Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 386 scrutins publics Tous les textes · Jérôme Buisson
Réinitialiser
8 déc. 2025N° 4679
Permettre aux employeurs et aux élus indépendants de convenir de mesures facilitant l’exercice d’un mandat local
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait aux employeurs publics ou privés d’élus locaux, ainsi qu’aux élus travailleurs indépendants ou exerçant une profession libérale ou non salariée, de conclure une convention avec la collectivité ou l’intercommunalité concernée. Cette convention préciserait des facilités allant au-delà des obligations légales pour exercer le mandat.

Un employeur signataire pourrait obtenir le label « employeur partenaire de la démocratie locale ». Ses critères, fixés par décret, tiendraient notamment compte des absences rémunérées et de la disponibilité pour se former. Des conventions-cadres avec les associations d’élus pourraient fixer un socle que les conventions locales ne pourraient pas réduire.

Il s’agirait d’une possibilité de conventionnement, non d’une obligation générale d’accorder ces facilités supplémentaires. Les éventuelles modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 17 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
94 pour0 contre16 abstentions
8 déc. 2025N° 4678
Compter les absences des salariés élus municipaux pour leurs droits aux prestations et avantages sociaux
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit que les temps d’absence liés au mandat municipal, relevant des dispositions citées, seraient assimilés à du travail effectif pour déterminer les droits aux prestations sociales et aux avantages sociaux définis par voie réglementaire. Un salarié absent dans ce cadre verrait donc ces périodes prises en compte pour ces droits.

Cette assimilation ne signifierait pas, à elle seule, que les absences seraient rémunérées. L’article regrouperait également dans le code du travail des renvois aux règles applicables aux salariés élus municipaux, départementaux et régionaux. Ces règles ne sont pas reproduites, ce qui ne permet pas de détailler ici toutes les absences concernées. Les éventuelles modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 16 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
108 pour0 contre0 abstentions
8 déc. 2025N° 4677
Permettre aux élus locaux de suivre une session d’information au début de leur mandat
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait à tout membre de l’assemblée d’une collectivité territoriale ou d’une intercommunalité de suivre une session d’information pendant les six premiers mois de son mandat. Cette participation serait une possibilité, et non une obligation.

La session présenterait le rôle des différentes catégories d’élus, leurs principaux droits et leurs obligations, notamment déontologiques, c’est-à-dire les règles de conduite liées à leurs fonctions. Pour les conseillers municipaux, elle détaillerait aussi les attributions exercées par le maire au nom de l’État. Elle porterait ainsi sur les responsabilités que les élus doivent connaître dès leur entrée en fonctions. Les éventuelles modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 15 bis de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
107 pour0 contre0 abstentions
8 déc. 2025N° 4676
Élargir les occasions où les élus municipaux pourraient s’absenter de leur travail pour leur mandat
Tous les groupes

Le texte de référence ajouterait plusieurs motifs d’absence pour les élus municipaux. Ils comprendraient certaines réunions où l’élu représente sa commune auprès de l’intercommunalité, du département ou de la région, des fêtes et commémorations définies par les textes, ainsi que les missions accomplies dans le cadre d’un mandat spécial.

L’employeur devrait aussi laisser le temps nécessaire aux élus mettant en œuvre des mesures de sûreté prescrites par le maire, selon des modalités fixées par décret. Le texte préciserait par ailleurs que certains temps d’absence n’ont pas à être payés comme du travail.

Une autre modification porte sur des plafonds dont la définition n’est pas reproduite et ne peut donc être détaillée. Cette version de référence ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 15 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
109 pour0 contre0 abstentions
8 déc. 2025N° 4675
Supprimer la référence aux communes membres dans une disposition du code électoral relative aux incompatibilités
Tous les groupes

Le texte de référence supprimerait les mots « ou de ses communes membres » au II de l’article L. 237-1 du code électoral.

La disposition complète n’est pas reproduite. Il n’est donc pas possible de préciser les personnes concernées ni la portée exacte de cette suppression sur les incompatibilités. Les éventuelles modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 13 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
107 pour0 contre0 abstentions
8 déc. 2025N° 4674
Permettre aux bureaux des intercommunalités de se réunir par visioconférence dans plusieurs lieux
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait au président d’une intercommunalité de décider que son bureau se réunit dans plusieurs lieux reliés par visioconférence. Pour vérifier le quorum, c’est-à-dire la présence minimale nécessaire pour siéger, les membres présents dans ces différents lieux seraient comptés ensemble.

La convocation devrait signaler le recours total ou partiel à la visioconférence. Le bureau devrait néanmoins se réunir dans un seul lieu au moins une fois par semestre. L’article préciserait également les modalités d’élection de ses membres par un renvoi à une règle qui n’est pas reproduite. Cette version de référence ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 12 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
109 pour0 contre0 abstentions
8 déc. 2025N° 4673
Accorder une priorité de mutation aux fonctionnaires de l’État exerçant certaines responsabilités exécutives locales
Tous les groupes

Le texte de référence accorderait une priorité de mutation aux fonctionnaires de l’État qui sont maires, adjoints, présidents ou vice-présidents d’une intercommunalité à fiscalité propre, d’un conseil départemental ou régional. Cette priorité concernerait les emplois vacants correspondant à leur grade, dans leur ministère ou un établissement public sous sa tutelle.

Elle ne passerait pas devant les autres priorités légales expressément citées par l’article. Pour les fonctionnaires exerçant ces mêmes responsabilités, une mutation imposée dans l’intérêt du service devrait également tenir compte de leur mandat au titre de leur situation personnelle. Le texte ne leur donnerait donc pas un droit de veto sur cette mutation. Les éventuelles modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 11 bis de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
109 pour1 contre0 abstentions
8 déc. 2025N° 4672
Permettre aux maires de réunir les commissions municipales par visioconférence
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait au maire de décider que les commissions municipales se réunissent en plusieurs lieux par visioconférence. Les membres pourraient ainsi participer à distance à tout ou partie d’une réunion.

La convocation devrait signaler ce mode de réunion. Le règlement intérieur en préciserait les modalités pratiques et les conditions d’utilisation. Cette possibilité concernerait les commissions, et non les séances du conseil municipal. La version de séance n’est pas reconstituée.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 11 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
106 pour1 contre1 abstention
8 déc. 2025N° 4671
Modifier les règles applicables aux élus visés par l’article L. 2511-33 du code des collectivités territoriales
Tous les groupes

Le texte de référence modifierait les dispositions auxquelles renvoie l’article L. 2511-33 du code général des collectivités territoriales. Il supprimerait trois références et en ajouterait d’autres.

Le contenu de l’article ainsi modifié et celui des dispositions auxquelles il renvoie ne sont pas fournis. Il n’est donc pas possible de préciser les droits ou obligations qui changeraient pour les élus concernés. La version de séance n’est pas reconstituée.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 10 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
87 pour14 contre1 abstention
8 déc. 2025N° 4670
Supprimer les conventions facilitant le mandat des élus locaux et le label récompensant leurs employeurs prévus par le texte
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait aux employeurs publics ou privés de convenir avec une collectivité de mesures facilitant le mandat d’un élu, au-delà des obligations légales. Les élus indépendants ou exerçant une profession libérale pourraient aussi conclure une convention. Un label « employeur partenaire de la démocratie locale » pourrait récompenser les employeurs, notamment selon les absences rémunérées et la disponibilité pour se former.

L’amendement supprimerait cet ensemble de dispositions, et pas seulement le label. Ses auteurs craignent que cette reconnaissance publique des employeurs ne brouille la séparation entre intérêts économiques et pouvoir politique et ne favorise des pratiques d’influence. La suppression porterait sur ces possibilités nouvelles, sans retirer les obligations légales déjà applicables aux employeurs.

Amendement n° 11 · Mme Elisa Martin · Article 10

Amendement n° 11 de Mme Elisa Martin et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 10 de la proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local (deuxième lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour87 contre1 abstention
5 déc. 2025N° 4664
Fixer les dotations de l’assurance maladie à douze organismes de santé pour 2026
Tous les groupes

Le texte de référence fixerait les dotations versées par les régimes obligatoires d’assurance maladie à douze organismes pour 2026. Il prévoirait notamment 328,2 millions d’euros pour l’Agence nationale de santé publique, 181,23 millions pour l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux et 142,62 millions pour l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Les autres dotations concerneraient notamment la biomédecine, la Haute Autorité de santé, le numérique en santé et l’Établissement français du sang. Celles du Centre national de gestion et de l’Agence nationale du développement professionnel continu seraient des maxima, respectivement de 43,55 et 215,88 millions d’euros. Les dotations des onze premiers organismes pourraient être complétées par arrêté, dans un plafond lié à l’objectif national de dépenses d’assurance maladie. La version de séance n’est pas reconstituée.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 47 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
72 pour79 contre57 abstentions
5 déc. 2025N° 4663
Accorder aux parents un congé supplémentaire de naissance indemnisé d’un ou deux mois
Tous les groupes

Le texte de référence créerait pour les salariés un congé supplémentaire d’un ou deux mois, au choix, non fractionnable, après épuisement du congé de maternité, de paternité ou d’adoption, sauf exception prévue. Il pourrait suivre ce congé ou une reprise du travail, jusqu’à la fin du neuvième mois de l’enfant. Il concernerait les enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2027, ainsi que certaines naissances anticipées.

Le salarié devrait cesser toute activité professionnelle. Une indemnité remplacerait une fraction plafonnée de ses revenus, fixée par décret et potentiellement dégressive. Il retrouverait son emploi ou un emploi similaire à rémunération au moins équivalente. Des prestations seraient aussi prévues pour les indépendants et les assurés agricoles concernés, et un congé pour les fonctionnaires et militaires, avec rémunération réduite. La version de séance n’est pas reconstituée.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 42 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
220 pour2 contre0 abstentions
5 déc. 2025N° 4662
Ouvrir le congé supplémentaire de naissance aux parents d’enfants nés ou adoptés dès le 1er janvier 2026
Tous les groupes

Le texte prévoit un congé supplémentaire de naissance, notamment d’un ou deux mois au choix du salarié après ses droits à congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Une indemnisation sous conditions est prévue, dont le montant serait fixé par décret. Des dispositions concernent aussi les agents publics et les travailleurs indépendants.

L’amendement avancerait d’un an la date déterminant les enfants concernés, du 1er janvier 2027 au 1er janvier 2026. Le dispositif s’appliquerait ainsi aux enfants nés ou adoptés à compter de cette nouvelle date, ainsi qu’aux enfants nés plus tôt dont la naissance était prévue à compter de celle-ci.

Les auteurs souhaitent rendre ce congé accessible dès 2026. L’amendement ne modifierait ni sa durée ni ses conditions d’indemnisation.

Amendement n° 346 · M. Dussausaye · Article 42

Amendement n° 346 de M. Dussausaye et les amendements identiques suivants à l'article 42 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
132 pour77 contre7 abstentions
5 déc. 2025N° 4660
Ne plus moduler selon l’activité réalisée le financement des établissements et services accompagnant des jeunes en situation de handicap
Tous les groupes

À partir de janvier 2027, le texte prévoit une dotation globale, c’est-à-dire une enveloppe de financement, pour les établissements et services accompagnant des mineurs ou jeunes adultes en situation de handicap orientés par la commission compétente. Sa part principale tiendrait notamment compte des places autorisées, des modalités d’accueil et des besoins d’accompagnement ou de soins. Elle pourrait aussi varier selon l’activité réalisée et les objectifs de qualité et de coopération atteints.

L’amendement supprimerait l’activité réalisée parmi ces critères de variation. Les objectifs de qualité et de coopération resteraient applicables. Ses auteurs craignent qu’un financement lié à l’activité pousse à découper l’accompagnement en actes chronométrés et impose des exigences de productivité incompatibles avec la diversité des parcours. Il ne supprimerait donc pas toute modulation du financement.

Amendement n° 95 · M. Davi · Article 36

Amendement n° 95 de M. Davi à l'article 36 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
41 pour115 contre26 abstentions
5 déc. 2025N° 4654
Moduler les financements des établissements de santé selon la pertinence, la qualité et la sécurité des soins
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit de lier une partie des financements des établissements de santé concernés à leurs résultats. L’agence régionale de santé pourrait accorder un financement supplémentaire selon les économies constatées ou réduire les financements d’assurance maladie, dans la limite de 2 % de leur total, selon les objectifs de pertinence et d’efficience des soins et prescriptions.

En cas de volume de soins significativement supérieur aux moyennes, elle pourrait fixer un objectif puis sanctionner son non-respect, après observations de l’établissement. Un financement supplémentaire récompenserait aussi la qualité et la sécurité, en tenant notamment compte de l’expérience des patients et des erreurs médicamenteuses évitables.

Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance. Elle abroge aussi des dispositions dont le contenu n’est pas disponible, ce qui empêche de détailler entièrement les règles remplacées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 27 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
202 pour13 contre20 abstentions
5 déc. 2025N° 4653
Supprimer la réforme des primes et pénalités financières liées aux soins et prescriptions des établissements de santé
Tous les groupes

Le projet de loi relierait une partie du financement des établissements de santé à l’efficience, c’est-à-dire à l’utilisation des ressources, et à la pertinence des soins et prescriptions. L’agence régionale de santé pourrait attribuer un complément calculé sur les économies réalisées ou réduire les financements d’assurance maladie, dans la limite de 2 % de leur total.

L’amendement supprimerait l’ensemble de cette réforme. Celle-ci prévoit aussi des objectifs ciblés pour les établissements dont les volumes d’actes s’écartent fortement des moyennes, ainsi que des compléments financiers liés à la qualité et à la sécurité des soins.

Les auteurs craignent que ces incitations poussent à réduire les actes au détriment des besoins des patients et de l’autonomie médicale. Ils redoutent également que les pénalités fragilisent davantage les établissements déjà en difficulté.

Amendement n° 93 · M. Davi · Article 27

Amendement n° 93 de M. Davi et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 27 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
40 pour194 contre4 abstentions
5 déc. 2025N° 4652
Faire fixer par voie réglementaire le remboursement des actes médicaux après six mois sans intégration dans l’accord entre médecins et assurance maladie
Tous les groupes

La Classification commune des actes médicaux organise les actes pour leur tarification. Selon les auteurs, sa révision globale, prévue pour 2026, doit intégrer de nouvelles techniques et actualiser ou supprimer des actes obsolètes. Ils relient le retard de mise à jour au développement des dépassements d’honoraires.

L’amendement prévoirait une solution si l’inscription ou la révision d’actes n’est pas intégrée dans la convention, l’accord entre l’assurance maladie et les médecins. Après six mois à compter de la transmission de l’évaluation technique à l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, leur prise en charge ou remboursement serait défini par voie réglementaire, sur proposition de son directeur général.

Cette procédure permettrait de dépasser le blocage de la négociation. Elle ne fixerait elle-même aucun montant de remboursement ni aucune limite aux dépassements d’honoraires.

Amendement n° 414 · M. Monnet · Article 26 quater

Amendement n° 414 de M. Monnet et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 26 quater (supprimé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
199 pour34 contre8 abstentions
5 déc. 2025N° 4651
Permettre de réviser à tout moment le classement des actes médicaux et négocier chaque année les tarifs correspondants
Tous les groupes

Les actes et prestations de santé font l’objet d’une hiérarchisation, un classement servant à déterminer leurs tarifs. Les auteurs jugent les procédures actuelles de révision de ce classement et des tarifs insatisfaisantes.

L’amendement permettrait d’adapter ce classement ou de radier un acte à tout moment lorsque ses conditions de réalisation ont évolué de manière significative. La démarche pourrait être engagée par la direction de l’assurance maladie, les ministres compétents ou les instances professionnelles concernées, selon une procédure définie par voie réglementaire.

Un avenant à la convention entre l’assurance maladie et les médecins devrait être négocié avant le 31 décembre de chaque année pour déterminer les tarifs des actes reclassés durant l’année. Cette obligation porterait sur la négociation, sans fixer elle-même les tarifs ni imposer la conclusion d’un accord.

Amendement n° 282 · M. Bazin · Article 26 ter

Amendement n° 282 de M. Bazin et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 26 ter (supprimé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
221 pour22 contre6 abstentions
5 déc. 2025N° 4650
Ne plus rembourser les prescriptions des médecins hors convention, sauf celles faites gratuitement pour eux-mêmes et leurs proches
Tous les groupes

Les médecins de secteur 3 exercent hors convention avec l’Assurance maladie et fixent librement leurs honoraires. Selon l’exposé, leurs consultations sont très peu remboursées, mais les produits de santé, actes et prestations qu’ils prescrivent peuvent être pris en charge.

L’amendement supprimerait ce remboursement à compter du 1er janvier 2027. Il préserverait une exception pour les prescriptions faites à titre gracieux par ces médecins pour eux-mêmes et leurs proches. Un patient consultant un tel médecin ne pourrait donc plus obtenir le remboursement des traitements ou examens prescrits, hors cette exception.

Les auteurs présentent cette différence entre consultation et prescription comme une incohérence à corriger. Ils précisent toutefois que l’activité du secteur 3 contribue peu au volume des dépassements d’honoraires.

Amendement n° 413 · M. Monnet · Article 26

Amendement n° 413 de M. Monnet et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 26 (supprimé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
107 pour97 contre42 abstentions
5 déc. 2025N° 4649
Ne plus rembourser les prescriptions des médecins hors convention, sauf notamment lorsqu’ils exercent dans une zone manquant de soins
Tous les groupes

Les médecins de secteur 3 exercent hors convention avec l’Assurance maladie et pratiquent des honoraires libres. L’amendement rétablirait une mesure de non-remboursement des produits de santé, actes et prestations qu’ils prescrivent, à compter du 1er janvier 2027.

Cette exclusion ne concernerait pas les médecins exerçant dans une zone officiellement définie comme insuffisamment dotée en soins. Les prescriptions faites gratuitement pour eux-mêmes et leurs proches resteraient également exceptées. Le critère territorial serait donc le lieu d’exercice du médecin, et non le domicile du patient.

Les auteurs souhaitent ainsi éviter de pénaliser les patients qui, dans un désert médical, n’auraient pas d’autre choix que de consulter un médecin hors convention, tout en conservant le non-remboursement ailleurs.

Amendement n° 719 · Mme Sandrine Rousseau · Article 26 bis

Amendement n° 719 de Mme Sandrine Rousseau de rétablissement de l'article 26 bis (supprimé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
77 pour162 contre4 abstentions
5 déc. 2025N° 4648
Ne plus rembourser les prescriptions des médecins hors convention, sauf notamment lorsqu’ils sont installés dans une zone d’accès difficile aux soins
Tous les groupes

Les médecins de secteur 3, non conventionnés avec l’Assurance maladie, fixent librement leurs honoraires. Leurs prescriptions restent prises en charge, contrairement à leurs consultations selon l’exposé. Les auteurs souhaitent modifier cette différence au nom de la cohérence du remboursement.

À compter du 1er juillet 2026, l’amendement exclurait du remboursement les produits de santé, actes et prestations prescrits par ces médecins. Il épargnerait ceux dont le lieu d’installation se trouve dans une zone officiellement caractérisée par une offre insuffisante ou des difficultés d’accès aux soins. Les prescriptions gratuites pour eux-mêmes et leurs proches seraient également exceptées.

Les auteurs veulent avancer les économies attendues tout en préservant les patients pour lesquels ces médecins représentent le dernier accès aux soins. L’exception dépendrait du lieu d’installation du médecin.

Amendement n° 411 · Mme Runel · Article 26 bis

Amendement n° 411 de Mme Runel de rétablissement de l'article 26 bis (supprimé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
87 pour158 contre1 abstention
5 déc. 2025N° 4647
Réorganiser les dispositions de protection sociale des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés
Tous les groupes

L’amendement rétablirait un article concernant les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, c’est-à-dire liés par une convention avec l’Assurance maladie. Il réorganiserait les dispositions du code relatives à leur régime maternité-décès et à leurs prestations complémentaires de retraite, modifierait leur présentation et leurs renvois, et abrogerait l’article L. 646-2. Il s’appliquerait aux cotisations dues pour les périodes commençant le 1er janvier 2026.

L’exposé défend le maintien d’une fixation parlementaire de la cotisation additionnelle sur les dépassements d’honoraires, au nom du contrôle démocratique et de l’accès aux soins. Toutefois, le dispositif ne fixe explicitement aucun taux. Le contenu de l’article abrogé n’étant pas reproduit, ses effets précis sur le calcul des cotisations ne peuvent pas être détaillés ici.

Amendement n° 543 · Mme Sandrine Rousseau · Article 26

Amendement n° 543 de Mme Sandrine Rousseau de rétablissement de l'article 26 (supprimé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
86 pour170 contre2 abstentions
5 déc. 2025N° 4646
Porter à 5 % la cotisation additionnelle des professionnels conventionnés sur les dépassements d’honoraires
Tous les groupes

L’amendement rétablirait un article portant de 3,25 % à 5 % une cotisation que ses auteurs présentent comme la cotisation additionnelle sur les dépassements d’honoraires. Elle concerne les professionnels conventionnés, liés par une convention avec l’Assurance maladie, et les sommes facturées au-delà du tarif conventionnel. La hausse s’appliquerait aux cotisations dues pour les périodes commençant le 1er janvier 2026, et non au taux de remboursement des patients.

Les auteurs souhaitent fixer ce taux dans la loi plutôt que laisser sa détermination au pouvoir réglementaire. Ils invoquent le contrôle parlementaire de l’encadrement des dépassements, face aux difficultés d’accès aux soins et aux inégalités territoriales et financières.

Le dispositif réorganiserait aussi les dispositions relatives à la maternité, au décès et à la retraite complémentaire de ces professionnels. Il ne précise pas l’utilisation des recettes de la cotisation.

Amendement n° 545 · Mme Sandrine Rousseau · Article 26

Amendement n° 545 de Mme Sandrine Rousseau de rétablissement de l'article 26 (supprimé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
82 pour164 contre3 abstentions
5 déc. 2025N° 4645
Permettre au Gouvernement de fixer par décret le taux de cotisation des praticiens conventionnés sur les dépassements d’honoraires
Tous les groupes

Pour les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, liés à l’Assurance maladie par une convention, le texte prévoit actuellement un taux de 3,25 % pour la contribution concernée. L’amendement rétablirait un article supprimé et remplacerait ce taux inscrit dans la loi par un taux fixé par décret. La contribution serait renommée « cotisation ».

Les auteurs présentent cette mesure comme un moyen de renforcer la maîtrise des dépassements d’honoraires. Le changement porterait sur la cotisation payée par les professionnels, et non sur un plafond des honoraires facturés aux patients. Aucun nouveau taux n’est indiqué dans l’amendement. Ces dispositions s’appliqueraient aux cotisations dues pour les périodes commençant le 1er janvier 2026.

Amendement n° 405 · Mme Runel · Article 26

Amendement n° 405 de Mme Runel de rétablissement de l'article 26 (supprimé) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).

Jérôme Buisson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
83 pour171 contre1 abstention
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.