Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

4 155 scrutins publics Tous les textes · Yoann Gillet
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18 févr. 2026N° 5503
Inclure des informations destinées aux enfants et aux adolescents dans la campagne nationale sur le deuil
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit chaque année une campagne nationale de sensibilisation et d’information sur le deuil et son accompagnement. L’amendement obligerait cette campagne à comporter des informations spécifiques pour les enfants et les adolescents, plutôt que de s’adresser uniquement à un public indifférencié.

Selon ses auteurs, le deuil des jeunes peut se manifester par vagues et rester peu visible. Un enfant peut, par exemple, continuer à se comporter normalement à l’école malgré sa tristesse après la perte d’un proche. Les informations devraient donc tenir compte de leurs besoins particuliers. Cette obligation concernerait le contenu de la campagne, sans créer un dispositif individuel de soutien psychologique.

Amendement n° 78 · Mme Erodi · Article 18

Amendement n° 78 de Mme Erodi à l'article 18 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
54 pour93 contre4 abstentions
18 févr. 2026N° 5502
Mettre en place une communication adaptée pour rechercher le consentement des adultes qui ne peuvent pas s’exprimer
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit une communication alternative et améliorée pour toute personne majeure dans l’impossibilité partielle ou totale de s’exprimer. Il s’agirait de rechercher son consentement éclairé pour toutes les décisions qui la concernent, en permettant une expression autrement que par la parole, notamment grâce à des dispositifs technologiques.

Quand cela est possible, cette expression non verbale aurait la même valeur juridique que la parole directe pour apprécier sa volonté. Le texte chercherait donc à recueillir l’expression de la personne elle-même. Cette version antérieure ne permet pas de reconstituer les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 17 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Yoann Gillet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
147 pour0 contre0 abstentions
18 févr. 2026N° 5501
Organiser une concertation entre professionnels autour du patient et permettre la participation de sa famille avec son accord
Tous les groupes

Le texte de référence préciserait la procédure collégiale prévue dans le code de la santé publique. Elle prendrait la forme d’une concertation entre les membres disponibles de l’équipe de soins et le médecin chargé du patient. D’autres professionnels accompagnant celui-ci pourraient être associés, notamment à domicile ou dans une structure médico-sociale.

La personne de confiance et la famille pourraient participer avec l’accord du patient, donné si son état le permet ou formulé auparavant dans ses directives anticipées. Un texte réglementaire préciserait l’organisation. Le passage environnant n’étant pas reproduit, les décisions auxquelles cette procédure s’appliquerait ne peuvent pas être détaillées. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 16 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Yoann Gillet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
124 pour0 contre19 abstentions
18 févr. 2026N° 5500
Faciliter les directives anticipées des patients et encadrer l’accès des proches à leur espace numérique de santé
Tous les groupes

Le texte de référence renforcerait l’information sur les directives anticipées, qui permettent d’exprimer à l’avance sa volonté. L’assurance maladie informerait périodiquement les adultes de la possibilité de les rédiger et de les réviser. Les plus récentes prévaudraient, quel que soit leur support, et elles seraient conservées dans le dossier médical partagé.

Certaines personnes sous protection juridique pourraient les rédiger sans autorisation préalable du juge en l’absence d’altération cognitive médicalement décelée. Leur représentant ne pourrait pas les écrire à leur place.

Le titulaire pourrait autoriser un proche à consulter son espace numérique de santé et à déposer certains documents, mais pas ses directives anticipées, ni modifier ou supprimer des données. L’autorisation serait révocable. Des règles particulières encadreraient les accès pour les mineurs et les personnes protégées. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 15 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Yoann Gillet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
142 pour0 contre0 abstentions
18 févr. 2026N° 5499
Informer les patients, lors de la remise du modèle, du dépôt nécessaire de leurs directives anticipées dans le dossier médical partagé
Tous les groupes

Les directives anticipées permettent à une personne d’exprimer à l’avance ses volontés en matière de soins. Le texte en discussion prévoit leur conservation dans le dossier médical partagé, le dossier numérique de santé du patient, ainsi que la diffusion d’un modèle accessible pour les rédiger.

L’amendement imposerait d’informer le patient de la nécessité de ce dépôt au moment où le modèle lui est remis. Une personne recevant le formulaire serait ainsi avertie de l’endroit où conserver le document rempli pour que les soignants puissent le retrouver. Selon les auteurs, cette information manque alors que l’objectif de la conservation est de rendre les directives accessibles aux professionnels qui prennent en charge le patient. L’ajout porterait sur cette information, la conservation étant déjà prévue par le texte.

Amendement n° 66 · Mme Lingemann · Article 15

Amendement n° 66 de Mme Lingemann à l'article 15 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
45 pour81 contre15 abstentions
18 févr. 2026N° 5498
Faciliter le choix d’une personne de confiance par les majeurs protégés et permettre au juge d’intervenir en cas de conflit
Tous les groupes

La personne de confiance peut être associée, avec l’accord du patient, à l’élaboration et à l’actualisation de son plan d’accompagnement. L’amendement rétablirait un article facilitant sa désignation par les majeurs sous protection juridique. Les auteurs souhaitent notamment éviter un passage préalable devant le juge pour ceux sans altération grave des fonctions cognitives.

Des moyens de communication adaptés et des documents faciles à comprendre devraient aider la personne à exprimer son choix. Le représentant légal ne pourrait ni l’assister ni la représenter pour cette désignation, mais devrait l’aider à exercer ce droit et informer les soignants si nécessaire.

Pour une personne sous protection avec représentation relative à la personne, le juge pourrait confirmer ou révoquer la désignation en cas de conflit, à la demande du représentant légal ou d’un proche.

Amendement n° 143 · M. Monnet · Article 14 bis

Amendement n° 143 de M. Monnet et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 14 bis (supprimé) de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour88 contre17 abstentions
18 févr. 2026N° 5497
Proposer aux patients gravement malades ou perdant leur autonomie un plan personnalisé pour organiser leur accompagnement
Tous les groupes

Le texte de référence obligerait un médecin ou un professionnel de l’équipe de soins à proposer un plan personnalisé après un diagnostic d’affection grave, une aggravation de maladie chronique ou un début de perte d’autonomie. Élaboré selon les besoins et les volontés du patient, ce plan pourrait associer les proches avec son consentement.

Il servirait à anticiper et coordonner les soins et les soutiens psychologiques, sociaux et médico-sociaux du patient et de son entourage, y compris après le décès. Pour un retour à domicile, il prévoirait notamment de vérifier si une hospitalisation à domicile est matériellement, humainement et médicalement possible. Un professionnel référent suivrait son actualisation.

Le plan organiserait les prises en charge sans se confondre avec leur réalisation. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 14 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Yoann Gillet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
150 pour0 contre1 abstention
18 févr. 2026N° 5496
Exclure l’aide à mourir du plan personnalisé d’accompagnement proposé aux patients
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit de proposer un plan personnalisé d’accompagnement après le diagnostic d’une affection grave, l’aggravation d’une maladie chronique ou le début d’une perte d’autonomie. Élaboré selon les besoins et les volontés du patient, ce plan servirait à coordonner les soins et les soutiens, notamment pour la douleur ou une hospitalisation à domicile.

L’amendement ajouterait la mention « sans jamais y intégrer l’aide à mourir » dans les dispositions décrivant le contenu du plan. Ses auteurs veulent ainsi maintenir celui-ci dans le champ des soins palliatifs. L’exclusion porterait sur ce qui peut être intégré au plan, et non sur les conditions générales d’accès à l’aide à mourir.

Amendement n° 63 · Mme Dogor-Such · Article 14

Amendement n° 63 de Mme Dogor-Such et l'amendement identique suivant à l'article 14 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
48 pour91 contre9 abstentions
18 févr. 2026N° 5495
Sensibiliser les proches et les personnes chargées d’une protection aux soins palliatifs plutôt qu’à la seule fin de vie
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit un plan personnalisé d’accompagnement pour coordonner les soins et les soutiens du patient. Ce plan devrait notamment prévoir une sensibilisation de la personne de confiance, des proches désignés et des personnes chargées d’une protection juridique aux enjeux de l’accompagnement des personnes en fin de vie.

L’amendement remplacerait, dans cette obligation de sensibilisation, « fin de vie » par « soins palliatifs ». Selon ses auteurs, ces soins peuvent intervenir à différents stades de la maladie et ne se limitent pas au moment terminal. Ils souhaitent aussi éviter une confusion avec le texte relatif à l’euthanasie. Le changement préciserait le sujet de la sensibilisation, sans créer une nouvelle prestation de soins.

Amendement n° 122 · Mme Mansouri · Article 14

Amendement n° 122 de Mme Mansouri à l'article 14 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
48 pour91 contre11 abstentions
18 févr. 2026N° 5494
Exclure du plan personnalisé d’accompagnement toute disposition relative à l’administration d’une substance létale
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit de proposer un plan personnalisé d’accompagnement après le diagnostic d’une affection grave, l’aggravation d’une maladie chronique ou le début d’une perte d’autonomie. Ce plan organiserait le suivi médical, psychologique et social du patient et de son entourage. Il traiterait notamment de la douleur et des possibilités d’hospitalisation à domicile.

L’amendement préciserait que ce plan ne pourrait contenir aucune disposition relative à l’administration d’une substance létale, c’est-à-dire destinée à provoquer la mort. Ses auteurs estiment qu’une telle programmation serait contraire à la finalité de soin du plan. Cette interdiction délimiterait le contenu du plan personnalisé, sans régler à elle seule les conditions générales d’administration d’une telle substance.

Amendement n° 205 · M. Bentz · Article 14

Amendement n° 205 de M. Bentz à l'article 14 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
52 pour93 contre3 abstentions
18 févr. 2026N° 5493
Interdire aux médecins et aux soignants d’évoquer l’aide à mourir lors de l’élaboration du plan personnalisé d’accompagnement
Tous les groupes

Le texte prévoit de proposer un plan personnalisé d’accompagnement après le diagnostic d’une affection grave, l’aggravation d’une maladie chronique ou un début de perte d’autonomie. Élaboré selon les besoins et les volontés du patient, ce plan servirait à organiser les soins et les soutiens psychologiques et sociaux, notamment pour la douleur ou une hospitalisation à domicile.

L’amendement interdirait au médecin ou au soignant d’évoquer l’aide à mourir pendant l’élaboration de ce plan. Ses auteurs souhaitent maintenir les échanges dans le champ des soins palliatifs. L’interdiction viserait expressément les professionnels, sans interdire explicitement au patient ou à ses proches d’aborder ce sujet. Elle porterait sur les discussions préparant le plan, et non sur les conditions d’accès à l’aide à mourir.

Amendement n° 62 · Mme Dogor-Such · Article 14

Amendement n° 62 de Mme Dogor-Such et l'amendement identique suivant à l'article 14 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour92 contre10 abstentions
18 févr. 2026N° 5492
Permettre aux patients d’associer un bénévole à l’élaboration et à l’actualisation de leur plan personnalisé d’accompagnement
Tous les groupes

Le texte prévoit un plan personnalisé d’accompagnement pour anticiper et coordonner les soins et les soutiens psychologiques et sociaux du patient. Avec son consentement, la personne de confiance et un parent ou un proche désigné pourraient participer à son élaboration et à son actualisation.

L’amendement ajouterait explicitement la possibilité d’y associer un bénévole relevant de l’article L. 1110-11 du code de la santé publique, toujours avec le consentement du patient. Pour une personne isolée, ce bénévole pourrait ainsi participer aux échanges sur ses besoins et leur évolution. Les auteurs souhaitent reconnaître ce soutien humain et relationnel en complément de la prise en charge médicale. La mesure ouvrirait une possibilité de participation au plan, sans imposer l’intervention d’un bénévole auprès de chaque patient.

Amendement n° 211 · Mme Abadie-Amiel · Article 14

Amendement n° 211 de Mme Abadie-Amiel à l'article 14 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour45 contre45 abstentions
18 févr. 2026N° 5491
Interdire aux participants d’évoquer l’aide à mourir lors de l’élaboration du plan personnalisé d’accompagnement du patient
Tous les groupes

Le texte prévoit de proposer un plan personnalisé d’accompagnement après le diagnostic d’une affection grave, l’aggravation d’une maladie chronique ou un début de perte d’autonomie. Ce plan organiserait les soins et les soutiens psychologiques et sociaux selon les besoins et les volontés du patient. Celui-ci pourrait être assisté des personnes de son choix pendant les discussions.

L’amendement interdirait d’évoquer l’aide à mourir lors de l’élaboration du plan. Sans préciser qui serait visé, cette interdiction ne serait pas limitée aux médecins et aux soignants et couvrirait aussi les échanges avec le patient et ses proches. Les auteurs souhaitent s’en tenir au champ des soins palliatifs. La mesure encadrerait les sujets pouvant être abordés pendant ces discussions, sans modifier les conditions d’accès à l’aide à mourir.

Amendement n° 61 · Mme Dogor-Such · Article 14

Amendement n° 61 de Mme Dogor-Such et l'amendement identique suivant à l'article 14 de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs (deuxième lecture).

Yoann Gillet : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour101 contre4 abstentions
3 févr. 2026N° 5295
Rejeter préalablement le projet de loi sur l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion entraînerait le rejet du projet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030. La motion vise le texte élaboré par la commission mixte paritaire, soumis à l’approbation de l’Assemblée nationale.

Une motion de rejet préalable permet de faire reconnaître qu’un texte est contraire à la Constitution ou de décider qu’il n’y a pas lieu d’en délibérer. Ce vote porterait donc sur l’arrêt de son examen, et non sur l’approbation de ses mesures. Si la motion n’était pas adoptée, l’Assemblée pourrait poursuivre l’examen du texte puis se prononcer sur son ensemble.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet préalable, déposée par Mme Mathilde Panot, du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Yoann Gillet : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
48 pour195 contre3 abstentions
2 févr. 2026N° 5285
Censurer le Gouvernement après le recours au 49.3 sur le budget de l’État pour 2026
Tous les groupes

L’adoption de cette motion obligerait le Premier ministre à remettre la démission du Gouvernement et empêcherait l’adoption du budget de l’État pour 2026 par le recours au 49.3. Cette procédure permet de considérer un texte comme adopté sans vote sur celui-ci, sauf adoption d’une motion de censure. Seules les voix favorables à la censure sont comptées, et la majorité des membres de l’Assemblée est nécessaire.

Les auteurs dénoncent le recours au 49.3 malgré un engagement antérieur à ne pas l’utiliser. Ils jugent le budget insuffisant pour le pouvoir d’achat et les économies structurelles, et critiquent son déficit. Ils souhaitent également inciter le Président à dissoudre l’Assemblée. Cette dissolution constitue leur objectif politique, non l’effet automatique de la censure.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par Mme Marine Le Pen, M. Éric Ciotti et 104 députés.

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Yoann Gillet : Pour

Rejetémotion de censure
135 pour0 contre0 abstentions
2 févr. 2026N° 5284
Censurer le Gouvernement pour s’opposer au budget de l’État pour 2026 engagé par le 49.3
Tous les groupes

L’adoption de cette motion obligerait le Premier ministre à remettre la démission du Gouvernement et empêcherait l’adoption du budget de l’État pour 2026 par le recours au 49.3. Le Gouvernement a engagé sa responsabilité sur la lecture définitive de ce texte. Avec cette procédure, le budget serait considéré comme adopté sauf adoption d’une motion de censure à la majorité des membres de l’Assemblée. Seules les voix favorables à la censure sont comptées.

Les auteurs contestent cette méthode et souhaitent rendre possible un autre budget. Ils reprochent au texte de ne pas corriger les injustices fiscales ni soutenir suffisamment le pouvoir d’achat. Ils dénoncent aussi des réductions de crédits qui, selon eux, dégraderaient les services publics et aggraveraient les inégalités sociales et territoriales. Ce vote ne permettrait pas d’adopter directement leurs propositions budgétaires alternatives.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par M. Stéphane Peu, Mme Mathilde Panot, Mme Cyrielle Chatelain et 110 députés.

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Yoann Gillet : Pour

Rejetémotion de censure
260 pour0 contre0 abstentions
29 janv. 2026N° 5283
Renforcer les contrôles des lieux d’accueil, la protection judiciaire et les droits des enfants confiés hors de leur foyer
Tous les groupes

La proposition de loi renforcerait la protection des enfants accueillis hors de leur foyer. Elle imposerait des contrôles au moins tous les trois ans, tous les deux ans pour les pouponnières sociales, avec au moins 70 % de visites inopinées. Elle interdirait aux entreprises privées lucratives et aux structures éphémères d’exploiter les établissements et services concernés, après trois ans pour ceux déjà existants.

Pour protéger un enfant mis en danger par ses parents, le procureur devrait répondre sous 72 heures à une demande de protection provisoire. Des interdictions de contact ou de présence pourraient être prononcées. Le juge devrait recueillir le consentement de l’enfant confié victime de violences parentales aux visites du parent concerné.

Les enfants confiés à un proche ou à un tiers digne de confiance bénéficieraient des droits et prestations des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Le texte élargirait aussi l’accompagnement des jeunes majeurs et leur accès prioritaire au logement social.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Yoann Gillet : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
35 pour0 contre0 abstentions
29 janv. 2026N° 5282
Demander au Gouvernement un rapport sur la création d’un contrôleur général des lieux de placement des enfants
Tous les groupes

Selon les auteurs de l’amendement, les contrôles des lieux où sont placés les enfants souffrent d’un manque de personnel et d’indépendance. Ils soulignent que les départements mettent en œuvre la protection de l’enfance tout en participant à son contrôle avec le préfet. Ils souhaitent une instance indépendante pour renforcer l’impartialité des vérifications et les visites sans préavis.

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les six mois suivant la promulgation de la loi, un rapport sur la création d’un contrôleur général des lieux de placement et un calendrier possible. Le vote porterait sur cette étude, et non sur la création immédiate de l’instance ou l’attribution de pouvoirs de contrôle.

Amendement n° 91 · Mme Maximi · Après l’article 7 bis

Amendement n° 91 de Mme Maximi après l'article 7 bis de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Yoann Gillet : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
13 pour17 contre1 abstention
29 janv. 2026N° 5281
Désigner le président du conseil départemental comme garant de l’égalité de traitement des enfants suivis par l’aide sociale à l’enfance
Tous les groupes

Les auteurs de l’amendement constatent des différences importantes entre départements dans l’accueil, le suivi et la prise en charge des enfants relevant de l’aide sociale à l’enfance. Ils les attribuent à des contraintes territoriales inégales, notamment à la saturation de certains services.

L’amendement inscrirait dans la loi que le président du conseil départemental est garant de l’égalité de traitement devant la loi par ce service. Il devrait communiquer avec les services du préfet pour faire respecter cette obligation. Un décret en préciserait l’application. Les auteurs présentent cette mesure comme une clarification des responsabilités destinée à mieux identifier les écarts avec l’État. Le dispositif ne définit toutefois ni moyens supplémentaires ni procédure particulière d’intervention de l’État.

Amendement n° 109 · Mme Hamelet · Après l’article 5

Amendement n° 109 de Mme Hamelet après l'article 5 de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
5 pour25 contre0 abstentions
29 janv. 2026N° 5280
Obliger le procureur à rechercher d’abord un accueil chez l’autre parent, un proche ou un tiers de confiance pour protéger l’enfant
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait au procureur d’organiser en urgence la protection provisoire d’un enfant mis en danger par ses parents ou l’un d’eux. Il pourrait notamment décider à qui confier l’enfant et encadrer les contacts avec ses parents.

L’amendement lui imposerait de rechercher prioritairement un accueil chez l’autre parent, un membre de la famille ou un tiers digne de confiance, avant les autres solutions de placement. Il conserverait la possibilité de fixer les modalités des échanges, visites et hébergements parentaux si l’intérêt de l’enfant l’exige.

Selon ses auteurs, les possibilités d’accueil dans un cadre familier sont trop peu examinées en pratique. Ils souhaitent préserver les liens affectifs de l’enfant. Cette priorité obligerait à rechercher ces solutions, sans imposer de les retenir dans chaque situation.

Amendement n° 107 · Mme Hamelet · Article 4

Amendement n° 107 de Mme Hamelet à l'article 4 de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
8 pour18 contre3 abstentions
29 janv. 2026N° 5279
Ne plus obliger le président du conseil départemental à contrôler tous les trois ans les structures d’accueil du jeune enfant
Tous les groupes

L’article en discussion ajouterait une fréquence de contrôle de trois ans pour les structures d’accueil du jeune enfant. L’amendement supprimerait cet ajout, sans supprimer le contrôle lui-même ni la disposition permettant des visites inopinées.

Ses auteurs rappellent que la loi de décembre 2023 prévoit déjà un plan annuel départemental d’inspection et de contrôle, établi conjointement par le préfet et le président du conseil départemental, avec publication des résultats. Son décret d’application date d’avril 2025. Ils préfèrent laisser cette organisation récente s’appliquer et être évaluée avant d’ajouter une fréquence obligatoire. Un plan annuel organise les inspections à l’échelle du département, tandis que la règle supprimée fixerait la périodicité du contrôle des structures concernées.

Amendement n° 41 · Mme Santiago · Article 2

Amendement n° 41 de Mme Santiago à l'article 2 de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
9 pour18 contre0 abstentions
29 janv. 2026N° 5278
Autoriser les conseillers départementaux et les parlementaires français et européens élus en France à visiter sans préavis les établissements de protection de l’enfance
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit des contrôles réguliers des établissements de protection de l’enfance, notamment par les services de l’État. Les auteurs de l’amendement souhaitent y ajouter un regard des élus, en invoquant des signalements de conditions d’accueil indignes et d’atteintes aux droits des enfants.

L’amendement autoriserait les conseillers départementaux, les députés, les sénateurs et les représentants au Parlement européen élus en France à visiter à tout moment et sans préavis les établissements concernés. Pour entrer en contact avec un mineur hébergé, ils devraient auparavant recueillir les recommandations du personnel et s’assurer de son consentement. Ce droit permettrait aux élus de constater des situations et de signaler des manquements, tout en encadrant leurs échanges avec les enfants.

Amendement n° 100 · Mme Hamelet · Après l’article premier

Amendement n° 100 de Mme Hamelet après l'article premier de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
11 pour27 contre2 abstentions
29 janv. 2026N° 5277
Obliger les départements à prévoir des réponses à la saturation de l’accueil des enfants placés et à protéger les professionnels qui alertent
Tous les groupes

Les auteurs de l’amendement décrivent des structures surpeuplées, des placements non exécutés faute de places et une pénurie de familles d’accueil. Ils évoquent notamment des enfants dormant dans des couloirs, avec trop peu d’adultes pour assurer leur sécurité.

Chaque département devrait élaborer avec le préfet un plan pour prévenir et traiter les dépassements durables ou prévisibles des capacités de placement. Il devrait aussi organiser une alerte permettant aux professionnels de signaler l’engorgement, avec confidentialité, traitement dans un délai approprié et protection contre les discriminations liées au signalement.

Un indicateur régulièrement actualisé suivrait les enfants et jeunes majeurs accueillis dans des lieux inadéquats, par exemple une unité ne correspondant pas à leur âge. Il serait analysé avec le préfet. L’amendement imposerait cette organisation sans fixer un nombre de places à créer.

Amendement n° 79 · Mme Maximi · Après l’article premier

Amendement n° 79 de Mme Maximi après l'article premier de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Yoann Gillet : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour25 contre0 abstentions
29 janv. 2026N° 5274
Obliger les départements à détailler les contrôles et les manquements dans leur rapport public sur la protection de l’enfance
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit de rendre public le rapport annuel du président du conseil départemental sur la gestion des établissements et services de protection de l’enfance. Ce rapport devrait déjà rendre compte des contrôles effectués.

L’amendement préciserait les informations à y faire figurer. Le rapport devrait décrire la nature des contrôles, les principaux manquements constatés et, lorsqu’il y en a, les recommandations ou mesures correctrices formulées. Les élus départementaux et le public pourraient ainsi connaître non seulement l’existence des contrôles, mais aussi les problèmes relevés dans l’accueil des enfants et les corrections demandées. Les auteurs présentent cette précision comme un moyen de rendre l’information plus utile à la prévention des maltraitances. Elle porterait sur le compte rendu des contrôles, sans ajouter de nouvelle inspection.

Amendement n° 81 · Mme Loir · Article premier

Amendement n° 81 de Mme Loir à l'article premier de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).

Yoann Gillet : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
10 pour27 contre2 abstentions
Recherche et périmètre

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