Justice & sécurité

2 058 scrutins sur ce sujet. Retrouvez ce qui a été adopté ou rejeté et comment chaque groupe et député a voté, avec les sources officielles.

Police & sécurité du quotidien · 378 scrutins avec les filtres actuels.

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378 scrutins publicsPage 13 / 16
16 déc. 2025N° 4782
Permettre aux agents de sécurité privée d’inspecter visuellement les véhicules entrant sur le site d’un grand événement
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait aux agents de sécurité privée chargés de garder un site accueillant un grand événement d’inspecter visuellement les véhicules et leurs coffres. Cette inspection nécessiterait une demande du gestionnaire du lieu et le consentement exprès du conducteur. Les véhicules spécialement aménagés pour l’habitation seraient exclus.

En cas de refus de l’inspection, le véhicule ne pourrait pas entrer sur le site. Le conducteur et ses passagers conserveraient toutefois la possibilité d’y accéder sans lui. La mesure porterait donc sur l’accès avec un véhicule, sans autoriser une inspection imposée au conducteur. Cette version précède le vote et ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 31 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
118 pour40 contre0 abstentions
16 déc. 2025N° 4781
Obliger les agents de sécurité privée à présenter leur carte professionnelle avant d’inspecter visuellement un véhicule
Tous les groupes

Le projet de loi autoriserait les agents de sécurité privée à inspecter visuellement les véhicules et leurs coffres à l’entrée des sites accueillant un grand événement dont ils assurent la garde. Cette inspection nécessiterait la demande du gestionnaire et l’accord exprès du conducteur. Les véhicules aménagés à usage d’habitation seraient exclus.

L’amendement obligerait l’agent à présenter sa carte professionnelle avant toute inspection, sans attendre que le conducteur la réclame. Les auteurs invoquent des contrôles ayant révélé des agents sans autorisation, notamment lors de grands événements sportifs, et souhaitent prévenir les inspections par des personnes non habilitées. Pour le conducteur, la présentation deviendrait systématique, alors que, selon l’exposé, il ignore souvent pouvoir la demander.

Amendement n° 62 · Mme Regol · Article 31

Amendement n° 62 de Mme Regol à l'article 31 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
46 pour111 contre0 abstentions
16 déc. 2025N° 4780
Permettre aux agents de sécurité privée d’inspecter visuellement les objets et bagages visibles dans les véhicules
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait aux agents de sécurité privée d’inspecter visuellement les véhicules et leurs coffres à l’entrée des sites accueillant un grand événement dont ils ont la garde. Le gestionnaire devrait demander ces contrôles et le conducteur y consentir expressément. Les véhicules spécialement aménagés à usage d’habitation seraient exclus.

L’amendement ajouterait explicitement les objets, bagages et contenants visibles à l’intérieur du véhicule au périmètre de cette inspection. Bien que les auteurs parlent de « fouiller » les sacs, le texte proposé resterait celui d’une inspection visuelle. Un refus empêcherait l’accès avec le véhicule, sans exclure la possibilité pour le conducteur et les passagers d’entrer sans lui.

Amendement n° 20 · M. Guitton · Article 31

Amendement n° 20 de M. Guitton à l'article 31 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
45 pour87 contre9 abstentions
16 déc. 2025N° 4779
Limiter à la durée des Jeux de 2030 les nouvelles inspections visuelles de véhicules par les agents de sécurité privée
Tous les groupes

Le projet de loi autoriserait durablement les agents de sécurité privée à inspecter visuellement les véhicules et leurs coffres à l’entrée des sites accueillant un grand événement dont ils assurent la garde. Il faudrait une demande du gestionnaire et l’accord exprès du conducteur. Les véhicules aménagés à usage d’habitation seraient exclus.

L’amendement limiterait cette nouvelle autorisation à la seule durée des Jeux olympiques et paralympiques de 2030. Ses auteurs reconnaissent l’objectif de lutte contre le terrorisme et les conditions encadrant les inspections, mais craignent une atteinte aux droits et libertés si ce pouvoir devenait permanent. Pendant la période autorisée, un conducteur refusant l’inspection ne pourrait pas entrer avec son véhicule, tout en pouvant accéder au site sans celui-ci.

Amendement n° 36 · Mme Allemand · Article 31

Amendement n° 36 de Mme Allemand à l'article 31 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
45 pour47 contre34 abstentions
16 déc. 2025N° 4778
Limiter entre septembre 2029 et mars 2030 les nouvelles inspections visuelles de véhicules par les agents de sécurité privée
Tous les groupes

Le projet de loi autoriserait sans limite de durée les agents de sécurité privée à inspecter visuellement les véhicules et leurs coffres à l’entrée des sites accueillant un grand événement dont ils ont la garde. Ces contrôles nécessiteraient une demande du gestionnaire et l’accord exprès du conducteur, et excluraient les véhicules aménagés à usage d’habitation.

L’amendement rendrait cette autorisation temporaire et dérogatoire, entre le 1er septembre 2029 et le 1er mars 2030. Les auteurs souhaitent rattacher cette extension des pouvoirs des agents à la période des Jeux de 2030 plutôt que l’inscrire durablement dans le droit. Pendant cette période, le refus d’inspection empêcherait l’entrée du véhicule, mais laisserait possible l’accès du conducteur et des passagers sans celui-ci.

Amendement n° 63 · Mme Regol · Article 31

Amendement n° 63 de Mme Regol à l'article 31 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
46 pour51 contre27 abstentions
16 déc. 2025N° 4777
Supprimer la possibilité pour les agents de sécurité privée d’inspecter les véhicules à l’entrée de grands événements
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait aux agents de sécurité privée d’inspecter visuellement les véhicules et leurs coffres à l’entrée des lieux accueillant certains grands événements ou rassemblements dont ils assurent la garde. Cette inspection nécessiterait une demande du gestionnaire et le consentement exprès du conducteur. Les véhicules aménagés pour l’habitation seraient exclus. Un refus empêcherait l’entrée du véhicule, mais pas nécessairement celle de ses occupants à pied.

L’amendement supprimerait cette nouvelle possibilité. Ses auteurs estiment que la sécurité doit rester une mission de l’État et contestent l’extension des pouvoirs confiés aux opérateurs privés. Il ne supprimerait pas l’ensemble des missions des agents de sécurité privée, mais l’autorisation d’inspection prévue par cet article.

Amendement n° 61 · Mme Regol · Article 31

Amendement n° 61 de Mme Regol et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 31 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
30 pour72 contre12 abstentions
16 déc. 2025N° 4775
Sanctionner les responsables de dommages aux monuments et sites protégés concernés par les publicités des Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit des dérogations aux interdictions publicitaires pour les Jeux de 2030, notamment sur des monuments historiques accueillant des compétitions, des monuments naturels et des sites classés. Il impose aussi aux partenaires publicitaires de veiller à l’intégrité des sites et bâtiments.

L’amendement ajouterait une amende administrative, prononcée par l’administration, pouvant atteindre 15 000 euros pour les responsables de dégradations ou d’atteintes aux monuments historiques, monuments naturels et sites classés mentionnés dans l’article. L’administration pourrait également leur faire payer la remise en état. Les sanctions pénales prévues par les codes du patrimoine et de l’environnement resteraient applicables.

Les auteurs reconnaissent l’intérêt financier des partenaires publicitaires pour les Jeux, mais craignent des dommages au patrimoine et aux espaces naturels. Ils proposent donc une sanction supplémentaire plutôt que de supprimer les dérogations d’affichage.

Amendement n° 181 · M. Ciotti · Article 3

Amendement n° 181 de M. Ciotti à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
38 pour67 contre3 abstentions
11 déc. 2025N° 4750
Demander au Gouvernement un rapport sur les effets du renouvellement automatique des titres de séjour sur la sécurité intérieure
Tous les groupes

La proposition de loi vise à rendre automatique le renouvellement des cartes de séjour pluriannuelles et des cartes de résident. L’amendement demanderait au Gouvernement un rapport évaluant les conséquences de cette mesure sur la sécurité intérieure et l’ordre public, à remettre au Parlement dans les six mois suivant la promulgation de la loi.

Ses auteurs craignent qu’un allègement des contrôles individuels à chaque échéance réduise la capacité de l’État à détecter des menaces, notamment en présence d’antécédents judiciaires ou de comportements radicalisés. Le rapport aurait pour objet d’évaluer ces risques. L’amendement ne créerait lui-même aucun contrôle supplémentaire et ne modifierait pas les conditions de renouvellement des titres.

Amendement n° 14 · M. Jacobelli · Après l’article 2

Amendement n° 14 de M. Jacobelli après l'article 2 de la proposition de loi visant à garantir un renouvellement automatique des titres de séjour de longue durée (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
21 pour112 contre3 abstentions
20 nov. 2025N° 4076
Faire contribuer les organismes d’assurance au financement des services d’incendie et de secours selon leur chiffre d’affaires
Tous les groupes

Les auteurs proposent de faire participer les organismes d’assurance au financement des pompiers, dont les interventions limitent les destructions de biens et donc les indemnisations. Ils écartent un calcul fondé sur la valeur des biens sauvés, jugée encore trop difficile à évaluer.

La contribution serait due par les entreprises d’assurance et de réassurance, les mutuelles et unions concernées ainsi que les institutions de prévoyance. Elle porterait sur leur chiffre d’affaires moyen réalisé en France durant les trois dernières années, au taux de 1 % au-dessus de 15 milliards d’euros et de 0,5 % en dessous. Le cas d’un montant exactement égal au seuil n’est pas précisé.

Les recettes seraient versées aux départements et réparties selon leur population et l’activité opérationnelle de l’année précédente. Les auteurs estiment leur produit à au moins 800 millions d’euros.

Amendement n° 2813 · Mme Regol · Après l’article 27

Amendement n° 2813 de Mme Regol après l'article 27 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
51 pour78 contre0 abstentions
20 nov. 2025N° 4075
Exclure les mutuelles régies par le code de la mutualité et les institutions de prévoyance de la contribution aux secours
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement se rapporte créerait une contribution des organismes d’assurance au financement des services d’incendie et de secours. Versée aux départements, elle serait calculée sur le chiffre d’affaires moyen réalisé en France durant les trois dernières années, avec deux taux selon la taille de l’organisme.

Le sous-amendement retirerait de la liste des contribuables les institutions de prévoyance ainsi que les mutuelles et unions relevant du code de la mutualité. Ses auteurs invoquent les spécificités de ces structures et jugent inutile de les inclure. Les entreprises relevant du code des assurances resteraient concernées, y compris les sociétés d’assurance mutuelles comme la MAIF ou la Macif. Il ne s’agirait donc pas d’exclure tous les assureurs portant le nom de mutuelle.

Sous-amendement n° 4060 · Mme Pochon · Après l’article 27

Sous-amendement n° 4060 de Mme Pochon à l'amendement n° 2813 de Mme Regol après l'article 27 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour47 contre23 abstentions
20 nov. 2025N° 4074
Ajouter à la taxe de séjour une part nationale destinée au financement des pompiers
Tous les groupes

Selon les auteurs, l’affluence touristique accroît les besoins de secours, alors que les ressources des collectivités qui financent les pompiers sont contraintes. L’amendement ajouterait à la taxe de séjour une « part sécurité civile », distincte de la part destinée au tourisme.

Fixée nationalement selon la catégorie d’hébergement, cette part irait de 0,10 à 0,50 euro par personne et par nuitée. Pour la taxe forfaitaire, elle serait calculée par unité de capacité d’accueil et par nuitée. Les communes et intercommunalités la collecteraient pour le département. Les recettes seraient affectées au service d’incendie et de secours concerné, ou à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris dans les quatre départements prévus.

Les auteurs estiment les ressources supplémentaires à 170 millions d’euros, pour une hausse moyenne de 0,20 euro par nuitée. Ces montants sont des estimations, non des recettes fixées par le texte.

Amendement n° 3166 · Mme Pantel · Après l’article 27

Amendement n° 3166 de Mme Pantel après l'article 27 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour44 contre0 abstentions
19 nov. 2025N° 3962
Exonérer de malus CO2 et de malus au poids les véhicules opérationnels de la police et de la gendarmerie nationales
Tous les groupes

L’amendement exonérerait des malus liés aux émissions de CO2 et au poids les véhicules exclusivement affectés aux missions opérationnelles de prévention, de surveillance et de lutte contre la délinquance de la police et de la gendarmerie nationales. Il ne viserait donc pas indistinctement tous leurs véhicules.

Selon les auteurs, ces missions nécessitent des véhicules lourds et puissants, davantage pénalisés par ces taxes. Ils invoquent aussi les difficultés de renouvellement du parc de la gendarmerie, en rapportant que 5 000 véhicules seulement auraient été acquis en quatre ans, pour 15 000 nécessaires. L’exonération chercherait à dégager des moyens pour ces achats, sans prévoir elle-même de programme d’acquisition. Le texte comporte un gage formel sur le tabac pour compenser la perte de recettes de l’État.

Amendement n° 1434 · Mme Blin · Après l’article 21

Amendement n° 1434 de Mme Blin après l'article 21 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour85 contre10 abstentions
19 nov. 2025N° 3959
Appliquer une accise réduite aux carburants des véhicules de la police et de la gendarmerie nationales
Tous les groupes

L’amendement appliquerait un tarif réduit d’accise, la taxe sur les carburants, à l’essence et au gazole consommés pour faire rouler les véhicules de la police et de la gendarmerie nationales. Il porterait sur leur consommation de carburant, et non sur les malus liés au CO2 ou au poids lors de l’achat des véhicules, également évoqués dans l’exposé des motifs.

Les auteurs estiment que les missions de sécurité imposent une consommation importante et souhaitent alléger cette charge. Ils invoquent les difficultés de renouvellement du parc automobile de la gendarmerie pour justifier la recherche d’économies. Le dispositif prévoit un tarif réduit, pas une exonération totale, et ne chiffre pas l’économie attendue. Il comporte un gage formel sur le tabac pour compenser la perte de recettes de l’État.

Amendement n° 1436 · Mme Blin · Après l’article 21

Amendement n° 1436 de Mme Blin après l'article 21 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
118 pour113 contre4 abstentions
8 nov. 2025N° 3574
Affecter pendant trois ans aux services d’incendie et de secours une fraction de taxe sur les assurances destinée aux allocations familiales
Tous les groupes

Selon les auteurs, les départements financent plus de 60 % des services départementaux d’incendie et de secours, dont les charges et les besoins d’investissement augmentent face aux risques climatiques et technologiques.

L’amendement transférerait aux départements et à la métropole de Lyon une fraction de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance actuellement affectée à la Caisse nationale des allocations familiales. Les auteurs l’estiment à environ 1,1 milliard d’euros. L’expérimentation durerait trois ans à compter du 1er janvier 2026. Ces collectivités devraient reverser intégralement les recettes aux services d’incendie et de secours compétents. Un décret fixerait leur répartition.

Ce transfert ne modifierait ni le taux de cette taxe ni les obligations des assurés. Une majoration de l’accise sur les tabacs est prévue comme gage financier pour compenser la perte de recettes de la Sécurité sociale, sans constituer à elle seule un financement effectif.

Amendement n° 1629 · M. Rancoule · Après l’article 12

Amendement n° 1629 de M. Rancoule et l'amendement identique suivant après l'article 12 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
85 pour160 contre9 abstentions
8 nov. 2025N° 3573
Réduire à 12 % la part de taxe sur les assurances affectée à la CNAF pour renforcer les ressources des départements
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit déjà de redistribuer des recettes entre branches de la sécurité sociale, notamment vers celles dont les déficits sont les plus élevés. Cet amendement réduirait de 13,3 % à 12 % la fraction de taxe spéciale sur les conventions d’assurance affectée à la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Il s’agit d’une part des recettes, non du taux payé sur les contrats.

Les auteurs souhaitent renforcer les départements pour soutenir les services départementaux d’incendie et de secours, financés à 60 % par ces collectivités selon leur exposé. Toutefois, celui-ci annonce une baisse à 1 % et environ 700 millions d’euros supplémentaires. Ces chiffres ne correspondent pas au dispositif, qui retient 12 %.

Le texte prévoirait une taxe additionnelle pour compenser la perte de recettes de la sécurité sociale. Ce gage formel ne doit pas être confondu avec un financement déjà acquis.

Amendement n° 1828 · M. Dessigny · Après l’article 12

Amendement n° 1828 de M. Dessigny après l'article 12 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
90 pour177 contre2 abstentions
8 nov. 2025N° 3572
Réduire à 11,8 % la part de taxe sur les assurances affectée à la CNAF pour renforcer les ressources des départements
Tous les groupes

L’amendement réduirait de 13,3 % à 11,8 % la fraction de taxe spéciale sur les conventions d’assurance attribuée à la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Il modifierait la répartition des recettes, sans changer le taux global de cette taxe ni les obligations des assurés. Le projet de loi prévoit par ailleurs des transferts entre branches de la sécurité sociale pour répondre à leurs besoins de financement.

Les auteurs évaluent à environ 120 millions d’euros les recettes réaffectées aux départements. Ils souhaitent soutenir les services départementaux d’incendie et de secours, dont ces collectivités assurent plus de 60 % du financement, face à la hausse des charges et aux investissements liés aux risques climatiques et technologiques.

Une taxe additionnelle serait prévue pour compenser la perte de recettes de la sécurité sociale. Cette clause constitue un gage formel, plutôt qu’un financement déjà acquis.

Amendement n° 1628 · M. Rancoule · Après l’article 12

Amendement n° 1628 de M. Rancoule après l'article 12 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
87 pour177 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2829
Revaloriser les indemnités des policiers en mobilité à Mayotte et les étendre aux personnels administratifs et aux policiers adjoints
Tous les groupes

Selon l’exposé, le coût de la vie à Mayotte, notamment les loyers, complique l’installation durable des policiers et leur fidélisation. Les personnels administratifs et les policiers adjoints ne bénéficient pas des mêmes dispositifs de bonification salariale que les policiers titulaires.

L’amendement ajouterait au rapport annexé à la loi un engagement de l’État à revoir les dispositifs d’indemnisation des fonctionnaires de police en mobilité à Mayotte pour les rendre plus attractifs. Il prévoirait aussi de les étendre aux personnels administratifs et aux policiers adjoints. L’objectif avancé est de faciliter l’installation et le maintien des personnels sur l’île. Le texte ne fixerait ni montant d’indemnité ni calendrier de mise en œuvre.

Amendement n° 38 · M. Gillet · Article premier

Amendement n° 38 de M. Gillet à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
30 pour8 contre7 abstentions
27 juin 2025N° 2828
Créer à Mayotte des écoles des métiers de la sécurité pour favoriser le recrutement de Français d’outre-mer
Tous les groupes

Les auteurs estiment que le manque de personnels originaires des territoires ultramarins dans les forces de sécurité limite leur ancrage local. Ils défendent une formation sur place pour favoriser des recrutements tenant mieux compte des réalités de Mayotte et des besoins du département.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la loi l’engagement de l’État à créer des écoles de formation aux métiers de la sécurité à Mayotte. Ces écoles auraient pour objectif de favoriser le recrutement de Français d’outre-mer dans la gendarmerie, la police nationale et les polices municipales. Le texte ne préciserait ni le nombre d’écoles, ni leur capacité d’accueil, ni leur calendrier d’ouverture.

Amendement n° 37 · M. Gillet · Article premier

Amendement n° 37 de M. Gillet à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
32 pour13 contre3 abstentions
27 juin 2025N° 2827
Faciliter la prolongation des postes des policiers souhaitant rester à Mayotte au-delà de six ans
Tous les groupes

Selon l’exposé de l’amendement, les gardiens de la paix et les officiers sont affectés à Mayotte pour quatre ans, renouvelables pour deux ans. Au-delà, les prolongations demandées par les agents restent exceptionnelles, notamment pour des raisons familiales. Les auteurs estiment que ces départs imposés entretiennent une rotation des effectifs et des difficultés de recrutement.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé un engagement de l’État à généraliser et faciliter les prolongations pour les policiers souhaitant rester après six ans. L’objectif serait de stabiliser les équipes pour maintenir une présence durable des forces de l’ordre. Le texte ne préciserait toutefois ni la procédure ni les critères d’attribution de ces prolongations.

Amendement n° 36 · M. Gillet · Article premier

Amendement n° 36 de M. Gillet à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
29 pour10 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2826
Supprimer le lien explicite avec la lutte contre l’immigration irrégulière dans le volet sécurité à Mayotte
Tous les groupes

Le rapport annexé au projet de loi comporte, dans sa partie consacrée à la sécurité publique, la mention « en lien avec la lutte contre l’immigration irrégulière ». L’amendement supprimerait ces seuls mots, sans supprimer le reste du passage consacré à la sécurité.

Les auteurs contestent l’association ainsi faite entre immigration et insécurité, qu’ils jugent stigmatisante et susceptible d’alimenter les préjugés. Ils défendent plutôt des moyens humains pour les services publics et les forces de l’ordre ainsi que des politiques sociales. La modification porterait sur l’orientation exprimée dans le rapport annexé, et non sur les règles d’entrée, de séjour ou d’éloignement des étrangers.

Amendement n° 261 · Mme Abomangoli · Article premier

Amendement n° 261 de Mme Abomangoli et l'amendement identique suivant à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour35 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2825
Affirmer une réponse de « fermeté absolue » de l’État face à l’insécurité à Mayotte
Tous les groupes

Le rapport annexé prévoit de prendre les mesures nécessaires au maintien durable de l’ordre public à Mayotte. L’amendement remplacerait cette formulation par l’exigence d’une réponse de « fermeté absolue » face à une insécurité présentée comme menaçant la paix civile et l’intégrité du territoire national.

Pour justifier ce changement, les auteurs évoquent notamment les jets de pierres contre les bus scolaires, les violences autour des établissements et la peur de sortir le soir. Ils souhaitent appeler à un engagement fort et durable de l’État pour la sécurité des habitants. Cette modification renforcerait le message politique du rapport annexé, sans définir de nouveaux pouvoirs de police, de sanctions ou de moyens supplémentaires.

Amendement n° 35 · M. Gillet · Article premier

Amendement n° 35 de M. Gillet à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
24 pour22 contre1 abstention
27 juin 2025N° 2803
Affirmer que la pression migratoire à Mayotte menace aussi la sécurité intérieure et la souveraineté nationale
Tous les groupes

Le rapport annexé au projet de loi de refondation de Mayotte évoque la paix civile. L’amendement y ajouterait la sécurité intérieure et la souveraineté nationale parmi les enjeux que les auteurs associent à la pression migratoire.

Les auteurs souhaitent que le programme affirme plus explicitement la protection de l’ordre public et de l’autorité de l’État. Ils invoquent les réseaux criminels, les violences urbaines, les trafics et les agressions contre les forces de l’ordre pour justifier cet ajout.

La modification renforcerait ainsi la manière dont le rapport présente les enjeux migratoires à Mayotte. Elle ne créerait, à elle seule, ni nouveau pouvoir de police ni nouvelle sanction.

Amendement n° 22 · M. Gillet · Article premier

Amendement n° 22 de M. Gillet à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
29 pour19 contre1 abstention
25 juin 2025N° 2702
Permettre au préfet de Mayotte d’ordonner la démolition rapide de constructions informelles de moins de trente jours
Tous les groupes

Le texte prévoit qu’à Mayotte, lorsqu’un procès-verbal constate une construction de moins de sept jours édifiée sans droit ni titre dans un secteur d’habitat informel, le préfet pourrait ordonner sa démolition sous vingt-quatre heures après notification.

L’amendement porterait ce seuil d’ancienneté de sept à trente jours. Il élargirait ainsi les constructions susceptibles de relever de cette procédure rapide, sans allonger le délai donné pour démolir. Selon les auteurs, la vitesse de reconstruction des quartiers informels après le cyclone Chido laisse trop peu de temps aux pouvoirs publics pour intervenir.

Si les lieux sont occupés, le délai minimal de quinze jours pour les évacuer resterait prévu. Les règles empêchant l’exécution forcée avant l’expiration des délais et, en cas de recours urgent, avant la décision du tribunal resteraient également inchangées.

Amendement n° 581 · M. Gosselin · Article 10

Amendement n° 581 de M. Gosselin à l'article 10 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
45 pour58 contre0 abstentions
25 juin 2025N° 2694
Autoriser le préfet de Mayotte à imposer la remise temporaire des armes en cas de risque de violences graves
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait au préfet de Mayotte d’imposer la remise d’armes, de munitions et d’objets dangereux lorsque les circonstances feraient craindre des troubles graves à l’ordre public liés à des violences armées. La mesure pourrait couvrir tout ou partie de Mayotte. L’arrêté devrait préciser ses motifs, les objets concernés, les délais et les dérogations possibles pour motif légitime.

La police ou la gendarmerie conserverait les objets contre récépissé pendant trois mois au maximum, renouvelables si les conditions persistaient. Ils seraient rendus lorsque ces conditions cesseraient ou à l’échéance prévue, sauf détention irrégulière entraînant leur destruction. Le non-respect serait sanctionné et une confiscation judiciaire serait possible. Cette version antérieure au vote ne restitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 12 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
105 pour26 contre0 abstentions
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