Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 514 scrutins publics Tous les textes · Léa Balage El Mariky
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27 juin 2025N° 2791
Évaluer les effets de la forte natalité à Mayotte sur les services publics et les infrastructures
Tous les groupes

Selon les auteurs, la croissance démographique de Mayotte accentue les tensions sur les écoles, les soins, le logement, l’eau potable et la gestion des déchets. Ils souhaitent mieux mesurer les besoins et les difficultés de financement des politiques publiques.

L’amendement prévoirait, dans les six mois suivant la promulgation de la loi, une évaluation approfondie des effets de ce qu’il appelle la « surnatalité ». Elle devrait tenir compte des migrations, des besoins croissants en infrastructures et des enjeux de cohésion sociale, puis identifier les moyens d’action disponibles pour le territoire. Cette mesure imposerait une étude, sans décider elle-même de nouveaux équipements ni de mesures de régulation démographique.

Amendement n° 620 · Mme Bamana · Après l’article 41

Amendement n° 620 de Mme Bamana après l'article 41 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
29 pour26 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2790
Faire se prononcer la commission permanente du conseil départemental de Mayotte sur le transfert de compétences exercées par l’État
Tous les groupes

À Mayotte, certaines compétences départementales et régionales sont exercées par l’État plutôt que par la collectivité. L’exposé cite notamment la construction et la gestion des collèges et lycées ainsi que l’entretien des routes. Il indique aussi que la gestion des fonds européens est actuellement partagée.

L’amendement obligerait la commission permanente du conseil départemental à se prononcer, dans l’année suivant la promulgation de la loi, sur l’opportunité de transférer ces compétences, y compris la gestion des fonds européens. Les auteurs souhaitent notamment que cette dernière relève exclusivement de l’assemblée de Mayotte. Le texte imposerait une prise de position locale, mais ne réaliserait pas lui-même ces transferts.

Amendement n° 511 · Mme Youssouffa · Après l’article 41

Amendement n° 511 de Mme Youssouffa après l'article 41 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
40 pour14 contre1 abstention
27 juin 2025N° 2789
Réunir le comité de pilotage aéroportuaire de Mayotte et rendre public un rapport sur les options de desserte aérienne
Tous les groupes

Les auteurs présentent l’amélioration de la desserte aérienne comme un enjeu de désenclavement de Mayotte. Selon eux, le prolongement de la piste de Pamandzi se heurte à des contraintes sismo-volcaniques et environnementales, tandis que l’option d’un nouvel aéroport à Bouyouni soulève des préoccupations concernant les terres agricoles et leur utilisation.

L’amendement imposerait de réunir, dans les trois mois suivant la promulgation de la loi, le comité de pilotage local, coprésidé par le préfet et le président du conseil départemental. Celui-ci établirait ensuite un rapport au Parlement, rendu public, sur l’avancement du projet, les options étudiées et leurs impacts techniques, environnementaux, agricoles et fonciers. Il s’agirait d’organiser le suivi et l’information du public, sans choisir un site ni autoriser les travaux.

Amendement n° 113 · M. Naillet · Après l’article 41

Amendement n° 113 de M. Naillet après l'article 41 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
44 pour7 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2788
Demander au comité de pilotage aéroportuaire de Mayotte un rapport sur les options de desserte aérienne
Tous les groupes

Le projet de prolongement de la piste de Pamandzi est présenté par les auteurs comme un moyen de mieux relier Mayotte à l’extérieur, attendu depuis près de trente ans. Ils dénoncent un manque de transparence sur son abandon envisagé pour des raisons sismo-volcaniques et environnementales, et s’inquiètent des terres agricoles concernées par l’alternative de Bouyouni.

L’amendement demanderait au comité de pilotage local de remettre au Parlement, dans les trois mois suivant la promulgation de la loi, un rapport sur l’avancement du projet. Il comparerait notamment le prolongement de la piste et la création d’un nouvel aéroport, avec leurs impacts techniques, environnementaux, agricoles et fonciers. Cette obligation informerait le Parlement sans décider de l’option à construire ni engager les travaux.

Amendement n° 112 · M. Naillet · Après l’article 41

Amendement n° 112 de M. Naillet après l'article 41 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
46 pour8 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2787
Obliger le Gouvernement à rendre compte chaque année au Parlement de la reconstruction et de la refondation de Mayotte
Tous les groupes

L’amendement obligerait le Gouvernement à remettre au Parlement, chaque année avant le 30 juin, un rapport sur l’application de la loi de programmation pour Mayotte pendant l’année écoulée. Il suivrait notamment les logements reconstruits ou réhabilités, les raccordements à l’eau et à l’assainissement, les emplois, l’offre de soins et les chantiers de transports, d’éducation et de sécurité.

Le rapport détaillerait aussi les crédits effectivement utilisés et l’avancement des projets « Mayotte résiliente », leurs financements et leurs effets économiques et sociaux. Les auteurs veulent ainsi rendre visibles les écarts entre les engagements et les réalisations, notamment les projets qui tardent à démarrer et les fonds européens réellement mobilisés. Cette obligation porterait sur l’information du Parlement, sans ouvrir elle-même de crédits ni lancer de travaux.

Amendement n° 523 · Mme Bamana · Après l’article 41

Amendement n° 523 de Mme Bamana après l'article 41 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
26 pour21 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2786
Accorder aux fonctionnaires de l’État une priorité de mutation après trois ans dans un même emploi à Mayotte
Tous les groupes

Le texte de référence accorderait aux fonctionnaires de l’État affectés à Mayotte une priorité de mutation après au moins trois années de service dans le même emploi. Elle concernerait les postes vacants correspondant à leur grade dans leur ministère ou dans un établissement public sous sa tutelle. Seuls les services accomplis à compter de l’entrée en vigueur de la loi seraient comptés.

Cette priorité ne donnerait donc pas accès à un poste sans vacance et ne primerait pas sur certaines priorités déjà prévues par le code. Les fonctionnaires hospitaliers pourraient également en bénéficier, selon des conditions fixées par décret. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 28 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
47 pour0 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2785
Valoriser la compétence locale des candidats dans les recrutements et les mutations de la fonction publique de l’État à Mayotte
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une priorité de mutation pour les fonctionnaires de l’État ayant exercé au moins trois ans dans leur emploi à Mayotte. L’amendement ajouterait une règle concernant les recrutements et les mobilités dans la fonction publique de l’État à Mayotte. La compétence locale des candidats devrait être expressément reconnue et valorisée, en complément du centre de leurs intérêts matériels et moraux, qui traduit leurs attaches avec un territoire.

Les auteurs estiment que les priorités existantes permettent trop rarement le retour des agents ultramarins. Ils souhaitent que la connaissance du contexte et l’expérience professionnelle locale constituent un atout explicite, notamment pour les candidats mahorais. Le dispositif imposerait de valoriser cette compétence, sans préciser son poids dans la comparaison des candidatures ni créer un droit automatique à une affectation.

Amendement n° 199 · M. Ratenon · Article 28

Amendement n° 199 de M. Ratenon à l'article 28 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
19 pour6 contre20 abstentions
27 juin 2025N° 2784
Accorder aux fonctionnaires de l’État originaires de Mayotte une priorité de mutation vers Mayotte après trois ans dans leur emploi
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une priorité de mutation pour les fonctionnaires de l’État ayant exercé au moins trois ans dans leur emploi à Mayotte. L’amendement ajouterait une priorité destinée aux fonctionnaires de l’État originaires de Mayotte, après trois années dans leur emploi, pour rejoindre un poste situé à Mayotte.

Cette priorité concernerait un emploi vacant correspondant à leur grade, dans leur ministère ou un établissement public sous tutelle. Elle faciliterait donc une mutation, sans créer de poste ni permettre de choisir n’importe quel emploi. Selon les auteurs, le retour de ces agents permettrait de mobiliser leur expérience face au manque de cadres et aux besoins de reconstruction après le cyclone Chido. La limitation à dix ans évoquée dans leur justification ne figure pas dans la règle proposée.

Amendement n° 450 · Mme Bamana · Article 28

Amendement n° 450 de Mme Bamana à l'article 28 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
27 pour20 contre5 abstentions
27 juin 2025N° 2783
Créer un fonds pour aider les communes de Mayotte à organiser des activités périscolaires pour les élèves du primaire
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit un fonds de soutien aux communes de Mayotte et aux intercommunalités compétentes pour développer les activités périscolaires. Il concernerait les élèves des écoles publiques ou privées sous contrat du premier degré, lorsque ces activités sont organisées dans un projet éducatif territorial.

L’aide comprendrait un forfait par élève éligible et une majoration liée à l’organisation de la semaine scolaire, notamment sur neuf demi-journées ou huit demi-journées comprenant cinq matinées. Les communes reverseraient les parts dues aux intercommunalités compétentes ou aux organismes gestionnaires des écoles privées concernées. L’entrée en vigueur serait fixée à la rentrée 2025, les modalités devant être précisées par décret.

Cette version de référence ne permet pas de reconstituer les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 27 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
53 pour0 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2782
Étendre aux lycéens de Mayotte une aide lorsque leur formation choisie ne peut être suivie sur place
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait d’attribuer une aide aux élèves du second cycle de l’enseignement secondaire résidant habituellement à Mayotte, s’ils justifient de l’impossibilité d’y suivre la formation choisie.

La disposition fournie ne précise ni la nature de cette aide ni ses conditions générales, car elle renvoie à un article du code des transports dont le contenu manque. Ces éléments ne peuvent donc pas être détaillés. Les éventuelles modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 26 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Léa Balage El Mariky : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
31 pour25 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2781
Réserver aux élèves français l’extension du Passeport pour la mobilité des études aux lycéens résidant à Mayotte
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait d’attribuer le Passeport pour la mobilité des études, une aide à la mobilité pour suivre une formation, aux élèves du second cycle du secondaire résidant habituellement à Mayotte lorsqu’ils ne peuvent pas y suivre la formation choisie. L’amendement ajouterait une condition de nationalité française.

Les élèves étrangers seraient ainsi exclus de cette extension, même s’ils remplissaient les conditions de résidence et de formation. Les auteurs défendent une priorité nationale dans l’attribution des aides publiques. Ils invoquent les tensions sur les services publics à Mayotte, qu’ils relient notamment à l’immigration irrégulière. Le changement proposé porterait sur l’accès à cette aide, et non sur les formations disponibles sur place.

Amendement n° 74 · M. Gillet · Article 26

Amendement n° 74 de M. Gillet à l'article 26 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
31 pour27 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2773
Exclure l’aide médicale de l’État des mesures que le Gouvernement pourrait étendre à Mayotte par ordonnance
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au Gouvernement, pendant un an, de rendre applicable à Mayotte la législation métropolitaine sur les prestations sociales et la prise en charge des frais de santé, avec des adaptations locales. Cette autorisation passerait par des ordonnances, des textes permettant au Gouvernement d’intervenir dans le domaine de la loi.

L’amendement exclurait expressément l’aide médicale de l’État de cette autorisation. Ses auteurs invoquent les difficultés d’accès aux soins et de capacité du système de santé pour s’opposer à son éventuelle extension. Le vote porterait sur la possibilité d’utiliser cette procédure pour étendre cette aide, et non sur une extension déjà décidée par l’article.

Amendement n° 73 · M. Gillet · Article 15

Amendement n° 73 de M. Gillet et l'amendement identique suivant à l'article 15 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
31 pour16 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2772
Organiser un recensement exhaustif à Mayotte en 2025, prolongeable en 2026, et avancer la dotation aux communes
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit des enquêtes de recensement exhaustives dans toutes les communes de Mayotte en 2025, pouvant se prolonger en 2026. Il n’y aurait pas d’enquête distincte au titre de 2026. Le premier décret authentifiant les chiffres de population serait publié en 2026.

La dotation forfaitaire prévue pour le recensement serait versée aux communes avant les enquêtes. L’article reporterait aussi de 2025 à 2026 une échéance inscrite dans la loi de finances pour 2021. La disposition concernée n’étant pas fournie, l’objet de ce report ne peut pas être précisé. Cette version de référence ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 14 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
51 pour0 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2771
Recenser en priorité à Mayotte les secteurs concentrant des populations étrangères et de l’habitat informel
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit un recensement exhaustif dans toutes les communes de Mayotte en 2025, qui pourrait se prolonger en 2026. Il s’agit de compter l’ensemble des habitants, avec une publication officielle des chiffres en 2026.

L’amendement imposerait de cibler en priorité les secteurs identifiés comme concentrant des populations étrangères et de l’habitat informel. Cette priorité s’ajouterait au recensement de toutes les communes, sans en réduire le périmètre.

Selon les auteurs, mieux connaître la population permettrait de dimensionner la reconstruction des infrastructures et des logements. Ils relient aussi cette priorité à leur souhait d’accélérer les expulsions de personnes en situation irrégulière et de réserver la reconstruction aux Mahorais. Toutefois, l’amendement modifierait seulement l’organisation du recensement, sans créer de règle d’expulsion ni d’attribution des logements.

Amendement n° 81 · M. de Lépinau · Article 14

Amendement n° 81 de M. de Lépinau à l'article 14 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour26 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2770
Organiser le Département-Région de Mayotte, son assemblée et ses instances consultatives
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit d’organiser Mayotte en Département-Région, une collectivité exerçant les compétences des départements et des régions d’outre-mer. Son assemblée et son président seraient assistés d’un conseil consultatif réunissant les questions économiques, sociales, environnementales, culturelles et éducatives. Cette version antérieure au vote ne permet pas de reconstituer les modifications de séance.

Un conseil cadial, présidé par le grand cadi, devrait donner un avis préalable sur les délibérations touchant aux traditions mahoraises ou à la médiation sociale. Il ne déciderait pas à la place de l’assemblée. Des instances territoriales seraient également prévues pour l’habitat et la promotion de la santé.

L’article encadrerait aussi le budget, les services publics locaux et la coopération régionale, sous autorisation de l’État pour négocier certains accords. Le Gouvernement devrait remettre un rapport évaluant les ressources de Mayotte au regard de ses besoins, sans que cette demande attribue elle-même des financements supplémentaires.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 30 (examen prioritaire) du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
36 pour1 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2769
Permettre à Mayotte de coopérer avec les États qui ne reconnaissent pas son appartenance à la République française
Tous les groupes

Le projet de loi organiserait la coopération régionale du Département-Région de Mayotte, notamment pour proposer des accords internationaux et participer à leur négociation. Il exclurait toutefois de ces dispositions les accords avec les États qui ne reconnaissent pas l’appartenance de Mayotte à la République française.

L’amendement supprimerait cette exclusion. Selon ses auteurs, elle vise les Comores, qui revendiquent Mayotte. Ils jugent nécessaire de maintenir le dialogue avec ce voisin géographique, notamment pour soutenir le développement et s’attaquer aux causes des migrations.

Les possibilités de coopération prévues par le texte seraient ainsi ouvertes sans cette condition de reconnaissance. Cela ne donnerait pas à Mayotte une liberté diplomatique indépendante de l’État. Les autorisations des autorités françaises prévues pour négocier et signer des accords resteraient nécessaires.

Amendement n° 209 · M. Taché · Article 30

Amendement n° 209 de M. Taché et les amendements identiques suivants à l'article 30 (examen prioritaire) du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
34 pour2 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2753
Réserver aux petites entreprises et artisans français une part des marchés de construction éducative à Mayotte
Tous les groupes

Pour certains marchés de conception-réalisation d’équipements éducatifs à Mayotte, qui réunissent conception et construction, le projet de loi prévoit de confier au moins 30 % du montant prévisionnel aux microentreprises, PME ou artisans. Cette obligation concerne le titulaire lorsqu’il n’est pas lui-même une de ces entreprises, un artisan ou une entreprise de l’économie sociale et solidaire, sauf impossibilité liée à la structure économique du secteur.

L’amendement ajouterait une condition de nationalité française pour les bénéficiaires de cette part. Il ne modifierait ni son taux de 30 %, ni l’exception prévue.

Les auteurs souhaitent protéger le tissu économique de l’île contre les stratégies d’influence étrangères, en évoquant notamment la Chine. La condition proposée porterait sur la nationalité française, sans imposer un siège à Mayotte.

Amendement n° 5 · M. de Lépinau · Article 21

Amendement n° 5 de M. de Lépinau à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour30 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2752
Réserver aux petites entreprises et artisans ayant leur siège à Mayotte une part des marchés de construction éducative
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit, pour certains marchés réunissant conception et construction d’équipements éducatifs à Mayotte, une part minimale de 30 % du montant prévisionnel à confier aux microentreprises, PME ou artisans. Le titulaire en serait dispensé s’il appartient lui-même aux catégories prévues, dont l’économie sociale et solidaire.

L’amendement réserverait cette part aux entreprises et artisans ayant leur siège à Mayotte. Il limiterait aussi la dispense aux titulaires des catégories prévues dont le siège social est à Mayotte. L’exception liée aux capacités économiques du secteur serait maintenue.

Les auteurs souhaitent faire bénéficier l’économie mahoraise de ces constructions et mobiliser la connaissance locale du terrain pour mieux adapter les bâtiments au changement climatique. La mesure porterait sur cette part des marchés, et non sur la réservation de tous les marchés aux entreprises locales.

Amendement n° 177 · M. Taché · Article 21

Amendement n° 177 de M. Taché à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour42 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2751
Faciliter à Mayotte les marchés de conception-réalisation pour rénover les espaces professionnels des établissements de formation professionnelle et continue
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit à Mayotte, jusqu’au 31 décembre 2031, une dérogation aux conditions de recours aux marchés publics de conception-réalisation pour plusieurs équipements éducatifs. Ces marchés permettent de confier ensemble la conception des travaux et leur réalisation.

L’amendement étendrait cette dérogation à la rénovation des plateaux techniques et des espaces professionnels des établissements de formation professionnelle et continue. Il faciliterait ainsi le recours à ces marchés pour les lieux où les élèves apprennent les gestes de leur métier, sans décider lui-même des travaux ni de leur financement.

Selon les auteurs, le manque d’entretien, de matériel et de mise aux normes dégrade les conditions d’apprentissage et d’enseignement, alors que les entreprises locales recherchent du personnel qualifié.

Amendement n° 603 · M. Fournier · Article 21

Amendement n° 603 rectifié de M. Fournier à l'article 21 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
57 pour1 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2750
Permettre à l’État d’expérimenter un plan de régularisation des droits sur les terrains à Mayotte pendant cinq ans
Tous les groupes

Selon les auteurs, l’absence de titres de propriété et les propriétés partagées non réglées fragilisent les habitants de Mayotte et freinent les projets de logement et d’équipements. L’amendement permettrait à l’État de lancer un plan expérimental de cinq ans à compter du 1er janvier 2026, avec les collectivités et la commission d’urgence foncière.

Le plan viserait à identifier les occupations existantes dans les zones densément habitées et à simplifier la délivrance de titres de propriété ou d’autres droits sur les terrains. Leur sécurisation resterait soumise aux documents de planification et aux exigences environnementales. Il viserait aussi à mobiliser des terrains pour le logement et les équipements publics, tout en prévenant l’extension de l’habitat informel.

Cette possibilité ne vaudrait pas régularisation automatique des occupants. La commission assurerait une évaluation annuelle et un rapport serait transmis au Parlement avant la fin de l’expérimentation.

Amendement n° 443 · M. Naillet · Après l’article 20

Amendement n° 443 de M. Naillet après l'article 20 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour36 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2749
Permettre à l’État de coordonner pendant cinq ans la régularisation foncière à Mayotte avec les collectivités
Tous les groupes

Selon les auteurs, l’incertitude sur les droits de propriété à Mayotte freine les projets de logement et d’équipement. Ils indiquent que seuls 10 à 15 % des parcelles disposent d’un titre de propriété clair et opposable, permettant de faire reconnaître ses droits face à d’autres personnes.

L’amendement permettrait à l’État d’expérimenter pendant cinq ans une coordination renforcée de ses services et des établissements publics, avec les collectivités et dans le respect de leurs compétences. Elle viserait à simplifier les procédures, à définir d’éventuelles adaptations des règles d’urbanisme et de propriété publique, et à accompagner la sécurisation des occupations irrégulières. Elle ne donnerait pas directement un titre de propriété aux occupants et devrait respecter les droits des tiers. Un rapport d’évaluation serait transmis au Parlement au moins six mois avant la fin de l’expérimentation.

Amendement n° 114 · M. Naillet · Après l’article 20

Amendement n° 114 de M. Naillet après l'article 20 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour36 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2748
Étendre à certaines possessions anciennes à Mayotte l’application d’un délai de dix ans pour faire reconnaître un droit foncier
Tous les groupes

Le texte de référence étendrait un délai de dix ans à certaines possessions ayant commencé avant le 11 avril 2024 à Mayotte. Elles devraient être constatées par un acte de notoriété ou une décision judiciaire après l’entrée en vigueur de la mesure, puis donner lieu à l’inscription d’un droit au livre foncier avant le 31 décembre 2038. Les logements insalubres et les habitats indignes ou informels seraient exclus.

Les conditions de possession exigées par le code civil ne sont pas reproduites, ce qui empêche de préciser toutes les situations admissibles. L’entrée en vigueur dépendrait d’un décret sur l’information des personnes concernées, au plus tard fin 2027. L’article reporterait aussi une échéance de 2027 à 2038, sans que la disposition prolongée soit identifiable. Cette version antérieure au vote ne restitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 20 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
29 pour22 contre2 abstentions
26 juin 2025N° 2744
Supprimer l’interdiction de se marier pour les personnes en séjour irrégulier en France
Tous les groupes

Le texte en discussion interdirait à toute personne séjournant irrégulièrement en France de contracter mariage. Cette interdiction reposerait sur sa situation de séjour, sans que l’article exige de démontrer une fraude dans le projet de mariage. L’amendement supprimerait cette interdiction.

Ses auteurs invoquent la liberté du mariage. Ils rappellent une décision du Conseil constitutionnel selon laquelle l’irrégularité du séjour ne peut, à elle seule, empêcher une personne de se marier. Ils soulignent qu’un Français pourrait être empêché d’épouser une personne sans titre de séjour même si leur union est sincère. Ils estiment les moyens de lutte contre les mariages frauduleux déjà suffisants et rappellent que le mariage n’empêche pas, en lui-même, un éloignement.

Amendement n° 3 · M. Christophle · Article premier

Amendement de suppression n° 3 de M. Christophle à l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer les prérogatives des officiers de l'état-civil et du ministère public pour lutter contre les mariages simulés ou arrangés (première lecture).

Léa Balage El Mariky : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
171 pour0 contre0 abstentions
26 juin 2025N° 2742
Obliger les futurs époux étrangers à fournir des éléments sur leur situation au regard du séjour
Tous les groupes

Dans le cadre de la proposition de loi contre les mariages simulés ou arrangés, le texte de référence ajouterait une obligation pour les futurs époux de nationalité étrangère. Ils devraient fournir à l’officier de l’état civil des éléments lui permettant d’apprécier leur situation au regard du séjour, en plus des pièces déjà demandées pour le mariage.

L’article ne précise pas quels justificatifs seraient nécessaires et ne pose pas, à lui seul, une interdiction de mariage liée au séjour. La version disponible est antérieure au vote et ne permet pas de reconstituer les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 1er A de la proposition de loi visant à renforcer les prérogatives des officiers de l'état-civil et du ministère public pour lutter contre les mariages simulés ou arrangés (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Léa Balage El Mariky : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
120 pour53 contre3 abstentions
Recherche et périmètre

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Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.