Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 404 scrutins publics Tous les textes · Marie-Charlotte Garin
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18 déc. 2025N° 4881
Interdire aux organisateurs et partenaires des Jeux de 2030 d’installer des supports publicitaires supplémentaires dans le cadre des dérogations prévues
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait de déroger à certaines interdictions nationales et locales de publicité pour promouvoir les Jeux de 2030 et leurs partenaires, notamment autour des sites et sur le parcours des flammes. Il prévoit aussi la possibilité d’installer des comptes à rebours portant le nom et le logo d’un partenaire.

L’amendement interdirait, pour l’ensemble de ces dispositions, d’installer des supports publicitaires supplémentaires en dehors du parc existant, qu’ils soient imprimés, lumineux ou numériques. Les dérogations resteraient donc utilisables sur les supports existants, mais ne permettraient pas d’en ajouter.

Les auteurs veulent éviter une multiplication des panneaux dans l’espace public et les territoires montagneux. Ils invoquent notamment les impacts de la fabrication et de l’utilisation des écrans numériques sur la consommation d’énergie et de ressources, en s’appuyant sur des études de l’Ademe.

Amendement n° 176 · M. Coulomme · Article 3

Amendement n° 176 de M. Coulomme à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour30 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4880
Supprimer les dérogations publicitaires accordées aux partenaires des Jeux de 2030 le long des relais des flammes olympique et paralympique
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait aux partenaires des Jeux de déroger à certaines interdictions d’affichage pendant les sept jours précédant et suivant le passage des flammes. Cette possibilité couvrirait une bande de 100 mètres de chaque côté du parcours et un périmètre de 200 mètres autour des départs et arrivées d’étapes.

L’amendement supprimerait ces dérogations, ainsi que l’autorisation spéciale de publicité sur les véhicules terrestres. Les partenaires ne pourraient plus s’appuyer sur ces dispositions pour afficher là où les règles ordinaires l’interdisent. Les autres dérogations du projet, notamment pour les symboles des Jeux associés aux logos des partenaires dans les communes traversées, resteraient prévues.

Les auteurs souhaitent limiter l’exposition des habitants à la publicité et ses incidences visuelles et environnementales. Ils citent aussi les critiques du Conseil d’État sur l’insuffisance des éléments justifiant de reprendre les dérogations de Paris 2024 pour les Jeux d’hiver.

Amendement n° 236 · Mme Élisa Martin · Article 3

Amendement n° 236 de Mme Élisa Martin à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
10 pour38 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4879
Taxer les publicités des partenaires olympiques visibles depuis les voies publiques au bénéfice des collectivités concernées
Tous les groupes

Le projet de loi autorise temporairement certaines publicités des partenaires des Jeux de 2030 dans des lieux où l’affichage est normalement interdit, notamment autour des sites olympiques et sur le parcours des flammes.

L’amendement soumettrait les publicités de ces partenaires visées par l’article, sur des supports visibles depuis une voie ouverte à la circulation publique, à une taxe exceptionnelle proportionnelle à leur durée d’affichage. Les recettes reviendraient aux collectivités territoriales concernées. Le texte ne précise toutefois ni le taux, ni la personne tenue de payer, ni les modalités de perception.

Les auteurs souhaitent compenser les atteintes au cadre de vie liées aux panneaux et faire bénéficier les territoires d’une partie des ressources économiques des Jeux. Ils présentent aussi cette taxe comme une compensation aux exonérations fiscales accordées aux organisateurs.

Amendement n° 237 · M. Coulomme · Article 3

Amendement n° 237 de M. Coulomme à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
12 pour30 contre4 abstentions
18 déc. 2025N° 4878
Permettre d’ajouter aux concessions de remontées mécaniques des travaux strictement nécessaires aux Jeux de 2030
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait d’intégrer des constructions, installations ou aménagements liés aux Jeux de 2030 dans une concession de remontées mécaniques, même s’ils ne figurent pas dans son cahier des charges. Une concession est le contrat qui confie ici l’exploitation du service de remontées mécaniques à un opérateur.

L’autorité qui a confié ce service et l’exploitant pourraient modifier le contrat par un avenant. Les ajouts devraient être strictement nécessaires aux Jeux, ne pas changer la nature globale de la concession et ne pas augmenter son montant de plus de 50 % du montant initial. Cette possibilité encadrerait donc l’adaptation des concessions existantes aux besoins des Jeux. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 27 ter (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Charlotte Garin : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
44 pour10 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4877
Permettre aux propriétaires de certains immeubles labellisés de financer leurs travaux par l’affichage sur les échafaudages
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait à l’autorité administrative compétente d’autoriser, jusqu’au 31 mars 2030, des bâches d’échafaudage comportant un espace d’affichage. Cette autorisation interviendrait dans le cadre d’un permis de construire ou après une déclaration préalable, en dérogeant à certaines règles nationales et locales de publicité.

Seuls seraient concernés les immeubles bénéficiant du label visé à l’article L. 650-1 du code du patrimoine. La définition de ce label n’étant pas disponible, les bâtiments éligibles ne peuvent pas être précisés davantage. Les recettes perçues par le propriétaire devraient être affectées au financement des travaux par leur responsable. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 27 bis (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Charlotte Garin : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
44 pour10 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4843
Supprimer les procédures particulières prévues pour réaliser les aménagements des Jeux de 2030 et consulter les habitants
Tous les groupes

L’article 14 ouvrirait des procédures particulières pour réaliser les constructions et aménagements nécessaires aux Jeux de 2030, y compris les opérations seulement en partie olympiques. Il organiserait aussi la participation du public lors de l’adaptation des documents d’urbanisme. Certains projets voisins affectant l’accès, la sécurité ou l’exploitation des sites seraient également concernés.

L’amendement supprimerait tout cet article, et non seulement ses règles de consultation. Les auteurs contestent notamment le recours à une consultation électronique et souhaitent associer davantage les habitants aux projets qui modifieraient leur cadre de vie, pour tenir compte des contraintes environnementales et économiques des territoires. Cette suppression ne constituerait pas une interdiction de construire, mais retirerait les possibilités procédurales prévues par cet article.

Amendement n° 59 · M. Raux · Article 14

Amendement n° 59 de M. Raux et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 14 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour30 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4839
Reconnaître les préjudices de la pénalisation de l’avortement avant 1975 et créer une commission pour en transmettre la mémoire
Tous les groupes

La proposition de loi reconnaîtrait que la pénalisation de l’avortement par l’État a porté atteinte à la santé des femmes, à leur autonomie sexuelle et reproductive, à l’égalité et à la vie privée. Cette reconnaissance couvrirait les décès et les souffrances physiques et morales des personnes concernées et de leurs proches, ainsi que les traumatismes des personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements.

Une commission nationale indépendante serait créée auprès du Premier ministre pour recueillir et transmettre la mémoire de ces atteintes avant la loi du 17 janvier 1975. Elle réunirait un magistrat, des spécialistes de l’histoire, des professionnels de santé et des personnes engagées pour le droit à l’avortement. Un décret préciserait notamment comment les personnes concernées pourraient être entendues. Le texte organiserait ainsi une reconnaissance et un travail de mémoire, sans prévoir d’indemnisation.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Charlotte Garin : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
93 pour0 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4838
Créer une commission indépendante pour recueillir la mémoire des souffrances liées aux avortements avant 1975
Tous les groupes

Le texte de référence créerait auprès du Premier ministre une commission nationale indépendante consacrée aux souffrances et traumatismes des femmes ayant avorté et des personnes ayant pratiqué des avortements avant la loi du 17 janvier 1975. Elle contribuerait à recueillir et transmettre la mémoire des atteintes aux droits reconnues par la Nation. Cette version ne reconstitue pas les modifications de séance.

La commission réunirait un membre du Conseil d’État ou un magistrat de la Cour de cassation, trois spécialistes de l’histoire ou de la recherche, trois professionnels de santé et trois personnes engagées dans des associations pour le droit à l’avortement. Un décret préciserait ses missions, son fonctionnement, son indépendance et les conditions d’audition des personnes concernées. L’article prévoit un travail de reconnaissance et de mémoire, pas un mécanisme d’indemnisation.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Charlotte Garin : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
80 pour5 contre2 abstentions
18 déc. 2025N° 4837
Reconnaître les atteintes aux droits et les souffrances causées par la pénalisation de l’avortement
Tous les groupes

Le texte de référence ferait reconnaître par la Nation que l’application par l’État des anciennes règles pénalisant le recours à l’avortement, sa pratique et l’information à son sujet a porté atteinte aux droits des femmes. Il nomme notamment la santé, l’autonomie sexuelle et reproductive, l’égalité entre femmes et hommes et le respect de la vie privée. Cette version ne reconstitue pas les modifications de séance.

La reconnaissance porterait aussi sur les nombreux décès et les souffrances physiques et morales causés aux personnes concernées et à leurs proches. Elle inclurait les traumatismes des personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements. Cet article formulerait une reconnaissance nationale de ces préjudices, sans instaurer lui-même d’indemnisation.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article premier de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Charlotte Garin : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
71 pour0 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4836
Reconnaître les discriminations et indemniser les personnes condamnées pour homosexualité entre 1942 et 1982
Tous les groupes

La proposition de loi reconnaîtrait que l’application de dispositions pénales visant les relations homosexuelles a constitué une discrimination et une violation de la vie privée. Cette reconnaissance concernerait aussi les personnes poursuivies de manière discriminatoire ou contraintes de dissimuler leur orientation sexuelle pour échapper à ces dispositions, mais l’indemnisation serait réservée aux personnes condamnées sur leur fondement.

Ces dernières auraient droit à une allocation fixe de 10 000 euros, à 150 euros par jour de privation de liberté et au remboursement de l’amende payée, avec un montant actualisé. Ces sommes seraient exonérées d’impôt sur le revenu et de contribution sociale généralisée.

Une commission nationale indépendante placée auprès du Premier ministre statuerait sur les demandes. Elle contribuerait également à recueillir et transmettre la mémoire de ces discriminations. Le texte fourni couvre la période du 6 août 1942 au 4 août 1982, malgré l’intitulé du vote mentionnant 1945–1982.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Charlotte Garin : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
114 pour0 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4835
Reconnaître les discriminations subies par les personnes poursuivies pour homosexualité ou contraintes de dissimuler leur orientation sexuelle
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît comme discriminatoire et contraire au respect de la vie privée l’application de certaines dispositions pénales visant les relations entre personnes de même sexe. Il ouvre une réparation aux personnes condamnées sur ce fondement, dans les conditions prévues par un autre article.

L’amendement étendrait explicitement cette reconnaissance aux personnes poursuivies de manière discriminatoire, même sans condamnation, ainsi qu’à celles contraintes de cacher leur orientation sexuelle pour échapper à ces dispositions. Les auteurs soulignent la stigmatisation et les souffrances liées aux poursuites, mais aussi à la peur des sanctions. L’ajout porterait sur la reconnaissance de ces atteintes, sans étendre lui-même le bénéfice de la réparation à ces personnes non condamnées.

Amendement n° 14 · Mme Regol · Article premier

Amendement n° 14 de Mme Regol à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
93 pour8 contre3 abstentions
18 déc. 2025N° 4834
Reconnaître les discriminations subies par les personnes condamnées pour leur orientation sexuelle pendant l’Occupation en Alsace-Moselle
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît comme discriminatoire et contraire au respect de la vie privée l’application de plusieurs dispositions pénales françaises visant les relations entre personnes de même sexe. Il prévoit une réparation pour les personnes condamnées sur ces fondements, selon les conditions fixées par la proposition de loi.

L’amendement ajouterait une reconnaissance des discriminations et des atteintes à la vie privée subies par les personnes condamnées pour leur orientation sexuelle pendant l’Occupation dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, sur le fondement de dispositions équivalentes. Il vise ainsi à inclure cette répression dans la reconnaissance nationale. L’ajout ne précise pas les conditions d’une réparation pour ces condamnations.

Amendement n° 15 · Mme Regol · Article premier

Amendement n° 15 de Mme Regol à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour49 contre7 abstentions
18 déc. 2025N° 4833
Reconnaître les souffrances particulières des personnes homosexuelles réprimées dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît les discriminations liées à l’application de plusieurs dispositions pénales françaises visant les relations entre personnes de même sexe. L’amendement y ajouterait la reconnaissance, par la Nation, des souffrances et traumatismes particuliers endurés dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle.

Ses auteurs invoquent l’enchaînement de deux répressions. Sous l’annexion nazie, le paragraphe 175 du code pénal allemand y criminalisait l’homosexualité. Après la Libération, selon l’exposé, des fichiers policiers constitués sous l’Occupation ont pu être réutilisés pour surveiller et réprimer les personnes homosexuelles. L’ajout reconnaîtrait cette histoire particulière, sans ajouter expressément les condamnations fondées sur le paragraphe 175 à celles ouvrant droit à réparation.

Amendement n° 5 · M. Fernandes · Article premier

Amendement n° 5 de M. Fernandes à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
39 pour54 contre3 abstentions
18 déc. 2025N° 4832
Reconnaître les souffrances des personnes poursuivies ou contraintes de cacher leur orientation sexuelle ou leur genre pour échapper à la répression
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît le caractère discriminatoire de plusieurs dispositions pénales visant les relations entre personnes de même sexe. Il ouvre une réparation aux personnes condamnées sur ces fondements, dans les conditions prévues par la proposition de loi.

L’amendement reconnaîtrait aussi les souffrances et traumatismes des personnes poursuivies, même sans condamnation, et de celles contraintes de dissimuler leur orientation sexuelle ou leur genre pour échapper à l’application de ces dispositions. Ses auteurs souhaitent ainsi prendre en compte une répression qui a également pesé sur la manière de vivre et de se présenter aux autres. Cette reconnaissance plus large ne modifierait pas la condition de condamnation prévue pour accéder à la réparation.

Amendement n° 7 · Mme Amiot · Article premier

Amendement n° 7 de Mme Amiot à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour64 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4831
Reconnaître l’application des lois réprimant l’homosexualité aux peuples colonisés et leur héritage dans les législations actuelles
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît que l’application de plusieurs dispositions pénales françaises visant les relations entre personnes de même sexe a constitué une discrimination et une atteinte à la vie privée. L’amendement ajouterait que ces dispositions ont été appliquées aux peuples colonisés et ont servi de base à plusieurs législations discriminatoires encore appliquées dans d’anciens territoires colonisés.

Ses auteurs souhaitent que la reconnaissance nationale ne se limite pas à l’Hexagone. Ils soulignent la responsabilité de l’administration coloniale dans la diffusion de ces normes et leur persistance après les indépendances. L’ajout porterait sur cette reconnaissance historique et juridique, sans modifier les lois étrangères ni les conditions de réparation prévues par le texte.

Amendement n° 6 · M. Kerbrat · Article premier

Amendement n° 6 de M. Kerbrat à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour63 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4829
Reconnaître la responsabilité de la République pour les condamnations pour homosexualité à partir de 1945, sans ouvrir droit à réparation
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît le caractère discriminatoire de dispositions pénales réprimant l’homosexualité, dont une disposition de 1942, ainsi qu’une violation de la vie privée. Il prévoit que cette reconnaissance ouvre aux personnes condamnées un droit à réparation dans les conditions d’un autre article.

L’amendement ferait reconnaître la responsabilité de la République française à compter du 8 février 1945 et retirerait la référence à la disposition de 1942. Il remplacerait aussi la phrase ouvrant droit à réparation par une reconnaissance des souffrances et traumatismes des personnes condamnées de manière discriminatoire.

Ses auteurs souhaitent distinguer la répression sous Vichy des discriminations commises sous les institutions républicaines. Ils invoquent aussi des difficultés juridiques liées à l’amnistie de 1981 et à la prescription pour justifier le retrait de la référence à une réparation financière.

Amendement n° 1 · Mme Duby-Muller · Article premier

Amendement n° 1 de Mme Duby-Muller à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Marie-Charlotte Garin : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
7 pour58 contre17 abstentions
17 déc. 2025N° 4802
Approuver la déclaration du Gouvernement sur la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée
Tous les groupes

Un vote favorable approuverait la déclaration du Gouvernement sur la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée. Organisé après un débat en application de l’article 50-1 de la Constitution, ce vote n’engagerait pas la responsabilité du Gouvernement. Une désapprobation ne l’obligerait donc pas à démissionner.

Le Gouvernement propose une mobilisation associant répression des réseaux, lutte contre leur argent, coopération internationale, prévention et accès aux soins. Il entend notamment durcir les sanctions contre les consommateurs et renforcer les moyens d’enquête, tout en accompagnant les personnes dépendantes. Il présente cette mobilisation comme une réponse à l’adaptation des réseaux criminels et aux dommages sanitaires et sociaux des drogues.

Ce vote exprimerait une appréciation sur cette orientation politique. Il n’adopterait pas lui-même les modifications législatives ni les crédits budgétaires annoncés, qui relèveraient de textes distincts.

Intitulé officiel et portée du vote

la déclaration du Gouvernement portant sur la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée (application de l'article 50-1 de la Constitution).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Charlotte Garin : Pour

Adoptéscrutin public solennel
394 pour61 contre2 abstentions
16 déc. 2025N° 4776
Supprimer une dérogation permettant aux partenaires des Jeux de 2030 d’afficher des publicités dans certains périmètres protégés
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’autoriser la publicité des partenaires olympiques dans les 500 mètres autour des sites des Jeux de 2030, malgré certaines interdictions d’affichage. Cette possibilité courrait du trentième jour avant l’ouverture des Jeux olympiques au quinzième jour après la clôture des Jeux paralympiques.

L’amendement supprimerait la dérogation visant certains périmètres protégés par le code de l’environnement. Les autres dérogations énumérées, notamment celle concernant les règlements locaux de publicité, resteraient dans le texte.

Les auteurs souhaitent défendre les règles locales plus restrictives et le travail des élus pour encadrer la publicité extérieure. Toutefois, l’alinéa qu’ils proposent de supprimer ne correspond pas à la dérogation aux règlements locaux qu’ils critiquent dans leur exposé.

Amendement n° 235 · M. Coulomme · Article 3

Amendement n° 235 de M. Coulomme à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour85 contre2 abstentions
16 déc. 2025N° 4775
Sanctionner les responsables de dommages aux monuments et sites protégés concernés par les publicités des Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit des dérogations aux interdictions publicitaires pour les Jeux de 2030, notamment sur des monuments historiques accueillant des compétitions, des monuments naturels et des sites classés. Il impose aussi aux partenaires publicitaires de veiller à l’intégrité des sites et bâtiments.

L’amendement ajouterait une amende administrative, prononcée par l’administration, pouvant atteindre 15 000 euros pour les responsables de dégradations ou d’atteintes aux monuments historiques, monuments naturels et sites classés mentionnés dans l’article. L’administration pourrait également leur faire payer la remise en état. Les sanctions pénales prévues par les codes du patrimoine et de l’environnement resteraient applicables.

Les auteurs reconnaissent l’intérêt financier des partenaires publicitaires pour les Jeux, mais craignent des dommages au patrimoine et aux espaces naturels. Ils proposent donc une sanction supplémentaire plutôt que de supprimer les dérogations d’affichage.

Amendement n° 181 · M. Ciotti · Article 3

Amendement n° 181 de M. Ciotti à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
38 pour67 contre3 abstentions
16 déc. 2025N° 4774
Conditionner les publicités des partenaires des Jeux sur les monuments historiques au respect du caractère et de l’intégrité du site
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’autoriser les publicités des partenaires olympiques sur des immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques lorsqu’ils accueillent des compétitions. Cette dérogation s’appliquerait du trentième jour avant l’ouverture des Jeux olympiques de 2030 au quinzième jour après la clôture des Jeux paralympiques.

L’amendement ajouterait une condition explicite à cette autorisation. L’affichage ne devrait altérer ni le caractère ni l’intégrité du site. Cette condition compléterait l’obligation déjà prévue pour les partenaires de veiller à l’insertion paysagère des publicités et à l’intégrité des bâtiments.

Les auteurs reconnaissent l’apport financier de la publicité, tout en défendant la préservation des paysages et des espaces naturels. Le complément proposé vise toutefois l’alinéa relatif aux monuments historiques, et non celui consacré aux monuments naturels et sites classés.

Amendement n° 173 · M. Ciotti · Article 3

Amendement n° 173 de M. Ciotti à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour66 contre5 abstentions
16 déc. 2025N° 4773
Conditionner la publicité des partenaires olympiques sur les monuments historiques à la préservation de leur intégrité et de leur aspect
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’autoriser la publicité des partenaires olympiques sur des monuments historiques classés ou inscrits accueillant des compétitions. Cette dérogation aux interdictions d’affichage s’appliquerait du trentième jour avant l’ouverture des Jeux olympiques de 2030 au quinzième jour après la clôture des Jeux paralympiques.

L’amendement ajouterait une condition explicite à cette autorisation. Les dispositifs publicitaires ne devraient entraîner aucune altération de l’intégrité ou de l’aspect du monument. Il maintiendrait donc la possibilité d’afficher, mais la soumettrait à cette protection supplémentaire. Ses auteurs reconnaissent l’intérêt financier des partenaires publicitaires pour l’organisation des Jeux, tout en craignant des dommages irréversibles au patrimoine.

Amendement n° 177 · M. Ciotti · Article 3

Amendement n° 177 de M. Ciotti à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
40 pour64 contre5 abstentions
16 déc. 2025N° 4772
Supprimer les dérogations publicitaires des partenaires olympiques sur les monuments historiques, les monuments naturels et dans les sites classés
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’autoriser des publicités des partenaires olympiques dans un périmètre de 500 mètres autour des sites des Jeux de 2030, malgré certaines interdictions d’affichage. Cette possibilité irait du trentième jour avant l’ouverture des Jeux olympiques au quinzième jour après la clôture des Jeux paralympiques.

L’amendement supprimerait deux de ces dérogations. Elles concernent les monuments historiques classés ou inscrits lorsqu’ils accueillent des compétitions, ainsi que les monuments naturels et les sites classés. Les autres dérogations de l’article seraient conservées. Les auteurs jugent cette ouverture à la publicité disproportionnée pour le patrimoine et estiment que les obligations d’insertion paysagère et de protection des bâtiments prévues par le texte sont insuffisantes.

Amendement n° 245 · M. Coulomme · Article 3

Amendement n° 245 de M. Coulomme à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour87 contre7 abstentions
16 déc. 2025N° 4771
Supprimer les dérogations permettant aux partenaires olympiques de contourner les interdictions d’affichage autour des sites des Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’autoriser la publicité des partenaires olympiques à moins de 500 mètres des sites des Jeux de 2030, du trentième jour avant l’ouverture des Jeux olympiques au quinzième jour après la clôture des Jeux paralympiques. Cette autorisation pourrait déroger aux interdictions protégeant notamment les monuments historiques accueillant des compétitions, les sites classés et certains paysages, ainsi qu’aux règlements locaux de publicité.

L’amendement supprimerait ces dérogations, tout en conservant la possibilité d’autoriser des publicités dans ce périmètre lorsqu’elles respectent les interdictions applicables. Il ne supprimerait pas les autres régimes publicitaires de l’article. Les auteurs souhaitent protéger le patrimoine, l’environnement et les règles locales contre une présence publicitaire qu’ils jugent excessive.

Amendement n° 233 · Mme Elisa Martin · Article 3

Amendement n° 233 de Mme Elisa Martin à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour88 contre3 abstentions
16 déc. 2025N° 4770
Limiter à l’enceinte des sites des Jeux de 2030 les dérogations publicitaires accordées aux partenaires olympiques autour de ces sites
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’autoriser la publicité des partenaires olympiques en dérogeant à certaines interdictions nationales et locales d’affichage dans un périmètre de 500 mètres autour des sites des Jeux de 2030. Cette possibilité s’appliquerait du trentième jour avant l’ouverture des Jeux olympiques au quinzième jour après la clôture des Jeux paralympiques.

L’amendement remplacerait ce périmètre par les seules limites de l’enceinte de chaque site. Les partenaires ne pourraient donc plus invoquer cette dérogation pour installer une publicité à l’extérieur du site, dans son voisinage. La période et les catégories d’interdictions concernées resteraient inchangées. Les auteurs souhaitent réduire une présence publicitaire qu’ils jugent trop étendue et source de pollution visuelle pour les paysages.

Amendement n° 234 · Mme Elisa Martin · Article 3

Amendement n° 234 de Mme Elisa Martin à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Marie-Charlotte Garin : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour97 contre0 abstentions
Recherche et périmètre

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Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.