Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

Tous les textes · DEM

Réinitialiser
9 278 scrutins publicsPage 170 / 387
4 févr. 2026N° 5302
Rappeler le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul contre les violences faites aux femmes
Tous les groupes

La Convention d’Istanbul est un accord du Conseil de l’Europe destiné à prévenir et combattre les violences faites aux femmes et les violences domestiques. L’amendement ajouterait, parmi les constats qui fondent la résolution, le retrait de la Turquie en juillet 2021, en rappelant qu’elle avait été le premier État à ratifier cet accord.

Les auteurs souhaitent attirer l’attention sur les droits fondamentaux des femmes. Ils citent notamment l’alerte d’Amnesty International sur les risques accrus de violence auxquels ce retrait exposerait les femmes et les filles. L’ajout inscrirait ce fait dans l’analyse de la situation des droits en Turquie, sans demander explicitement une nouvelle adhésion à la Convention ni modifier les règles de protection applicables dans le pays.

Amendement n° 9 · M. Mazaury · Article unique

Amendement n° 9 de M. Mazaury à l'article unique de la proposition de résolution européenne appelant à la préservation des principes démocratiques, des libertés publiques et de l’État de droit en Turquie.

Adoptéscrutin public ordinaire
85 pour0 contre0 abstentions
4 févr. 2026N° 5301
Faire reconnaître par l’Assemblée nationale le rôle déstabilisateur de la Turquie en Syrie et la menace pour les Kurdes
Tous les groupes

La proposition de résolution européenne dénonce les atteintes aux libertés et à l’État de droit en Turquie. Elle invite notamment les institutions européennes et les États membres à soutenir la population kurde et à protéger les civils en Turquie.

L’amendement ajouterait à ses motifs une déclaration qualifiant le rôle de la Turquie en Syrie de déstabilisateur et de menace supplémentaire pour le peuple kurde. Ses auteurs estiment que l’influence turque sur le pouvoir syrien menace les droits des Kurdes et l’autonomie du Rojava, dans un contexte d’offensives contre les forces à majorité kurde. Cet ajout élargirait la prise de position de l’Assemblée à la Syrie, sans instaurer lui-même de sanction ni de mesure de protection.

Amendement n° 3 · M. Saint-Martin · Article unique

Amendement n° 3 de M. Saint-Martin à l'article unique de la proposition de résolution européenne appelant à la préservation des principes démocratiques, des libertés publiques et de l’État de droit en Turquie.

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour28 contre4 abstentions
3 févr. 2026N° 5300
Inviter le Gouvernement à soutenir le Danemark et le Groenland et à renforcer la coopération européenne de défense
Tous les groupes

Le texte de référence condamne les propos du président des États-Unis contestant la souveraineté danoise sur le Groenland et n’excluant pas le recours à la force. Il affirme le soutien aux autorités danoises et groenlandaises, ainsi qu’au droit des Groenlandais à décider de leur avenir.

La résolution inviterait le Gouvernement à identifier avec ces autorités l’aide souhaitée pour leur sécurité. Elle envisage une disponibilité française pour une présence militaire européenne, en coopération avec elles, et demande de renforcer l’autonomie stratégique européenne et d’actualiser la stratégie polaire nationale. Elle exprimerait une position parlementaire, sans décider elle-même d’un déploiement militaire. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à soutenir le Danemark et le Groenland et à œuvrer en faveur d'une plus grande coopération en matière de défense.

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour0 contre4 abstentions
3 févr. 2026N° 5299
Soutenir une démarche diplomatique pour faire réparer les pollutions laissées par l'armée américaine au Groenland
Tous les groupes

En 1968, un bombardier américain transportant des armes nucléaires s'est écrasé près de Thulé, au Groenland. Des matières radioactives ont été dispersées, malgré les opérations de nettoyage.

Une résolution de l'Assemblée appelle à soutenir le Danemark et le Groenland et à renforcer la coopération européenne.

L'amendement inviterait la France à soutenir des démarches diplomatiques, avec ses partenaires européens, pour faire reconnaître et réparer les dommages environnementaux liés aux installations militaires américaines. Il ne fixerait ni indemnité ni travaux obligatoires.

Ses auteurs veulent défendre les populations groenlandaises et leur environnement. Le Gouvernement s'y oppose : les autorités danoises et groenlandaises n'ont pas demandé une telle intervention de la France.

Amendement n° 13 · Mme Catherine Hervieu · Article unique

Amendement n° 13 de Mme Catherine Hervieu à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à soutenir le Danemark et le Groenland et à œuvrer en faveur d'une plus grande coopération en matière de défense.

Rejetéscrutin public ordinaire
22 pour26 contre1 abstention
3 févr. 2026N° 5298
Inviter la France et l’Union européenne à renforcer les financements internationaux de lutte contre le VIH
Tous les groupes

Le texte de référence présente les restrictions américaines aux programmes d’aide et de recherche comme une menace pour la lutte contre le VIH. Il souligne que l’aide internationale soutient l’accès aux traitements, la prévention, le dépistage et la recherche, notamment dans les pays aux systèmes de santé fragiles.

La résolution inviterait le Gouvernement et l’Union européenne à renforcer la mobilisation financière, notamment auprès du Fonds mondial, et à rechercher des financements innovants. Elle demanderait aussi de protéger les collaborations et données scientifiques, d’accueillir les chercheurs empêchés et de faire de l’accès aux soins une priorité européenne. Ces invitations ne fixeraient aucun montant de financement. Cette présentation repose sur le texte de référence, sans reconstitution des modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à sauvegarder et renforcer le financement en faveur de la lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine.

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
135 pour0 contre0 abstentions
3 févr. 2026N° 5297
Demander à l’Azerbaïdjan de libérer les prisonniers arméniens et au Gouvernement français d’exiger leur libération
Tous les groupes

La proposition de résolution porte sur les prisonniers arméniens détenus par l’Azerbaïdjan, notamment les responsables politiques de la République d’Artsakh. Elle dénonce des emprisonnements et des procès qu’elle juge arbitraires, ainsi que des restrictions aux contacts avec les proches et à l’exercice des droits de la défense.

L’Assemblée nationale demanderait leur libération immédiate et sans condition et inviterait le Gouvernement français à exiger la libération sans délai des prisonniers arméniens. Elle soutiendrait aussi le droit au retour en sécurité des populations arméniennes en Artsakh. Cette résolution exprimerait une position politique, sans créer d’obligation juridique contraignante.

Le texte de référence est la dernière version de l’Assemblée nationale disponible avant le vote. Les éventuelles modifications de séance ne sont pas reconstituées ici.

Intitulé officiel et portée du vote

Proposition de résolution demandant la libération des prisonniers arméniens détenus par l'Azerbaïdjan (article 34-1 de la Constitution).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
183 pour0 contre0 abstentions
3 févr. 2026N° 5296
Adapter les règles pour permettre aux organisateurs et aux collectivités de préparer les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi faciliterait l’organisation des Jeux d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises. Il dispenserait certaines installations temporaires de formalités d’urbanisme, permettrait la prise de possession immédiate de biens nécessaires par expropriation et autoriserait des dérogations publicitaires encadrées. Les organisateurs devraient publier des bilans environnementaux et informer les habitants lors de réunions publiques.

Les deux régions hôtes pourraient chacune garantir un éventuel déficit du comité d’organisation, dans la limite d’un quart du déficit et de 75 millions d’euros. La Cour des comptes contrôlerait les comptes et la gestion des organismes concernés.

Le texte permettrait aussi des centres de soins gratuits pour les délégations et personnes accréditées, ainsi que le travail dominical volontaire dans certains commerces proches des sites, de janvier à mars 2030. En matière de sécurité, il prolongerait jusqu’à fin 2027 l’expérimentation du traitement algorithmique des images, avec une évaluation indépendante et une formation aux libertés publiques.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public solennel
390 pour99 contre19 abstentions
3 févr. 2026N° 5295
Rejeter préalablement le projet de loi sur l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion entraînerait le rejet du projet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030. La motion vise le texte élaboré par la commission mixte paritaire, soumis à l’approbation de l’Assemblée nationale.

Une motion de rejet préalable permet de faire reconnaître qu’un texte est contraire à la Constitution ou de décider qu’il n’y a pas lieu d’en délibérer. Ce vote porterait donc sur l’arrêt de son examen, et non sur l’approbation de ses mesures. Si la motion n’était pas adoptée, l’Assemblée pourrait poursuivre l’examen du texte puis se prononcer sur son ensemble.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet préalable, déposée par Mme Mathilde Panot, du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Rejetéscrutin public ordinaire
48 pour195 contre3 abstentions
2 févr. 2026N° 5294
Permettre aux personnes de refuser l’analyse algorithmique de leurs images sans se voir refuser l’entrée dans l’établissement
Tous les groupes

La proposition de loi autoriserait jusqu’au 31 décembre 2031 l’analyse automatique d’images de vidéoprotection pour prévenir le vol dans les lieux ouverts au public particulièrement exposés aux agressions ou aux vols. Les logiciels signaleraient des événements prédéfinis révélant un risque de vol.

L’amendement préciserait que les personnes disposent d’un droit d’opposition à cette analyse. Si une personne l’exerçait, le responsable devrait immédiatement mettre fin au traitement concerné et l’entrée dans l’établissement ne pourrait lui être refusée.

Les auteurs veulent préserver la possibilité de refuser cette surveillance. Ils citent l’autorité de protection des données, qui estime ne pas disposer de preuves suffisantes que l’avantage contre le vol justifie les inconvénients liés aux nombreuses fausses alertes.

Amendement n° 9 · Mme Chatelain · Article premier

Amendement n° 9 de Mme Chatelain à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour73 contre0 abstentions
2 févr. 2026N° 5293
Élargir aux risques pour les personnes et les biens les événements détectés par les logiciels de vidéoprotection des établissements
Tous les groupes

La proposition de loi autoriserait jusqu’au 31 décembre 2031 des logiciels à analyser les images de vidéoprotection dans les lieux ouverts au public particulièrement exposés aux agressions ou aux vols. Ils devraient détecter et signaler des événements prédéfinis révélant un risque de vol, sous contrôle humain.

L’amendement remplacerait ce risque de vol par un risque pour la sécurité des personnes ou des biens dans la définition des événements détectables. Ses auteurs souhaitent ainsi inclure la protection des personnes, en cohérence avec la mention des risques d’agression parmi les critères des lieux concernés.

Toutefois, l’amendement ne modifierait pas la première phrase, qui réserve l’expérimentation à la seule prévention du vol. Le texte associerait donc une détection élargie à une finalité toujours limitée au vol.

Amendement n° 15 · M. Rancoule · Article premier

Amendement n° 15 de M. Rancoule à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
21 pour75 contre1 abstention
2 févr. 2026N° 5292
Réserver l’analyse algorithmique des images aux lieux et établissements ouverts au public particulièrement exposés au vol
Tous les groupes

La proposition de loi autoriserait, à titre expérimental jusqu’au 31 décembre 2031, l’analyse automatique des images de vidéoprotection dans les lieux et établissements ouverts au public particulièrement exposés aux agressions ou aux vols. Ces logiciels auraient pour seule finalité de prévenir le vol, en signalant des événements prédéfinis susceptibles d’en révéler le risque.

L’amendement supprimerait le risque d’agression comme critère permettant de recourir à cette analyse. Un établissement particulièrement exposé aux agressions devrait donc aussi être particulièrement exposé au vol pour être concerné. Les auteurs souhaitent aligner les lieux admissibles sur l’objectif de prévention du vol, sans modifier les événements que les logiciels pourraient détecter.

Amendement n° 31 · M. Midy · Article premier

Amendement n° 31 de M. Midy et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour35 contre10 abstentions
2 févr. 2026N° 5291
Réserver aux commerces de détail, grandes surfaces et centres commerciaux l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique contre le vol
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait, jusqu’au 31 décembre 2031, d’analyser automatiquement les images de vidéoprotection dans les lieux ouverts au public particulièrement exposés aux agressions ou aux vols. Ces traitements algorithmiques signaleraient en temps réel des événements prédéfinis révélant un risque de vol, sous contrôle humain et sans reconnaissance faciale.

L’amendement réserverait cette possibilité aux commerces de détail, aux grandes surfaces et aux centres commerciaux, toujours sous la condition d’exposition particulière aux risques. Les autres lieux ouverts au public seraient exclus de cette expérimentation. Selon ses auteurs, ce recentrage viserait des établissements particulièrement concernés par le vol. Il limiterait ainsi les lieux où cette analyse automatisée pourrait être autorisée, sans changer sa finalité ni ses garanties.

Amendement n° 32 · M. Midy · Article premier

Amendement n° 32 de M. Midy et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
51 pour35 contre6 abstentions
2 févr. 2026N° 5290
Réserver la vidéosurveillance algorithmique des lieux ouverts au public à la prévention du terrorisme et des atteintes graves aux personnes
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait, jusqu’au 31 décembre 2031, une analyse automatisée des images de vidéoprotection pour prévenir le vol dans les lieux ouverts au public particulièrement exposés aux agressions ou aux vols. Le système signalerait des événements prédéfinis, sous contrôle humain et sans reconnaissance faciale.

L’amendement remplacerait la prévention du vol par celle des actes de terrorisme ou des atteintes graves à la sécurité des personnes. Les lieux concernés devraient être particulièrement exposés à ces risques, que les traitements auraient pour objet de signaler.

Les auteurs craignent une banalisation de la surveillance algorithmique dans la vie quotidienne. Selon leur lecture d’une décision du Conseil constitutionnel de 2023, son caractère exceptionnel et les risques graves pour les personnes justifiaient son emploi, contrairement aux seuls risques pour les biens.

Amendement n° 8 · Mme Chatelain · Article premier

Amendement n° 8 de Mme Chatelain à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour66 contre1 abstention
2 févr. 2026N° 5289
Limiter à fin 2027, au lieu de 2031, le test des caméras signalant automatiquement des risques de vol
Tous les groupes

Dans un lieu ouvert au public, un logiciel pourrait analyser les images des caméras pour signaler un risque de vol.

La proposition de loi autoriserait ce test jusqu’au 31 décembre 2031, avec une évaluation avant fin 2029.

L’amendement avancerait la fin au 31 décembre 2027 et le rapport au 30 septembre 2027. L’évaluation reviendrait au comité prévu pour les Jeux olympiques de 2024. L’expérimentation resterait autorisée pendant cette période.

Pour, vérifier rapidement l’utilité du dispositif et ses garanties pour les personnes filmées. Contre, laisser davantage de temps aux établissements pour le tester réellement, après l’adoption de la loi et des textes d’application.

Amendement n° 27 · M. Boudié · Article premier

Amendement n° 27 de M. Boudié à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
65 pour17 contre26 abstentions
2 févr. 2026N° 5288
Interdire l’analyse automatique des images de vidéoprotection et imposer aux commerces un audit préalable de leur logiciel par la CNIL
Tous les groupes

Le texte discuté permettrait, jusqu’au 31 décembre 2031, d’expérimenter l’analyse algorithmique des images dans les lieux ouverts au public particulièrement exposés aux agressions ou aux vols. Des logiciels signaleraient en temps réel des événements prédéfinis révélant un risque de vol, sans reconnaissance faciale et sous contrôle humain.

L’amendement remplacerait cette expérimentation par une interdiction de toute analyse automatique des images de vidéoprotection, en direct ou après enregistrement. Il subordonnerait aussi toute autorisation de vidéoprotection pour les commerçants ou magasins à un audit du logiciel par la CNIL, l’autorité chargée de protéger les données personnelles.

Les auteurs invoquent des risques pour la vie privée et la liberté de déplacement. Ils contestent la fiabilité des comportements signalés et souhaitent contrôler les logiciels avant leur utilisation.

Amendement n° 2 · Mme Élisa Martin · Article premier

Amendement n° 2 de Mme Élisa Martin à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
31 pour83 contre0 abstentions
2 févr. 2026N° 5287
Supprimer l’expérimentation permettant aux commerces d’analyser automatiquement les images de vidéoprotection pour prévenir les vols
Tous les groupes

Le texte discuté autoriserait jusqu’au 31 décembre 2031 une expérimentation dans les lieux ouverts au public particulièrement exposés aux agressions ou aux vols. Des logiciels analyseraient les images de vidéoprotection pour signaler en temps réel des événements prédéfinis susceptibles de révéler un risque de vol. Le texte exclut la reconnaissance faciale et les décisions individuelles fondées sur le seul signalement, et prévoit un contrôle humain ainsi qu’une autorisation préfectorale.

L’amendement supprimerait cet article, donc cette autorisation expérimentale et les règles qui l’encadrent. Les auteurs contestent l’utilité de ces logiciels contre le vol à l’étalage. Ils craignent notamment des signalements biaisés, des atteintes à la vie privée et des vols de données. Ils soulignent aussi le risque pour un commerçant sans agent de sécurité d’intervenir lui-même après une alerte.

Amendement n° 1 · M. Coulomme · Article premier

Amendement n° 1 de M. Coulomme et les amendements identiques suivants de suppression de l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
30 pour83 contre0 abstentions
2 févr. 2026N° 5286
Rejeter préalablement la proposition de loi sur la protection des commerçants grâce aux outils numériques
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion entraînerait le rejet, avant l’examen de ses articles, de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l’usage d’outils numériques. Ce texte est soumis à l’Assemblée nationale en première lecture.

Une motion de rejet préalable permet de faire reconnaître qu’un texte est contraire à la Constitution ou de décider qu’il n’y a pas lieu d’en délibérer. Le vote ne porterait donc pas sur l’adoption des outils numériques envisagés. Si la motion n’était pas adoptée, le passage à la discussion des articles serait de droit, sans que cela vaille approbation de la proposition de loi.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet préalable, déposée par Mme Mathilde Panot, de la proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour62 contre1 abstention
29 janv. 2026N° 5283
Renforcer les contrôles des lieux d’accueil, la protection judiciaire et les droits des enfants confiés hors de leur foyer
Tous les groupes

La proposition de loi renforcerait la protection des enfants accueillis hors de leur foyer. Elle imposerait des contrôles au moins tous les trois ans, tous les deux ans pour les pouponnières sociales, avec au moins 70 % de visites inopinées. Elle interdirait aux entreprises privées lucratives et aux structures éphémères d’exploiter les établissements et services concernés, après trois ans pour ceux déjà existants.

Pour protéger un enfant mis en danger par ses parents, le procureur devrait répondre sous 72 heures à une demande de protection provisoire. Des interdictions de contact ou de présence pourraient être prononcées. Le juge devrait recueillir le consentement de l’enfant confié victime de violences parentales aux visites du parent concerné.

Les enfants confiés à un proche ou à un tiers digne de confiance bénéficieraient des droits et prestations des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Le texte élargirait aussi l’accompagnement des jeunes majeurs et leur accès prioritaire au logement social.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
35 pour0 contre0 abstentions
29 janv. 2026N° 5282
Demander au Gouvernement un rapport sur la création d’un contrôleur général des lieux de placement des enfants
Tous les groupes

Selon les auteurs de l’amendement, les contrôles des lieux où sont placés les enfants souffrent d’un manque de personnel et d’indépendance. Ils soulignent que les départements mettent en œuvre la protection de l’enfance tout en participant à son contrôle avec le préfet. Ils souhaitent une instance indépendante pour renforcer l’impartialité des vérifications et les visites sans préavis.

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les six mois suivant la promulgation de la loi, un rapport sur la création d’un contrôleur général des lieux de placement et un calendrier possible. Le vote porterait sur cette étude, et non sur la création immédiate de l’instance ou l’attribution de pouvoirs de contrôle.

Amendement n° 91 · Mme Maximi · Après l’article 7 bis

Amendement n° 91 de Mme Maximi après l'article 7 bis de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
13 pour17 contre1 abstention
29 janv. 2026N° 5281
Désigner le président du conseil départemental comme garant de l’égalité de traitement des enfants suivis par l’aide sociale à l’enfance
Tous les groupes

Les auteurs de l’amendement constatent des différences importantes entre départements dans l’accueil, le suivi et la prise en charge des enfants relevant de l’aide sociale à l’enfance. Ils les attribuent à des contraintes territoriales inégales, notamment à la saturation de certains services.

L’amendement inscrirait dans la loi que le président du conseil départemental est garant de l’égalité de traitement devant la loi par ce service. Il devrait communiquer avec les services du préfet pour faire respecter cette obligation. Un décret en préciserait l’application. Les auteurs présentent cette mesure comme une clarification des responsabilités destinée à mieux identifier les écarts avec l’État. Le dispositif ne définit toutefois ni moyens supplémentaires ni procédure particulière d’intervention de l’État.

Amendement n° 109 · Mme Hamelet · Après l’article 5

Amendement n° 109 de Mme Hamelet après l'article 5 de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
5 pour25 contre0 abstentions
29 janv. 2026N° 5280
Obliger le procureur à rechercher d’abord un accueil chez l’autre parent, un proche ou un tiers de confiance pour protéger l’enfant
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait au procureur d’organiser en urgence la protection provisoire d’un enfant mis en danger par ses parents ou l’un d’eux. Il pourrait notamment décider à qui confier l’enfant et encadrer les contacts avec ses parents.

L’amendement lui imposerait de rechercher prioritairement un accueil chez l’autre parent, un membre de la famille ou un tiers digne de confiance, avant les autres solutions de placement. Il conserverait la possibilité de fixer les modalités des échanges, visites et hébergements parentaux si l’intérêt de l’enfant l’exige.

Selon ses auteurs, les possibilités d’accueil dans un cadre familier sont trop peu examinées en pratique. Ils souhaitent préserver les liens affectifs de l’enfant. Cette priorité obligerait à rechercher ces solutions, sans imposer de les retenir dans chaque situation.

Amendement n° 107 · Mme Hamelet · Article 4

Amendement n° 107 de Mme Hamelet à l'article 4 de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
8 pour18 contre3 abstentions
29 janv. 2026N° 5279
Ne plus obliger le président du conseil départemental à contrôler tous les trois ans les structures d’accueil du jeune enfant
Tous les groupes

L’article en discussion ajouterait une fréquence de contrôle de trois ans pour les structures d’accueil du jeune enfant. L’amendement supprimerait cet ajout, sans supprimer le contrôle lui-même ni la disposition permettant des visites inopinées.

Ses auteurs rappellent que la loi de décembre 2023 prévoit déjà un plan annuel départemental d’inspection et de contrôle, établi conjointement par le préfet et le président du conseil départemental, avec publication des résultats. Son décret d’application date d’avril 2025. Ils préfèrent laisser cette organisation récente s’appliquer et être évaluée avant d’ajouter une fréquence obligatoire. Un plan annuel organise les inspections à l’échelle du département, tandis que la règle supprimée fixerait la périodicité du contrôle des structures concernées.

Amendement n° 41 · Mme Santiago · Article 2

Amendement n° 41 de Mme Santiago à l'article 2 de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
9 pour18 contre0 abstentions
29 janv. 2026N° 5278
Autoriser les conseillers départementaux et les parlementaires français et européens élus en France à visiter sans préavis les établissements de protection de l’enfance
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit des contrôles réguliers des établissements de protection de l’enfance, notamment par les services de l’État. Les auteurs de l’amendement souhaitent y ajouter un regard des élus, en invoquant des signalements de conditions d’accueil indignes et d’atteintes aux droits des enfants.

L’amendement autoriserait les conseillers départementaux, les députés, les sénateurs et les représentants au Parlement européen élus en France à visiter à tout moment et sans préavis les établissements concernés. Pour entrer en contact avec un mineur hébergé, ils devraient auparavant recueillir les recommandations du personnel et s’assurer de son consentement. Ce droit permettrait aux élus de constater des situations et de signaler des manquements, tout en encadrant leurs échanges avec les enfants.

Amendement n° 100 · Mme Hamelet · Après l’article premier

Amendement n° 100 de Mme Hamelet après l'article premier de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
11 pour27 contre2 abstentions
29 janv. 2026N° 5277
Obliger les départements à prévoir des réponses à la saturation de l’accueil des enfants placés et à protéger les professionnels qui alertent
Tous les groupes

Les auteurs de l’amendement décrivent des structures surpeuplées, des placements non exécutés faute de places et une pénurie de familles d’accueil. Ils évoquent notamment des enfants dormant dans des couloirs, avec trop peu d’adultes pour assurer leur sécurité.

Chaque département devrait élaborer avec le préfet un plan pour prévenir et traiter les dépassements durables ou prévisibles des capacités de placement. Il devrait aussi organiser une alerte permettant aux professionnels de signaler l’engorgement, avec confidentialité, traitement dans un délai approprié et protection contre les discriminations liées au signalement.

Un indicateur régulièrement actualisé suivrait les enfants et jeunes majeurs accueillis dans des lieux inadéquats, par exemple une unité ne correspondant pas à leur âge. Il serait analysé avec le préfet. L’amendement imposerait cette organisation sans fixer un nombre de places à créer.

Amendement n° 79 · Mme Maximi · Après l’article premier

Amendement n° 79 de Mme Maximi après l'article premier de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour25 contre0 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.