Santé

1 923 scrutins sur ce sujet. Retrouvez ce qui a été adopté ou rejeté et comment chaque groupe et député a voté, avec les sources officielles.

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1 923 scrutins publicsPage 55 / 81
10 juil. 2025N° 3044
Demander au Gouvernement et à la Haute Autorité de santé des rapports réguliers sur la santé des élus municipaux
Tous les groupes

Selon les auteurs, les données spécifiques sur la santé des élus manquent. Ils souhaitent mieux documenter les cas d’épuisement professionnel et les autres risques qui pourraient être liés aux conditions d’exercice du mandat, au-delà d’une première étude sur la santé mentale des maires.

L’amendement demanderait au Gouvernement un rapport proposant des améliorations concrètes avant le 31 décembre 2026, puis après chaque rapport de la Haute Autorité de santé. Celle-ci devrait publier une évaluation de la santé mentale et physique des élus municipaux trois ans après chaque renouvellement général des conseils municipaux. Ces obligations organiseraient un suivi et des propositions, sans créer elles-mêmes de prise en charge médicale ou de dispositif d’écoute.

Amendement n° 36 · Mme Hervieu · Après l’article 30

Amendement n° 36 de Mme Hervieu et les amendements identiques suivants après l'article 30 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour35 contre0 abstentions
10 juil. 2025N° 3033
Supprimer la création d’un référent pour la santé mentale des élus locaux dans chaque préfecture
Tous les groupes

Le texte prévoit de créer dans chaque préfecture un référent chargé d’écouter les élus locaux qui le sollicitent et, si nécessaire, de les orienter vers des professionnels de santé. Il devrait aussi repérer les risques psychosociaux, notamment en période de crise, et organiser des formations et des actions de prévention.

L’amendement supprimerait cet article et donc cette obligation de créer un interlocuteur préfectoral dédié. Ses auteurs estiment que cette mission ne relève pas du rôle d’une préfecture. La suppression porterait sur cette organisation de l’écoute, de l’orientation et de la prévention, et non sur une interdiction pour les élus de recevoir des soins.

Amendement n° 8 · M. Sitzenstuhl · Article 19 bis

Amendement n° 8 de M. Sitzenstuhl et l'amendement identique suivant à l'article 19 bis de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
65 pour31 contre11 abstentions
10 juil. 2025N° 3019
Préciser les indemnités des élus locaux en congé de maternité, de paternité ou d’adoption selon la poursuite du mandat
Tous les groupes

Le texte discuté permettrait de poursuivre un mandat local pendant un congé de maternité, de paternité ou d’adoption. L’amendement préciserait l’indemnisation. Un élu interrompant son travail salarié mais poursuivant son mandat percevrait uniquement les indemnités journalières liées à son travail, tout en pouvant conserver ses indemnités de fonction.

S’il interrompait également son mandat et remplissait les conditions légales, il pourrait être indemnisé aussi à ce titre. Un élu sans autre activité professionnelle pourrait également percevoir des indemnités journalières s’il cessait son activité d’élu et remplissait les conditions légales.

L’amendement supprimerait aussi la possibilité, prévue pour la maternité, qu’un avis contraire du praticien empêche la poursuite du mandat. Selon l’exposé, cette mention ajouterait une démarche inutile sans tenir compte des évolutions de santé. L’objectif annoncé est de clarifier et d’harmoniser la pratique de l’Assurance maladie.

Amendement n° 856 · Gouvernement · Article 17

Amendement n° 856 du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 17 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
74 pour0 contre2 abstentions
9 juil. 2025N° 2975
Programmer la reconstruction de Mayotte, rapprocher les droits sociaux et renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière
Tous les groupes

Après les dégâts de Chido et Dikeledi, le projet programmerait des investissements prioritaires à Mayotte pour 2025‑2031, notamment dans l’eau, les hôpitaux, les écoles, le logement et un nouvel aéroport. Un comité suivrait leur réalisation et en rendrait compte au Parlement.

Il relèverait le SMIC net à 87,5 % du niveau national dès janvier 2026 et autoriserait le Gouvernement à rapprocher les règles de protection sociale par ordonnances, c’est-à-dire à modifier la loi sur autorisation du Parlement. Le rapport annexé fixerait un objectif de convergence sociale en 2031. Le texte organiserait aussi le Département‑Région et son assemblée de 52 élus.

Il durcirait parallèlement l’accès au séjour et renforcerait les pouvoirs d’évacuation et de démolition de l’habitat informel. Jusqu’en décembre 2034, le préfet pourrait, par décision motivée tenant notamment aux possibilités locales de relogement, ne pas joindre de proposition de relogement ou d’hébergement d’urgence à certains arrêtés d’évacuation.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public solennel
354 pour111 contre62 abstentions
2 juil. 2025N° 2881
Proposer une consultation psychologique et rappeler leurs droits aux étrangers à chaque prolongation exceptionnelle de leur rétention
Tous les groupes

L’article premier élargirait le recours à la prolongation exceptionnelle de la rétention à de nouvelles catégories de personnes étrangères, notamment en raison de condamnations ou d’une menace particulièrement grave pour l’ordre public. Les auteurs de l’amendement soulignent la détresse psychologique possible lors d’un maintien prolongé, notamment au-delà de 90 jours.

À chaque prolongation décidée dans ce cadre, l’amendement imposerait de rappeler à la personne ses droits et de lui proposer une consultation de psychologie. Une personne apprenant qu’elle resterait enfermée devrait ainsi recevoir une nouvelle information et une proposition de consultation.

Les auteurs distinguent ce soutien de l’assistance d’un médecin déjà prévue par le code. Le dispositif imposerait de proposer la consultation, et non de la faire suivre obligatoirement à la personne.

Amendement n° 5 · Mme Céline Hervieu · Article premier

Amendement n° 5 de Mme Céline Hervieu à l'article premier de la proposition de loi visant à faciliter le maintien en rétention des personnes condamnées pour des faits d'une particulière gravité et présentant de forts risques de récidive (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
41 pour75 contre0 abstentions
1 juil. 2025N° 2874
Programmer la reconstruction de Mayotte, rapprocher les droits sociaux et durcir les conditions de séjour des étrangers
Tous les groupes

Après le cyclone Chido et la tempête Dikeledi, le projet programmerait des investissements de 2025 à 2031, notamment pour l’eau, les hôpitaux et les écoles. Leur financement ferait l’objet de votes budgétaires annuels et d’une évaluation au Parlement.

Le Gouvernement pourrait rapprocher les droits sociaux de ceux de l’Hexagone par ordonnances, des textes modifiant la loi, avec des adaptations locales. Le SMIC net atteindrait 87,5 % du niveau national en janvier 2026, puis serait aligné en 2027.

Le texte durcirait aussi le séjour familial et faciliterait les éloignements. Un étranger accompagné d’un mineur pourrait être placé dans un lieu familial adapté, uniquement face à un risque de soustraction à l’éloignement et si aucune autre mesure ne suffit. Ce placement durerait le temps strictement nécessaire, au maximum 48 heures, prolongeables de 24 heures seulement en cas d’impossibilité matérielle indépendante de l’administration. Le projet renforcerait également les procédures d’évacuation et de démolition de l’habitat informel.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public solennel
367 pour109 contre64 abstentions
27 juin 2025N° 2852
Supprimer l’engagement de l’État d’étendre l’aide médicale d’État à Mayotte
Tous les groupes

L’amendement visé propose plusieurs engagements pour les soins à Mayotte, notamment des investissements et le recrutement de sages-femmes. Il invoque le manque de médecins et de lits d’hospitalisation, aggravé depuis le cyclone Chido. Il prévoit aussi d’étendre l’aide médicale d’État, ou AME, au territoire pour garantir la santé publique pour toutes et tous. Le texte ne précise ni les soins couverts par cette aide ni ses conditions d’accès.

Le sous-amendement supprimerait uniquement l’engagement d’étendre l’AME. L’objectif général de santé publique et les autres engagements resteraient inscrits. Ses auteurs craignent que cette extension attire davantage d’immigration irrégulière. La modification porterait sur les engagements du rapport annexé, et non sur des règles détaillées d’accès aux soins.

Sous-amendement n° 727 · M. Gillet · Article premier

Sous-amendement n° 727 de M. Gillet à l'amendement n° 242 de M. Ratenon à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
30 pour23 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2851
Engager l’État à ouvrir une première année de médecine à Mayotte dès la rentrée 2028
Tous les groupes

Selon l’exposé des motifs, Mayotte ne dispose pas de parcours d’accès spécifique santé, ou PASS, une première année d’études de santé. Une licence avec accès santé existe avec l’université de Montpellier, qui réserve six places en deuxième année. Les auteurs souhaitent développer la formation locale pour répondre au manque de médecins.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé l’engagement de préparer un PASS à Mayotte dès la rentrée 2028. L’État devrait installer une classe préparatoire publique, un internat et des logements étudiants. Il devrait aussi conclure une convention réservant des places aux étudiants mahorais à La Réunion, y compris par des passerelles, et développer d’autres partenariats universitaires. La constitution d’un corps enseignant accompagnerait cette ouverture locale.

Amendement n° 340 · Mme Bamana · Article premier

Amendement n° 340 de Mme Bamana à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
35 pour10 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2850
Donner une existence juridique propre aux centres périnataux de Mayotte plutôt que leur confier les soins de premier recours
Tous les groupes

L’amendement concerne l’organisation du suivi autour de la naissance à Mayotte. Selon ses auteurs, quatre centres médicaux de référence pratiquent des accouchements alors que le seul plateau technique de l’île se situe à Mamoudzou. Ils proposent de les transformer, plutôt que de les fermer, en centres périnataux assurant notamment les consultations avant et après la naissance, la préparation à l’accouchement et l’apprentissage des soins aux nouveau-nés.

Dans le rapport annexé, l’amendement supprimerait la mention selon laquelle les centres organisent les prises en charge médicales de premier recours, c’est-à-dire les premiers soins de proximité. Il prévoirait que l’État veille à leur donner une existence juridique propre, afin que l’autorité sanitaire puisse définir l’organisation de la prise en charge périnatale à Mayotte.

Amendement n° 347 · Mme Bamana · Article premier

Amendement n° 347 de Mme Bamana à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
29 pour22 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2849
Attribuer à l’immigration la saturation du centre hospitalier de Mayotte dans le rapport annexé
Tous les groupes

Selon l’exposé des motifs, le centre hospitalier de Mayotte, seul hôpital de plein exercice du territoire, connaît une saturation chronique. Les auteurs évoquent notamment une maternité disposant de six salles d’accouchement et des urgences où seuls trois des trente postes d’urgentistes jugés nécessaires seraient pourvus. Ils attribuent une grande part de cette pression à l’immigration et à la demande de soins de personnes en situation irrégulière.

L’amendement ajouterait au rapport annexé une phrase affirmant que l’hôpital est « engorgé et saturé en raison de l’immigration de masse ». Il ferait ainsi inscrire cette explication de la crise hospitalière dans le texte approuvé par la loi. Il ne prévoirait ni moyens hospitaliers supplémentaires ni changement des règles d’accès aux soins.

Amendement n° 50 · M. Gillet · Article premier

Amendement n° 50 de M. Gillet à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
28 pour26 contre1 abstention
27 juin 2025N° 2841
Prévoir que l’État renforce à Mayotte les moyens contre l’agriculture informelle et l’importation illégale de pesticides
Tous les groupes

À Mayotte, l’exposé signale des risques sanitaires liés aux légumes vendus en bord de route et traités avec des pesticides non homologués. Il cite un rapport de la direction de l’agriculture selon lequel jusqu’à 80 % des légumes vendus ainsi seraient contaminés par ces produits, dont certaines substances interdites dans l’Union européenne.

L’amendement ajouterait au rapport annexé à la loi un engagement de vigilance de l’État pour augmenter les moyens de lutte contre l’agriculture informelle et l’importation illégale de pesticides, pendant la réorganisation de l’agriculture mahoraise. L’objectif avancé est de protéger la santé des consommateurs. Le texte ne chiffrerait pas ces moyens et ne préciserait pas les contrôles ou actions à financer.

Amendement n° 344 · Mme Bamana · Article premier

Amendement n° 344 de Mme Bamana à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
38 pour2 contre8 abstentions
27 juin 2025N° 2796
Demander au Gouvernement un rapport sur l’organisation de la télémédecine à Mayotte
Tous les groupes

Les auteurs présentent la télémédecine, notamment les consultations et le suivi à distance, comme une réponse au manque de médecins à Mayotte. Ils soulignent que la structure régionale chargée d’appuyer le développement du numérique en santé est implantée uniquement à La Réunion. Selon eux, cette distance complique l’adaptation des outils aux besoins mahorais.

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les douze mois suivant la promulgation de la loi, un rapport sur l’organisation de la télémédecine à Mayotte. Il n’imposerait ni l’implantation locale de cette structure ni le déploiement de consultations supplémentaires. Ces actions relèvent des objectifs exposés par les auteurs, et non des obligations créées par l’amendement.

Amendement n° 566 · Mme Bamana · Après l’article 41

Amendement n° 566 de Mme Bamana après l'article 41 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
28 pour19 contre2 abstentions
27 juin 2025N° 2795
Demander au Gouvernement un rapport proposant une refonte du système de santé à Mayotte en complément du projet 2023–2028
Tous les groupes

Les auteurs jugent le projet régional de santé 2023–2028 insuffisant face aux difficultés de Mayotte. Ils citent notamment une densité de 81 médecins pour 100 000 habitants, contre 353 en métropole, la saturation du Centre hospitalier et le manque de soins de proximité.

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans l’année suivant la promulgation de la loi, un rapport élaborant un plan de refonte complète du système de santé, en complément de ce projet régional. Les auteurs souhaitent notamment moderniser les soins, développer les formations locales, renforcer la prévention et attirer des soignants. Le vote porterait sur l’élaboration de ce plan, et non sur le financement ou la mise en œuvre de ces actions.

Amendement n° 469 · Mme Bamana · Après l’article 41

Amendement n° 469 de Mme Bamana après l'article 41 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
27 pour17 contre3 abstentions
27 juin 2025N° 2780
Ne plus obliger l’ARS de Mayotte à prévoir une distribution des médicaments davantage centrée sur les pharmacies dans un schéma
Tous les groupes

Selon la présentation de l’article par les auteurs, l’Agence régionale de santé de Mayotte devrait élaborer avant la fin de 2026 un schéma organisant l’offre et la distribution des médicaments. Ce plan placerait les pharmacies d’officine au centre de cette organisation et réduirait la part distribuée par les centres médicaux de référence et le centre hospitalier. Pour une personne ayant besoin de médicaments, l’enjeu serait donc l’organisation des lieux où les obtenir.

L’amendement supprimerait cet article et l’obligation de préparer ce schéma. Les auteurs craignent que la multiplication des plans locaux rende l’organisation illisible et favorise des dysfonctionnements ou des pénuries. Ils préfèrent un cadre national unifié, mais l’amendement n’en créerait pas et ne supprimerait pas lui-même les circuits de distribution existants.

Amendement n° 569 · Mme Bamana · Article 17 bis

Amendement n° 569 de Mme Bamana de suppression de l'article 17 bis A du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
26 pour20 contre0 abstentions
27 juin 2025N° 2775
Autoriser le Gouvernement à étendre par ordonnances à Mayotte les règles métropolitaines de protection sociale et de soins
Tous les groupes

Le texte de référence autoriserait le Gouvernement, pendant un an après la promulgation, à prendre des ordonnances, c’est-à-dire des mesures dans des matières relevant normalement de la loi. Elles étendraient à Mayotte les règles métropolitaines sur les prestations sociales, les frais de santé, le financement et la gestion de la sécurité sociale, l’offre de soins et les contrôles, avec des adaptations aux contraintes du territoire.

L’autorisation couvrirait aussi l’application d’exonérations à partir de janvier 2026 et l’abrogation d’une disposition fiscale. Elle ne fixerait pas elle-même les nouveaux montants des prestations. Un projet de loi de ratification devrait être déposé dans les six mois suivant chaque ordonnance.

De 2026 à 2036, un rapport annuel suivrait les écarts de prestations et les mesures prises. Cette version de référence ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 15 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
36 pour0 contre6 abstentions
27 juin 2025N° 2773
Exclure l’aide médicale de l’État des mesures que le Gouvernement pourrait étendre à Mayotte par ordonnance
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au Gouvernement, pendant un an, de rendre applicable à Mayotte la législation métropolitaine sur les prestations sociales et la prise en charge des frais de santé, avec des adaptations locales. Cette autorisation passerait par des ordonnances, des textes permettant au Gouvernement d’intervenir dans le domaine de la loi.

L’amendement exclurait expressément l’aide médicale de l’État de cette autorisation. Ses auteurs invoquent les difficultés d’accès aux soins et de capacité du système de santé pour s’opposer à son éventuelle extension. Le vote porterait sur la possibilité d’utiliser cette procédure pour étendre cette aide, et non sur une extension déjà décidée par l’article.

Amendement n° 73 · M. Gillet · Article 15

Amendement n° 73 de M. Gillet et l'amendement identique suivant à l'article 15 du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
31 pour16 contre0 abstentions
25 juin 2025N° 2685
Renforcer la protection pénale des professionnels de santé et des personnels des structures de soins et médico-sociales
Tous les groupes

La proposition de loi renforcerait les sanctions contre certaines violences visant les professionnels de santé et étendrait cette protection aux autres personnes travaillant dans les structures de soins, sociales ou médico-sociales. Elle ferait aussi du lieu de soins une circonstance aggravante pour certaines violences, élargirait la répression des vols liés aux soins et étendrait le délit d’outrage, qui sanctionne certaines paroles ou certains comportements portant atteinte à la dignité des personnes concernées.

Pour faciliter les démarches des victimes, l’employeur pourrait déposer plainte pour leur compte avec leur consentement écrit, sauf lorsque l’auteur est lui-même soignant ou membre du personnel. Les professionnels libéraux pourraient demander cette démarche à un organisme professionnel, selon des modalités fixées par décret, et déclarer leur adresse professionnelle dans la procédure. Le texte élargirait également la protection des agents publics et des militaires mis en cause pénalement lorsqu’ils ont droit à un avocat.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
135 pour27 contre23 abstentions
25 juin 2025N° 2684
Rejeter préalablement le texte de la commission mixte paritaire sur la sécurité des professionnels de santé
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion entraînerait le rejet du texte de la commission mixte paritaire concernant la sécurité des professionnels de santé. Il empêcherait son adoption à ce stade, sans proposer de modifier une mesure particulière.

La motion de rejet préalable permet de faire reconnaître qu’un texte est contraire à la Constitution ou de décider qu’il n’y a pas lieu d’en délibérer. Si elle n’était pas adoptée, l’examen pourrait se poursuivre selon les règles applicables au texte de la commission mixte paritaire. Celles-ci prévoient un vote unique sur l’ensemble du texte après les éventuels amendements, qui doivent avoir reçu l’accord du Gouvernement.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet préalable, déposée par Mme Mathilde Panot, de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour134 contre9 abstentions
23 juin 2025N° 2633
Créer un registre national des cancers pour réunir des données sur les soins et la maladie
Tous les groupes

La proposition créerait un registre national des cancers, placé sous la responsabilité de l’Institut national du cancer (INCa). Il réunirait des données sur l’épidémiologie des cancers et les soins, afin d’éclairer la prévention, le dépistage, le diagnostic et la prise en charge, et de constituer une base pour la recherche.

L’INCa ne pourrait collecter et traiter que les données personnelles strictement nécessaires à ces missions. Il pourrait les mettre à disposition d’organismes publics ou privés pour des recherches, études ou évaluations en cancérologie, ainsi qu’à l’Agence nationale de santé publique pour ses missions. Un décret, après avis motivé et publié de la CNIL, préciserait les règles de fonctionnement, notamment le rôle des organisations de recherche labellisées et le rapprochement avec d’autres données de santé.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article unique de la proposition de loi visant à mettre en place un registre national des cancers (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
74 pour0 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2418
Permettre aux sites de découverte des spiritueux d’obtenir une licence IV sans compter dans la proportion de débits par habitant
Tous les groupes

Les distilleries ouvertes au public et les espaces muséographiques ou pédagogiques consacrés aux spiritueux proposent des visites pour faire découvrir leur fabrication. Selon les auteurs de l’amendement, l’obligation de détenir une licence IV, autorisation de vendre les alcools concernés, lorsqu’un droit d’entrée est perçu constitue un frein à ces activités.

L’amendement permettrait à ces lieux de disposer d’une licence de quatrième catégorie sur demande auprès du préfet. Cette licence ne serait pas comptabilisée dans le calcul de la proportion de débits de boissons par habitant. Il s’agirait donc de faciliter l’accès à une licence pour ces sites, et non de les dispenser de licence pour accueillir les visiteurs dans ces conditions.

Amendement n° 1634 · Mme Marsaud · Après l’article 26 ter

Amendement n° 1634 de Mme Marsaud après l'article 26 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
29 pour19 contre2 abstentions
13 juin 2025N° 2417
Exclure les dégustations payantes des maisons des vins sous signe de qualité ou d’origine du régime de vente à consommer sur place
Tous les groupes

Les maisons des vins font connaître collectivement les vins d’un territoire et les commercialisent. Selon les auteurs de l’amendement, elles rencontrent des difficultés pour proposer des dégustations payantes aux visiteurs, alors que les vignerons qu’elles représentent bénéficient déjà d’une dérogation de licence.

L’amendement prévoirait que la consommation payante d’une boisson du troisième groupe dans ces maisons ne soit pas considérée juridiquement comme une vente à consommer sur place. Cette exception concernerait uniquement les maisons des vins sous signe de qualité ou d’origine ayant pour objet exclusif la valorisation collective et la commercialisation de ces vins. Elle viserait ainsi à écarter, pour ces dégustations, l’obligation de licence liée à cette qualification.

Amendement n° 1639 · Mme Marsaud · Après l’article 26 ter

Amendement n° 1639 de Mme Marsaud après l'article 26 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
31 pour11 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2415
Abroger l’article L. 3322-6 du code de la santé publique dans le projet de simplification économique
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit de supprimer l’article L. 3322-6 du code de la santé publique. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

La règle contenue dans cet article n’est pas reproduite. Il n’est donc pas possible de préciser quelle obligation ou interdiction serait supprimée, ni quelles personnes ou entreprises seraient concernées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 26 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour24 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2414
Retirer une référence à l’interdiction de vendre certains alcools dans les commerces ambulants
Tous les groupes

Le texte prévoit de supprimer l’interdiction faite aux marchands ambulants de vendre au détail les boissons alcoolisées des quatrième et cinquième groupes, à consommer sur place ou à emporter.

L’amendement retirerait une référence à cette interdiction dans un autre article du code de la santé publique. Il coordonnerait ainsi les références avec la suppression proposée. Ce vote ne déciderait pas, à lui seul, de l’abrogation de l’interdiction. celle-ci figure dans une autre disposition du texte.

Amendement n° de · M. Travert · Article 26 ter

Amendement n° de 2102 de M. Travert à l'article 26 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
25 pour22 contre1 abstention
13 juin 2025N° 2413
Supprimer la possibilité pour les producteurs de spiritueux de vendre directement leurs produits sur les marchés
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit de permettre aux producteurs de boissons spiritueuses de vendre directement leurs produits sur les marchés. L’amendement supprimerait l’article qui ouvre cette possibilité.

Ses auteurs souhaitent limiter l’accessibilité de l’alcool pour prévenir les consommations à risque. Ils soulignent que cette ouverture ne prévoit ni mécanisme de contrôle de l’âge ni formation obligatoire des vendeurs et craignent des difficultés pour appliquer les règles de vente. Ils invoquent également un risque de concurrence défavorable aux commerces fixes, soumis selon eux à des obligations plus strictes. Ces arguments motivent le maintien des restrictions plutôt que l’ouverture de ce débouché aux producteurs.

Amendement n° 1745 · M. Fournier · Article 26 ter

Amendement n° 1745 de M. Fournier et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 26 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour24 contre0 abstentions
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