Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

5 304 scrutins publics Tous les textes · Olivier Fayssat
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12 janv. 2026N° 4951
Maintenir le plafond de 10 % des logements sociaux qu’une administration peut réserver lorsqu’elle cède un terrain avec décote
Tous les groupes

Une administration qui cède un terrain avec décote, c’est-à-dire à prix réduit, dispose d’un droit de réservation de logements sociaux pour ses agents, plafonné à 10 %. L’article en discussion supprimerait ce plafond.

L’amendement conserverait la limite de 10 % en supprimant uniquement la disposition qui la retire. Il laisserait les autres changements prévus par l’article, notamment l’extension du droit de réservation aux terrains mis à disposition par un bail de longue durée, dit emphytéotique, et la possibilité de le céder à une autre administration pour ses agents.

Les auteurs contestent l’absence de plafond dans le texte. Bien qu’ils évoquent d’autres seuils dans leur exposé, l’amendement n’instaurerait ni un plafond de 20 %, ni un plafond de 25 % en zone tendue.

Amendement n° 2 · M. Falcon · Article 2

Amendement n° 2 de M. Falcon et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Olivier Fayssat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour26 contre0 abstentions
12 janv. 2026N° 4950
Maintenir le plafond de réservation de logements pour les administrations qui cèdent un terrain public avec décote
Tous les groupes

Lorsqu’une administration cède un terrain public avec une décote, c’est-à-dire à prix réduit, elle peut obtenir un droit de réservation de logements pour ses agents. L’article en discussion supprimerait le plafond de 10 % applicable à ce droit. Il l’étendrait aussi aux terrains mis à disposition par un bail emphytéotique, un bail de longue durée, et permettrait de le céder à une autre administration pour ses agents.

L’amendement supprimerait l’ensemble de cet article, conservant notamment le plafond actuel. Ses auteurs craignent qu’une réservation accrue pour les agents réduise l’accueil des ménages les plus défavorisés. Ils soulignent que les réservations des employeurs publics, liées à leur fonction d’employeur, ne sont pas soumises aux mêmes quotas d’accueil des ménages prioritaires ou aux revenus les plus faibles.

Amendement n° 5 · Mme Belouassa-Cherifi · Article 2

Amendement de suppression n° 5 de Mme Belouassa-Cherifi et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
7 pour38 contre7 abstentions
12 janv. 2026N° 4949
Encadrer la résiliation du bail des agents publics et salariés d’entreprises publiques dont le logement est lié à leur emploi
Tous les groupes

L’article discuté permettrait de mettre fin au bail de certains travailleurs publics après un changement d’emploi, pour des logements réservés grâce à une contribution de leur employeur. L’amendement réécrirait cette règle pour les agents publics civils ou militaires et les salariés d’entreprises publiques. Une clause de fonction, inscrite dans le bail, préciserait l’emploi dont dépend le droit de rester dans le logement.

Après la fin de cet emploi, l’employeur disposerait d’un an pour demander la résiliation au bailleur. Le délai avant résiliation, prévu dans la clause, serait d’au moins six mois après notification, contre un délai de départ fixé à six mois dans le texte discuté. Un décret préciserait les situations permettant au locataire ou à ses ayants droit de conserver ou prolonger ce droit. Les auteurs souhaitent ainsi sécuriser la situation du locataire tout en permettant la récupération du logement.

Amendement n° 44 · M. Armand · Article premier

Amendement n° 44 (rect.) de M. Armand à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Olivier Fayssat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
35 pour9 contre6 abstentions
12 janv. 2026N° 4948
Ne plus obliger les bailleurs sociaux à résilier après un changement d’emploi le bail de certains agents et salariés du secteur public
Tous les groupes

L’article en discussion vise à développer les logements liés à une fonction. Il obligerait les bailleurs sociaux concernés à résilier le bail d’un agent civil ou militaire, ou d’un salarié d’une entreprise ou d’un établissement publics, après un changement d’emploi si l’employeur le demande. Le logement devrait avoir été réservé par l’employeur en contrepartie d’un apport ou d’un soutien financier, et le ménage avoir accepté par écrit le lien avec un emploi déterminé avant son installation.

Le locataire aurait six mois pour partir après notification, sous réserve d’exceptions définies par décret. L’amendement supprimerait cet article et donc cette obligation proposée. Ses auteurs craignent que lier emploi et logement fragilise les agents et leur famille, renforce leur dépendance à l’employeur et oppose les demandeurs de logements sociaux selon leur profession.

Amendement n° 10 · M. Peu · Article premier

Amendement de suppression n° 10 de M. Peu et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
8 pour34 contre6 abstentions
23 déc. 2025N° 4947
Autoriser provisoirement l’État à percevoir les impôts, à verser des ressources aux collectivités territoriales et à emprunter avant le budget 2026
Tous les groupes

Cette loi spéciale organiserait une transition jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2026. Elle autoriserait la poursuite de la perception des ressources de l’État et des impôts affectés à d’autres organismes, selon les lois et règlements existants. Elle ne fixerait pas de nouveaux taux d’imposition.

Elle évaluerait à 45,23 milliards d’euros les prélèvements sur les recettes de l’État destinés aux collectivités territoriales, c’est-à-dire les sommes qui leur sont reversées. Ce total comprendrait notamment 27,39 milliards d’euros de dotation globale de fonctionnement.

Le ministre chargé des finances pourrait également emprunter en 2026 pour couvrir les besoins de trésorerie de l’État ou renforcer ses réserves de change, et effectuer des opérations de gestion de la dette et de la trésorerie. Ces autorisations temporaires ne constitueraient pas le budget complet de 2026.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi spéciale prévue par l'article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Olivier Fayssat : Pour

Adoptéscrutin public solennel
496 pour0 contre62 abstentions
18 déc. 2025N° 4857
Compter les terrains utilisés pour les JO 2030 dans les objectifs de protection des espaces naturels
Tous les groupes

Pour organiser les JO d'hiver 2030, il faudra parfois aménager des terrains pour des installations sportives, des routes ou des parkings.

La France cherche à limiter la disparition des espaces naturels et agricoles. Le texte prévoit pourtant de ne pas compter ceux utilisés pour les Jeux dans les objectifs de réduction de cette consommation.

L'amendement supprimerait cette exception : les surfaces utilisées pour les JO seraient comptabilisées comme les autres. Cela n'interdirait pas automatiquement de construire.

Ses auteurs veulent éviter que les Jeux échappent à ce bilan environnemental. Objection possible : cette comptabilisation pourrait compliquer certains projets nécessaires à leur organisation.

Amendement n° 102 · Commission · Article 18 bis

Amendement n° 102 de la commission du développement durable et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 18 bis (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour26 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4856
Autoriser la prolongation du maintien de constructions déjà autorisées qui contribueraient directement aux Jeux de 2030
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait à l’autorité chargée des autorisations d’urbanisme de reporter le délai d’enlèvement d’une construction autorisée avant l’entrée en vigueur de la loi, au titre de l’article L. 433-1 du code de l’urbanisme. La construction devrait avoir vocation à contribuer directement à l’organisation des Jeux de 2030. La prolongation serait une possibilité, et non automatique.

La date limite indiquée est le « 31 juin 2032 », qui n’existe pas dans le calendrier. L’échéance applicable ne peut donc pas être précisée à partir de ce texte. Cette version de référence ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 18 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Olivier Fayssat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
41 pour28 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4855
Permettre à l’autorité d’urbanisme de prolonger de six ans au maximum le délai d’enlèvement de constructions liées aux Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait à l’autorité compétente pour les autorisations d’urbanisme de repousser l’enlèvement de certaines constructions autorisées avant l’entrée en vigueur de la loi. Elles devraient contribuer directement à l’organisation des Jeux de 2030. Le texte fixe actuellement une date limite, écrite « 31 juin 2032 ».

L’amendement remplacerait cette échéance par une durée maximale de prolongation de six ans. Il ne s’agirait donc plus d’une même date butoir pour toutes les constructions concernées, mais d’une limite à la prolongation accordée. Celle-ci resterait une possibilité pour l’autorité compétente, et non une prolongation automatique. Selon son exposé, l’amendement rétablirait la durée prévue dans la rédaction initiale.

Amendement n° 337 · Gouvernement · Article 18

Amendement n° 337 du Gouvernement à l'article 18 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
40 pour28 contre2 abstentions
18 déc. 2025N° 4854
Supprimer la possibilité de prolonger le délai d’enlèvement des constructions précaires contribuant aux Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait à l’autorité compétente en urbanisme de repousser l’enlèvement de constructions autorisées à titre précaire avant l’entrée en vigueur de la loi, si elles contribuent directement aux Jeux de 2030. Ces autorisations permettent, selon l’exposé de l’amendement, des constructions ne respectant pas certaines règles ordinaires d’urbanisme. L’article fixe une échéance écrite « 31 juin 2032 ».

L’amendement supprimerait cette possibilité de prolongation propre aux Jeux, sans supprimer les autorisations déjà accordées. Ses auteurs craignent de maintenir plus longtemps des aménagements portant atteinte aux espaces agricoles, forestiers ou naturels. Ils citent l’étude d’impact, selon laquelle repousser l’enlèvement peut prolonger les effets néfastes d’une construction temporaire sur son environnement.

Amendement n° 128 · Mme Élisa Martin · Article 18

Amendement n° 128 de Mme Élisa Martin et l'amendement identique suivant à l'article 18 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour34 contre8 abstentions
18 déc. 2025N° 4853
Autoriser les porteurs de projets des Jeux de 2030 à obtenir un permis pour leur usage provisoire et définitif
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit un permis de construire ou d’aménager couvrant à la fois l’état provisoire nécessaire aux Jeux de 2030 et l’usage définitif prévu ensuite. Une autorisation analogue serait prévue pour les immeubles classés monuments historiques. Cette version ne reconstitue pas les modifications de séance.

L’état provisoire pourrait déroger à certaines règles d’urbanisme, mais pas à celles de sécurité et de salubrité publiques. Le permis devrait préciser et justifier les dérogations. L’état définitif devrait respecter les exigences d’urbanisme et être réalisé dans les cinq ans suivant la clôture des Jeux paralympiques.

Sans réalisation ni prolongation obtenue, le bénéficiaire devrait enlever la construction ou supprimer l’aménagement dans l’année suivante et remettre les lieux en état à ses frais, sans indemnité. Des sanctions seraient applicables en cas de non-respect.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 17 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Olivier Fayssat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
54 pour16 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4852
Conditionner les dérogations d’urbanisme des projets des Jeux de 2030 à des logements sociaux dans les communes carencées
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’autoriser ensemble l’état provisoire d’un bâtiment pour les Jeux de 2030 et son usage définitif après les Jeux. Pour l’état provisoire, certaines règles d’urbanisme pourraient être écartées, mais pas celles protégeant la sécurité et la salubrité publiques. L’état définitif devrait respecter les règles applicables.

L’amendement conditionnerait ces dérogations à la réalisation de logements locatifs sociaux dans les communes faisant l’objet d’un arrêté de carence, qui constate une insuffisance au regard des obligations de logement social. Selon ses auteurs, il s’agit de prévoir ces logements après l’utilisation des bâtiments pour les Jeux. Les porteurs de projets concernés devraient donc intégrer cette condition pour bénéficier des dérogations. Le dispositif renvoie aux modalités du code de la construction et de l’habitation sans fixer lui-même de proportion de logements sociaux.

Amendement n° 73 · M. Raux · Article 17

Amendement n° 73 de M. Raux et les amendements identiques suivants à l'article 17 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour44 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4851
Exclure les monuments historiques classés de l’autorisation unique des travaux pour les Jeux de 2030 et leur reconversion après les Jeux
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit qu’un même permis autorise les aménagements nécessaires pendant les Jeux de 2030 et leur transformation pour leurs usages ultérieurs. Il étend ce mécanisme à l’autorisation de travaux propre aux immeubles classés monuments historiques. Selon l’exposé, cette organisation vise à programmer la reconversion des ouvrages construits pour durer après l’événement.

L’amendement supprimerait cette extension aux autorisations concernant les monuments historiques classés. Ses auteurs expriment des réserves sur la transformation de bâtiments tels que le fort des Têtes et l’usine de la Schappe. Il retirerait la possibilité expressément prévue d’autoriser en une seule fois les travaux pour leur utilisation pendant les Jeux et leur reconversion, sans interdire par lui-même les travaux sur ces bâtiments.

Amendement n° 72 · M. Raux · Article 17

Amendement n° 72 de M. Raux à l'article 17 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour43 contre10 abstentions
18 déc. 2025N° 4850
Permettre au préfet d’autoriser l’occupation temporaire de terrains nécessaires aux Jeux de 2030 sans accord amiable
Tous les groupes

Pour installer, entretenir puis démonter les constructions et aménagements temporaires nécessaires aux Jeux de 2030, le texte de référence permettrait au préfet d’autoriser l’occupation de terrains à défaut d’accord amiable. Il renvoie à la loi encadrant les dommages causés à la propriété privée par les travaux publics. Cette version ne reconstitue pas les modifications de séance.

Le préfet pourrait accomplir les formalités à la place du maire, après l’en avoir informé. En l’absence d’accord sur l’indemnité, celle-ci serait fixée selon la consistance des biens à la date de l’arrêté, les atteintes à leur utilisation habituelle et les modifications des lieux. L’article organiserait ainsi une occupation temporaire malgré l’absence d’accord, avec une indemnisation liée aux atteintes subies.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 16 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Olivier Fayssat : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
52 pour17 contre2 abstentions
18 déc. 2025N° 4849
Nommer plus clairement l’entretien des installations parmi les motifs d’occupation temporaire de terrains pour les Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au préfet, à défaut d’accord amiable, d’autoriser l’occupation temporaire de terrains pour installer, entretenir puis démonter les constructions et aménagements nécessaires aux Jeux de 2030. Il prévoit aussi des règles d’indemnisation tenant compte des atteintes à l’utilisation habituelle des biens et des modifications des lieux.

L’amendement déplacerait le mot « entretien » pour le placer directement dans l’énumération des opérations concernées, plutôt qu’à la fin de la phrase. Présenté comme rédactionnel, il clarifierait que l’entretien des installations fait partie des motifs d’occupation temporaire, sans ajouter un nouveau motif ni modifier les règles d’indemnisation.

Amendement n° 12 · M. Sorre · Article 16

Amendement n° 12 de M. Sorre à l'article 16 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour3 contre19 abstentions
18 déc. 2025N° 4848
Supprimer la possibilité prévue pour le préfet d’autoriser l’occupation temporaire de terrains pour les Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au préfet, faute d’accord amiable, d’autoriser l’occupation temporaire de terrains pour installer, entretenir et démonter les équipements nécessaires aux Jeux de 2030. Il pourrait accomplir certaines formalités à la place du maire, après l’en avoir informé. Une indemnité tiendrait compte des atteintes à l’usage habituel des biens et des modifications des lieux.

L’amendement supprimerait cet article et les règles particulières qu’il prévoit. Ses auteurs invoquent la protection des propriétaires et occupants. Ils soulignent que les terrains concernés seraient principalement agricoles, selon l’étude d’impact citée, et dénoncent l’absence d’évaluation des coûts et des délais de remise en herbe. Ils relaient aussi une inquiétude concernant des terrains en zone Natura 2000 ou protégée. La suppression retirerait cette possibilité spécifique d’occupation sans accord, sans constituer une interdiction générale des travaux liés aux Jeux.

Amendement n° 126 · Mme Élisa Martin · Article 16

Amendement n° 126 de Mme Élisa Martin et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 16 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour45 contre10 abstentions
18 déc. 2025N° 4847
Permettre la prise de possession immédiate des immeubles nécessaires aux installations des Jeux de 2030
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait d’utiliser une procédure du code de l’expropriation autorisant la prise de possession immédiate d’immeubles bâtis ou non bâtis. Elle concernerait les acquisitions nécessaires aux villages olympiques et paralympiques, aux ouvrages des compétitions et aux aménagements nécessaires au déroulement des Jeux de 2030. Cette version ne reconstitue pas les modifications de séance.

Le bénéficiaire d’une déclaration d’utilité publique pourrait ainsi prendre possession des biens concernés selon les conditions de cette procédure. Les décrets nécessaires devraient être publiés au plus tard le 1er janvier 2028, après avis conforme du Conseil d’État. Les dispositions citées du code n’étant pas reproduites, les modalités précises de prise de possession et d’indemnisation ne peuvent pas être détaillées ici.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 15 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Olivier Fayssat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour24 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4846
Supprimer la prise de possession immédiate des terrains et bâtiments prévue pour les Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’utiliser une procédure d’expropriation d’extrême urgence pour prendre immédiatement possession de terrains ou de bâtiments nécessaires aux villages olympiques et paralympiques, aux compétitions et au déroulement des Jeux de 2030. Les décrets autorisant cette procédure devraient être publiés au plus tard le 1er janvier 2028.

L’amendement supprimerait cette possibilité particulière. Ses auteurs souhaitent conserver la procédure ordinaire d’expropriation plutôt que permettre une prise de possession anticipée en cas de blocage avec les propriétaires. Ils craignent un préjudice pour les propriétaires et occupants, notamment au regard du paiement préalable de l’indemnité, et relaient des inquiétudes pour les espaces naturels protégés. Cette suppression retirerait le recours prévu à l’extrême urgence, sans interdire toute expropriation ni toute construction pour les Jeux.

Amendement n° 44 · M. Raux · Article 15

Amendement n° 44 de M. Raux et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 15 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour40 contre8 abstentions
18 déc. 2025N° 4845
Permettre d’adapter les documents d’urbanisme pour réaliser les constructions et aménagements nécessaires aux Jeux de 2030
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait de recourir à des procédures particulières pour réaliser les constructions et opérations nécessaires aux Jeux de 2030, même lorsqu’elles ne comprennent qu’en partie un équipement olympique. Il prévoit aussi une procédure pour les nouvelles unités touristiques en montagne. Cette version ne reconstitue pas les modifications de séance.

Lorsque des documents d’urbanisme et d’autres plans devraient être adaptés ensemble, le préfet organiserait une participation du public commune. Les modalités seraient celles de l’article 12, absent du dossier, ce qui empêche de préciser les garanties de consultation.

Le dispositif pourrait aussi concerner des opérations proches d’un site olympique, désignées par décret, susceptibles d’affecter son accès, sa desserte, sa sécurité ou son exploitation pendant les épreuves.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 14 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Olivier Fayssat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
33 pour27 contre5 abstentions
18 déc. 2025N° 4844
Conserver les règles de participation du public pour adapter les documents d’urbanisme aux projets des Jeux de 2030
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait de recourir à des procédures particulières pour réaliser les constructions et aménagements nécessaires aux Jeux de 2030. Pour modifier les documents d’urbanisme et adapter certains plans ou servitudes, il prévoit une participation du public selon les modalités de l’article 12, présentées par les auteurs comme une consultation électronique.

L’amendement supprimerait cette dérogation et la disposition organisant une consultation commune sous l’autorité du préfet. Les règles de participation prévues par le code de l’urbanisme resteraient applicables, sans supprimer les autres possibilités ouvertes par l’article. Les auteurs souhaitent des consultations larges pour construire un consensus et craignent qu’une participation allégée empêche d’anticiper certaines difficultés des aménagements.

Amendement n° 88 · Mme Laernoes · Article 14

Amendement n° 88 de Mme Laernoes et les amendements identiques suivants à l'article 14 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour36 contre4 abstentions
18 déc. 2025N° 4843
Supprimer les procédures particulières prévues pour réaliser les aménagements des Jeux de 2030 et consulter les habitants
Tous les groupes

L’article 14 ouvrirait des procédures particulières pour réaliser les constructions et aménagements nécessaires aux Jeux de 2030, y compris les opérations seulement en partie olympiques. Il organiserait aussi la participation du public lors de l’adaptation des documents d’urbanisme. Certains projets voisins affectant l’accès, la sécurité ou l’exploitation des sites seraient également concernés.

L’amendement supprimerait tout cet article, et non seulement ses règles de consultation. Les auteurs contestent notamment le recours à une consultation électronique et souhaitent associer davantage les habitants aux projets qui modifieraient leur cadre de vie, pour tenir compte des contraintes environnementales et économiques des territoires. Cette suppression ne constituerait pas une interdiction de construire, mais retirerait les possibilités procédurales prévues par cet article.

Amendement n° 59 · M. Raux · Article 14

Amendement n° 59 de M. Raux et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 14 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour30 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4842
Dispenser les installations temporaires directement liées aux Jeux de 2030 de formalités et d’obligations d’urbanisme
Tous les groupes

Le texte de référence dispenserait les constructions et aménagements temporaires directement liés aux Jeux de 2030 des formalités d’urbanisme et des obligations visées à l’article L. 421-6 du code de l’urbanisme. Il supprimerait aussi la formalité patrimoniale visée par l’article. Cette version ne reconstitue pas les modifications de séance.

Leur implantation serait limitée à trois ans, avec une remise en état dans les dix-huit mois suivant la fin de leur utilisation. Un décret préciserait les durées selon les installations et leur localisation.

Pour les installations temporaires liées aux chantiers des sites de compétition, notamment celles relogeant des habitants ou activités évincés, l’implantation pourrait durer tout le chantier. La remise en état devrait alors intervenir dans les dix-huit mois suivant sa fin. Une réutilisation pour des manifestations liées aux Jeux relèverait des durées générales.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 13 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Olivier Fayssat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
32 pour13 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4841
Exiger un état des lieux avant les terrassements des installations temporaires des Jeux de 2030 pour évaluer la remise en état
Tous les groupes

Le texte en discussion dispenserait les installations temporaires liées aux Jeux de 2030 de formalités d’urbanisme et de certaines formalités patrimoniales. Il prévoit aussi des délais maximaux d’implantation et de remise en état des sites.

L’amendement ajouterait un état des lieux obligatoire avant les travaux lorsque ces constructions, installations ou aménagements comportent des terrassements, c’est-à-dire des travaux modifiant le terrain. Cet état initial servirait de référence pour évaluer la remise en état après leur utilisation. Selon les auteurs, même des installations provisoires peuvent laisser des dommages environnementaux durables, voire irréparables. Ils souhaitent ainsi documenter le milieu avant sa modification pour permettre une restauration aussi proche que possible de son état de départ.

Amendement n° 120 · M. Coulomme · Article 13

Amendement n° 120 de M. Coulomme à l'article 13 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
11 pour25 contre8 abstentions
18 déc. 2025N° 4840
Limiter à vingt-quatre mois les installations temporaires des Jeux de 2030 et à douze mois la remise en état des sites
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait aux installations temporaires des Jeux de 2030 de rester jusqu’à trois ans, avec dix-huit mois au maximum pour remettre les sites en état après leur utilisation. Selon l’exposé, cette durée d’implantation a été retenue pour tenir compte des conditions de travaux en montagne.

L’amendement ramènerait ces plafonds à vingt-quatre mois d’implantation et douze mois de remise en état. Pour les installations directement liées aux chantiers des sites de compétition, l’implantation resterait possible pendant toute la durée du chantier, mais la remise en état devrait intervenir dans les douze mois suivant sa fin, contre dix-huit prévus. Les auteurs jugent les délais proposés excessifs au regard de la sensibilité des zones concernées.

Amendement n° 58 · M. Raux · Article 13

Amendement n° 58 de M. Raux à l'article 13 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Olivier Fayssat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
8 pour25 contre7 abstentions
18 déc. 2025N° 4839
Reconnaître les préjudices de la pénalisation de l’avortement avant 1975 et créer une commission pour en transmettre la mémoire
Tous les groupes

La proposition de loi reconnaîtrait que la pénalisation de l’avortement par l’État a porté atteinte à la santé des femmes, à leur autonomie sexuelle et reproductive, à l’égalité et à la vie privée. Cette reconnaissance couvrirait les décès et les souffrances physiques et morales des personnes concernées et de leurs proches, ainsi que les traumatismes des personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements.

Une commission nationale indépendante serait créée auprès du Premier ministre pour recueillir et transmettre la mémoire de ces atteintes avant la loi du 17 janvier 1975. Elle réunirait un magistrat, des spécialistes de l’histoire, des professionnels de santé et des personnes engagées pour le droit à l’avortement. Un décret préciserait notamment comment les personnes concernées pourraient être entendues. Le texte organiserait ainsi une reconnaissance et un travail de mémoire, sans prévoir d’indemnisation.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Olivier Fayssat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
93 pour0 contre0 abstentions
Recherche et périmètre

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Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.