Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 990 scrutins publics Tous les textes · Sandrine Rousseau
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22 janv. 2026N° 5095
Ajouter la fermeture de l’Institut européen des sciences humaines aux motifs de la résolution sur les Frères musulmans
Tous les groupes

La proposition de résolution vise l’inscription de la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. L’amendement ajouterait à ses motifs la fermeture administrative de l’Institut européen des sciences humaines, situé à Saint-Léger-de-Fougeret dans la Nièvre, qu’il présente comme confirmée par le juge administratif.

Le passage ferait de cette fermeture une illustration des risques liés à certaines structures éducatives diffusant une idéologie d’islam politique jugée incompatible avec les principes démocratiques et la laïcité. Selon l’exposé, cet exemple local permettrait d’appuyer la demande d’action européenne sur une situation concrète en France. L’amendement ajouterait cet argument à la résolution, sans décider lui-même d’une fermeture ou d’une nouvelle sanction contre l’institut.

Amendement n° 12 · M. Guibert · Article unique

Amendement n° 12 de M. Guibert à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Sandrine Rousseau : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
102 pour144 contre5 abstentions
22 janv. 2026N° 5094
Supprimer de la résolution l’affirmation que les Frères musulmans organisent une influence transnationale par les associations, l’éducation et la religion
Tous les groupes

La proposition de résolution visant l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes les décrit comme une organisation transnationale. Un passage leur attribue une stratégie d’influence menée sous couvert associatif, éducatif ou religieux, visant à pénétrer les institutions et à créer des sociétés séparées sur une base religieuse.

L’amendement supprimerait ce passage. Ses auteurs contestent l’existence d’une organisation internationale unifiée et d’une stratégie structurée d’influence en France. Ils s’appuient sur des travaux et auditions qu’ils présentent comme décrivant une mouvance peu structurée sur le territoire français. La suppression retirerait cette caractérisation des motifs de la résolution, sans supprimer à elle seule la demande d’inscription sur la liste européenne.

Amendement n° 3 · M. Le Gall · Article unique

Amendement n° 3 de M. Le Gall à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
86 pour157 contre4 abstentions
22 janv. 2026N° 5091
Supprimer l’affirmation présentant les Frères musulmans comme un réseau transnational structuré incompatible avec les principes démocratiques
Tous les groupes

La proposition de résolution vise l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. L’un de ses motifs les présente comme un réseau idéologique transnational structuré, prônant un ordre politique fondé sur la charia et incompatible avec la démocratie, la laïcité et l’État de droit. L’amendement supprimerait ce motif.

Les auteurs contestent surtout l’existence d’une organisation internationale unifiée et d’une mouvance structurée en France. Ils invoquent des analyses de chercheurs et des passages du rapport présenté en mai 2025 décrivant une implantation française peu structurée. La suppression retirerait cette caractérisation des arguments de la résolution, sans supprimer à elle seule sa demande d’inscription sur la liste européenne.

Amendement n° 2 · M. Le Gall · Article unique

Amendement n° 2 de M. Le Gall et l'amendement identique suivant à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
85 pour157 contre0 abstentions
22 janv. 2026N° 5090
Préciser dans la résolution que les Frères musulmans en France sont décrits comme groupusculaires et peu structurés
Tous les groupes

La proposition de résolution européenne vise à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. L’amendement ajouterait parmi ses motifs une appréciation attribuée au rapport présenté au Conseil de défense et de sécurité nationale du 21 mai 2025. Le mouvement en France y serait décrit comme groupusculaire, c’est-à-dire composé de petits groupes, et peu structuré.

Les auteurs souhaitent nuancer la présentation d’une mouvance secrète et organisée, qu’ils jugent contradictoire avec certains passages de ce rapport. Cet ajout introduirait cette appréciation sur l’implantation française dans l’argumentation de la résolution. Il ne supprimerait pas sa demande d’inscription sur la liste européenne.

Amendement n° 1 · M. Le Gall · Article unique

Amendement n° 1 de M. Le Gall à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
77 pour148 contre1 abstention
14 janv. 2026N° 4986
Censurer le Gouvernement pour contester sa politique sur l’accord UE-Mercosur et les relations internationales
Tous les groupes

Cette motion demanderait à l’Assemblée nationale de mettre en cause la responsabilité du Gouvernement. Son adoption obligerait le Premier ministre à remettre la démission du Gouvernement au président de la République. Elle nécessiterait la majorité des membres composant l’Assemblée. Seuls les votes favorables seraient comptabilisés.

Les signataires reprochent à l’exécutif de ne pas avoir suffisamment agi contre l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Ils craignent notamment une concurrence déloyale pour les agriculteurs et des conséquences écologiques et sociales. Ils contestent également la politique française face aux actions des États-Unis au Venezuela et à leurs ambitions concernant le Groenland.

Le vote porterait sur le maintien du Gouvernement, et non directement sur la ratification ou le rejet de l’accord commercial, ni sur les orientations diplomatiques demandées dans la motion.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution par Mme Mathilde Panot et 57 députés.

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetémotion de censure
256 pour0 contre0 abstentions
13 janv. 2026N° 4963
Adapter les règles pour organiser les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises
Tous les groupes

Le projet de loi encadrerait la préparation des Jeux de 2030 pour les organisateurs, les collectivités, les entreprises et les habitants. Il dispenserait certaines installations temporaires de formalités d’urbanisme, permettrait la prise de possession immédiate de biens nécessaires aux Jeux par une procédure d’expropriation et autoriserait l’hébergement des participants dans des logements sociaux vacants au 15 janvier 2030.

Les deux régions d’accueil pourraient chacune garantir jusqu’à un quart du déficit final du comité d’organisation, sous plafond. Le contrôle de la Cour des comptes et des bilans environnementaux seraient prévus. Des voies pourraient être réservées à certains véhicules et des commerces autorisés à ouvrir le dimanche de janvier à mars 2030, avec des salariés volontaires pouvant revenir sur leur décision.

Le texte prolongerait aussi jusqu’à fin 2027 l’expérimentation du traitement algorithmique des images de surveillance, avec une évaluation indépendante et une formation portant notamment sur les libertés publiques.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi relative à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public solennel
403 pour99 contre18 abstentions
12 janv. 2026N° 4962
Faciliter le logement des agents publics et des salariés d’entreprises publiques, tout en permettant de lier certains baux à l’emploi
Tous les groupes

La proposition de loi faciliterait l’accès au logement des travailleurs des services publics. Elle prévoirait notamment des réservations de logements identifiés pour certains services et permettrait aux hôpitaux publics de valoriser leur patrimoine immobilier pour réaliser ou financer des logements destinés à leur personnel.

En contrepartie, pour un logement attribué grâce à certaines contributions de l’employeur, le bail pourrait comporter une « clause de fonction » liant le droit d’y rester à un emploi précis. Après la fin de cet emploi, l’employeur pourrait demander la résiliation dans un délai d’un an. Le locataire disposerait alors d’au moins six mois après notification, avec des protections à préciser par décret.

Le texte permettrait aussi d’autoriser des constructions sur des terrains publics en dérogeant au plan local d’urbanisme. Il demanderait enfin un rapport sur une « action logement » du secteur public, sans créer lui-même ce dispositif.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
46 pour7 contre11 abstentions
12 janv. 2026N° 4960
Introduire la nationalité française dans les critères d’attribution des logements sociaux et restreindre les catégories prioritaires concernées
Tous les groupes

La proposition de loi vise à améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics. L’amendement modifierait plus largement les règles d’attribution des logements sociaux, sans se limiter à ces travailleurs.

Il ajouterait la détention de la nationalité française parmi les critères pris en compte pour attribuer un logement. Il réserverait également aux personnes françaises les catégories de personnes, y compris de mineurs, visées dans plusieurs alinéas des règles de priorité. Les personnes étrangères relevant de ces catégories ne pourraient donc plus bénéficier de ces priorités. Le dispositif n’énonce toutefois pas une interdiction générale d’accès au logement social pour les étrangers.

Les auteurs présentent cette préférence nationale comme une autre orientation que la distinction entre agents publics et salariés du privé, qu’ils jugent inappropriée.

Amendement n° 4 · M. Falcon · Après l’article 6

Amendement n° 4 de M. Falcon après l'article 6 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour40 contre1 abstention
12 janv. 2026N° 4959
Demander au Gouvernement un rapport sur la création d’une « action logement » pour les agents publics
Tous les groupes

Le texte de référence demanderait au Gouvernement un rapport sur les modalités d’élaboration d’une « action logement » du secteur public. Ce rapport préciserait notamment qui la dirigerait et comment elle serait organisée localement, dans le cadre de la proposition de loi sur l’accès au logement des travailleurs des services publics.

Il serait élaboré avec les organisations représentant les personnels et les employeurs des trois versants de la fonction publique, puis remis au Parlement dans l’année suivant la promulgation. L’article demanderait donc de préparer les modalités d’une organisation, sans créer lui-même une aide au logement ou un organisme. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées dans cette version.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 6 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
32 pour19 contre9 abstentions
12 janv. 2026N° 4958
Inclure les établissements publics de santé et les immeubles confiés en gérance dans des règles de gestion publique
Tous les groupes

Le texte de référence ajouterait explicitement les établissements publics de santé aux organismes concernés par deux dispositions du code général des collectivités territoriales. Il remplacerait aussi la mention des établissements publics des collectivités par celle des établissements publics locaux.

Il ajouterait à l’une de ces dispositions les immeubles ou domaines appartenant aux organismes concernés et confiés en gérance, c’est-à-dire dont la gestion est confiée à un tiers. Les dispositions modifiées ne sont pas reproduites, ce qui empêche d’expliquer quelles opérations seraient ainsi permises ou encadrées. Les modifications de séance ne sont pas non plus reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 5 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour8 contre4 abstentions
12 janv. 2026N° 4957
Supprimer l’extension des possibilités de confier en gérance les immeubles des collectivités et établissements publics
Tous les groupes

L’article discuté étendrait les possibilités de confier en gérance des immeubles ou domaines appartenant aux collectivités et établissements publics. La gérance consiste à déléguer à une structure extérieure des tâches comme la gestion des loyers, l’entretien ou la mise en location. L’article mentionne explicitement les établissements publics locaux et les établissements publics de santé.

L’amendement supprimerait cet article. Ses auteurs reconnaissent l’objectif d’accroître l’offre de logements pour les agents publics, notamment par le logement intermédiaire, mais craignent une maîtrise moins directe de l’usage des immeubles et une dépendance envers les gestionnaires extérieurs. Ils dénoncent un risque de gestion davantage commerciale que sociale et estiment que les types d’immeubles concernés et les garanties sociales ne sont pas suffisamment précisés.

Amendement n° 9 · Mme Belouassa-Cherifi · Article 5

Amendement de suppression n° 9 de Mme Belouassa-Cherifi à l'article 5 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
8 pour52 contre0 abstentions
12 janv. 2026N° 4956
Permettre à l’autorité d’urbanisme de déroger aux règles locales pour construire des logements sur des terrains publics
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait à l’autorité qui délivre les autorisations d’urbanisme d’accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d’urbanisme, le document qui encadre localement les constructions. Cette possibilité concernerait la construction de logements sur un terrain détenu par une personne publique.

La décision devrait être motivée et tenir compte de la nature du projet et de sa zone d’implantation. L’autorité pourrait aussi soumettre ces logements à une autre disposition du code de l’urbanisme, dont le contenu n’est pas reproduit. Les conditions d’utilisation des logements qui pourraient en résulter ne peuvent donc pas être précisées. Cette version de référence ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour6 contre0 abstentions
12 janv. 2026N° 4955
Supprimer la possibilité de déroger au plan local d’urbanisme pour construire des logements sur des terrains publics
Tous les groupes

L’article en discussion permettrait à l’autorité qui délivre les permis de construire de déroger à une ou plusieurs règles du plan local d’urbanisme, le document qui encadre les constructions locales. Cette possibilité concernerait les logements construits sur un terrain détenu par une personne publique. La décision devrait être motivée et tenir compte du projet et de sa zone d’implantation.

L’amendement supprimerait cet article et donc cette nouvelle possibilité de dérogation, destinée à faciliter la construction de logements. Ses auteurs craignent que cet assouplissement nuise à la cohérence de l’aménagement local et à la protection du patrimoine ou de l’environnement. Il ne supprimerait pas la possibilité de construire des logements sur des terrains publics dans le respect des règles applicables.

Amendement n° 8 · M. Piquemal · Article 4

Amendement de suppression n° 8 de M. Piquemal et l'amendement identique suivant à l'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
7 pour38 contre3 abstentions
12 janv. 2026N° 4954
Prévoir des réservations de logements identifiés pour certains services publics et les salariés des transports publics
Tous les groupes

Le texte de référence prévoirait que les réservations bénéficiant à certains services publics portent sur des logements précisément identifiés dans une convention. Seraient notamment concernés la défense, la sécurité intérieure, la justice, les établissements publics de santé et les douanes, ainsi que certaines entreprises de transport public dans les communes visées par le texte.

Il prévoirait aussi de fixer les conditions permettant à un organisme HLM, filiale d’entreprises de transport public, de réserver des logements identifiés pour leurs salariés dans les zones mentionnées. Toutefois, les règles actuelles partiellement supprimées et la disposition désignant l’autorité chargée de fixer ces conditions ne sont pas reproduites. Il n’est donc pas possible de distinguer toutes les exceptions nouvelles de celles déjà existantes. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 3 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
49 pour2 contre3 abstentions
12 janv. 2026N° 4953
Compenser les communes qui proposent un logement social à certains agents publics travaillant sur leur territoire sans y résider
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit une compensation pour une commune qui propose, sur son contingent de logements sociaux, un candidat occupant certains emplois prioritaires de l’État ou de l’hôpital public. Cet agent devrait travailler principalement dans la commune sans y résider. Le contingent désigne les logements pour lesquels un organisme peut proposer des candidats.

La commune bénéficierait en échange d’un droit de réservation équivalent sur le contingent du préfet dédié aux agents civils et militaires de l’État. Les emplois concernés seraient fixés par arrêté ministériel. Le maire pourrait, par convention avec le préfet, ajouter des emplois dont les difficultés de recrutement affectent le service public local. Il s’agirait d’une désignation de candidat, non d’une attribution automatique de logement. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 bis de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
49 pour4 contre1 abstention
12 janv. 2026N° 4952
Permettre aux administrations de céder à une autre administration un droit de réservation de logements pour ses agents
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit qu’un droit de réservation de logements pourrait être cédé à une autre administration pour loger les agents de celle-ci. Un tel droit permet de réserver des logements pour un public déterminé. L’article ajouterait aussi la mise à disposition par bail emphytéotique, un bail de longue durée, au passage mentionnant une décote, c’est-à-dire une réduction du prix.

Il remplacerait par ailleurs un taux de 10 % par 25 %. Le passage du code auquel ces modifications s’appliquent n’étant pas reproduit, il n’est pas possible de préciser ce que mesure ce taux ni toutes les conditions du droit de réservation. Cette version de référence ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
33 pour0 contre20 abstentions
12 janv. 2026N° 4950
Maintenir le plafond de réservation de logements pour les administrations qui cèdent un terrain public avec décote
Tous les groupes

Lorsqu’une administration cède un terrain public avec une décote, c’est-à-dire à prix réduit, elle peut obtenir un droit de réservation de logements pour ses agents. L’article en discussion supprimerait le plafond de 10 % applicable à ce droit. Il l’étendrait aussi aux terrains mis à disposition par un bail emphytéotique, un bail de longue durée, et permettrait de le céder à une autre administration pour ses agents.

L’amendement supprimerait l’ensemble de cet article, conservant notamment le plafond actuel. Ses auteurs craignent qu’une réservation accrue pour les agents réduise l’accueil des ménages les plus défavorisés. Ils soulignent que les réservations des employeurs publics, liées à leur fonction d’employeur, ne sont pas soumises aux mêmes quotas d’accueil des ménages prioritaires ou aux revenus les plus faibles.

Amendement n° 5 · Mme Belouassa-Cherifi · Article 2

Amendement de suppression n° 5 de Mme Belouassa-Cherifi et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
7 pour38 contre7 abstentions
12 janv. 2026N° 4949
Encadrer la résiliation du bail des agents publics et salariés d’entreprises publiques dont le logement est lié à leur emploi
Tous les groupes

L’article discuté permettrait de mettre fin au bail de certains travailleurs publics après un changement d’emploi, pour des logements réservés grâce à une contribution de leur employeur. L’amendement réécrirait cette règle pour les agents publics civils ou militaires et les salariés d’entreprises publiques. Une clause de fonction, inscrite dans le bail, préciserait l’emploi dont dépend le droit de rester dans le logement.

Après la fin de cet emploi, l’employeur disposerait d’un an pour demander la résiliation au bailleur. Le délai avant résiliation, prévu dans la clause, serait d’au moins six mois après notification, contre un délai de départ fixé à six mois dans le texte discuté. Un décret préciserait les situations permettant au locataire ou à ses ayants droit de conserver ou prolonger ce droit. Les auteurs souhaitent ainsi sécuriser la situation du locataire tout en permettant la récupération du logement.

Amendement n° 44 · M. Armand · Article premier

Amendement n° 44 (rect.) de M. Armand à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
35 pour9 contre6 abstentions
12 janv. 2026N° 4948
Ne plus obliger les bailleurs sociaux à résilier après un changement d’emploi le bail de certains agents et salariés du secteur public
Tous les groupes

L’article en discussion vise à développer les logements liés à une fonction. Il obligerait les bailleurs sociaux concernés à résilier le bail d’un agent civil ou militaire, ou d’un salarié d’une entreprise ou d’un établissement publics, après un changement d’emploi si l’employeur le demande. Le logement devrait avoir été réservé par l’employeur en contrepartie d’un apport ou d’un soutien financier, et le ménage avoir accepté par écrit le lien avec un emploi déterminé avant son installation.

Le locataire aurait six mois pour partir après notification, sous réserve d’exceptions définies par décret. L’amendement supprimerait cet article et donc cette obligation proposée. Ses auteurs craignent que lier emploi et logement fragilise les agents et leur famille, renforce leur dépendance à l’employeur et oppose les demandeurs de logements sociaux selon leur profession.

Amendement n° 10 · M. Peu · Article premier

Amendement de suppression n° 10 de M. Peu et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
8 pour34 contre6 abstentions
23 déc. 2025N° 4947
Autoriser provisoirement l’État à percevoir les impôts, à verser des ressources aux collectivités territoriales et à emprunter avant le budget 2026
Tous les groupes

Cette loi spéciale organiserait une transition jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2026. Elle autoriserait la poursuite de la perception des ressources de l’État et des impôts affectés à d’autres organismes, selon les lois et règlements existants. Elle ne fixerait pas de nouveaux taux d’imposition.

Elle évaluerait à 45,23 milliards d’euros les prélèvements sur les recettes de l’État destinés aux collectivités territoriales, c’est-à-dire les sommes qui leur sont reversées. Ce total comprendrait notamment 27,39 milliards d’euros de dotation globale de fonctionnement.

Le ministre chargé des finances pourrait également emprunter en 2026 pour couvrir les besoins de trésorerie de l’État ou renforcer ses réserves de change, et effectuer des opérations de gestion de la dette et de la trésorerie. Ces autorisations temporaires ne constitueraient pas le budget complet de 2026.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi spéciale prévue par l'article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public solennel
496 pour0 contre62 abstentions
23 déc. 2025N° 4946
Autoriser le ministre des finances à emprunter en 2026 en attendant la loi de finances
Tous les groupes

Le texte de référence autoriserait le ministre chargé des finances à emprunter en 2026 jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi de finances pour cette année. Ces emprunts pourraient être à court, moyen ou long terme, en euros ou dans d’autres monnaies.

Ils serviraient à couvrir les besoins de trésorerie de l’État ou à renforcer ses réserves de change, c’est-à-dire ses réserves en devises. Le ministre pourrait aussi effectuer des opérations de gestion de la dette et de la trésorerie. L’article porte sur cette autorisation temporaire, sans fixer de montant d’emprunt. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 3 du projet de loi spéciale prévue par l'article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
315 pour1 contre34 abstentions
23 déc. 2025N° 4945
Prévoir les prélèvements sur les recettes de l’État destinés aux collectivités en attendant le budget de 2026
Tous les groupes

Jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2026, le texte de référence évaluerait à 45 231 897 951 euros les prélèvements sur les recettes de l’État au profit des collectivités territoriales. Il s’agit de recettes de l’État affectées aux collectivités, et non d’une nouvelle taxe directement prélevée sur les habitants.

L’article en répartirait les montants entre différentes dotations et compensations. Il prévoit notamment environ 27,39 milliards d’euros pour la dotation globale de fonctionnement et 7,65 milliards pour le fonds de compensation de la TVA. D’autres lignes compensent des exonérations ou des réformes de fiscalité locale, ou financent des équipements scolaires. Cette version de référence ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 du projet de loi spéciale prévue par l'article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
308 pour0 contre34 abstentions
23 déc. 2025N° 4944
Corriger la grammaire du texte sur les dotations aux collectivités, sans changer les montants
Tous les groupes

Le projet de loi spéciale prévoit de reconduire les évaluations de 2025 des prélèvements sur les recettes de l’État au profit des collectivités territoriales. Ces sommes, destinées notamment aux dotations et compensations fiscales, représentent 45 231 897 951 euros jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2026.

L’amendement supprimerait les mots « , qui » dans la phrase qui introduit leur répartition, afin d’en corriger la grammaire. Cette correction rédactionnelle ne modifierait ni le montant total, ni les sommes réparties entre les différentes dotations et compensations, ni la période concernée.

Amendement n° 17 · Commission · Article 2

Amendement n° 17 de la commission des finances et l'amendement identique suivant à l'article 2 du projet de loi spéciale prévue par l'article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
253 pour0 contre88 abstentions
23 déc. 2025N° 4943
Évaluer provisoirement la contribution française au budget de l’Union européenne pour 2026 au niveau de 2025
Tous les groupes

Le projet de loi spéciale autorise la perception des ressources publiques en attendant la loi de finances pour 2026. L’amendement y ajouterait une évaluation de la contribution française au budget de l’Union européenne, prélevée sur les recettes de l’État. Elle serait fixée à 23 098 097 974 euros pour l’exercice 2026, jusqu’à l’entrée en vigueur de cette loi de finances.

Selon ses auteurs, ce montant reconduirait le niveau de 2025, alors que le projet initial du Gouvernement prévoyait 28,7 milliards d’euros, soit une hausse de 5,6 milliards. Ils souhaitent ainsi contenir la dépense publique. Le dispositif porte sur une évaluation provisoire et n’instaurerait pas le « rabais » qu’ils défendent par ailleurs.

Il prévoit aussi une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs pour compenser la perte de recettes de l’État, sans en préciser le taux.

Amendement n° 5 · M. Jean-Philippe Tanguy · Après l’article premier

Amendement n° 5 de M. Jean-Philippe Tanguy après l'article premier du projet de loi spéciale prévue par l'article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
86 pour212 contre10 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.