge. Le texte adapterait aussi les règles relatives à l’exercice illégal de la médecine pour tenir compte de cette mission.

La tarification de ces prestations serait intégrée aux dispositions conventionnelles concernant les pharmaciens. L’article ne fixe lui-même ni la liste des situations cliniques ni le montant des rémunérations. Cette version antérieure ne permet pas de reconstituer les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 21 bis du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
118 pour76 contre11 abstentions
5 déc. 2025N° 4622
Créer le réseau France Santé et organiser le financement des structures de soins de proximité qui y participent
Tous les groupes

L’amendement créerait le réseau France Santé pour améliorer l’accès aux soins de premier recours, auxquels les patients s’adressent en première intention. Les auteurs annoncent des lieux identifiables proposant des soins accessibles, coordonnés et sans dépassement d’honoraires, avec une prise en charge sous 48 heures lorsque l’état du patient le nécessite. Ces critères seraient précisés par des accords, et non directement détaillés dans l’amendement.

Les structures offrant les services de base requis pourraient conclure une convention avec l’agence régionale de santé et l’Assurance maladie, précisant leurs engagements et financements. Les négociations devraient commencer sous deux mois, sans délai de conclusion. Les structures hors de ces accords pourraient être financées par le fonds d’intervention régional.

L’amendement retirerait aussi l’orientation du patient des missions ajoutées aux pharmaciens et de leur tarification, tout en conservant leur contribution à l’évaluation et à la prise en charge de situations cliniques.

Amendement n° 986 · Gouvernement · Article 21 bis

Amendement n° 986 (rect.) du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 21 bis du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
107 pour80 contre8 abstentions
5 déc. 2025N° 4621
Permettre aux organisations représentatives des maisons de santé de signer les accords qui concernent ces structures
Tous les groupes

Les maisons de santé pluriprofessionnelles réunissent des professionnels qui travaillent en équipe. Leurs accords avec l’assurance maladie encadrent notamment la coordination et la prévention. Selon les auteurs, leur évolution est bloquée depuis dix-huit mois par une validation dépendant de syndicats de professions distinctes, tandis que les organisations représentant les maisons de santé restent observatrices.

Le sous-amendement prévoirait que les accords concernant ces maisons soient conclus entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie et les organisations reconnues représentatives de ces structures au niveau national. Celles-ci deviendraient signataires plutôt qu’observatrices. Les auteurs souhaitent ainsi donner aux équipes organisées une représentation propre et éviter qu’un retrait syndical interrompe les négociations, notamment dans le contexte du réseau France Santé.

Sous-amendement n° 1074 · M. Isaac-Sibille · Article 21 bis

Sous-amendement n° 1074 de M. Isaac-Sibille à l'amendement n° 986 (rect.) du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 21 bis du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
79 pour115 contre8 abstentions
5 déc. 2025N° 4620
Prévoir un accord propre aux maisons de santé pluriprofessionnelles pour leur participation au réseau France Santé
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit un réseau France Santé destiné à améliorer l’accès aux soins de premier recours. Des accords définiraient les engagements des structures participantes et les financements associés. Il prévoit notamment de négocier un avenant, c’est-à-dire une modification de l’accord existant relatif aux structures de santé pluriprofessionnelles.

Le sous-amendement remplacerait cette référence par celle d’un accord conventionnel relatif aux maisons de santé pluriprofessionnelles. Selon ses auteurs, il s’agit de préciser le cadre de négociation de leur participation à France Santé et des rémunérations correspondantes. Le changement porterait sur l’accord à négocier, sans fixer lui-même les services à fournir ni les montants à verser.

Sous-amendement n° 1075 · M. Isaac-Sibille · Article 21 bis

Sous-amendement n° 1075 de M. Isaac-Sibille à l'amendement n° 986 (rect.) du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 21 bis du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
80 pour115 contre7 abstentions
5 déc. 2025N° 4619
Soutenir l’installation des généralistes en zones prioritaires et encadrer les structures de soins non programmés
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit plusieurs mesures d’accès aux soins. Cette version antérieure au vote ne permet pas de reconstituer les modifications de séance.

Les agences régionales de santé pourraient proposer aux généralistes non encore installés en libéral ou installés depuis moins d’un an un complément de rémunération lorsque leurs revenus de soins seraient inférieurs à un seuil, dans la limite prévue de 10 % des rémunérations versées. En contrepartie, ils s’engageraient au moins deux ans dans une zone prioritaire, sans dépassement tarifaire, avec des missions d’accès aux soins et de formation.

Les structures spécialisées en soins non programmés devraient respecter un cahier des charges, faire agréer leur projet et participer à l’organisation territoriale des soins. Elles recevraient un forfait de l’assurance maladie. Pour les soins délivrés par les étudiants en médecine générale pendant le stage visé, les patients n’auraient ni dépassement ni avance à effectuer sur la part couverte par l’assurance maladie obligatoire.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 21 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
139 pour18 contre13 abstentions
5 déc. 2025N° 4618
Encadrer les points d’accueil pour soins immédiats et leur imposer le tiers payant sans dépassements d’honoraires
Tous les groupes

Le texte prévoit de reconnaître des structures de proximité spécialisées dans les soins non programmés, encadrées par un cahier des charges. L’amendement préciserait qu’elles accueilleraient des patients pour des soins immédiats sans hospitalisation, lorsque ni leur vie ni leurs fonctions ne sont menacées, en tenant compte de l’offre locale ou en complément de celle-ci.

Ces structures devraient disposer d’un accès proche à l’imagerie et aux analyses médicales. Elles pratiqueraient le tiers payant, qui dispense d’avancer les frais pris en charge, sans dépassements d’honoraires. Si un patient était orienté ailleurs, elles devraient l’informer des dépassements et du tiers payant pratiqués par le professionnel proposé.

Appelées « points d’accueil pour soins immédiats », elles auraient une signalétique spécifique fixée par voie réglementaire. Les auteurs souhaitent ainsi mieux orienter les patients et distinguer ces structures des urgences.

Amendement n° 680 · M. Isaac-Sibille · Article 21

Amendement n° 680 de M. Isaac-Sibille à l'article 21 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
76 pour39 contre63 abstentions
5 déc. 2025N° 4617
Supprimer la création du contrat de praticien territorial de médecine ambulatoire pour les généralistes qui s’installent
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit un contrat destiné aux généralistes conventionnés non encore installés en cabinet libéral ou installés depuis moins d’un an. Ils pourraient recevoir un complément lorsque leurs revenus de soins sont inférieurs à un seuil, plafonné à 10 % des rémunérations versées. En échange, ils devraient exercer au moins deux ans dans une zone prioritaire, respecter les tarifs sans dépassement et participer à la coordination des soins et à la formation.

L’amendement supprimerait ce contrat. Ses auteurs jugent l’efficacité des aides individuelles temporaires insuffisamment démontrée contre les déserts médicaux. Ils préfèrent soutenir les structures réunissant plusieurs professions de santé. La suppression proposée ne créerait toutefois pas de financement supplémentaire pour ces structures.

Amendement n° 391 · Mme Runel · Article 21

Amendement n° 391 de Mme Runel à l'article 21 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
77 pour93 contre6 abstentions
5 déc. 2025N° 4616
Confier aux CHU le paiement des étudiants en dernière année de spécialisation en médecine générale
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit que les étudiants en médecine générale facturent les soins réalisés en stage pour le compte du médecin maître de stage ou de la structure d’accueil. Ces consultations seraient sans dépassement de tarif et sans avance de la part couverte par l’assurance maladie obligatoire pour les patients.

L’amendement préciserait que le centre hospitalier universitaire, ou CHU, auquel l’étudiant est rattaché assurerait le paiement de sa rémunération en dernière année de spécialisation. Selon ses auteurs, il s’agit de rémunérer ces médecins encore en formation comme ceux des autres spécialités, plutôt que de leur faire percevoir directement les honoraires des consultations. La mesure désignerait le payeur sans fixer le montant de la rémunération.

Amendement n° 933 · M. Rousset · Article 21

Amendement n° 933 de M. Rousset à l'article 21 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
111 pour1 contre68 abstentions
5 déc. 2025N° 4615
Supprimer la modulation des rémunérations forfaitaires des médecins selon leur patientèle dans les zones manquant de soins
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit de faire varier les rémunérations forfaitaires des médecins, distinctes du paiement de chaque consultation, selon la part de leurs patients située dans des zones où les soins sont insuffisants ou difficiles d’accès. Il ne précise ici ni les montants ni le barème de cette modulation.

L’amendement supprimerait cette disposition du texte. Ses auteurs désapprouvent ce levier de rémunération pour lutter contre les déserts médicaux et estiment que d’autres solutions seraient plus efficaces. L’amendement ne mettrait cependant en place aucune de ces alternatives et ne supprimerait pas l’ensemble des mesures de l’article relatives à l’accès aux soins.

Amendement n° 408 · M. Monnet · Article 21

Amendement n° 408 (rect.) de M. Monnet et l'amendement identique suivant à l'article 21 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
72 pour119 contre0 abstentions
5 déc. 2025N° 4614
Demander au Gouvernement un rapport sur les bilans de santé des mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance
Tous les groupes

Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, les mineurs pris en charge par l’aide sociale à l’enfance doivent bénéficier d’un bilan de santé complet à leur accueil, puis d’un suivi médical régulier. Selon les études citées par les auteurs, cette obligation est appliquée de façon inégale et lacunaire selon les départements.

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les six mois suivant la promulgation, un rapport sur la réalisation effective de ces bilans dans l’ensemble du pays et sur les actions engagées pour les assurer. Il permettrait de documenter les écarts entre le droit prévu et l’accès réel à ce bilan, sans créer une nouvelle prestation de soins ni modifier directement l’organisation du suivi.

Amendement n° 128 · Mme Colin-Oesterlé · Article 20 duodecies

Amendement n° 128 de Mme Colin-Oesterlé de rétablissement de l'article 20 duodecies du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
58 pour88 contre28 abstentions
5 déc. 2025N° 4612
Demander un rapport sur Mon soutien psy et l’éventuelle réaffectation de ses crédits aux centres de soins psychologiques
Tous les groupes

Mon soutien psy permet la prise en charge, sous conditions, d’un maximum de douze consultations chez un psychologue par la sécurité sociale et les complémentaires santé. Les auteurs jugent ce nombre insuffisant lorsqu’une thérapie doit se poursuivre. Ils soulignent aussi la saturation des centres médico-psychologiques, qui proposent déjà des consultations prises en charge.

L’amendement demanderait au Gouvernement un rapport, dans les six mois suivant la promulgation, sur le dispositif et les restrictions d’accès aux soins mentaux. Il étudierait aussi son éventuel arrêt pour réaffecter ses crédits au recrutement de psychologues dans les centres médico-psychologiques et médico-psychopédagogiques, ainsi qu’à leurs salaires et conditions de travail. Le vote imposerait cette étude, mais ne mettrait pas fin au dispositif et ne transférerait pas lui-même les crédits.

Amendement n° 546 · Mme Leboucher · Article 20 octies

Amendement n° 546 de Mme Leboucher de rétablissement de l'article 20 octies du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
37 pour108 contre33 abstentions
5 déc. 2025N° 4608
Reporter au 1er octobre 2026 le tiers payant pour les patients de Mon Soutien Psy
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit les modalités du tiers payant pour les séances de psychologue dans Mon Soutien Psy, sur la part prise en charge par l’assurance maladie obligatoire. Le tiers payant permet au patient de ne pas avancer cette part du coût de la séance, plutôt que d’en attendre le remboursement.

L’amendement fixerait l’entrée en vigueur de cet article au 1er octobre 2026. Selon ses auteurs, ce délai est nécessaire parce que les professionnels concernés ne disposent pas encore des logiciels compatibles et des lecteurs de carte Vitale requis. Il reporterait ainsi l’application de la mesure pour laisser le temps d’équiper les psychologues, sans modifier la part des dépenses concernée.

Amendement n° 709 · Mme Colin-Oesterlé · Article 20 quater

Amendement n° 709 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 20 quater du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
143 pour3 contre25 abstentions
5 déc. 2025N° 4607
Reporter au 1er janvier 2027 le tiers payant pour les patients de Mon Soutien Psy
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit les modalités du tiers payant pour les séances de suivi avec un psychologue dans Mon Soutien Psy. Sur la part couverte par l’assurance maladie obligatoire, le patient n’aurait pas à avancer les frais avant d’être remboursé. Cette mesure ne concerne pas nécessairement l’intégralité du prix de la séance.

L’amendement reporterait l’entrée en vigueur de l’article au 1er janvier 2027. L’exposé fait état d’une difficulté technique signalée par le Gouvernement, les psychologues conventionnés n’étant pas équipés de logiciels adaptés ni de lecteurs de carte Vitale. Ce report viserait à laisser le temps de réaliser ces adaptations, en différant l’application du tiers payant prévu.

Amendement n° 274 · M. Bazin · Article 20 quater

Amendement n° 274 de M. Bazin à l'article 20 quater du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
64 pour86 contre23 abstentions
5 déc. 2025N° 4606
Étendre les obligations vaccinales de certains professionnels et organiser les centres de vaccination gratuite
Tous les groupes

Le texte de référence de l’article 20 prévoit une obligation de vaccination contre la grippe pour certaines professions de santé libérales, sous réserve d’une recommandation préalable de la Haute Autorité de santé. Une immunisation contre la rougeole serait exigée de professionnels et d’étudiants désignés par décret, notamment auprès d’enfants, en tenant compte des risques pour les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées.

À partir du 1er janvier 2027, les agences régionales de santé organiseraient l’activité de vaccination et habiliteraient des centres proposant gratuitement des vaccinations. Ceux-ci assureraient aussi information, formation et orientation des usagers, avec la possibilité d’intervenir hors de leurs locaux.

Les modifications de séance ne sont pas reconstituées. L’article étendrait aussi une disposition de la loi de financement pour 2024 aux enfants nés depuis le 1er janvier 2023, mais son contenu n’est pas fourni et ne peut être précisé.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 20 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
120 pour54 contre13 abstentions
5 déc. 2025N° 4605
Permettre aux centres de santé et aux médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux de stocker des vaccins pour les administrer
Tous les groupes

Selon les auteurs, des occasions de vaccination sont manquées lorsque le vaccin n’est pas disponible pendant une consultation, malgré l’élargissement des compétences vaccinales. Ils souhaitent simplifier le parcours des patients et améliorer la couverture vaccinale.

L’amendement permettrait aux centres de santé ainsi qu’aux médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux de s’approvisionner en vaccins et de les détenir pour les administrer aux personnes ciblées par les recommandations du calendrier vaccinal. Un patient concerné pourrait ainsi être vacciné avec un produit disponible sur place.

Un décret en Conseil d’État, après avis des autorités sanitaires, préciserait les vaccins et lieux concernés ainsi que les règles d’approvisionnement, de conservation et de traçabilité. Un arrêté fixerait les règles de facturation et de rémunération, sans que l’amendement en précise les montants.

Amendement n° 772 · Gouvernement · Article 20

Amendement n° 772 du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 20 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
191 pour2 contre2 abstentions
5 déc. 2025N° 4603
Supprimer les nouvelles obligations vaccinales de certains professionnels et la réorganisation des centres de vaccination
Tous les groupes

L’article en discussion prévoit une vaccination obligatoire contre la grippe pour certaines professions de santé libérales, sous réserve d’une recommandation préalable de la Haute Autorité de santé. Il impose aussi une immunisation contre la rougeole à des professions de santé et du secteur social, à des personnels accueillant ou accompagnant des enfants, notamment de moins de six ans, et aux étudiants préparant aux professions concernées. Les catégories seraient précisées par décret, notamment selon les risques pour les personnes immunodéprimées et les jeunes enfants.

L’amendement supprimerait tout l’article. Ses auteurs motivent cette suppression par leur opposition à la création d’une obligation vaccinale.

Il retirerait donc aussi la réorganisation des centres de vaccination gratuite, leur habilitation par les agences régionales de santé, leurs missions d’information et de formation et leurs règles de financement. Cela ne signifierait pas, à soi seul, la disparition des centres existants.

Amendement n° 315 · M. Bentz · Article 20

Amendement n° 315 de M. Bentz de suppression de l'article 20 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
58 pour145 contre6 abstentions
5 déc. 2025N° 4590
Prévoir une loi tous les cinq ans pour programmer le financement public de la santé
Tous les groupes

Le projet de loi approuve un rapport présentant les prévisions financières de la Sécurité sociale pour 2026–2029. L’amendement y inscrirait qu’une loi de programmation de la santé devrait intervenir avant le 1er janvier 2027, puis tous les cinq ans, pour une période d’au moins cinq ans.

Cette loi définirait la trajectoire des finances publiques consacrées à la santé, les objectifs de financement pour l’accès aux soins, la recherche et le recrutement des professionnels, ainsi que les moyens de l’État. Les auteurs souhaitent mieux anticiper le vieillissement et les besoins de prévention au-delà du budget annuel. L’amendement inscrirait cette perspective dans le rapport annexé, sans fixer lui-même les montants à financer.

Amendement n° 967 · M. Grelier · Article 17

Amendement n° 967 de M. Grelier à l'article 17 et annexe (précédemment réservé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
206 pour4 contre72 abstentions
5 déc. 2025N° 4583
Prévoir au moins une équipe mobile pluriprofessionnelle dans chaque secteur de psychiatrie en 2026
Tous les groupes

Selon les auteurs, tous les secteurs de psychiatrie ne disposent pas d’une équipe mobile. Ces équipes permettent d’aller à la rencontre des patients, notamment de ceux qui sont éloignés des soins, plutôt que d’attendre qu’ils consultent lorsque leur situation s’est aggravée.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé au budget de la Sécurité sociale qu’en 2026 chaque secteur comporterait au moins une équipe mobile réunissant plusieurs professions. Leur financement ne passerait pas par des appels à projets. Les auteurs souhaitent ainsi éviter des financements de courte durée et soulignent le besoin de moyens pour fidéliser et recruter les professionnels. Le dispositif ne précise toutefois ni montant ni mode de financement de remplacement, contrairement à l’exposé qui évoque une dotation.

Amendement n° 62 · Mme Jourdan · Article 17

Amendement n° 62 de Mme Jourdan à l'article 17 et annexe (précédemment réservé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
180 pour67 contre7 abstentions
5 déc. 2025N° 4578
Prévoir le financement d’un concours réservé pour titulariser les psychologues hospitaliers contractuels dès 2026
Tous les groupes

Selon les auteurs, la moitié des psychologues hospitaliers sont contractuels. Un dispositif permettant à certains agents sous contrat d’accéder au statut de fonctionnaire par des concours réservés, notamment sous condition d’ancienneté, a pris fin en mars 2018.

L’amendement inscrirait dans le rapport financier de la Sécurité sociale pour 2026–2029 les financements nécessaires à la réouverture, dès 2026, d’un concours réservé aux psychologues hospitaliers contractuels. L’objectif annoncé est de stabiliser leurs carrières et de soutenir la qualité du service hospitalier. Cette inscription ne titulariserait pas directement les agents et ne préciserait ni le nombre de postes ni les conditions d’accès au concours.

Amendement n° 528 · M. Vannier · Article 17

Amendement n° 528 (rect.) de M. Vannier à l'article 17 et annexe (précédemment réservé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
117 pour67 contre54 abstentions
5 déc. 2025N° 4577
Prévoir les financements et les modalités pour reconnaître aux sages-femmes le statut de praticiennes hospitalières
Tous les groupes

Les sages-femmes assurent notamment le suivi des femmes et des nouveau-nés. Selon l’exposé, elles exercent une profession médicale mais sont considérées comme une profession paramédicale dans la fonction publique hospitalière. Les auteurs relient ce décalage aux rémunérations insuffisantes au regard des responsabilités, aux départs et aux difficultés de recrutement dans les maternités.

L’amendement demanderait que le rapport financier de la Sécurité sociale pour 2026–2029 prévoie les financements et les modalités de leur reconnaissance comme praticiennes hospitalières. Il ne leur attribuerait pas directement ce statut. Les auteurs y voient une reconnaissance de leur rôle médical et une voie de revalorisation salariale. Ils citent une estimation de coût d’environ un milliard d’euros par l’Inspection générale des affaires sociales, tout en soulignant qu’elle n’inclut pas les recettes fiscales et sociales liées à cette revalorisation.

Amendement n° 527 · Mme Lepvraud · Article 17

Amendement n° 527 de Mme Lepvraud à l'article 17 et annexe (précédemment réservé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
145 pour63 contre15 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.