Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 705 scrutins publics Tous les textes · Andy Kerbrat
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17 févr. 2025N° 814
Adapter les actions de groupe devant le juge administratif pour faire cesser des manquements et indemniser les personnes concernées
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit d’adapter l’action de groupe devant le juge administratif, qui permet de porter collectivement des demandes en justice. Pour demander l’arrêt d’un manquement, il ne serait nécessaire d’invoquer ni préjudice des membres du groupe, ni intention ou négligence du défendeur. Le juge pourrait ordonner les mesures nécessaires, avec une astreinte, somme due en cas de non-respect. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Les associations et organismes devraient informer le public des procédures. Une action en réparation serait irrecevable en cas d’influence ou de conflit d’intérêts susceptible de nuire aux personnes représentées. Une médiation pourrait organiser une indemnisation amiable avec l’accord des parties.

Dans le champ transfrontière défini par le texte, les organismes inscrits sur la liste européenne pourraient demander l’arrêt d’agissements illicites ou réparation. Leur habilitation pourrait être vérifiée en cas de contestation sérieuse.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 15 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
51 pour0 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 813
Permettre aux associations et syndicats habilités d’agir en justice pour plusieurs victimes selon des règles communes
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit un régime commun d’action de groupe, permettant à un organisme habilité d’agir pour plusieurs personnes dans une situation similaire face à un même manquement professionnel ou public. Il remplacerait plusieurs régimes sectoriels. L’action pourrait viser à faire cesser le manquement, à réparer les préjudices de toute nature, ou les deux. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Certaines associations et, dans des domaines définis, les syndicats représentatifs pourraient agir. Le juge déterminerait les personnes susceptibles d’être indemnisées et les préjudices réparables. Les victimes devraient rejoindre le groupe pour obtenir réparation. Des règles encadreraient les financements et conflits d’intérêts.

Une sanction civile versée au Trésor public pourrait aussi viser les fautes délibérées destinées à obtenir un gain indu et ayant causé des dommages à plusieurs personnes.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 14 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour0 contre2 abstentions
17 févr. 2025N° 812
Permettre aux associations déclarées depuis moins de deux ans d’engager une action de groupe pour défendre les intérêts prévus dans leurs statuts
Tous les groupes

Une action de groupe permet de saisir la justice pour plusieurs personnes touchées par un même manquement, afin de le faire cesser ou d’obtenir réparation. Le texte en discussion ouvrirait notamment ce recours aux associations déclarées depuis au moins deux ans dont les statuts prévoient la défense des intérêts lésés.

L’amendement supprimerait cette condition d’ancienneté. Une association nouvellement déclarée pourrait ainsi agir sur ce fondement, à condition que les intérêts concernés relèvent bien de ses statuts.

Les auteurs veulent faciliter l’accès à un recours qu’ils jugent trop peu utilisé et contestent l’exclusion des jeunes associations. Les autres contrôles prévus resteraient applicables, notamment l’obligation de déclarer un but non lucratif et l’absence de certains intérêts économiques chez les financeurs. Le juge pourrait aussi rejeter dès le départ une action manifestement infondée.

Amendement n° 22 · Mme Ferrer · Article 14

Amendement n° 22 de Mme Ferrer à l'article 14 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
16 pour37 contre0 abstentions
17 févr. 2025N° 811
Limiter la réforme des actions de groupe à l’adaptation des procédures et aux recours transfrontières européens
Tous les groupes

Une action de groupe permet de saisir la justice pour plusieurs personnes touchées par un même manquement, afin de le faire cesser ou d’obtenir réparation. Le texte discuté prévoit un régime unifié, élargit les possibilités d’agir des associations et crée une sanction civile pour certaines fautes délibérées causant des dommages à plusieurs personnes.

L’amendement remplacerait cette réforme par des modifications de la loi de 2016. Il écarterait notamment ces élargissements et cette nouvelle sanction. Il organiserait les actions transfrontières, permettant à des organismes habilités dans un État de l’Union européenne d’agir dans un autre, avec des contrôles de leur agrément et de leur indépendance.

Il conserverait l’information du public sur les procédures, le rejet précoce des actions manifestement infondées et la protection contre les conflits d’intérêts pour les demandes d’indemnisation. Selon ses auteurs, ce recentrage éviterait des dispositions défavorables aux entreprises qui ne sont pas exigées par la directive européenne.

Amendement n° 177 · M. Sitzenstuhl · Article 14

Amendement n° 177 de M. Sitzenstuhl à l'article 14 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour35 contre1 abstention
17 févr. 2025N° 810
Conserver la qualification d’innovation des prestations des jeunes entreprises innovantes et conditionner leurs avantages à des objectifs sociaux ou environnementaux
Tous les groupes

Le projet de loi supprimerait la règle qui considère comme innovants tous les travaux, fournitures et services proposés par les jeunes entreprises innovantes. Selon l’exposé, cette suppression répond à une objection de conformité au droit européen. Cette qualification concerne les achats publics, notamment les partenariats d’innovation auxquels les auteurs associent des avantages d’accès aux marchés publics.

L’amendement conserverait cette règle et la compléterait. Pour bénéficier du statut et de ses avantages, les entreprises devraient se proposer de développer des solutions répondant à des objectifs de progrès humain, d’innovation sociale, de protection du vivant, de transition écologique, de souveraineté industrielle ou à des impératifs socio-économiques ou environnementaux.

Les auteurs souhaitent ainsi orienter les aides fiscales et sociales. La condition porterait sur les solutions envisagées par les entreprises, et non sur des résultats sociaux ou environnementaux déjà obtenus.

Amendement n° 21 · M. Cernon · Article 13

Amendement n° 21 de M. Cernon à l'article 13 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour38 contre2 abstentions
17 févr. 2025N° 809
Obliger les entreprises concernées à établir leur bilan d’émissions selon les règles applicables à leurs informations de durabilité
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait aux entreprises soumises aux obligations d’information en matière de durabilité d’établir leur bilan d’émissions de gaz à effet de serre selon les règles applicables à ces informations. Elles pourraient ainsi utiliser ces règles pour leur bilan, à condition d’y inclure des descriptions propres aux activités exercées en France.

L’amendement transformerait cette possibilité en obligation pour les entreprises concernées. Il supprimerait aussi la condition explicite exigeant des descriptions des activités françaises.

Les auteurs invoquent la transparence environnementale et craignent que les émissions des composantes d’un groupe soient minimisées dans le bilan de la société mère. Le dispositif imposerait les règles de durabilité pour établir le bilan, mais retirerait précisément l’exigence spécifique relative aux activités nationales.

Amendement n° 20 · Mme Ferrer · Article 9

Amendement n° 20 de Mme Ferrer à l'article 9 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour33 contre1 abstention
17 févr. 2025N° 808
Supprimer la modification des règles d’exemption de publication d’informations de durabilité dans le code de la mutualité
Tous les groupes

L’article 8 modifierait le code de la mutualité en remplaçant « société » par « entreprise » dans des dispositions relatives aux informations de durabilité. L’exposé rattache cette modification aux exemptions permettant à des filiales de ne pas publier un rapport distinct lorsque leur maison mère publie des informations pour le groupe.

L’amendement supprimerait cet article. Ses auteurs craignent qu’un rapport regroupant plusieurs entreprises masque l’impact environnemental de certaines filiales. La portée juridique du vote reste toutefois celle du texte supprimé, qui modifie une désignation dans le code de la mutualité. L’amendement n’instaurerait pas, à lui seul, une obligation générale de publication séparée pour toutes les entreprises, malgré l’objectif plus large présenté dans l’exposé.

Amendement n° 19 · M. Cernon · Article 8

Amendement de suppression n° 19 de M. Cernon à l'article 8 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
10 pour30 contre4 abstentions
17 févr. 2025N° 807
Conditionner les financements France 2030 des entreprises concernées au respect de leurs obligations de publication sur la durabilité
Tous les groupes

Certaines entreprises doivent publier, dans une section distincte de leur rapport de gestion, des informations de durabilité portant notamment sur leurs enjeux environnementaux. Les auteurs souhaitent utiliser les aides de la mission « Investir pour la France de 2030 » pour encourager le respect de ces obligations, jugeant les sanctions parfois insuffisamment dissuasives.

L’amendement subordonnerait l’attribution des financements visés à un projet d’entreprise au respect des obligations de publication auxquelles cette entreprise est déjà soumise. Il inclurait les exigences de la norme climatique ESRS E1 pour les entreprises concernées. Un décret en Conseil d’État préciserait l’application.

Cette norme porte sur les effets de l’entreprise sur le climat et sur les risques climatiques pour son activité. Selon l’exposé, une entreprise qui estime le sujet non significatif doit expliquer cette conclusion. La condition porterait sur l’information publiée, non sur l’atteinte d’un résultat climatique déterminé.

Amendement n° 57 · Mme Sas · Article 7

Amendement n° 57 de Mme Sas à l'article 7 du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de santé et de circulation des personnes (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
20 pour18 contre0 abstentions
12 févr. 2025N° 793
Supprimer l’aggravation des peines contre les parents dont les manquements ont directement conduit aux infractions de leur enfant
Tous les groupes

Le droit sanctionne déjà les parents qui se soustraient à leurs obligations légales au point de mettre leur enfant en danger. L’article visé reformulerait ce délit autour du caractère répété ou de la gravité des manquements. Il prévoirait trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende lorsque ceux-ci ont directement conduit le mineur à commettre un crime ou plusieurs délits ayant donné lieu à une condamnation définitive. Il ajouterait aussi le travail d’intérêt général parmi les peines complémentaires encourues.

L’amendement supprimerait l’ensemble de cet article. Ses auteurs contestent le lien ainsi établi entre la sanction des parents et les actes de l’enfant. Ils craignent également que le travail d’intérêt général, ajouté à l’emprisonnement, perde sa fonction d’alternative, et jugent cette approche répressive inadaptée au soutien à la parentalité.

Amendement n° 7 · Mme Faucillon · Article premier

Amendement n° 7 de Mme Faucillon et les amendements identiques suivants de suppression de l'article premier de la proposition de loi visant à restaurer l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
63 pour125 contre2 abstentions
12 févr. 2025N° 792
Rejeter préalablement la proposition de loi sur l’autorité de la justice envers les mineurs délinquants et leurs parents
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion entraînerait le rejet de la proposition de loi en première lecture, sans passer à l’examen de ses articles. Le texte visé porte sur l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents.

Une motion de rejet préalable permet de faire reconnaître une contrariété à la Constitution ou de décider qu’il n’y a pas lieu de délibérer. Ces deux fondements possibles ne renseignent pas sur les motifs particuliers de cette motion. Si elle était rejetée, l’examen des articles pourrait se poursuivre, sans que cela vaille approbation des mesures proposées.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet préalable, déposée par M. Boris Vallaud, de la proposition de loi visant à restaurer l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
96 pour202 contre0 abstentions
12 févr. 2025N° 791
Censurer le Gouvernement après le recours au 49.3 sur les dépenses de la Sécurité sociale pour 2025
Tous les groupes

L’adoption de cette motion obligerait le Premier ministre à remettre la démission du Gouvernement et empêcherait l’adoption, par ce recours au 49.3, du texte concerné. Cette procédure permet au Gouvernement de faire adopter un texte sans vote sur celui-ci, sauf adoption d’une motion de censure à la majorité des membres de l’Assemblée. Seuls les votes favorables à la censure sont comptés.

La motion vise le recours au 49.3 sur la partie dépenses du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025. Ses auteurs contestent l’interruption du débat parlementaire et dénoncent des économies qu’ils jugent préjudiciables aux patients et aux soignants. Ils craignent aussi un transfert de charges vers les complémentaires santé et les assurés. Ce vote engagerait la responsabilité du Gouvernement, sans modifier lui-même les remboursements ou les dépenses de santé.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par Mme Mathilde Panot et 73 députés.

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Pour

Rejetémotion de censure
121 pour0 contre0 abstentions
12 févr. 2025N° 790
Accélérer la reconstruction de Mayotte après le cyclone Chido et soutenir temporairement les habitants et les entreprises
Tous les groupes

Après le cyclone Chido, le projet de loi organiserait la reconstruction de Mayotte. Il autoriserait le Gouvernement à transformer par ordonnance l’établissement public foncier et d’aménagement pour coordonner les travaux. À la demande des communes concernées, l’État pourrait aussi reconstruire les écoles publiques jusqu’à fin 2027.

Pour accélérer les chantiers, le texte raccourcirait les procédures d’urbanisme et assouplirait pendant deux ans les règles des marchés publics. Certains marchés de moins de 100 000 euros hors taxes pourraient être conclus sans publicité ni concurrence préalable, avec une information numérique du public. Les reconstructions resteraient soumises aux règles relatives aux risques naturels.

Le texte prévoirait aussi des prêts sans intérêt pour réhabiliter des résidences principales, des reports de cotisations pour les entreprises et le maintien temporaire de prestations sociales malgré certaines formalités manquantes. Il permettrait également de renforcer par ordonnance les évacuations et démolitions de l’habitat informel.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi d'urgence pour Mayotte (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Abstention

Adoptéscrutin public solennel
451 pour0 contre65 abstentions
12 févr. 2025N° 789
Modifier les conditions de vote et d’éligibilité à la Mutualité sociale agricole et ses circonscriptions dans la métropole de Lyon
Tous les groupes

La proposition de loi vise le fonctionnement des instances de gouvernance des chambres d’agriculture et de la Mutualité sociale agricole (MSA). Les dispositions reproduites concernent les élections à la MSA. Dans la métropole de Lyon, hors commune de Lyon, chaque circonscription métropolitaine deviendrait une circonscription électorale, avec le nombre de délégués élus directement prévu pour un canton de droit commun.

Le texte supprimerait la condition imposant aux électeurs d’avoir payé toutes leurs cotisations personnelles réclamées depuis au moins six mois. Pour pouvoir être élus, les candidats devraient en revanche avoir acquitté les cotisations personnellement dues et réclamées depuis au moins six mois dont le montant dépasse le seuil légal cité par le texte. Une dette de cotisations pourrait ainsi ne plus empêcher de voter, tout en faisant obstacle à une candidature lorsque ces conditions seraient réunies.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à adapter le fonctionnement des instances de gouvernance des chambres d'agriculture et de la mutualité sociale agricole (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
203 pour44 contre0 abstentions
11 févr. 2025N° 788
Renforcer les pouvoirs des agents de sûreté et les moyens de prévenir et sanctionner les infractions dans les transports
Tous les groupes

La proposition de loi vise la sécurité des voyageurs et des personnels. Le texte de référence élargirait les interventions des agents de sûreté SNCF et RATP aux abords immédiats des gares, notamment en urgence. Il autoriserait des palpations avec consentement exprès lorsque des éléments objectifs font soupçonner un objet dangereux, même sans arrêté préfectoral. Un refus de contrôle pourrait entraîner une interdiction d’accès.

Il développerait les caméras individuelles, avec une expérimentation de trois ans pour les conducteurs de bus et d’autocars. Les enregistrements ne seraient pas permanents et seraient normalement effacés après trente jours. Il étendrait aussi la répression des infractions habituelles et distinguerait l’abandon volontaire d’un bagage de l’oubli par négligence.

Le vote porte sur l’ensemble du texte. Cette présentation repose sur la dernière version de l’Assemblée nationale disponible avant le vote, sans reconstitution des modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi relative à la sûreté dans les transports (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
139 pour59 contre3 abstentions
11 févr. 2025N° 786
Élargir les destinataires de données dans les transports et encadrer leur traitement par un organisme unique
Tous les groupes

Le texte de référence élargirait à des agents désignés par le code des transports les destinataires d’informations échangées, notamment avec l’administration fiscale. Il supprimerait aussi le plafond du nombre d’agents concernés par un autre volet du dispositif. Les dispositions citées ne sont pas reproduites, ce qui empêche de préciser l’identité de ces agents et le périmètre exact des informations transmises.

Un décret devrait fixer les conditions de sélection d’un organisme unique, éventuellement privé, ainsi que son contrôle par l’administration. Il encadrerait la formation des agents à la protection des données, leur conservation, leur consultation, leur transfert et leur effacement. Cette version de référence ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 19 de la proposition de loi relative à la sûreté dans les transports (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
138 pour54 contre0 abstentions
11 févr. 2025N° 785
Permettre à l’organisme chargé de vérifier les adresses dans les transports de recourir à un prestataire technique
Tous les groupes

Le dispositif de vérification des adresses dans les transports repose sur un organisme unique et une plateforme informatique qui échange des données. Selon l’exposé de l’amendement, le Conseil d’État a relevé que la loi ne permettait pas à cet organisme de faire appel à un prestataire technique ayant accès aux données. Cet obstacle a contribué à empêcher la publication du décret nécessaire au fonctionnement du dispositif.

L’amendement prévoirait qu’un décret fixe les conditions du recours à un prestataire pour développer, héberger et maintenir ce système d’information. Ce recours serait possible, mais non obligatoire, notamment si l’organisme ne dispose pas des moyens techniques nécessaires. Le décret encadrerait aussi l’enregistrement des opérations sur les données et le contrôle de l’organisme par l’administration.

Amendement n° 1 · Mme Lise Magnier · Article 19

Amendement n° 1 de Mme Lise Magnier à l'article 19 de la proposition de loi relative à la sûreté dans les transports (première lecture).

Andy Kerbrat : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
57 pour70 contre61 abstentions
11 févr. 2025N° 762
Permettre aux agents de sécurité de la SNCF et de la RATP d’intervenir aux abords des emprises de transport
Tous les groupes

Le texte de référence élargirait les interventions des agents de sécurité de la SNCF et de la RATP sur la voie publique, aux abords immédiats des emprises de transport. Il prévoirait des missions exceptionnelles autorisées par le préfet et des interventions spontanées et momentanées en cas d’urgence. Il permettrait aussi certaines interventions après une infraction commise à l’intérieur de ces emprises.

Les agents pourraient saisir les marchandises vendues sans autorisation et les étals, en vue d’une confiscation par le tribunal. Les denrées impropres seraient détruites et les denrées périssables remises à des organismes caritatifs, avec compte rendu à un officier de police judiciaire.

Les missions et certaines infractions sont définies par des dispositions non reproduites, ce qui empêche d’en préciser tout le champ. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
126 pour48 contre0 abstentions
11 févr. 2025N° 761
Supprimer l’extension des pouvoirs des agents de sécurité de la SNCF et de la RATP aux abords des gares et stations
Tous les groupes

L’article 2 permettrait aux agents de sécurité de la SNCF et de la RATP d’intervenir davantage sur la voie publique, aux abords immédiats des gares et stations. Il prévoirait des missions exceptionnelles autorisées par le préfet, des interventions spontanées en urgence et des interventions temporaires après certaines infractions commises à l’intérieur. Il permettrait aussi de constater les ventes non autorisées et de saisir marchandises et étals aux abords.

L’amendement supprimerait l’ensemble de cet article, et donc ces extensions proposées. Ses auteurs craignent des atteintes aux libertés fondamentales lorsque les agents apprécient eux-mêmes l’urgence. Ils estiment leur formation juridique insuffisante par rapport à celle des policiers et gendarmes et privilégient le recrutement de ces derniers pour assurer la sécurité.

Amendement n° 5 · M. Vicot · Article 2

Amendement n° 5 de M. Vicot et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
53 pour120 contre1 abstention
11 févr. 2025N° 760
Obliger les auteurs d’infractions dans les transports à porter un document justifiant leur identité et leur adresse
Tous les groupes

Selon l’exposé de l’amendement, le droit actuel impose aux contrevenants tarifaires de porter un justificatif d’identité, mais pas aux auteurs des autres infractions à la police des transports. Les auteurs souhaitent étendre cette obligation pour faciliter la constatation des infractions et protéger les voyageurs et les équipements.

L’amendement obligerait les auteurs d’infractions aux règles de police des transports à porter un document attestant leur identité et leur adresse, dans les véhicules, les espaces de transport public de voyageurs et le domaine public ferroviaire. Les documents acceptés seraient définis par arrêté ministériel. Les agents habilités pourraient relever ces renseignements pour dresser un procès-verbal, c’est-à-dire consigner officiellement l’infraction. Si la personne ne pouvait pas les justifier, ils devraient prévenir sans délai un officier de police judiciaire. L’obligation viserait les auteurs d’infractions, et non indistinctement tous les voyageurs.

Amendement n° 18 · M. Boucard · Après l’article premier

Amendement n° 18 de M. Boucard et les amendements identiques suivants après l'article premier de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Andy Kerbrat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
85 pour81 contre2 abstentions
11 févr. 2025N° 759
Élargir les contrôles des agents de sécurité de la SNCF et de la RATP et créer une transaction pour certains délits
Tous les groupes

Le texte de référence préciserait les missions de prévention des troubles à l’ordre public et de lutte contre le terrorisme. Les agents pourraient inspecter visuellement les bagages et les fouiller avec consentement. Avec un accord exprès, ils pourraient pratiquer des palpations, notamment sans arrêté préfectoral si des éléments objectifs suggèrent la présence d’un objet dangereux.

Pour certains délits, un paiement à l’exploitant de 300 euros, ou 250 euros immédiatement, mettrait fin aux poursuites. Les mineurs et certains délits multiples seraient exclus. Sans paiement immédiat, un justificatif d’identité serait exigé. Refuser la transaction ou ne pouvoir présenter ce document permettrait aux agents d’appréhender la personne pour la conduire devant un officier de police judiciaire. Le délai de paiement ou de contestation serait de trois mois.

Les délits visés ne sont pas identifiables dans les articles reproduits. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article premier de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andy Kerbrat : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
123 pour50 contre0 abstentions
11 févr. 2025N° 758
Obliger aussi les agents de sécurité de la RATP à remettre un document après certaines palpations, à titre expérimental
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait certaines palpations de sécurité, avec le consentement exprès de la personne, lorsque des éléments objectifs laissent soupçonner la présence d’objets dangereux, même sans arrêté de protection. Un amendement propose que les agents de sécurité de la SNCF documentent ces contrôles, à titre expérimental du 1er juillet 2025 au 31 décembre 2026.

Ce sous-amendement étendrait cette obligation aux agents de sécurité de la RATP. Une personne ainsi contrôlée recevrait donc, à la RATP comme à la SNCF, une copie indiquant le motif du contrôle, ses modalités et permettant d’identifier l’agent. Le changement porterait sur la trace écrite remise après ces palpations, et non sur leurs conditions d’autorisation. L’expérimentation ferait l’objet d’un rapport gouvernemental au Parlement au plus tard le 1er septembre 2026.

Sous-amendement n° 255 · M. Gouffier Valente · Article premier

Sous-amendement n° 255 de M. Gouffier Valente à l'amendement n° 88 de Mme Regol à l'article premier de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
82 pour88 contre1 abstention
11 févr. 2025N° 757
Obliger à titre expérimental les agents de sûreté SNCF et RATP à remettre un récépissé après les contrôles de bagages et palpations
Tous les groupes

Le texte en discussion encadre les inspections visuelles de bagages, les fouilles et les palpations de sécurité réalisées par les services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP. L’amendement ajouterait une expérimentation du 1er juillet 2025 au 31 décembre 2026. Pour chaque contrôle de ce type, les agents devraient établir un document précisant son motif, ses modalités et permettant d’identifier l’agent, puis en remettre une copie à la personne contrôlée.

Selon les auteurs, ce récépissé permettrait d’évaluer un moyen de lutter contre les contrôles abusifs et discriminatoires et d’examiner une éventuelle extension aux forces de sécurité intérieure, notamment pour les contrôles d’identité. Cette extension ne serait pas décidée par l’amendement. Le Gouvernement devrait remettre au Parlement un rapport d’évaluation au plus tard le 1er septembre 2026.

Amendement n° 76 · Mme Regol · Article premier

Amendement n° 76 de Mme Regol à l'article premier de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
76 pour94 contre0 abstentions
10 févr. 2025N° 749
Obliger les agents de sécurité SNCF et RATP à valider une formation aux droits et libertés avant d’exercer leurs pouvoirs
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit notamment des inspections de bagages, des fouilles avec l’accord du propriétaire et des palpations de sécurité avec consentement exprès par les agents de sécurité SNCF et RATP. Ses auteurs souhaitent accompagner le renforcement de ces pouvoirs d’une formation juridique pour prévenir les abus et les pratiques discriminatoires.

L’amendement imposerait aux agents de valider une formation spécifique avant de pouvoir exercer les prérogatives prévues par l’article. Cette formation viserait à éviter les atteintes aux droits et libertés garantis par la Constitution. Elle constituerait donc une condition préalable, notamment pour effectuer les contrôles concernés auprès des voyageurs. Sa durée et son contenu seraient fixés par décret, et non par l’amendement.

Amendement n° 3 · M. Vicot · Article premier

Amendement n° 3 (rect.) de M. Vicot à l'article premier de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour42 contre0 abstentions
10 févr. 2025N° 747
Obliger les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP à se former à la prévention des discriminations
Tous les groupes

Le texte en discussion élargirait les possibilités de palpation par les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP. Avec le consentement exprès de la personne, ils pourraient notamment y recourir sans arrêté préfectoral si des éléments objectifs font suspecter la détention d’objets présentant un risque pour la sécurité.

L’amendement ajouterait une formation obligatoire pour ces agents, sans supprimer cet élargissement. Elle porterait sur la prévention des discriminations lors des contrôles et sur le respect des droits, des libertés fondamentales et de la dignité des personnes. Les auteurs craignent que l’extension des palpations favorise leur banalisation et les contrôles discriminatoires. Ils invoquent aussi le sentiment d’injustice et la dégradation de la confiance que peuvent provoquer des contrôles répétés ou perçus comme abusifs.

Amendement n° 101 · M. Portes · Article premier

Amendement n° 101 de M. Portes à l'article premier de la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports (première lecture).

Andy Kerbrat : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
22 pour52 contre1 abstention
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