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Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

Tous les textes · Matthias Tavel

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2 389 scrutins publicsPage 16 / 100
6 mai 2026N° 6384
Prévoir que l’État structure un pôle public de l’armement et planifie les commandes de munitions
Tous les groupes

Dans le rapport fixant les orientations de défense pour 2026–2030, l’amendement inscrirait une maîtrise publique des capacités de production de munitions. La puissance publique devrait structurer un pôle public de l’armement et planifier les commandes pour constituer et renouveler les stocks dans la durée.

Selon les auteurs, la dépendance aux industriels privés, à leurs objectifs de rentabilité et à des cycles de production irréguliers limite la disponibilité des munitions au moment nécessaire. Ils présentent le pôle public comme un moyen de sécuriser les approvisionnements et d’adapter la production aux besoins des armées. Le texte ne précise toutefois ni la composition ni le statut de ce pôle, ni les modalités de maîtrise publique des capacités industrielles.

Amendement n° 166 · M. Saintoul · Article premier

Amendement n° 166 de M. Saintoul à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
12 pour91 contre11 abstentions
6 mai 2026N° 6383
Prévoir que l’État crée une base navale au port de Longoni à Mayotte
Tous les groupes

L’amendement inscrirait dans le rapport de programmation de défense pour 2026–2030 la création par l’État d’une base navale au port de Longoni, à Mayotte. Elle aurait pour objectifs de renforcer la souveraineté française dans l’océan Indien et de contribuer à la sécurisation des activités civiles et économiques du territoire.

Selon les auteurs, les infrastructures existantes sont sous-dimensionnées et les fragilités du port limitent l’accueil et le soutien des moyens navals. Ils estiment qu’une base permettrait de réduire les délais d’intervention, de soulager les moyens stationnés à La Réunion et d’améliorer les infrastructures utiles aux activités civiles. L’amendement ne précise ni le coût ni le calendrier de réalisation de cette base.

Amendement n° 513 · M. Limongi · Article premier

Amendement n° 513 de M. Limongi à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
47 pour69 contre1 abstention
6 mai 2026N° 6382
Prévoir un fonds de 500 millions d’euros pour renforcer les moyens militaires en Nouvelle-Calédonie
Tous les groupes

L’amendement inscrirait dans la programmation de défense un fonds de 500 millions d’euros pour les urgences militaires en Nouvelle-Calédonie. Les auteurs invoquent les tensions internes récentes et les rivalités de puissance en Indo-Pacifique pour justifier un renforcement rapide.

Le texte prévoirait 150 millions pour la base navale de Chaleix, 100 millions pour une base de drones maritimes, 120 millions pour la base aérienne de La Tontouta, 50 millions pour des moyens amphibies et 50 millions pour un patrouilleur outre-mer supplémentaire.

Il permettrait aussi un centre de coordination à Singapour, estimé à 50 millions sur la programmation. Si le secrétariat concerné restait à Paris, ces crédits seraient réaffectés à d’autres équipements. Les montants énumérés atteignent 520 millions avec cette option, sans que le texte précise leur articulation avec l’enveloppe annoncée de 500 millions.

Amendement n° 608 · M. Jacobelli · Article premier

Amendement n° 608 de M. Jacobelli à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour75 contre1 abstention
6 mai 2026N° 6381
Prévoir un fonds de 2,5 milliards d’euros pour renforcer les capacités militaires françaises en Nouvelle-Calédonie
Tous les groupes

Le projet actualise les orientations et les moyens de la défense pour 2026–2030. L’amendement inscrirait dans son rapport annexé un fonds dédié de 2,5 milliards d’euros pour faire de la Nouvelle-Calédonie un point d’appui stratégique dans l’Indo-Pacifique.

Il prévoirait 950 millions d’euros pour les bases de Chaleix et de La Tontouta, 850 millions pour la surveillance par drones et navires, 400 millions pour les capacités amphibies, permettant d’agir de la mer vers la terre, et 300 millions pour la résilience locale, la cyberdéfense et la formation des personnels locaux.

Selon ses auteurs, ce renforcement répondrait aux rivalités entre puissances et contribuerait au redressement du territoire après les troubles de 2024. Les retombées économiques sont un objectif annoncé. L’amendement inscrit cette programmation sans préciser l’origine des financements.

Amendement n° 606 · M. Jacobelli · Article premier

Amendement n° 606 de M. Jacobelli à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour75 contre0 abstentions
6 mai 2026N° 6380
Prévoir le renforcement des moyens militaires outre-mer pour protéger les territoires et leur autonomie en cas de crise
Tous les groupes

Le projet fixe les orientations de défense pour 2026–2030. Les auteurs de l’amendement estiment que les outre-mer y sont insuffisamment pris en compte, malgré leur éloignement, les trafics, les tensions géopolitiques et les risques naturels.

L’amendement ajouterait au rapport annexé une partie dédiée. Elle prévoirait de développer prioritairement les capacités militaires à La Réunion, Mayotte, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, en rénovant et agrandissant les installations et en renforçant la surveillance maritime à longue distance. Le Centre spatial guyanais et les Terres australes et antarctiques françaises feraient aussi l’objet d’une attention particulière.

L’objectif serait notamment de permettre aux territoires de faire face à une interruption temporaire des liaisons avec la métropole. Le texte demanderait également une force amphibie améliorée, capable d’intervenir de la mer vers la terre, sans chiffrer ces orientations.

Amendement n° 345 · Mme Lechon · Article premier

Amendement n° 345 de Mme Lechon à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour73 contre0 abstentions
6 mai 2026N° 6379
Obliger le Gouvernement à informer sans délai les commissions parlementaires des atteintes aux sites industriels de défense
Tous les groupes

Selon les auteurs de l’amendement, les sites industriels de défense sont des cibles d’intrusions, de sabotages et de cyberattaques. Ils jugent l’information du Parlement lacunaire et trop souvent indirecte, alors que ces faits peuvent affecter la sécurité nationale et la continuité des capacités industrielles et militaires.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé l’obligation pour le Gouvernement d’informer sans délai les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat de toute atteinte ou de tout incident significatif touchant ces sites, notamment d’une compromission de données sensibles. L’information devrait préciser les faits et leurs conséquences potentielles. Il s’agirait d’informer les commissions parlementaires, et non d’imposer une communication publique de ces informations.

Amendement n° 394 · M. Saintoul · Article premier

Amendement n° 394 de M. Saintoul à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour87 contre1 abstention
6 mai 2026N° 6378
Faire examiner le rapport sur les exportations d’armement par les commissions parlementaires sous quatre mois, puis le soumettre à un vote
Tous les groupes

Le Gouvernement publie un rapport annuel sur les exportations d’armement. Selon les auteurs de l’amendement, ce document reste essentiellement informatif et son examen intervient trop tard. Ils citent le rapport sur les exportations de 2024, examiné en février 2026, et souhaitent que le Parlement puisse se prononcer formellement sur cette politique.

L’amendement prévoirait, dans le rapport annexé à la programmation militaire, un examen obligatoire par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, au plus tard quatre mois après la publication du rapport. Cet examen serait suivi d’un vote. Le texte ne précise pas les conséquences juridiques de ce vote et ne le transforme pas en autorisation préalable des exportations.

Amendement n° 161 · M. Saintoul · Article premier

Amendement n° 161 de M. Saintoul à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour84 contre0 abstentions
6 mai 2026N° 6377
Obliger le Gouvernement à remettre avant le 1er juin le rapport sur les exportations d’armement de l’année précédente
Tous les groupes

Le Gouvernement remet déjà au Parlement un rapport annuel sur les exportations d’armement. Les auteurs de l’amendement dénoncent des retards qui réduisent l’utilité de ces informations pour les travaux parlementaires. Ils indiquent que le rapport portant sur 2024 n’a été publié qu’en septembre 2025, avec des informations datées de juin.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la programmation militaire une échéance de remise au plus tard le 1er juin de chaque année. Il préciserait que le rapport porte sur l’année civile précédente, en reprenant le calendrier de la programmation militaire 2014–2019. Cette mesure encadrerait la transmission des informations au Parlement, sans modifier les règles d’autorisation des exportations d’armement.

Amendement n° 160 · M. Lachaud · Article premier

Amendement n° 160 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour83 contre0 abstentions
6 mai 2026N° 6376
Faire contrôler les exportations d’armes par la commission parlementaire et réformer le secret de la défense nationale
Tous les groupes

Une commission parlementaire a été créée par la programmation militaire de 2023 pour évaluer la politique d’exportation des matériels de guerre et des biens à double usage. Selon les auteurs de l’amendement, elle ne s’est réunie qu’une fois en trois ans, pour sa constitution, sans produire de travaux.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé l’engagement d’un contrôle effectif des délibérations de la commission interministérielle chargée des exportations de matériels de guerre. Il prévoirait aussi une réforme du secret de la défense nationale pour faciliter le contrôle du Parlement sur le Gouvernement, sans en détailler les modalités. Les auteurs motivent ces orientations par leur constat d’un non-respect par la France du traité sur le commerce des armes, ratifié en 2014.

Amendement n° 159 · M. Lachaud · Article premier

Amendement n° 159 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour85 contre0 abstentions
6 mai 2026N° 6375
Engager le Gouvernement à étudier un guichet unique pour accompagner les blessés de guerre dans leurs démarches
Tous les groupes

Selon les auteurs, les blessés de guerre doivent accomplir des démarches complexes alors qu’ils rencontrent des difficultés physiques et psychiques. Les délais de reconnaissance et d’indemnisation au titre des pensions militaires d’invalidité pourraient atteindre plusieurs années et conduire certains à renoncer à leurs droits.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé un engagement du Gouvernement à réfléchir à une simplification fondée sur un guichet unique. Chaque blessé disposerait d’un interlocuteur coordonnant ses démarches administratives, médicales et sociales, y compris après son départ de l’armée. La réforme envisagée viserait aussi à réduire les délais, alléger les preuves à fournir, automatiser certains droits et traiter prioritairement les blessures les plus graves. Il s’agirait d’une orientation de réforme, sans modalités précises d’ouverture de ces droits.

Amendement n° 141 · M. Giletti · Article premier

Amendement n° 141 de M. Giletti à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
40 pour43 contre0 abstentions
6 mai 2026N° 6374
Engager le Gouvernement à ouvrir rétroactivement la carte du combattant aux personnels ayant participé continûment à la dissuasion nucléaire océanique
Tous les groupes

Les missions de dissuasion nucléaire océanique reposent sur une permanence en mer assurée depuis 1974. Les auteurs souhaitent reconnaître les générations de militaires qui y ont participé, en soulignant l’astreinte permanente et le caractère opérationnel quotidien de leur engagement.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé un engagement du Gouvernement à étudier et mettre en œuvre rapidement les conditions de délivrance de la carte du combattant aux personnels ayant participé de manière continue à ces missions. Cette reconnaissance aurait un effet rétroactif pour couvrir les missions depuis leur origine. Le texte ne préciserait toutefois ni les critères détaillés de cette participation continue ni la procédure de délivrance de la carte.

Amendement n° 139 · M. Giletti · Article premier

Amendement n° 139 de M. Giletti à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
34 pour32 contre0 abstentions
6 mai 2026N° 6373
Renforcer les effectifs chargés des demandes de réparation des anciens combattants et simplifier leurs démarches
Tous les groupes

L’amendement compléterait l’objectif de revalorisation des pensions présenté dans le rapport annexé à la programmation militaire. Selon ses auteurs, le droit à réparation des anciens combattants dépend aussi de procédures accessibles et de délais de traitement satisfaisants.

Il ajouterait une orientation visant à renforcer les moyens humains consacrés au traitement des demandes de réparation et à simplifier les procédures administratives correspondantes. Pour un ancien combattant qui dépose une demande, l’objectif serait donc de faciliter les démarches et leur traitement, en complément de la question du montant des pensions. Le texte ne fixerait ni nombre de postes supplémentaires ni délai maximal de réponse.

Amendement n° 683 · M. Gonzalez · Article premier

Amendement n° 683 de M. Gonzalez à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour35 contre0 abstentions
6 mai 2026N° 6372
Revaloriser de 16 % le point servant au calcul des pensions militaires d’invalidité au 1er janvier 2026
Tous les groupes

Le point de pension militaire d’invalidité est une valeur servant à calculer les pensions concernées. Selon les auteurs, près de 150 000 personnes bénéficient de pensions calculées à partir de ce point, dont la valeur réelle aurait perdu au moins 16,25 % depuis 2005 sous l’effet de l’inflation.

L’amendement remplacerait la dernière phrase de l’alinéa consacré à ce sujet dans le rapport annexé par une revalorisation immédiate de 16 % du point au 1er janvier 2026. Il substituerait ainsi une hausse chiffrée et datée à l’objectif de rattrapage décrit par les auteurs. Cette hausse viserait à compenser la dépréciation accumulée depuis 2005, sans instaurer une indexation automatique sur l’inflation pour les années suivantes.

Amendement n° 382 · M. Lachaud · Article premier

Amendement n° 382 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
12 pour44 contre4 abstentions
6 mai 2026N° 6371
Porter l’allocation de reconnaissance du combattant de 52 à 53 points d’indice à compter de 2027
Tous les groupes

L’allocation de reconnaissance du combattant est versée en signe de reconnaissance envers les personnes ayant servi sous les armes. Selon les auteurs, son montant exprimé en points n’a pas augmenté depuis 2017, dans un contexte d’érosion du pouvoir d’achat des bénéficiaires.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la programmation militaire une revalorisation de 52 à 53 points d’indice de pension militaire d’invalidité au 1er janvier 2027. Cet indice sert à déterminer le montant de l’allocation. Les auteurs estiment le coût de cette hausse à 6,7 millions d’euros et souhaitent adapter cette marque de reconnaissance à l’évolution du coût de la vie.

Amendement n° 596 · M. Jacobelli · Article premier

Amendement n° 596 de M. Jacobelli à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
25 pour22 contre0 abstentions
5 mai 2026N° 6319
Renforcer les contrôles, les sanctions et le recouvrement contre les fraudes sociales et fiscales
Tous les groupes

Le vote porte sur l’ensemble du projet de loi. Pour lutter contre les fraudes sociales et fiscales, les administrations et organismes sociaux pourraient accéder à davantage de données et échanger des informations. Les contrôles seraient renforcés notamment pour le RSA, l’assurance maladie, les allocations chômage et la formation professionnelle.

Le texte renforcerait aussi les sanctions et les moyens de récupérer les sommes dues, notamment par des saisies. Le financement par le compte personnel de formation pourrait être réclamé au titulaire absent aux examens sans motif légitime. Des prestations sociales pourraient être suspendues provisoirement sur plusieurs indices sérieux de fraude, avec notification motivée et possibilité de présenter ses observations. Cette suspension serait limitée à deux mois pour les organismes sociaux et trois mois pour France Travail, sous condition de préserver les ressources nécessaires aux dépenses courantes du ménage dans ce dernier cas.

Les échanges de données de santé entre assurances obligatoire et complémentaires seraient encadrés. Leur utilisation commerciale, pour fixer les tarifs ou sélectionner les assurés serait interdite.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public solennel
335 pour182 contre5 abstentions
5 mai 2026N° 6318
Renforcer les pouvoirs de prévention des attentats et prolonger la rétention administrative de certains étrangers
Tous les groupes

Le préfet pourrait imposer un examen psychiatrique pour une menace grave associant adhésion à des thèses terroristes et agissements possiblement liés à des troubles mentaux identifiés par un psychiatre. Après refus injustifié, un juge pourrait autoriser une intervention policière au domicile pour conduire à l’examen.

La rétention de sûreté permettrait d’enfermer après leur peine certains condamnés à quinze ans minimum pour crimes terroristes, avec accompagnement médico-social. Elle supposerait une adhésion terroriste persistante, un trouble grave de la personnalité, un risque très élevé de récidive et l’insuffisance des alternatives. Pour les condamnés de droit commun à dix ans minimum, un réexamen en fin de peine pourrait entraîner accompagnement et obligations judiciaires si leur adhésion terroriste implique une dangerosité entravant leur réinsertion et un risque très élevé d’attentat.

La rétention administrative des étrangers en vue de leur éloignement pourrait atteindre 210 jours. Un régime prolongé serait étendu aux étrangers sous décision d’éloignement, définitivement condamnés pour atteintes aux personnes punies d’au moins trois ans d’emprisonnement et représentant une menace réelle, actuelle et particulièrement grave pour l’ordre public.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public solennel
345 pour177 contre13 abstentions
14 avr. 2026N° 6184
Simplifier les démarches des entreprises, leur accès aux marchés publics et la réalisation de projets industriels
Tous les groupes

Le vote porte sur l’ensemble du projet de loi de simplification de la vie économique. Pour alléger les démarches, l’administration ne pourrait plus réclamer certaines pièces qu’elle détient ou peut obtenir auprès d’une autre administration. Un conseil comprenant des représentants des entreprises évaluerait l’impact des nouvelles normes, par des avis publics.

Pour faciliter l’accès aux marchés publics, le texte développerait une plateforme commune et permettrait certains achats de travaux ou d’innovation sans publicité ni mise en concurrence préalables, sous des seuils déterminés. Les acheteurs resteraient tenus de choisir une offre pertinente et de ne pas retenir systématiquement le même fournisseur. Les commerçants pourraient aussi demander le paiement mensuel de leur loyer, sous conditions, et les PME résilier certaines assurances professionnelles sans frais après un an.

Le texte assouplirait également les règles pour certains projets industriels et centres de données. Certains projets industriels seraient exclus du décompte de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Il supprimerait aussi les dispositions instituant les zones à faibles émissions mobilité.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public solennel
275 pour225 contre30 abstentions
14 avr. 2026N° 6182
Rejeter préalablement le projet de loi de simplification de la vie économique issu de la commission mixte paritaire
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion de rejet préalable entraînerait le rejet du projet de loi de simplification de la vie économique, dans sa version issue de la commission mixte paritaire. Il empêcherait ainsi l’adoption du texte lors de cet examen, sans approuver aucune de ses mesures.

Cette procédure permet de faire reconnaître qu’un texte est contraire à la Constitution ou de décider qu’il n’y a pas lieu d’en délibérer. Ces deux motifs possibles sont prévus par le règlement, sans que les raisons particulières de cette motion soient documentées ici. Sans rejet préalable, l’Assemblée pourrait poursuivre l’examen du texte, sur lequel elle se prononcerait par un vote unique après les éventuels amendements.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet préalable, déposée par M. Boris Vallaud, du projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
120 pour247 contre6 abstentions
8 avr. 2026N° 6069
Planifier l’adaptation au changement climatique et adapter l’assurance des biens exposés aux catastrophes naturelles
Tous les groupes

La proposition de loi inscrirait dans la loi un plan national d’adaptation au changement climatique, révisé tous les cinq ans. Une trajectoire de réchauffement allant au moins jusqu’en 2100 servirait de référence, notamment pour les prévisions climatiques des futurs plans locaux d’urbanisme ou de leur révision.

Après une catastrophe naturelle reconnue, les biens indemnisés devraient être réparés pour mieux résister aux risques, dans la limite de l’indemnité consacrée aux travaux. Celle-ci pourrait dépasser la valeur du bien pour financer cette protection. Refuser les travaux prescrits entraînerait une hausse de la franchise, la somme restant à la charge de l’assuré, pour ce sinistre et les suivants.

Les assureurs pourraient aussi augmenter, sous plafond, la cotisation additionnelle catastrophes naturelles des résidences secondaires et des biens professionnels assurés au-delà de 20 millions d’euros situés dans une zone à risques définie par un plan de prévention.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d'adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d'assurance (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
70 pour0 contre27 abstentions
8 avr. 2026N° 6068
Demander au Gouvernement d’évaluer régulièrement le coût de l’adaptation au dérèglement climatique en France
Tous les groupes

L’adaptation consiste à préparer les territoires, les populations et les activités aux effets du changement climatique, par exemple en protégeant les logements contre les inondations. Le rapport parlementaire relève des difficultés de mise en œuvre, notamment un manque de compétences techniques dans les collectivités. Les auteurs de l’amendement jugent les financements insuffisants et souhaitent une évaluation chiffrée des besoins.

Le Gouvernement devrait remettre au Parlement, dans un délai maximal d’un an après la promulgation de la loi, un rapport sur les investissements publics et privés nécessaires, les coûts de prévention des risques et les mesures de soutien aux collectivités et aux acteurs économiques. Il examinerait aussi les liens avec la réduction des émissions et serait actualisé tous les cinq ans.

Cette évaluation éclairerait les décisions financières, sans ouvrir elle-même de crédits ni créer d’aide.

Amendement n° 4 · Mme Ferrer · Après l’article 3

Amendement n° 4 de Mme Ferrer après l'article 3 de la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d'adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d'assurance (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
13 pour48 contre32 abstentions
8 avr. 2026N° 6067
Permettre aux assureurs de majorer la surprime catastrophes naturelles pour certains biens en zone exposée
Tous les groupes

Le texte de référence prévoirait un réexamen tous les cinq ans, au 1er janvier, du taux de la prime additionnelle d’assurance catastrophes naturelles, avec une revalorisation si nécessaire. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Les assureurs pourraient aussi appliquer un taux supérieur aux résidences secondaires et aux biens professionnels dont la valeur assurée dépasse vingt millions d’euros, lorsqu’ils sont situés dans une zone exposée définie par un plan de prévention des risques naturels prévisibles. Cette majoration serait une possibilité, non une obligation. Un décret en Conseil d’État en fixerait le plafond et les conditions. L’article ne chiffre ni ce plafond ni la hausse éventuelle pour les assurés concernés.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 3 de la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d'adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d'assurance (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
72 pour14 contre4 abstentions
8 avr. 2026N° 6065
Imposer une reconstruction moins vulnérable après une catastrophe naturelle et adapter l’indemnisation des assurés
Tous les groupes

Dans les zones exposées définies par la carte nationale des aléas naturels, le texte de référence imposerait de reconstruire ou rénover les bâtiments non résilients en réduisant leur vulnérabilité après une catastrophe naturelle reconnue. Une expertise déterminerait, si nécessaire, les travaux à réaliser. Leurs critères et leur montant maximal seraient fixés par voie réglementaire.

L’indemnisation pourrait dépasser la valeur du bien sinistré pour financer ces travaux. La somme dépassant cette valeur devrait être consacrée aux travaux préconisés, dans la limite du plafond prévu.

Après ce financement, le contrat pourrait empêcher l’assuré d’exercer le droit de résiliation visé pendant cinq ans au maximum, à condition d’encadrer l’évolution des cotisations et leurs plafonds. L’article entrerait en vigueur six mois après la promulgation. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 de la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d'adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d'assurance (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
62 pour0 contre16 abstentions
8 avr. 2026N° 6064
Permettre aux assureurs d’indemniser au-delà du coût des réparations à l’identique pour réduire la vulnérabilité des biens sinistrés
Tous les groupes

Après une catastrophe naturelle reconnue, le texte permettrait à l’assureur de verser une indemnité supérieure à la valeur du bien pour financer des travaux réduisant sa vulnérabilité. L’amendement conserverait cette possibilité et autoriserait aussi le dépassement du coût des réparations à l’identique, même si la valeur du bien n’est pas dépassée.

La part dépassant la valeur du bien ou le coût des réparations à l’identique ne pourrait financer que les travaux de réduction de la vulnérabilité recommandés par l’expert, dans la limite du plafond prévu. Un décret préciserait les modalités d’application.

Selon l’auteur, conserver les deux références importe notamment dans les zones rurales où une maison peut valoir moins que les travaux nécessaires pour mieux résister à une nouvelle inondation. L’encadrement de l’utilisation du supplément répondrait à la crainte, rapportée dans l’exposé, de financer des dépenses sans lien avec cette protection.

Amendement n° 43 · M. Barusseau · Article 2

Amendement n° 43 de M. Barusseau à l'article 2 de la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d'adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d'assurance (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
44 pour24 contre18 abstentions
8 avr. 2026N° 6063
Préserver le droit des assurés de résilier après une indemnisation de travaux réduisant les risques de catastrophe naturelle
Tous les groupes

Face au coût croissant des catastrophes naturelles, la proposition de loi prévoit des travaux pour rendre les bâtiments moins vulnérables. Après une indemnité finançant ces travaux, elle permettrait de bloquer le droit de résiliation de l’assuré pendant une durée contractuelle maximale de cinq ans. Le contrat devrait encadrer l’évolution des cotisations et leurs plafonds pendant cet engagement.

L’amendement supprimerait ce blocage, sans retirer les dispositions sur les travaux ni la possibilité d’une indemnisation dépassant la valeur du bien. Les assurés conserveraient ainsi le droit de résiliation visé par le texte après cette indemnisation. Les auteurs contestent le fait de rendre les sinistrés captifs d’un assureur et défendent la mutualisation du risque climatique, c’est-à-dire son partage entre assurés.

Amendement n° 6 · Mme Ferrer · Article 2

Amendement n° 6 de Mme Ferrer à l'article 2 de la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d'adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d'assurance (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
73 pour0 contre1 abstention
Recherche et périmètre

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