Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

7 327 scrutins publics Tous les textes · Marine Hamelet
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13 mai 2025N° 1623
Rejeter préalablement le texte de commission mixte paritaire sur l’autorité de la justice envers les mineurs délinquants et leurs parents
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion de rejet préalable entraînerait le rejet du texte visant à renforcer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents. La motion permet de faire reconnaître qu’un texte est contraire à la Constitution ou de décider qu’il n’y a pas lieu d’en délibérer.

La version soumise à l’Assemblée est celle élaborée par la commission mixte paritaire. Si la motion était écartée, l’Assemblée pourrait poursuivre son examen. Selon les règles applicables à cette version, elle statuerait sur les éventuels amendements ayant reçu l’accord du Gouvernement, puis par un vote unique sur l’ensemble du texte.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet préalable, déposée par Mme Mathilde Panot, de la proposition de loi visant à renforcer l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marine Hamelet : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
103 pour176 contre0 abstentions
12 mai 2025N° 1621
Supprimer la précision légale selon laquelle l’accompagnement et les soins palliatifs ne visent ni à hâter ni à différer la mort
Tous les groupes

La proposition de loi définit l’accompagnement et les soins palliatifs comme une prise en charge globale des personnes gravement malades, destinée notamment à préserver leur dignité et leur qualité de vie. Elle précise aussi qu’ils ne visent ni à accélérer ni à retarder la survenue de la mort.

L’amendement supprimerait uniquement cette dernière précision. Ses auteurs estiment qu’elle inscrit dans la loi un contenu médical qui ne relève pas du rôle du droit. Les autres objectifs prévus par le texte, dont le soulagement de la douleur et le soutien psychologique, resteraient inscrits. Cette suppression ne constituerait pas, à elle seule, une autorisation de provoquer la mort.

Amendement n° 48 · Mme Dombre Coste · Article premier

Amendement n° 48 de Mme Dombre Coste et les amendements identiques suivants à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
81 pour75 contre9 abstentions
12 mai 2025N° 1620
Inscrire dans la loi que le suicide assisté ne constitue pas le prolongement des soins palliatifs
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit un accompagnement et des soins palliatifs pour les personnes gravement malades, afin de préserver leur dignité et leur qualité de vie et de soulager leur souffrance. Elle indique déjà que ces soins ne visent ni à hâter ni à différer la mort.

L’amendement ajouterait qu’il n’existe pas de « continuum » entre les soins palliatifs et le suicide assisté, autrement dit que l’un ne constitue pas le prolongement de l’autre. Ses auteurs souhaitent affirmer une séparation de principe, en s’appuyant sur l’analyse selon laquelle un geste destiné à provoquer la mort rompt le soin plutôt qu’il ne l’achève. Cette disposition compléterait la définition légale des soins palliatifs, sans organiser une procédure de suicide assisté.

Amendement n° 134 · M. Hetzel · Article premier

Amendement n° 134 de M. Hetzel et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
76 pour89 contre7 abstentions
12 mai 2025N° 1619
Réserver les soins palliatifs au soulagement et à la dignité des patients, et y interdire les pratiques visant directement à provoquer la mort
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit que l’accompagnement et les soins palliatifs préservent notamment la dignité, l’autonomie et la qualité de vie des personnes gravement malades. Elle précise déjà qu’ils ne visent ni à hâter ni à différer la mort.

L’amendement ajouterait que les soins palliatifs sont exclusivement destinés à soulager la souffrance et à préserver la dignité du patient. Il interdirait expressément, dans leur cadre, toute pratique visant directement à provoquer la mort. Ses auteurs souhaitent ainsi éviter une confusion avec l’euthanasie ou l’aide au suicide et donner aux professionnels une distinction plus nette entre ces pratiques et les soins palliatifs. L’interdiction proposée viserait les pratiques ayant directement pour objectif de provoquer la mort.

Amendement n° 337 · M. Portier · Article premier

Amendement n° 337 de M. Portier à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
72 pour84 contre3 abstentions
12 mai 2025N° 1618
Inscrire explicitement les souffrances psychiques et psychologiques dans les besoins couverts par les soins palliatifs
Tous les groupes

Une personne gravement malade peut souffrir moralement, au-delà de ses douleurs physiques. Les soins palliatifs visent un accompagnement global.

La proposition prévoit déjà de répondre aux problèmes physiques, aux affections psychologiques et aux besoins sociaux et spirituels, dans le respect de la volonté du patient.

L’amendement ajouterait explicitement les souffrances psychiques et psychologiques à cette définition. Il ne créerait ni prestation particulière ni financement supplémentaire.

Ses auteurs veulent distinguer la souffrance ressentie d’une affection psychologique. La rapporteure estime cette précision déjà couverte : le texte destine ces soins aux personnes en souffrance du fait de maladies graves.

Amendement n° 162 · Mme Lebon · Article premier

Amendement n° 162 de Mme Lebon à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
83 pour41 contre33 abstentions
12 mai 2025N° 1617
Ne plus inclure le dépistage précoce parmi les missions des professionnels assurant les soins palliatifs
Tous les groupes

Le texte en discussion définit les soins palliatifs comme une prise en charge globale des personnes atteintes de maladies graves, notamment pour soulager la douleur et répondre aux besoins psychologiques et sociaux. Il inclut le dépistage précoce parmi leurs missions. L’amendement supprimerait cette mention, sans retirer la prévention ni l’évaluation des problèmes physiques.

Selon ses auteurs, le dépistage relève de la prévention et des traitements visant à guérir. Ils craignent que sa présence brouille les missions des soignants et laisse penser que les soins palliatifs interviennent avant le diagnostic. La suppression ne remettrait toutefois pas en cause les autres dispositions du texte prévoyant des soins palliatifs précoces, éventuellement associés aux traitements curatifs.

Amendement n° 606 · Mme Firmin le Bodo · Article premier

Amendement n° 606 de Mme Firmin le Bodo à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
171 pour6 contre8 abstentions
12 mai 2025N° 1616
Informer spécifiquement les personnes et associations chargées d’une mesure de protection sur l’accompagnement en soins palliatifs
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit des soins palliatifs adaptés aux besoins des personnes atteintes de maladies graves, dans le respect de leur volonté. L’amendement imposerait une information spécifique aux personnes ou associations chargées d’une mesure de protection, c’est-à-dire chargées de protéger les intérêts d’une personne qui a besoin de cette protection.

Lorsqu’une personne protégée serait accompagnée en fin de vie, la personne ou l’association chargée de sa protection devrait donc recevoir des explications particulières. Selon les auteurs, les spécificités des soins palliatifs doivent leur être précisées. Le dispositif ne définit ni le contenu de cette information ni qui devrait la délivrer. Il ajouterait une obligation d’information, sans modifier les pouvoirs de décision des personnes chargées de la protection.

Amendement n° 698 · Mme Mélin · Article premier

Amendement n° 698 de Mme Mélin à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
81 pour96 contre3 abstentions
12 mai 2025N° 1615
Évaluer la répartition, le financement et la qualité des services de soins palliatifs et corriger les lacunes constatées
Tous les groupes

Le texte en discussion affirme que les soins palliatifs doivent être accessibles sur tout le territoire et répartis équitablement. Ces soins visent notamment à soulager la douleur et à préserver la qualité de vie des personnes atteintes de maladies graves.

L’amendement ajouterait un suivi et une évaluation réguliers de la répartition des services, de leur financement et de la qualité de la prise en charge. Des actions correctives devraient être mises en place lorsque des lacunes seraient identifiées. Les auteurs souhaitent notamment lutter contre les inégalités d’accès dans les zones rurales ou moins desservies.

Il s’agirait donc d’ajouter une obligation d’évaluer et de corriger, sans préciser l’organisme responsable, la fréquence des contrôles, les actions à engager ni les moyens financiers correspondants.

Amendement n° 584 · Mme Loir · Article premier

Amendement n° 584 de Mme Loir à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
79 pour94 contre4 abstentions
12 mai 2025N° 1614
Exclure explicitement toute aide active à mourir et toute euthanasie des soins palliatifs dispensés aux malades
Tous les groupes

Le texte en discussion présente les soins palliatifs comme une prise en charge destinée à préserver la dignité, l’autonomie et la qualité de vie des personnes atteintes de maladies graves. Il précise déjà que ces soins ne visent ni à hâter ni à différer la mort.

L’amendement ajouterait qu’ils sont strictement limités à l’accompagnement vers une fin de vie naturelle, en excluant toute aide active à mourir et toute forme d’euthanasie. Ses auteurs souhaitent empêcher que les missions des soins palliatifs puissent être interprétées comme comprenant un rôle actif dans la survenue de la mort. L’ajout encadrerait ainsi explicitement le champ des soins palliatifs, sans régler à lui seul la question de l’aide à mourir en dehors de ces soins.

Amendement n° 434 · Mme Besse · Article premier

Amendement n° 434 de Mme Besse à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
76 pour97 contre6 abstentions
12 mai 2025N° 1613
Préciser que les malades doivent bénéficier d’une prise en charge palliative quel que soit leur lieu de vie ou de soin
Tous les groupes

Selon les auteurs, l’offre de soins palliatifs reste principalement concentrée à l’hôpital et manque dans de nombreux lieux, notamment les maisons de retraite médicalisées, les hôpitaux de proximité et à domicile. Ces soins servent notamment à soulager la douleur et à préserver la qualité de vie des malades.

L’amendement préciserait, dans la définition de la prise en charge globale et de proximité, que celle-ci concerne la personne malade quel que soit son lieu de vie ou de soin. Pour une personne vivant à domicile, l’objectif serait ainsi explicitement affirmé dès cette définition.

Le texte en discussion prévoit déjà, plus loin, une garantie des soins quel que soit le lieu de résidence ou de soins. L’ajout renforcerait cette affirmation sans créer de services ni attribuer de financement supplémentaire.

Amendement n° 23 · M. Fabrice Brun · Article premier

Amendement n° 23 de M. Fabrice Brun et les amendements identiques suivants à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
73 pour73 contre0 abstentions
12 mai 2025N° 1612
Inclure les proches de la personne malade dans la prise en charge globale en soins palliatifs
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une prise en charge globale de la personne atteinte d’une maladie grave, pour préserver sa dignité, son autonomie et sa qualité de vie. Elle comprend des réponses aux douleurs, aux difficultés psychologiques et aux besoins sociaux et spirituels. Le texte prévoit déjà un soutien à l’entourage, y compris après le décès.

L’amendement ajouterait les proches à la phrase définissant les personnes concernées par cette prise en charge globale. Pour une famille confrontée à la fin de vie d’un parent, ses propres besoins seraient ainsi explicitement associés à ceux du malade dans cet objectif. Selon ses auteurs, l’attention portée à l’entourage participe à la qualité de l’accompagnement. L’ajout ne préciserait pas les formes concrètes de ce soutien.

Amendement n° 686 · M. Potier · Article premier

Amendement n° 686 de M. Potier à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
61 pour60 contre8 abstentions
12 mai 2025N° 1611
Inscrire la demande du patient dans la mise en œuvre de l’accompagnement et des soins palliatifs
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une prise en charge globale des personnes souffrant d’une maladie grave, à l’initiative et sous la conduite des médecins et de l’équipe de soins. Les soins palliatifs comprennent notamment le soulagement de la douleur et la réponse aux difficultés psychologiques, sociales et spirituelles.

L’amendement ajouterait les mots « à la demande de la personne » à cette définition, tout en conservant la référence à l’initiative et à la conduite des professionnels. Il rendrait ainsi explicite la place du patient qui sollicite cet accompagnement. Ses auteurs souhaitent rappeler son autonomie et soulignent les difficultés d’accès aux soins palliatifs sur le territoire. Cette modification porterait sur la place de sa demande, sans ajouter de moyens de soins.

Amendement n° 338 · Mme Corneloup · Article premier

Amendement n° 338 de Mme Corneloup à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
63 pour49 contre5 abstentions
12 mai 2025N° 1610
Adapter les soins palliatifs aux personnes malades de tout âge et de toute situation physique, mentale ou psychique
Tous les groupes

Le texte en discussion destine l’accompagnement et les soins palliatifs aux personnes de tout âge souffrant d’une ou plusieurs maladies graves. Un paragraphe distinct prévoit leur adaptation à l’âge et aux besoins particuliers, notamment en cas de handicap.

L’amendement remplacerait cette formulation par une mention, dans la définition principale, de soins « destinés et adaptés » aux personnes de tout âge et de toute situation physique, mentale ou psychique. Il supprimerait le paragraphe distinct, y compris sa référence explicite au handicap. Selon ses auteurs, cette rédaction couvrirait plus largement les vulnérabilités, dont les handicaps invisibles et les troubles cognitifs. Pour un malade présentant de tels troubles, l’enjeu serait d’inscrire expressément sa situation dans l’exigence d’adaptation des soins, sans détailler les aménagements à réaliser.

Amendement n° 604 · Mme Firmin le Bodo · Article premier

Amendement n° 604 de Mme Firmin le Bodo à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
97 pour9 contre1 abstention
12 mai 2025N° 1609
Définir les soins d’accompagnement des personnes atteintes de maladies graves, chroniques ou évolutives à tous les stades
Tous les groupes

Le texte en discussion définit ensemble l’accompagnement et les soins palliatifs pour les personnes souffrant de maladies graves. Il prévoit déjà une intervention précoce et continue, pouvant être associée aux traitements qui agissent sur la maladie.

L’amendement introduirait la notion de « soins d’accompagnement », définis comme l’ensemble des soins de support visant la qualité de vie des personnes atteintes de maladies graves, chroniques ou évolutives, quels que soient leur stade ou les traitements associés. Selon ses auteurs, cela recouvre notamment la prise en charge de la douleur, la nutrition et le soutien psychologique. Ils souhaitent rendre plus visible cette approche tout au long de la maladie et reconnaître le travail des équipes de soins de support, au-delà de l’association des soins palliatifs à la fin de vie.

Amendement n° 680 · Mme Firmin le Bodo · Article premier

Amendement n° 680 de Mme Firmin le Bodo à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour48 contre37 abstentions
12 mai 2025N° 1608
Définir l’accompagnement des personnes en fin de vie comme une lutte contre la solitude, notamment grâce aux bénévoles
Tous les groupes

Le texte en discussion associe l’accompagnement et les soins palliatifs dans la garantie du droit à la protection de la santé. Il prévoit aussi que des bénévoles peuvent appuyer l’équipe de soins.

L’amendement retirerait l’accompagnement de cette première affirmation, qui ne viserait plus que les soins palliatifs. Il ajouterait une définition propre de l’accompagnement, destiné à lutter contre la solitude et l’isolement des personnes en fin de vie, notamment grâce aux bénévoles. Pour une personne isolée, cette présence serait ainsi explicitement distinguée des soins.

Ses auteurs souhaitent clarifier un terme qu’ils jugent insuffisamment défini. Ils rappellent que les bénévoles formés et sélectionnés par des associations interviennent avec l’accord du malade ou de ses proches, sans interférer avec les soins médicaux et paramédicaux. L’amendement ne supprimerait pas les autres mentions de l’accompagnement dans l’article.

Amendement n° 234 · M. Hetzel · Article premier

Amendement n° 234 de M. Hetzel à l'article premier de la proposition de loi relative à l'accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
48 pour54 contre0 abstentions
7 mai 2025N° 1585
Obliger les établissements d’enseignement supérieur concernés à organiser la prévention et le signalement des discriminations et violences
Tous les groupes

Le texte de référence imposerait aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel de créer une mission « égalité et diversité », dotée de moyens humains et financiers. Ces règles s’appliqueraient aussi aux établissements privés d’enseignement supérieur d’intérêt général. Un référent formé serait chargé de prévenir, détecter et traiter les actes antisémites et racistes, ainsi que d’assurer une médiation.

Une victime ou un témoin pourrait utiliser un dispositif de signalement garantissant son anonymat. Les signalements seraient transmis à la direction. Tout personnel ayant connaissance d’un acte concerné devrait le signaler sans délai. La direction devrait faire retirer sous huit jours les inscriptions haineuses manifestement visibles de tous. Étudiants et personnels seraient informés du dispositif et des recours possibles. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
73 pour16 contre13 abstentions
7 mai 2025N° 1584
Obliger les directions d’établissements d’enseignement supérieur à retirer sous huit jours les affichages et inscriptions racistes, antisémites, discriminatoires ou haineux
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une mission « égalité et diversité » et un dispositif recueillant les signalements d’actes antisémites, racistes, discriminatoires, violents ou haineux. Ces signalements seraient transmis au président ou au directeur de l’établissement.

L’amendement ajouterait une obligation concrète de retrait. Dès que la direction aurait connaissance de panneaux d’affichage, d’inscriptions, de signes ou de dessins de cette nature, elle devrait les faire retirer dans les huit jours. Par exemple, une inscription raciste portée à sa connaissance ne pourrait pas être laissée en place au-delà de ce délai. Celui-ci commencerait lorsque la direction apprend l’existence du contenu, et non nécessairement au moment où il apparaît.

Amendement n° 58 · Mme Yadan · Article 2

Amendement n° 58 de Mme Yadan à l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
61 pour24 contre12 abstentions
7 mai 2025N° 1583
Obliger les dirigeants des établissements d’enseignement supérieur concernés à retirer sous cinq jours les affichages antisémites, racistes, discriminatoires, violents ou haineux
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une mission « égalité et diversité » et un dispositif de signalement dans les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, ainsi que dans les établissements privés d’intérêt général. Les signalements seraient transmis au président ou au directeur de l’établissement.

L’amendement ajouterait une obligation de retirer les panneaux d’affichage, inscriptions, signes ou dessins antisémites, racistes, discriminatoires, violents ou haineux. Le président ou le directeur devrait procéder à ce retrait dans les cinq jours suivant le moment où il en a connaissance. Ainsi, pour une inscription raciste portée à sa connaissance, le traitement du signalement devrait s’accompagner d’un retrait dans ce délai. L’obligation porterait sur les contenus eux-mêmes, et non seulement sur leur signalement.

Amendement n° 57 · Mme Yadan · Article 2

Amendement n° 57 de Mme Yadan à l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour53 contre1 abstention
7 mai 2025N° 1582
Obliger les dirigeants des établissements d’enseignement supérieur concernés à retirer sous 72 heures les affichages antisémites, racistes, discriminatoires, violents ou haineux
Tous les groupes

Le texte en discussion organiserait le recueil des signalements d’actes discriminatoires ou haineux et leur transmission aux dirigeants des établissements d’enseignement supérieur concernés. L’amendement y ajouterait une obligation de retrait des panneaux d’affichage, inscriptions, signes ou dessins antisémites, racistes, discriminatoires, violents ou haineux.

Le président ou le directeur devrait les retirer dans les 72 heures suivant le moment où il en a connaissance. Selon l’exposé des motifs, des slogans antisémites sont parfois restés affichés plusieurs jours dans des universités, alimentant un sentiment d’abandon chez des étudiants. Les auteurs souhaitent imposer une réaction rapide et éviter que la présence prolongée de ces messages ne contribue à leur banalisation. Le délai concernerait donc leur retrait matériel, au-delà du seul recueil d’un signalement.

Amendement n° 56 · Mme Yadan · Article 2

Amendement n° 56 de Mme Yadan à l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
41 pour55 contre0 abstentions
7 mai 2025N° 1581
Obliger les personnels des établissements d’enseignement supérieur concernés à signaler les actes discriminatoires, violents ou haineux même commis à l’extérieur
Tous les groupes

Le texte en discussion obligerait tout membre du personnel à signaler sans délai les actes antisémites, racistes, discriminatoires, violents ou haineux survenus dans l’établissement ou affectant son fonctionnement. Ces alertes seraient recueillies par la mission « égalité et diversité », puis transmises à la direction.

L’amendement remplacerait cette condition par une obligation de signaler les actes connus, qu’ils soient commis dans l’établissement ou à l’extérieur. Le personnel n’aurait donc plus à apprécier si un acte extérieur affecte le fonctionnement de l’établissement avant de le signaler. Selon les auteurs, cette appréciation est difficile et ne relève pas des compétences de tous les personnels. Ils précisent que l’élargissement viserait aussi les actes commis sur les réseaux sociaux.

Amendement n° 48 · Mme Le Grip · Article 2

Amendement n° 48 de Mme Le Grip à l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Marine Hamelet : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour29 contre1 abstention
7 mai 2025N° 1580
Exiger qualification, formation et expertise des personnes recueillant les signalements dans les établissements d’enseignement supérieur
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit un dispositif de signalement des actes d’antisémitisme, de racisme, de discrimination, de violence et de haine dans les établissements concernés. Il garantirait l’anonymat des victimes et des témoins. Les personnes recueillant ces signalements devraient disposer d’une qualification, d’une formation ou d’une expertise reconnue.

L’amendement remplacerait « ou » par « et ». Ces trois exigences deviendraient donc cumulatives. Pour un étudiant signalant un acte raciste, la personne chargée de recueillir son témoignage devrait réunir ces trois compétences, et non une seule. Les auteurs souhaitent ainsi favoriser le bon fonctionnement du dispositif et éviter que les étudiants soient dissuadés de s’y adresser.

Amendement n° 5 · Mme Mesmeur · Article 2

Amendement n° 5 de Mme Mesmeur à l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Marine Hamelet : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
32 pour51 contre4 abstentions
7 mai 2025N° 1579
Confier au référent contre l’antisémitisme et le racisme une mission de médiation entre les usagers des établissements d’enseignement supérieur concernés
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit un référent qualifié contre l’antisémitisme et le racisme au sein de la mission « égalité et diversité » des établissements concernés. Il serait chargé de prévenir, détecter et traiter les actes antisémites et racistes.

L’amendement lui confierait aussi une mission de médiateur entre les usagers, notamment les étudiants. Il s’agirait d’aider à renouer le dialogue et à régler un litige, par exemple lorsque des tensions ont interrompu les échanges entre groupes d’étudiants. Selon les auteurs, cette ressource supplémentaire pourrait répondre au mal-être provoqué par certains événements et améliorer le fonctionnement de l’établissement. Le texte ne précise pas les modalités de cette médiation ni son articulation avec le traitement des signalements.

Amendement n° 36 · M. Gustave · Article 2

Amendement n° 36 de M. Gustave à l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour39 contre0 abstentions
7 mai 2025N° 1578
Exiger une formation adaptée pour les référents chargés de lutter contre le racisme et l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit un référent qualifié, spécialisé dans la lutte contre l’antisémitisme et le racisme, au sein de la mission « égalité et diversité » des établissements concernés. Il serait chargé de prévenir, détecter et traiter ces actes. L’amendement ajouterait l’exigence explicite d’une formation adaptée à ces fonctions.

Selon ses auteurs, une formation notamment juridique aiderait le référent à informer une victime sur ses droits et les démarches possibles après un acte raciste ou antisémite. Ils s’appuient sur un rapport du Défenseur des droits qui relève la méconnaissance des droits et des dispositifs institutionnels parmi les obstacles au signalement. Le texte n’imposerait toutefois ni contenu juridique précis, ni durée, ni organisme de formation.

Amendement n° 35 · M. Gustave · Article 2

Amendement n° 35 de M. Gustave à l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
61 pour22 contre0 abstentions
7 mai 2025N° 1577
Placer la mission « égalité et diversité » sous l’autorité directe du président de l’établissement d’enseignement supérieur
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit une mission « égalité et diversité » pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et lutter contre l’antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine. Cette mission organiserait notamment le recueil des signalements, ensuite transmis au président ou au directeur de l’établissement.

L’amendement placerait expressément cette mission sous l’autorité directe du président de l’établissement d’enseignement supérieur. Le texte prévoit déjà que le président installe la mission et présente un rapport annuel sur son activité. Les auteurs souhaitent ajouter ce lien hiérarchique direct pour qu’il en assure le pilotage effectif, suive ses travaux et évalue son action. La modification porterait sur la responsabilité de direction de la mission, et non sur les actes qu’elle doit prendre en charge.

Amendement n° 11 · M. Chudeau · Article 2

Amendement n° 11 de M. Chudeau à l'article 2 de la proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur (première lecture).

Marine Hamelet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
35 pour60 contre0 abstentions
Recherche et périmètre

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Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.