Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 977 scrutins publics Tous les textes · Prisca Thevenot
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26 janv. 2026N° 5164
Reporter à septembre 2027 les restrictions d’accès des moins de quinze ans aux réseaux sociaux et plateformes de vidéos
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit d’interdire aux moins de quinze ans certains réseaux sociaux et services de partage de vidéos jugés susceptibles de leur nuire, ainsi que l’accès sans l’accord exprès d’un représentant légal. Son entrée en vigueur est prévue le 1er septembre 2026.

L’amendement repousserait cette date d’un an, au 1er septembre 2027, sans supprimer les restrictions prévues. Les auteurs contestent leur efficacité et craignent que la vérification de l’âge fragilise la protection des données personnelles. Ils évoquent aussi les possibilités de contournement et le risque de déplacer la responsabilité des plateformes vers les utilisateurs. Ces critiques motivent le report proposé, mais l’amendement ne créerait pas les mesures de régulation et de prévention qu’ils appellent de leurs vœux.

Amendement n° 13 · M. Saint-Martin · Article premier

Amendement n° 13 de M. Saint-Martin et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (première lecture).

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
37 pour87 contre0 abstentions
26 janv. 2026N° 5158
Réserver l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux aux moins de treize ans plutôt qu’aux moins de quinze ans
Tous les groupes

L’amendement principal prévoit une interdiction générale d’accès aux réseaux sociaux avant quinze ans. Ce sous-amendement abaisserait ce seuil à treize ans. Les jeunes de treize et quatorze ans ne seraient donc plus concernés par cette interdiction, tandis que les enfants de moins de treize ans le resteraient.

Selon les auteurs, plusieurs plateformes fixent déjà un seuil de treize ans sans vérifier réellement l’âge de leurs utilisateurs. Ils souhaitent concentrer l’interdiction sur les plus jeunes et invoquent les contournements possibles ainsi qu’un risque de restrictions plus générales des libertés sur internet. Ils préconisent aussi de sensibiliser enfants et parents aux usages des écrans. Le sous-amendement modifierait uniquement l’âge retenu, sans ajouter de dispositif de sensibilisation ni de méthode de vérification.

Sous-amendement n° 126 · M. Gustave · Article premier

Sous-amendement n° 126 de M. Gustave à l'amendement n° 46 du Gouvernement à l'article premier de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (première lecture).

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
9 pour117 contre7 abstentions
26 janv. 2026N° 5157
Interdire aux réseaux sociaux de recommander aux moins de 18 ans des contenus fondés sur leurs préférences individuelles
Tous les groupes

Le texte en discussion interdirait aux moins de 15 ans l’accès à certains réseaux sociaux et plateformes de partage de vidéos jugés nuisibles, ainsi qu’aux services accessibles sans accord parental. L’amendement remplacerait ces restrictions d’accès par une obligation visant les réseaux sociaux exerçant en France et protégeant tous les moins de 18 ans.

Ces réseaux ne pourraient plus utiliser les données et métadonnées des mineurs pour déduire leurs préférences et mettre en avant certains contenus, notamment grâce aux algorithmes de recommandation. Un manquement pourrait être sanctionné d’une amende atteignant 6 % du chiffre d’affaires mondial de l’exercice précédent. Un décret préciserait l’application après avis de la CNIL, la commission chargée de protéger les données personnelles.

Selon les auteurs, ces recommandations servent à capter l’attention et à multiplier les interactions monétisées, notamment publicitaires. Ils souhaitent agir sur ce fonctionnement, auquel ils estiment les mineurs particulièrement vulnérables, plutôt que sur leur accès aux services.

Amendement n° 7 · M. Saint-Martin · Article premier

Amendement n° 7 de M. Saint-Martin à l'article premier de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (première lecture).

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour95 contre13 abstentions
26 janv. 2026N° 5156
Rejeter avant l’examen des articles la proposition de loi visant à protéger les mineurs sur les réseaux sociaux
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion de rejet préalable entraînerait le rejet de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux, sans examiner ses articles. Il n’approuverait donc pas les mesures de cette proposition. Si la motion était rejetée, l’examen du texte pourrait se poursuivre.

Cette procédure permet soit de faire reconnaître qu’un texte est contraire à la Constitution, soit de décider qu’il n’y a pas lieu d’en délibérer. Les arguments particuliers avancés à l’appui de cette motion ne sont pas disponibles, ce qui ne permet pas de préciser lequel de ces motifs ses auteurs invoquent.

Intitulé officiel et portée du vote

sur la motion de rejet préalable, déposée par Mme Mathilde Panot, de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour109 contre2 abstentions
22 janv. 2026N° 5107
Inviter le Gouvernement à suspendre la création d’instances administratives et à rationaliser les entités existantes
Tous les groupes

Cette proposition de résolution inviterait le Gouvernement à suspendre toute création d’instance administrative et à rationaliser les entités existantes, afin de simplifier l’administration et de maîtriser la dépense publique. Une résolution exprime une position de l’Assemblée nationale, sans imposer au Gouvernement une obligation juridique de la mettre en œuvre.

Le texte dénonce une multiplication des organismes qui fragmenterait l’État et rendrait son fonctionnement plus complexe. Il estime aussi que l’efficacité de l’argent public se dégrade malgré l’augmentation des crédits attribués à ces entités. Il ne précise toutefois ni les organismes à réorganiser ni les modalités de cette rationalisation. Cette présentation repose sur le texte de référence antérieur au vote, sans reconstitution des modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

Proposition de résolution visant à suspendre toute nouvelle création d'instances administratives pour lutter contre le phénomène d'agencification de l'État et rendre plus lisible le fonctionnement de l'administration française (art. 34-1 de la Constitution).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
136 pour88 contre0 abstentions
22 janv. 2026N° 5098
Supprimer l’affirmation selon laquelle les services de renseignement ont établi une islamisation politique menée par des réseaux liés aux Frères musulmans
Tous les groupes

La résolution visant l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes affirme que des services de renseignement et des enquêtes ont établi l’existence de réseaux liés à cette mouvance en Europe. Elle les décrit comme poursuivant une islamisation politique progressive, souvent dissimulée et soutenue par des financements étrangers. L’amendement supprimerait cette affirmation.

Les auteurs en contestent la solidité. Ils invoquent leur lecture d’un rapport décrivant une mouvance peu structurée en France et des auditions ne documentant pas de liens organisés avec des élus ou des partis. Ces témoignages portent sur les relations politiques suivies par les services cités. La suppression retirerait un motif de la résolution, sans modifier les missions des services de renseignement ni interdire leurs enquêtes.

Amendement n° 5 · M. Le Gall · Article unique

Amendement n° 5 de M. Le Gall à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
95 pour156 contre3 abstentions
22 janv. 2026N° 5097
Rappeler que les autorités doivent fonder les mesures antiterroristes sur des responsabilités individuelles établies
Tous les groupes

La proposition de résolution européenne vise à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. L’amendement ajouterait un rappel dans ses motifs. Les mesures antiterroristes ne devraient être ni collectives ni fondées sur une appartenance supposée à une mouvance idéologique, mais sur des responsabilités individuelles établies.

Les auteurs craignent qu’une assimilation de cette mouvance à une organisation terroriste expose des personnes ou des structures à des mesures graves sans lien démontré avec des infractions terroristes. L’ajout affirmerait cette exigence de responsabilité individuelle dans la résolution, sans modifier lui-même les règles de sanction.

Amendement n° 20 · Mme Voynet · Article unique

Amendement n° 20 de Mme Voynet à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
96 pour161 contre1 abstention
22 janv. 2026N° 5096
Supprimer de la résolution sur les Frères musulmans le rappel de la loi de 2021 contre le séparatisme
Tous les groupes

La proposition de résolution visant l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes rappelle l’objectif de la loi du 24 août 2021. Le passage présente le séparatisme comme des replis identitaires conduisant à écarter les lois communes au profit de normes religieuses ou ethniques.

L’amendement supprimerait ce rappel, sans abroger ni modifier la loi de 2021. Ses auteurs contestent son efficacité et dénoncent des risques pour les libertés, notamment celles des associations. Ils défendent une lutte contre le terrorisme fondée sur des preuves, le contrôle du juge et des décisions proportionnées. Le changement porterait donc sur les motifs invoqués dans la résolution, et non sur les obligations prévues par cette loi.

Amendement n° 4 · M. Le Gall · Article unique

Amendement n° 4 de M. Le Gall et l'amendement identique suivant à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
94 pour157 contre0 abstentions
22 janv. 2026N° 5095
Ajouter la fermeture de l’Institut européen des sciences humaines aux motifs de la résolution sur les Frères musulmans
Tous les groupes

La proposition de résolution vise l’inscription de la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. L’amendement ajouterait à ses motifs la fermeture administrative de l’Institut européen des sciences humaines, situé à Saint-Léger-de-Fougeret dans la Nièvre, qu’il présente comme confirmée par le juge administratif.

Le passage ferait de cette fermeture une illustration des risques liés à certaines structures éducatives diffusant une idéologie d’islam politique jugée incompatible avec les principes démocratiques et la laïcité. Selon l’exposé, cet exemple local permettrait d’appuyer la demande d’action européenne sur une situation concrète en France. L’amendement ajouterait cet argument à la résolution, sans décider lui-même d’une fermeture ou d’une nouvelle sanction contre l’institut.

Amendement n° 12 · M. Guibert · Article unique

Amendement n° 12 de M. Guibert à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
102 pour144 contre5 abstentions
22 janv. 2026N° 5094
Supprimer de la résolution l’affirmation que les Frères musulmans organisent une influence transnationale par les associations, l’éducation et la religion
Tous les groupes

La proposition de résolution visant l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes les décrit comme une organisation transnationale. Un passage leur attribue une stratégie d’influence menée sous couvert associatif, éducatif ou religieux, visant à pénétrer les institutions et à créer des sociétés séparées sur une base religieuse.

L’amendement supprimerait ce passage. Ses auteurs contestent l’existence d’une organisation internationale unifiée et d’une stratégie structurée d’influence en France. Ils s’appuient sur des travaux et auditions qu’ils présentent comme décrivant une mouvance peu structurée sur le territoire français. La suppression retirerait cette caractérisation des motifs de la résolution, sans supprimer à elle seule la demande d’inscription sur la liste européenne.

Amendement n° 3 · M. Le Gall · Article unique

Amendement n° 3 de M. Le Gall à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
86 pour157 contre4 abstentions
15 janv. 2026N° 5089
Supprimer les allégements fiscaux prévus pour les chaînes de télévision, dont l’augmentation de l’abattement pour celles couvrant 95 % de la population métropolitaine
Tous les groupes

L’article en discussion porterait de 10 à 30 millions d’euros l’abattement fiscal applicable aux services de télévision diffusés auprès d’au moins 95 % de la population métropolitaine. Un abattement réduit le montant sur lequel l’impôt est calculé, et non directement l’impôt de la même somme. L’article exclurait aussi du calcul les frais de régie, liés à la commercialisation des espaces publicitaires, ce qui réduirait le montant soumis à l’impôt.

L’amendement supprimerait cet article et écarterait ces deux allégements. Ses auteurs contestent l’intérêt général d’un avantage accru pour des groupes audiovisuels privés qu’ils estiment déjà prospères grâce à la publicité. Ils critiquent également le soutien fiscal à certaines chaînes dont ils mettent en cause le respect des exigences d’information et de pluralisme. L’amendement ne modifierait pas les obligations éditoriales des chaînes.

Amendement n° 1489 · M. Saintoul · Article 24 bis

Amendement n° 1489 de M. Saintoul et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 24 bis du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour74 contre7 abstentions
15 janv. 2026N° 5088
Réviser la taxation des tabacs et exclure les produits de vapotage du champ de l’accise
Tous les groupes

Le texte de référence, dont les modifications de séance ne sont pas reconstituées, exclurait de plusieurs taux réduits de TVA les ventes de produits susceptibles d’être fumés, y compris par chauffage produisant un aérosol inhalable. Il exclurait le vapotage de l’accise, impôt spécifique sur les produits, malgré des lignes tarifaires conservées à zéro.

Pour les tabacs, l’accise associerait une part du prix de vente et un montant fixe par quantité, avec un plancher d’impôt. Pour mille bâtonnets de tabac chauffé, le tableau de 2026 porterait le montant fixe de 41,1 à 50,9 euros et le plancher de 303,8 à 336 euros, en maintenant la part proportionnelle à 51,4 %. Les montants fixes et planchers seraient indexés annuellement sur l’inflation, sans baisse et avec une hausse des planchers plafonnée à 3 %.

Ces dispositions s’appliqueraient par décret entre le 1er juillet 2026 et le 1er janvier 2027.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 23 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
104 pour7 contre2 abstentions
15 janv. 2026N° 5087
Supprimer la refonte de la fiscalité des produits à fumer et du vapotage, notamment la hausse prévue pour le tabac chauffé
Tous les groupes

L’article 23 du projet de loi de finances pour 2026 redéfinit les catégories de produits à fumer et modifie leur TVA et leur accise, un impôt sur la consommation. Pour le tabac chauffé en bâtonnets, il porterait notamment la composante de taxe calculée par quantité de 41,1 à 50,9 euros pour 1 000 bâtonnets entre 2025 et 2026. Le minimum de taxe à percevoir passerait de 303,8 à 336 euros pour cette même quantité.

L’amendement supprimerait tout l’article, empêchant notamment ces hausses. Les auteurs défendent le vapotage comme outil de réduction ou d’arrêt du tabac et craignent une charge accrue pour les consommateurs modestes. Leur exposé évoque une taxe de 3 ou 5 centimes par millilitre. Toutefois, le texte discuté fixe à zéro les tarifs d’accise des liquides nicotinés pour 2026. La suppression n’abandonnerait donc pas une taxe positive de ces montants sur le vapotage.

Amendement n° 1481 · M. Le Coq · Article 23

Amendement n° 1481 de M. Le Coq de suppression de l'article 23 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour92 contre2 abstentions
15 janv. 2026N° 5086
Taxer de 5 euros chaque article de marchandise importé dans un envoi de faible valeur
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit une taxe de 5 euros par article de marchandise, au sens de la déclaration douanière, contenu dans un envoi de faible valeur. Elle serait due par la personne redevable de la TVA à l’importation, et non nécessairement directement par le destinataire du colis. Certaines importations seraient exonérées par renvoi au code général des impôts.

La taxe serait supprimée lors de l’entrée en vigueur d’un prélèvement européen destiné à couvrir les coûts des contrôles douaniers, au plus tard le 31 décembre 2026. Cette version antérieure ne permet pas de reconstituer les modifications de séance ni de confirmer le texte exact soumis au vote.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 22 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
68 pour54 contre0 abstentions
15 janv. 2026N° 5085
Supprimer la taxe de 5 euros prévue sur chaque article importé dans un envoi de faible valeur
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit une taxe de 5 euros par article de marchandise importé dans un envoi de faible valeur, sous réserve des exceptions prévues. Elle serait due par la personne redevable de la TVA à l’importation, et non nécessairement directement par le destinataire du colis. Elle s’appliquerait sur la partie française du territoire douanier européen ainsi qu’à Saint-Martin.

L’amendement supprimerait entièrement cette taxe, dont les auteurs soulignent que le montant a été porté de 2 à 5 euros au Sénat. Le dispositif prévu est temporaire, jusqu’à l’entrée en vigueur d’un prélèvement européen destiné à couvrir les coûts des contrôles douaniers, et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2026. Sa suppression porterait sur ce prélèvement national, pas sur la TVA à l’importation.

Amendement n° 164 · M. Jean-Philippe Tanguy · Article 22

Amendement n° 164 de M. Jean-Philippe Tanguy et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 22 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Prisca Thevenot : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
55 pour68 contre2 abstentions
15 janv. 2026N° 5084
Réduire les taxes dues par les installations sur les déchets non dangereux mis en décharge ou incinérés de 2026 à 2030
Tous les groupes

Le projet de budget prévoit des taxes calculées par tonne de déchets, dues notamment par les titulaires des autorisations des décharges et incinérateurs. Pour les déchets non dangereux, l’amendement remplacerait les tarifs de mise en décharge, allant de 69 à 85 euros entre 2026 et 2030, par 24 euros par tonne chaque année.

Pour l’incinération, il fixerait sur cette période un tarif annuel de 15 euros par tonne lorsque le rendement énergétique de l’installation atteint 65 %, et de 20 euros en dessous. Le projet prévoit respectivement des hausses de 19 à 35 euros et de 30 à 65 euros.

Les auteurs souhaitent alléger une fiscalité que certains syndicats de déchets disent répercuter sur les ménages. Le projet impose cette répercussion dans les contrats avec les apporteurs de déchets. L’amendement réduirait les tarifs fiscaux, sans fixer les sommes facturées aux habitants ni les modalités de collecte.

Amendement n° 1228 · Mme Diaz · Article 21

Amendement n° 1228 de Mme Diaz à l'article 21 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Prisca Thevenot : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
60 pour55 contre4 abstentions
15 janv. 2026N° 5083
Taxer les rejets de PFAS des installations autorisées et alléger certaines redevances de consommation d’eau potable
Tous les groupes

Le texte de référence, dont les modifications de séance ne sont pas reconstituées, prévoirait en 2027 une redevance pour les installations soumises à autorisation rejetant plus de 100 grammes annuels de PFAS, substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, hors stations d’épuration. Son tarif serait de 100 euros par 100 grammes, après déduction des PFAS présents dans l’eau prélevée. Les rejets passant par un réseau de collecte et bénéficiant d’une épuration dédiée auraient une réduction de masse taxable de 50 à 90 % selon les performances du traitement.

L’eau potable destinée à l’irrigation, comptée séparément et sans autre solution techniquement ou économiquement possible, serait exclue de la redevance de consommation jusqu’à 50 000 m³ annuels.

Pour les entreprises industrielles, commerciales ou artisanales, une hausse d’au moins 66 % par rapport aux redevances de 2023 ouvrirait une exonération de cette redevance de 75 % en 2026, 50 % en 2027 et 25 % en 2028, sans descendre sous le double du montant de référence.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 20 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
60 pour55 contre0 abstentions
15 janv. 2026N° 5081
Fixer les tarifs d’accise sur l’énergie pour les ménages et les entreprises et adapter les tarifs réduits industriels
Tous les groupes

Le texte de référence fixe des tarifs d’accise, taxe sur la consommation d’énergie. Pour l’électricité, le tarif normal serait de 21,69 euros par mégawattheure pour les ménages et assimilés en 2026, puis de 21,38 euros en 2027. Pour les entreprises et assimilées, il serait respectivement de 20 euros et de 19,67 euros. Ces montants sont ceux de la taxe, pas le prix total de l’électricité facturée.

Le texte fixe aussi des tarifs pour les combustibles et modifie l’indexation annuelle. Il prévoit des tarifs réduits d’électricité pour certaines activités industrielles selon leur consommation, leur sensibilité au prix de l’électricité ou leur exposition à la concurrence internationale. Il adapte enfin la déclaration de l’accise sur certaines pertes d’électricité des réseaux. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 18 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
56 pour50 contre6 abstentions
15 janv. 2026N° 5080
Supprimer l’exonération du tarif de solidarité sur les billets d’avion pour certaines liaisons de moins de 150 000 passagers annuels
Tous les groupes

L’article en discussion exonérerait du tarif de solidarité de la taxe sur les billets d’avion les vols au départ de France métropolitaine ou ultramarine assurant une liaison soumise à une obligation de service public et dont le trafic annuel est inférieur à 150 000 passagers commerciaux. Cette obligation encadre une desserte de service public. Une attestation annuelle de l’autorité organisatrice serait nécessaire pour bénéficier de l’exonération.

L’amendement supprimerait cet article et empêcherait donc cette nouvelle exonération, sans supprimer les liaisons concernées. Selon ses auteurs, l’allégement est présenté comme un soutien au désenclavement, mais favoriserait l’aviation plutôt que les transports moins polluants. Ils contestent aussi la perte de recettes publiques associée, qu’ils jugent limitée mais contraire à la cohérence écologique du budget.

Amendement n° 1362 · M. Lahais · Article 15 bis

Amendement n° 1362 de M. Lahais et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 15 bis du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Prisca Thevenot : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
57 pour51 contre5 abstentions
15 janv. 2026N° 5079
Abroger deux dispositions de l’article 20 de la loi de finances pour 2025
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit de supprimer deux dispositions de l’article 20 de la loi de finances pour 2025, le 6° du I et le V. Il retirerait aussi les renvois à ces dispositions dans une autre partie du même article.

Le contenu des règles supprimées n’est pas reproduit dans les éléments disponibles. Il n’est donc pas possible de préciser les personnes concernées ni ce que cette suppression changerait concrètement pour elles.

Cette lecture repose sur le dernier texte de l’Assemblée nationale disponible avant le vote. Les éventuelles modifications apportées en séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 15 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
57 pour54 contre3 abstentions
15 janv. 2026N° 5078
Majorer la taxe d’immatriculation des véhicules en Île-de-France pour financer Île-de-France Mobilités
Tous les groupes

Selon l’exposé, la majoration de taxe sur les carburants affectée à Île-de-France Mobilités a été supprimée au 1er janvier 2026 car elle était incompatible avec le droit européen. L’amendement rétablirait une ressource de remplacement destinée aux transports collectifs.

Les personnes faisant immatriculer un véhicule en Île-de-France paieraient une majoration du tarif régional par cheval fiscal, et non un supplément forfaitaire par carte grise. Elle serait de 14 € par cheval fiscal du 1er mars au 31 décembre 2026, puis de 12 € dès 2027, sauf décision d’Île-de-France Mobilités dans la limite de 13 €. Les exonérations et réductions existantes s’appliqueraient aussi.

Les recettes reviendraient à Île-de-France Mobilités. Selon les auteurs, le tarif exceptionnel de 2026 viserait à compenser une année entière de recettes supprimées malgré une application à partir de mars.

Amendement n° 3480 · Gouvernement · Article 15

Amendement n° 3480 du Gouvernement à l'article 15 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Prisca Thevenot : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour59 contre7 abstentions
15 janv. 2026N° 5077
Permettre aux autorités de moduler le tarif d’infrastructure des poids lourds selon leurs émissions polluantes ou de CO₂
Tous les groupes

Le texte de référence modifierait les règles du tarif d’infrastructure, lié à l’utilisation des routes par les poids lourds. Les autorités compétentes pourraient distinguer les véhicules selon leurs classes de polluants « Euro » ou leurs classes d’émissions de CO₂. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Avec le classement « Euro », les véhicules répondant aux exigences les plus élevées seraient moins taxés. À classe de véhicule identique, le tarif le plus élevé ne pourrait dépasser le double du plus bas. L’autorité pourrait renoncer à cette modulation, après notification européenne, notamment en cas d’impossibilité technique ou de détournement des véhicules polluants vers d’autres routes présentant des risques pour la sécurité ou la santé.

L’entrée en vigueur serait prévue en 2027, reportée à 2028 si le système européen de quotas d’émissions mentionné par l’article était lui-même reporté.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 14 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour53 contre2 abstentions
15 janv. 2026N° 5076
Modifier les malus automobiles et les taxes des entreprises selon les émissions et la motorisation des véhicules
Tous les groupes

Le texte de référence modifierait plusieurs taxes automobiles. Il prévoirait un barème du malus CO₂ allant de 50 euros à 98 grammes par kilomètre jusqu’à 100 000 euros au-delà de 187 grammes. Cette version antérieure au vote ne reconstitue pas les modifications de séance.

Pour le malus au poids, les véhicules à faible empreinte carbone seraient exonérés. Les autres véhicules électriques dont la première immatriculation intervient à compter du 1er juillet 2026 bénéficieraient d’un abattement de 600 kg plutôt que d’une exonération. Ces 600 kg seraient retranchés du poids retenu pour calculer le malus, au lieu d’écarter entièrement la taxe. Les véhicules à hydrogène suivraient cette règle pour les premières immatriculations à partir de 2028.

La taxe annuelle sur les émissions de polluants des véhicules d’entreprise atteindrait, pour les plus polluants, 650 euros en 2026, 800 en 2027 et 950 en 2028.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 13 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Prisca Thevenot : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
93 pour0 contre0 abstentions
15 janv. 2026N° 5075
Exonérer du malus au poids les véhicules des familles d’au moins trois enfants, les véhicules électriques et à hydrogène
Tous les groupes

Le texte en discussion exonérerait du malus au poids les véhicules à faible empreinte carbone. Pour les autres véhicules électriques, il prévoirait à partir de juillet 2026 un abattement de 600 kg, c’est-à-dire une réduction du poids retenu pour calculer la taxe, plutôt qu’une exonération totale. Cette même évolution concernerait les véhicules à hydrogène à partir de 2028.

L’amendement maintiendrait l’exonération des véhicules à faible empreinte carbone et l’étendrait à tous les véhicules électriques et à hydrogène, ainsi qu’aux véhicules des familles de trois enfants ou plus. Ces véhicules ne seraient donc pas soumis au malus au poids, plutôt que de bénéficier seulement d’une réduction de son calcul.

Les auteurs souhaitent notamment épargner les véhicules familiaux des familles nombreuses. Cette modification concerne le malus lié au poids, et non l’ensemble des taxes automobiles.

Amendement n° 176 · M. Jean-Philippe Tanguy · Article 13

Amendement n° 176 de M. Jean-Philippe Tanguy à l'article 13 du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).

Prisca Thevenot : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
49 pour33 contre12 abstentions
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