Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

976 scrutins publics Tous les textes · Nicolas Forissier
Réinitialiser
18 juin 2025N° 2503
Faire du retraitement et du recyclage le principal mode de gestion des combustibles nucléaires usés et prévoir leur organisation
Tous les groupes

Le texte proposé prévoit déjà de maintenir les installations permettant de traiter les combustibles nucléaires après leur utilisation et d’en valoriser les matières, en renouvelant et complétant les usines au-delà de 2040.

Le sous-amendement ajouterait que le retraitement et le recyclage devraient constituer le principal mode de gestion de ces combustibles. Il prévoirait aussi de définir des modalités d’organisation et de gestion adaptées, sans les détailler. Cette orientation resterait soumise à la réserve de protection prévue par le code de l’environnement.

Les auteurs motivent ce choix par le risque de tensions sur le marché de l’uranium naturel, dont les ressources sont limitées. Ils invoquent la construction de 65 réacteurs dans le monde pour justifier une place renforcée du recyclage dans la stratégie nucléaire.

Sous-amendement n° 780 · M. Nury · Article 3

Sous-amendement n° 780 de M. Nury à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
110 pour139 contre3 abstentions
18 juin 2025N° 2502
Développer d’ici 2040 une filière de combustible pour les réacteurs nucléaires de quatrième génération
Tous les groupes

Le texte proposé prévoit de pérenniser, renouveler et compléter les usines de retraitement-recyclage des combustibles nucléaires au-delà de 2040. Il prévoit aussi de soutenir le développement de réacteurs de quatrième génération et d’engager la construction d’un démonstrateur à neutrons rapides au plus tard en 2030.

Le sous-amendement ajouterait un objectif de développement, d’ici 2040, d’une filière de production et de retraitement-recyclage du combustible destinée à ces réacteurs. Il relierait ainsi leur développement à celui des installations nécessaires pour produire leur combustible et le traiter après utilisation. Selon ses auteurs, l’enjeu est de faire progresser ces technologies en parallèle pour qu’elles atteignent leur maturité au même moment. Le texte ne précise ni financement ni capacité industrielle à atteindre.

Sous-amendement n° 808 · M. Amblard · Article 3

Sous-amendement n° 808 de M. Amblard à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
109 pour137 contre5 abstentions
18 juin 2025N° 2501
Faire du retraitement et du recyclage le principal mode de gestion des combustibles nucléaires usés
Tous les groupes

Le texte proposé prévoit de maintenir les installations nécessaires au retraitement et à la valorisation des combustibles nucléaires après leur utilisation, en renouvelant et complétant les usines au-delà de 2040. Le sous-amendement ajouterait que le retraitement et le recyclage constitueraient leur principal mode de gestion.

Selon ses auteurs, inscrire cette orientation dans le code de l’énergie donnerait de la visibilité au programme de renouvellement des usines qui prennent en charge les combustibles usés. Ils la présentent comme une orientation de programmation, et non comme une obligation de recourir systématiquement à cette méthode. Le sous-amendement ne définirait pas les modalités d’organisation et de gestion des installations, que ses auteurs ne jugent pas nécessaire d’inscrire dans la loi.

Sous-amendement n° 771 · Mme Givernet · Article 3

Sous-amendement n° 771 de Mme Givernet à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
68 pour183 contre1 abstention
18 juin 2025N° 2500
Viser la disponibilité des installations de retraitement des combustibles nucléaires usés plutôt que leur maintien en fonctionnement
Tous les groupes

Le texte proposé prévoit de maintenir en fonctionnement toutes les installations nécessaires au retraitement et à la valorisation des combustibles nucléaires usés. Il prévoit aussi de pérenniser, renouveler et compléter les usines de retraitement-recyclage au-delà de 2040, sous réserve des protections prévues par le code de l’environnement.

Le sous-amendement remplacerait le maintien « en fonctionnement » de toutes ces installations par le maintien de leur « disponibilité ». L’objectif porterait ainsi sur des installations disponibles pour assurer cette activité, plutôt que sur le fonctionnement de chacune d’elles. Présentée comme rédactionnelle par le Gouvernement, cette modification conserverait l’orientation de retraitement-recyclage au-delà de 2040.

Sous-amendement n° 828 · Gouvernement · Article 3

Sous-amendement n° 828 du Gouvernement à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
58 pour167 contre29 abstentions
18 juin 2025N° 2499
Supprimer l’objectif de maintenir les installations de retraitement des combustibles nucléaires usés au-delà de 2040
Tous les groupes

Le texte proposé inscrit dans le code de l’énergie l’objectif de maintenir en fonctionnement toutes les installations nécessaires au retraitement et à la valorisation des combustibles nucléaires usés. Il prévoit de pérenniser, renouveler et compléter les usines de retraitement-recyclage au-delà de 2040, sous réserve des protections prévues par le code de l’environnement.

Le sous-amendement supprimerait cette orientation, sans ordonner la fermeture des installations. Ses auteurs craignent qu’elle favorise la prolongation d’installations anciennes, notamment à La Hague, dont ils soulignent le coût de rénovation. Ils redoutent aussi que ces prolongations remplacent les nouvelles unités prévues par les programmations antérieures, plutôt que de les compléter, au détriment de la sûreté et de l’environnement.

Sous-amendement n° 728 · Mme Laernoes · Article 3

Sous-amendement n° 728 de Mme Laernoes et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
63 pour189 contre0 abstentions
18 juin 2025N° 2498
Fixer une part nucléaire de 70 % en 2030 et de 80 % en 2050 pour les besoins domestiques d’électricité
Tous les groupes

Le texte proposé fixe déjà des objectifs de maintien et de développement des capacités nucléaires, exprimés en gigawatts, c’est-à-dire en puissance installée. Le sous-amendement ajouterait un objectif portant cette fois sur la part du nucléaire dans la production d’électricité pour les besoins domestiques. Cette part devrait atteindre 70 % en 2030 et 80 % en 2050.

Ses auteurs souhaitent ainsi sécuriser l’approvisionnement et disposer d’une production pilotable, dont le fonctionnement peut être commandé, tout en recherchant une électricité décarbonée et compétitive. La mesure fixerait une orientation sur l’origine de l’électricité produite, et non un tarif payé par les consommateurs.

Sous-amendement n° 770 · M. Nury · Article 3

Sous-amendement n° 770 de M. Nury à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
16 pour146 contre90 abstentions
18 juin 2025N° 2497
Prévoir une loi pour chiffrer les investissements dans les nouvelles capacités nucléaires et préciser leur financement
Tous les groupes

Le texte proposé prévoit de développer de nouvelles capacités nucléaires, avec un objectif de 27 gigawatts à l’horizon 2050. Le sous-amendement prévoirait qu’avant le 1er mars 2026, une loi de programmation détermine le montant prévisionnel des investissements correspondants et clarifie leurs sources de financement.

Selon l’exposé des auteurs, le coût des trois paires de réacteurs EPR2 reste en cours d’évaluation et la structure de financement n’est pas arrêtée, comme le relève la Cour des comptes. Ils souhaitent rendre ces choix financiers explicites autour de la décision finale d’investissement envisagée par EDF début 2026. Le sous-amendement ne fixerait lui-même ni montant d’investissement ni répartition de son financement.

Sous-amendement n° 773 · M. Bruneau · Article 3

Sous-amendement n° 773 de M. Bruneau à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour210 contre1 abstention
18 juin 2025N° 2496
Supprimer l’objectif d’engager la construction de 13 gigawatts nucléaires supplémentaires au plus tard en 2030
Tous les groupes

Le texte proposé vise 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires à l’horizon 2050. Il prévoit d’engager la construction d’au moins 10 gigawatts au plus tard en 2026, puis d’au moins 13 gigawatts supplémentaires au plus tard en 2030. Ces échéances concernent le lancement des constructions, non la mise en service des réacteurs.

Le sous-amendement supprimerait uniquement la seconde étape, celle des 13 gigawatts supplémentaires. L’objectif de 2050 et la première étape resteraient dans le texte. Ses auteurs invoquent les incertitudes sur les coûts et les délais des EPR2, les risques environnementaux et la crainte de réduire les investissements dans les renouvelables. Malgré leur souhait exprimé d’un moratoire, cette suppression n’interdirait pas la construction de nouveaux réacteurs.

Sous-amendement n° 745 · M. Laisney · Article 3

Sous-amendement n° 745 de M. Laisney à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
89 pour165 contre0 abstentions
18 juin 2025N° 2495
Supprimer les objectifs d’engager la construction de 10 gigawatts nucléaires d’ici 2026 et de 13 supplémentaires d’ici 2030
Tous les groupes

Le texte proposé pour rétablir l’article 3 prévoirait de tendre vers 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées en 2050. Il fixerait aussi deux échéances pour engager les constructions, au moins 10 gigawatts au plus tard en 2026, puis au moins 13 supplémentaires au plus tard en 2030. Ces dates concernent le lancement des constructions, non leur mise en service.

Le sous-amendement supprimerait ces deux échéances et les volumes associés, mais conserverait l’objectif de 27 gigawatts en 2050. Ses auteurs contestent la relance nucléaire en raison des coûts, des délais et des risques environnementaux qu’ils lui attribuent. Ils craignent aussi qu’elle réduise les investissements dans les renouvelables. Malgré leur souhait d’un moratoire, cette suppression n’interdirait pas de construire de nouveaux réacteurs.

Sous-amendement n° 741 · M. Laisney · Article 3

Sous-amendement n° 741 de M. Laisney à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
63 pour165 contre26 abstentions
18 juin 2025N° 2494
Porter l’objectif nucléaire à 32 gigawatts nouveaux en 2050 et prévoir l’engagement de 19 gigawatts supplémentaires après 2026
Tous les groupes

Le texte proposé pour rétablir l’article 3 viserait 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées en 2050. Il prévoirait d’engager la construction d’au moins 10 gigawatts au plus tard en 2026, puis d’au moins 13 gigawatts supplémentaires au plus tard en 2030.

Le sous-amendement porterait la cible de 2050 à 32 gigawatts. Il conserverait la première étape de 10 gigawatts, mais remplacerait la seconde par au moins 19 gigawatts supplémentaires à engager après 2026, sans date limite précisée pour cet engagement. Les auteurs souhaitent ainsi augmenter l’ambition à long terme tout en assouplissant le calendrier pour l’adapter aux capacités industrielles et financières. Il s’agit de volumes de puissance et de lancement des constructions, non de dates de mise en service des réacteurs.

Sous-amendement n° 809 · M. Amblard · Article 3

Sous-amendement n° 809 de M. Amblard à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
100 pour150 contre2 abstentions
18 juin 2025N° 2493
Fixer l’objectif d’atteindre au moins 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées en 2050
Tous les groupes

Le texte proposé pour rétablir l’article 3 inscrirait dans le code de l’énergie l’objectif de « tendre vers » 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées à l’horizon 2050. Le sous-amendement remplacerait cette formulation par « atteindre au moins ». Les 27 gigawatts deviendraient ainsi un minimum à atteindre dans l’objectif inscrit dans la loi, plutôt qu’une cible vers laquelle progresser.

Les auteurs présentent ce renforcement comme un moyen de soutenir la souveraineté énergétique, de réduire les émissions liées aux usages de l’énergie et de favoriser une électricité compétitive. La mesure porterait sur la puissance nucléaire à installer, sans fixer de prix de vente de l’électricité ni de tarif pour les consommateurs.

Sous-amendement n° 769 · M. Nury · Article 3

Sous-amendement n° 769 de M. Nury à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
115 pour138 contre0 abstentions
18 juin 2025N° 2492
Supprimer l’objectif de 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées à l’horizon 2050
Tous les groupes

Le texte proposé pour rétablir l’article 3 prévoirait de tendre vers 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées en 2050. Le sous-amendement supprimerait cette cible à long terme. Il laisserait toutefois subsister les objectifs d’engager la construction d’au moins 10 gigawatts au plus tard en 2026 et de 13 gigawatts supplémentaires au plus tard en 2030.

Les auteurs défendent une sortie progressive du nucléaire et une production entièrement renouvelable en 2050, en s’appuyant sur les scénarios qu’ils citent. Ils invoquent notamment les coûts, les déchets, les risques d’accident et la dépendance aux importations d’uranium. La suppression proposée ne programmerait cependant ni la fermeture des réacteurs ni le passage à une production entièrement renouvelable.

Sous-amendement n° 747 · M. Tavel · Article 3

Sous-amendement n° 747 de M. Tavel à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
89 pour165 contre0 abstentions
18 juin 2025N° 2491
Prévoir l’engagement de 10 gigawatts nucléaires d’ici 2026 puis de 19 supplémentaires, sans conserver la cible installée pour 2050
Tous les groupes

Le texte proposé pour rétablir l’article 3 viserait 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées en 2050. Il prévoirait d’engager les constructions d’au moins 10 gigawatts au plus tard en 2026, puis d’au moins 13 supplémentaires au plus tard en 2030.

Le sous-amendement remplacerait cet ensemble par un objectif d’engager au moins 10 gigawatts de constructions d’ici 2026, puis au moins 19 gigawatts supplémentaires après cette date, sans échéance finale précisée. Il supprimerait donc la cible de capacités installées en 2050 et la date limite de 2030 pour la seconde étape. Les auteurs souhaitent une programmation plus souple, adaptée selon eux aux capacités industrielles et financières. Les volumes annoncés concerneraient l’engagement des constructions, pas leur achèvement ou la production effective d’électricité.

Sous-amendement n° 805 · Article 3

Sous-amendement n° 805 de Amblard à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
93 pour152 contre9 abstentions
18 juin 2025N° 2490
Ramener le programme de nouveaux réacteurs nucléaires à huit réacteurs engagés d’ici 2035, dont six dès 2026
Tous les groupes

L’amendement principal propose d’inscrire dans le code de l’énergie une cible de 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires en 2050. Il prévoit d’engager des constructions représentant au moins 10 gigawatts dès 2026, puis 13 gigawatts supplémentaires au plus tard en 2030. Ces chiffres mesurent une puissance installée, non une quantité d’électricité produite chaque année.

Le sous-amendement remplacerait cette trajectoire par huit nouveaux réacteurs dont la construction serait engagée d’ici 2035, dont six dès 2026, pour atteindre 13 gigawatts en 2050. Il s’agit de dates de lancement des constructions, pas de mise en service. Les auteurs souhaitent retenir un programme moins étendu, correspondant au scénario N1 de RTE, sans fixer dès maintenant d’objectif supplémentaire de réacteurs ni de construction de petits réacteurs modulaires.

Sous-amendement n° 759 · M. Benbrahim · Article 3

Sous-amendement n° 759 de M. Benbrahim à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour225 contre0 abstentions
18 juin 2025N° 2489
Engager huit nouveaux réacteurs nucléaires et reporter à une prochaine loi le choix de réacteurs supplémentaires
Tous les groupes

L’amendement principal vise 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires en 2050, avec des constructions engagées dès 2026 puis en 2030. Le sous-amendement remplacerait cette trajectoire par huit réacteurs représentant au moins 10 gigawatts, à engager d’ici 2035, dont six dès 2026, pour atteindre 13 gigawatts de puissance installée en 2050.

Un éventuel objectif de réacteurs supplémentaires serait renvoyé à la prochaine loi de programmation énergétique. Le choix devrait tenir compte des premiers chantiers, du prix de l’électricité, des déchets nucléaires et des capacités financières et industrielles d’EDF. D’ici cette loi, la pertinence économique et industrielle des petits réacteurs modulaires devrait aussi être évaluée, avec leurs enjeux propres de sûreté et de sécurité. Les auteurs souhaitent ainsi prévoir un réexamen avant d’élargir le programme, plutôt que fixer immédiatement toute sa taille.

Sous-amendement n° 761 · M. Benbrahim · Article 3

Sous-amendement n° 761 de M. Benbrahim à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour226 contre0 abstentions
18 juin 2025N° 2488
Supprimer l’objectif de 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires en 2050 et son calendrier de construction
Tous les groupes

L’amendement principal propose d’inscrire dans le code de l’énergie un objectif de 27 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires en 2050. Il prévoit d’engager la construction d’au moins 10 gigawatts au plus tard en 2026, puis de 13 gigawatts supplémentaires au plus tard en 2030. Le sous-amendement supprimerait cet objectif et ces échéances.

Les auteurs contestent une trajectoire qu’ils jugent trop coûteuse et trop rapide à décider, mais trop lente à produire de l’électricité face à l’urgence climatique. Ils invoquent aussi les risques industriels, la gestion durable des déchets et la place laissée à la sobriété et aux renouvelables. La suppression n’interdirait pas de construire des réacteurs. Elle ne retirerait pas non plus les autres dispositions proposées, notamment le maintien du parc existant et la recherche nucléaire.

Sous-amendement n° 727 · Mme Laernoes · Article 3

Sous-amendement n° 727 de Mme Laernoes et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
64 pour191 contre0 abstentions
18 juin 2025N° 2487
Retirer l’objectif de renouveler progressivement toutes les installations nucléaires existantes
Tous les groupes

L’amendement principal prévoit de maintenir les installations nucléaires en fonctionnement, avec une puissance installée d’au moins 63 gigawatts, d’accroître leur disponibilité et de renouveler progressivement l’ensemble de ces installations. Le sous-amendement supprimerait seulement ce dernier objectif. Le maintien en fonctionnement et la cible de puissance resteraient dans le texte proposé.

Les auteurs veulent éviter d’inscrire un renouvellement complet du parc avant une évaluation des besoins et des coûts, alors que de nouvelles constructions sont également prévues. Ils citent une estimation de 51,7 milliards d’euros, hors intérêts, pour six nouveaux réacteurs. Le dispositif ne créerait toutefois pas d’obligation d’évaluation préalable et n’interdirait pas de renouveler des installations. Il retirerait l’objectif général de les renouveler toutes.

Sous-amendement n° 717 · Mme Voynet · Article 3

Sous-amendement n° 717 de Mme Voynet à l'amendement n° 503 de M. Armand et aux amendements identiques suivants à l'article 3 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
64 pour191 contre0 abstentions
17 juin 2025N° 2460
Autoriser la ratification d’un accord permettant d’exporter du CO₂ pour le stocker dans le sous-sol marin
Tous les groupes

Le Protocole de Londres interdit l’exportation de déchets vers d’autres pays pour leur immersion ou leur incinération en mer. Le projet de loi autoriserait la France à ratifier un amendement permettant une exception pour les flux de dioxyde de carbone destinés au stockage dans les formations géologiques du sous-sol marin. Cette exception ne concernerait pas les autres déchets.

Les pays concernés devraient conclure un accord répartissant les responsabilités pour délivrer les permis. Si le pays destinataire n’est pas partie au protocole, cet accord devrait prévoir des protections au moins équivalentes à celles du protocole pour préserver le milieu marin.

La résolution présente ce stockage comme une option pour réduire le CO₂ atmosphérique, notamment pour les pays sans formations géologiques adaptées. Elle rappelle qu’il ne devrait pas remplacer les autres mesures de réduction des émissions. Le vote autoriserait la ratification, sans approuver un projet particulier de stockage.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi autorisant la ratification de la résolution LP.3(4) portant amendement de l’article 6 du Protocole de Londres de 1996 à la Convention de 1972 sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets et autres matières (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Nicolas Forissier : Pour

Adoptéscrutin public solennel
261 pour107 contre40 abstentions
17 juin 2025N° 2458
Simplifier les démarches et les marchés publics des entreprises, faciliter les projets industriels et renforcer certaines autorisations commerciales
Tous les groupes

Le projet de loi dispenserait les entreprises de retransmettre des informations déjà détenues par l’administration ou accessibles par échange automatisé. Il permettrait aux acheteurs publics de passer des marchés inférieurs à 100 000 euros hors taxes sans publicité ni concurrence préalables, tout en exigeant une offre pertinente et sans retenir systématiquement le même fournisseur.

Les commerçants concernés pourraient demander un loyer mensuel et leurs garanties seraient plafonnées à trois mois de loyers. Mais le texte renforcerait aussi l’encadrement des implantations commerciales. Le seuil d’autorisation passerait de 1 000 à 400 mètres carrés et certains magasins de chaînes seraient soumis à autorisation même sous ce seuil.

Pour faciliter les projets industriels et d’infrastructures, le texte prévoirait des dérogations d’urbanisme. Les surfaces ouvertes à l’urbanisation pourraient dépasser de 30 % l’objectif local de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers pour 2024–2034, voire davantage avec l’accord de l’État.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Nicolas Forissier : Pour

Adoptéscrutin public solennel
275 pour252 contre21 abstentions
13 juin 2025N° 2309
Supprimer la peine de prison pour les dirigeants entravant la constitution ou la libre désignation des membres du CHSCT
Tous les groupes

Le code du travail prévoit une peine d’un an d’emprisonnement lorsqu’un chef d’entreprise porte atteinte, ou tente de porter atteinte, à la constitution du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, le CHSCT, ou à la libre désignation de ses membres.

L’amendement supprimerait cette peine de prison, mais conserverait l’amende. Les comportements concernés resteraient donc sanctionnés. Ses auteurs jugent que la possibilité d’emprisonnement pourrait avoir un impact disproportionné sur les petites entreprises et leurs dirigeants. La suppression proposée ne serait toutefois pas réservée aux petites entreprises.

Amendement n° 1851 · Mme Olivia Grégoire · Après l’article 7

Amendement n° 1851 de Mme Olivia Grégoire après l'article 7 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Nicolas Forissier : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour26 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2308
Fixer l’objectif de créer un fonds et une garantie de prêts pour les salariés reprenant leur entreprise
Tous les groupes

Les salariés qui souhaitent reprendre leur entreprise doivent réunir les fonds nécessaires au rachat. Selon les auteurs, leur apport personnel souvent limité peut décourager les banques. En cas d’échec, ils risquent de perdre à la fois leur emploi et les sommes investies.

L’amendement inscrirait dans la loi l’objectif national de créer un fonds consacré à ces reprises et une garantie sur les prêts personnels contractés par les salariés. Ses auteurs souhaitent faciliter le financement des reprises et préserver les entreprises, les équipes et les savoir-faire.

Le dispositif ne créerait toutefois pas directement le fonds ni un droit à une garantie. Il ne fixerait ni budget, ni calendrier, ni conditions d’accès. Les modalités financières évoquées par les auteurs resteraient des propositions, et non des règles instaurées par cet amendement.

Amendement n° 2151 · Mme Lejeune · Après l’article 6

Amendement n° 2151 de Mme Lejeune et l'amendement identique suivant après l'article 6 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
25 pour15 contre10 abstentions
13 juin 2025N° 2307
Examiner en priorité les offres de reprise des salariés en coopérative lorsqu’elles ne sont pas moins avantageuses qu’une offre concurrente
Tous les groupes

Les règles discutées concernent l’information des salariés lors de la vente d’un fonds de commerce ou d’une société, afin qu’ils puissent présenter une offre de reprise. Le sous-amendement ajouterait une priorité d’examen pour certaines de leurs offres.

Cette priorité s’appliquerait si le projet des salariés prévoit la reprise ou la création d’une société coopérative relevant du statut légal de la coopération, et si leur offre n’est pas moins avantageuse qu’une offre concurrente. Elle obligerait à examiner leur proposition prioritairement, sans imposer de la retenir.

Les auteurs souhaitent ainsi faciliter les reprises en coopérative. Ils estiment que la connaissance de l’entreprise par ses salariés peut aider à maintenir son activité, dans un contexte de fermetures d’entreprises et de pertes d’emplois.

Sous-amendement n° 2825 · M. Fournier · Article 6

Sous-amendement n° 2825 de M. Fournier à l'amendement n° 1715 du Gouvernement à l'article 6 (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour30 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2306
Prévoir six mois pour l’information des salariés avant une vente afin de faciliter leur offre de reprise
Tous les groupes

L’information préalable des salariés vise à leur laisser le temps de préparer une offre de reprise. Le texte proposé ramènerait de deux mois à un mois les délais figurant dans deux passages du code de commerce.

Le sous-amendement porterait à six mois le délai du second passage, mais laisserait la réduction à un mois dans le premier. Les dispositions reproduites ne donnent pas le contenu des règles auxquelles ces deux délais se rapportent. Elles ne permettent donc pas de déterminer comment les six mois s’articuleraient concrètement avec le mois maintenu ailleurs.

Les auteurs annoncent vouloir donner six mois aux salariés pour préparer leur reprise. Ils soulignent le temps nécessaire pour monter un dossier et réunir les fonds, notamment par des emprunts ou leur épargne personnelle.

Sous-amendement n° 2823 · M. Fournier · Article 6

Sous-amendement n° 2823 de M. Fournier à l'amendement n° 1715 du Gouvernement à l'article 6 (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour30 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2305
Préserver un délai de deux mois pour informer les salariés avant une vente et préparer une offre de reprise
Tous les groupes

L’information préalable des salariés doit leur permettre de préparer une offre de reprise de leur entreprise. Le texte proposé ramènerait de deux mois à un mois les délais figurant dans deux passages du code de commerce.

Le sous-amendement supprimerait la modification du second passage, qui conserverait deux mois. Il laisserait toutefois la réduction à un mois dans le premier. Les dispositions reproduites ne précisent pas les règles auxquelles ces deux délais se rapportent. Leur articulation concrète ne peut donc pas être établie à partir de ces éléments.

Les auteurs souhaitent maintenir au moins deux mois pour préparer une reprise. Ils jugent ce délai déjà insuffisant et considèrent que le temps nécessaire au montage du dossier est déterminant pour permettre aux salariés de présenter une offre consolidée.

Sous-amendement n° 2822 · M. Fournier · Article 6

Sous-amendement n° 2822 de M. Fournier à l'amendement n° 1715 du Gouvernement à l'article 6 (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Nicolas Forissier : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour30 contre7 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.