Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

485 scrutins publics Tous les textes · Marie-Pierre Rixain
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23 mai 2025N° 2050
Permettre à certains proches de contester les décisions médicales relatives à la demande d’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion réserverait au demandeur le droit de contester, devant le juge administratif, la décision médicale sur sa demande d’aide à mourir ou sur l’interruption de la procédure. L’amendement ouvrirait aussi ce recours à sa personne de confiance, à son conjoint, à ses parents agissant solidairement ou à ses enfants agissant solidairement, c’est-à-dire ensemble au sein de chacune de ces catégories.

Les auteurs estiment que l’état du patient peut rendre nécessaire l’intervention d’un proche pour contester une décision inadéquate ou juridiquement mal fondée. Ils justifient l’action commune des parents ou des enfants par le souci d’éviter les déchirements familiaux. Le recours ne serait donc plus réservé à la personne directement concernée.

Amendement n° 699 · Mme Blin · Article 12

Amendement n° 699 de Mme Blin et l'amendement identique suivant à l'article 12 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour78 contre2 abstentions
23 mai 2025N° 2049
Permettre aux proches et aux associations agréées d’usagers de contester les décisions médicales relatives à l’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion réserverait à la personne ayant demandé l’aide à mourir la possibilité de contester la décision médicale sur sa demande ou sur l’interruption de la procédure. L’amendement ouvrirait également le recours devant le juge administratif à un membre de sa famille, à sa personne de confiance et à toute association agréée représentant les usagers du système de santé.

Selon les auteurs, réserver le recours au seul demandeur laisserait insuffisamment protégées les personnes fragiles ou sous influence, notamment lorsque des abus sont soupçonnés. L’ouverture proposée permettrait à ces tiers de saisir eux-mêmes le juge. Elle ne serait toutefois pas limitée, dans sa rédaction, aux situations où une fragilité, une influence ou un soupçon d’abus aurait été établi.

Amendement n° 1398 · M. Verny · Article 12

Amendement n° 1398 de M. Verny à l'article 12 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour75 contre2 abstentions
23 mai 2025N° 2048
Permettre à des tiers informés de contester une décision médicale favorable à l’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion réserve à la personne ayant demandé l’aide à mourir la possibilité de contester devant le juge administratif la décision du médecin ou l’arrêt de la procédure. L’amendement ouvrirait la contestation d’une décision favorable à toute personne disposant d’informations sur la volonté du demandeur ou sur l’existence d’alternatives palliatives satisfaisantes, c’est-à-dire de soins visant à soulager ses souffrances.

Les refus et les décisions médicales mettant fin à la procédure resteraient contestables uniquement par le demandeur. Selon ses auteurs, l’ouverture du recours devrait notamment permettre de signaler au juge des manquements dans le déroulement de la procédure. Le critère retenu ne serait pas un lien familial, mais la détention des informations précisées par l’amendement.

Amendement n° 1885 · M. Allégret-Pilot · Article 12

Amendement n° 1885 de M. Allégret-Pilot à l'article 12 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
32 pour77 contre5 abstentions
23 mai 2025N° 2047
Obliger les professionnels à enregistrer les actes de la procédure d’aide à mourir dans un système d’information sécurisé
Tous les groupes

Le texte de référence obligerait les professionnels concernés à enregistrer chaque acte de la procédure d’aide à mourir au fur et à mesure de sa réalisation dans un système d’information. Celui-ci devrait respecter les critères de sécurité et de protection des données auxquels l’article renvoie.

Les données recevraient une codification spécifique et harmonisée, c’est-à-dire des codes communs permettant d’identifier les actes, de transmettre les informations et d’en conserver la trace. Cette version précède le vote et les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 11 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Pierre Rixain : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
99 pour15 contre2 abstentions
23 mai 2025N° 2046
Imposer l’hébergement en France du système d’information enregistrant les actes liés à l’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que les professionnels enregistrent progressivement les actes liés à l’aide à mourir dans un système d’information soumis à des exigences de sécurité et de protection des données. L’amendement imposerait que les serveurs hébergeant ce système soient exclusivement situés sur le territoire français.

Selon ses auteurs, ces données sensibles concernent notamment la santé, le consentement et les décisions médicales. Ils souhaitent renforcer la souveraineté numérique et limiter les risques de transferts transfrontaliers non maîtrisés. La règle proposée porte sur la localisation des serveurs, sans imposer elle-même que leur prestataire soit français.

Amendement n° 2140 · M. Verny l'article 11 · Article 11

Amendement n° 2140 de M. Verny l'article 11 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
31 pour83 contre2 abstentions
23 mai 2025N° 2045
Encadrer la consultation des données sur l’aide à mourir pour le contrôle, la recherche et l’information des proches
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit l’enregistrement des actes liés à l’aide à mourir dans un système d’information sécurisé. L’amendement préciserait les finalités permettant de consulter ces données. Les autorités compétentes pourraient les utiliser pour contrôler et évaluer le dispositif. La recherche scientifique ou médicale serait permise après anonymisation, afin de ne plus identifier les personnes concernées.

Les données pourraient aussi être consultées pour informer les proches ou la personne de confiance, dans le respect de la volonté exprimée par le patient. Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la CNIL, préciserait les conditions d’accès, de conservation, d’anonymisation et d’utilisation. Les auteurs entendent ainsi permettre l’évaluation et la recherche tout en prévenant les usages abusifs et en protégeant le secret médical.

Amendement n° 1468 · Mme Firmin le Bodo · Article 11

Amendement n° 1468 de Mme Firmin le Bodo à l'article 11 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour64 contre2 abstentions
23 mai 2025N° 2044
Obliger les professionnels à notifier chaque acte d’aide à mourir à la personne concernée et, si nécessaire, à son représentant
Tous les groupes

Le texte en discussion impose aux professionnels d’enregistrer chaque acte de la procédure d’aide à mourir dans un système d’information. L’amendement ajouterait une notification à la personne concernée. Si elle bénéficie d’une mesure de protection juridique prévoyant une assistance ou une représentation pour les décisions relatives à sa personne, la personne chargée de cette protection devrait aussi être avertie.

Ainsi, l’enregistrement d’un acte ne resterait pas seulement dans le système d’information, mais serait également porté à la connaissance du demandeur et, le cas échéant, de la personne qui l’assiste ou le représente. Les auteurs envisagent une notification automatique par courriel ou SMS, sans que ces moyens soient imposés par l’amendement.

Amendement n° 376 · Mme Runel · Article 11

Amendement n° 376 de Mme Runel à l'article 11 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour46 contre7 abstentions
23 mai 2025N° 2043
Arrêter la procédure d’aide à mourir si la personne y renonce ou si les conditions ne sont plus remplies
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit l’arrêt de la procédure si la personne annonce à son médecin ou au soignant qui l’accompagne qu’elle renonce à l’aide à mourir, ou si elle refuse l’administration de la substance létale.

Le médecin devrait également arrêter la procédure si de nouvelles informations lui font considérer que les conditions légales n’étaient pas remplies ou ne le sont plus. Il devrait notifier par écrit ses motifs à la personne et informer, le cas échéant, la personne chargée de sa protection juridique. Toute nouvelle demande devrait suivre les modalités de présentation prévues par la loi.

Cette version précède le vote et les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Marie-Pierre Rixain : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
87 pour48 contre0 abstentions
23 mai 2025N° 2042
Notifier aussi à la famille la décision d’interrompre une procédure d’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit l’arrêt de la procédure si la personne renonce à l’aide à mourir, refuse l’administration de la substance létale ou si le médecin constate que les conditions requises ne sont pas ou plus remplies. Dans ce dernier cas, le médecin doit déjà notifier sa décision motivée par écrit à la personne et informer, le cas échéant, la personne chargée de sa protection juridique.

L’amendement ajouterait la famille aux destinataires de la notification d’interruption. Ses auteurs souhaitent mieux informer les proches, prévenir les malentendus et anticiper d’éventuelles contestations. Le texte ne préciserait ni quels membres de la famille seraient avertis, ni de condition liée à l’accord de la personne concernée.

Amendement n° 2214 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2214 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
39 pour86 contre10 abstentions
23 mai 2025N° 2041
Informer un membre de la famille proche de la relance de l’aide à mourir, sauf opposition écrite de la personne
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit de mettre fin à la procédure d’aide à mourir notamment si la personne y renonce ou refuse l’administration de la substance létale. Une nouvelle demande devrait suivre les modalités prévues pour présenter une demande d’aide à mourir.

L’amendement ajouterait l’information systématique d’un membre de la famille proche lors de la relance de la procédure. Une personne souhaitant garder cette démarche privée devrait s’y opposer par écrit. Les auteurs souhaitent ainsi associer la famille à ce moment tout en préservant la volonté de la personne. Cette information ne donnerait pas au proche un pouvoir d’autorisation de la relance.

Amendement n° 2259 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2259 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour86 contre10 abstentions
23 mai 2025N° 2040
Imposer trois mois d’attente à la personne qui ne confirme pas sa demande après une deuxième procédure d’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit qu’une procédure d’aide à mourir prend fin notamment lorsque la personne y renonce ou refuse l’administration de la substance létale. Toute nouvelle demande devrait être présentée selon les modalités prévues pour une demande d’aide à mourir, sans délai d’attente supplémentaire indiqué dans cet article.

L’amendement imposerait trois mois d’attente avant d’engager une nouvelle procédure si la personne ne confirme pas sa demande à l’issue d’une deuxième procédure. Les auteurs présentent cette mesure comme un temps de réflexion après deux absences successives de confirmation. Même si la personne souhaitait ensuite reprendre sa démarche plus tôt, elle devrait respecter ce délai.

Amendement n° 2406 · M. Bernhardt · Article 10

Amendement n° 2406 de M. Bernhardt à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour81 contre6 abstentions
23 mai 2025N° 2039
Mettre fin à la procédure d’aide à mourir si l’administration ou l’action de la substance létale a manifestement échoué
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit de mettre fin à la procédure d’aide à mourir si la personne y renonce, refuse l’administration de la substance létale ou si le médecin constate que les conditions requises ne sont pas ou plus remplies.

L’amendement ajouterait un motif d’arrêt lorsque l’administration de la substance ou son action a manifestement échoué. La procédure en cours devrait alors prendre fin, plutôt que se poursuivre malgré cet échec. Les auteurs entendent prévenir ce qu’ils qualifient d’« acharnement euthanasique ». Le texte conserverait la possibilité de présenter une nouvelle demande selon les modalités prévues, sans préciser comment constater un échec manifeste.

Amendement n° 1295 · M. Bentz · Article 10

Amendement n° 1295 de M. Bentz à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
40 pour81 contre6 abstentions
23 mai 2025N° 2038
Mettre fin à l’aide à mourir si un membre de la famille proche exprime un doute sérieux sur le discernement du demandeur
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit notamment que le médecin mette fin à la procédure d’aide à mourir s’il apprend que les conditions requises ne sont pas ou plus remplies. L’amendement ajouterait un motif d’arrêt fondé sur l’intervention d’un membre de la famille proche.

Ce proche devrait exprimer par écrit, avec des raisons précises, un doute sérieux sur le discernement de la personne au moment de sa demande, c’est-à-dire sa capacité à comprendre et apprécier sa décision. Ce signalement entraînerait la fin de la procédure, et non une simple demande de vérification médicale. Les auteurs souhaitent instaurer une vigilance familiale face aux incertitudes psychologiques, affectives ou cognitives. Toute nouvelle demande resterait soumise aux modalités prévues par le texte.

Amendement n° 2321 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2321 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour86 contre2 abstentions
23 mai 2025N° 2037
Mettre fin à l’aide à mourir lorsque la personne entre en unité de soins palliatifs ou commence une sédation continue jusqu’au décès
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit l’arrêt de la procédure d’aide à mourir notamment si la personne y renonce, refuse l’administration de la substance létale ou ne remplit plus les conditions requises. L’amendement ajouterait deux motifs d’arrêt automatique, l’entrée en unité de soins palliatifs et le début d’un protocole de sédation continue jusqu’au décès.

Ainsi, une personne entrant dans une telle unité verrait sa procédure prendre fin même sans avoir exprimé de renoncement. Les auteurs souhaitent distinguer l’accompagnement jusqu’à la fin de vie de la démarche visant à provoquer volontairement la mort. La règle proposée viserait précisément ces deux situations, et non toute intervention d’une équipe de soins palliatifs. Une nouvelle demande devrait suivre les modalités prévues par le texte.

Amendement n° 2325 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2325 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
39 pour75 contre7 abstentions
23 mai 2025N° 2036
Mettre fin à la procédure d’aide à mourir si la personne n’a pas effectivement eu accès aux traitements adaptés
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit d’arrêter la procédure d’aide à mourir si la personne y renonce, refuse l’administration de la substance létale ou si le médecin constate que les conditions requises ne sont pas ou plus remplies. L’amendement ajouterait un motif d’arrêt lorsqu’il est établi que la personne n’a pas effectivement eu accès aux traitements adaptés.

Les auteurs craignent que les inégalités territoriales d’accès aux soins, notamment palliatifs, orientent le choix du patient. Le manque d’accès aux traitements deviendrait ainsi un motif pour arrêter la procédure, et non une obligation nouvelle de fournir ces soins. Une nouvelle demande devrait suivre les modalités prévues par le texte.

Amendement n° 1472 · M. Renault · Article 10

Amendement n° 1472 de M. Renault à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour76 contre9 abstentions
23 mai 2025N° 2035
Mettre fin à la procédure d’aide à mourir lorsqu’un professionnel de santé invoque des raisons éthiques ou de conscience
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit plusieurs motifs d’arrêt de l’aide à mourir, notamment la renonciation du patient ou le constat médical que les conditions requises ne sont plus remplies. L’amendement ajouterait le cas où l’un des professionnels de santé participant à la procédure exerce son « droit de réserve » pour des raisons éthiques ou de conscience.

Les auteurs souhaitent respecter la responsabilité morale de chaque intervenant et organiser une continuité conforme à la loi. Ils parlent d’une suspension, mais la règle proposée mettrait fin à la procédure entière, plutôt que de retirer seulement le professionnel concerné. Pour poursuivre sa démarche, la personne devrait présenter une nouvelle demande selon les modalités prévues par le texte.

Amendement n° 2438 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2438 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour83 contre4 abstentions
23 mai 2025N° 2034
Mettre fin à l’aide à mourir lorsqu’un soignant signale par écrit qu’une condition légale n’est pas remplie
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit déjà que le médecin mette fin à la procédure d’aide à mourir si de nouvelles informations lui font considérer que les conditions légales ne sont pas ou plus remplies. L’amendement ajouterait un motif d’arrêt lorsqu’un professionnel de santé impliqué dans le suivi signale par écrit une évolution ou un élément contraire à ces conditions.

Les auteurs veulent renforcer la vigilance et la participation des autres soignants, notamment lorsqu’ils repèrent des éléments cliniques, psychologiques ou sociaux. Le signalement écrit deviendrait lui-même un motif de fin de procédure, sans que ce nouveau motif exige le constat du médecin déjà prévu dans le texte. Toute nouvelle demande devrait suivre les modalités prévues pour demander l’aide à mourir.

Amendement n° 2324 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2324 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
39 pour80 contre3 abstentions
23 mai 2025N° 2033
Mettre fin à l’aide à mourir si le médecin refuse l’administration en raison d’un doute sur le consentement du patient
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit notamment l’arrêt de la procédure lorsque la personne renonce ou lorsque le médecin constate que les conditions légales ne sont pas ou plus remplies. L’amendement ajouterait un motif lié au refus du médecin d’administrer la substance létale en raison d’un doute sur le consentement libre et éclairé du patient.

Ce doute pourrait porter sur une contrainte, une provocation ou une violence exercée par un tiers, ou sur une erreur concernant la gravité de la maladie ou les perspectives de traitement. Les auteurs souhaitent protéger le consentement et permettre au médecin de refuser jusqu’au dernier moment. Ce refus mettrait fin à la procédure, et pas seulement à l’administration prévue. Une nouvelle demande devrait suivre les modalités prévues par le texte.

Amendement n° 2329 · M. de Lépinau · Article 10

Amendement n° 2329 de M. de Lépinau à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
41 pour86 contre3 abstentions
23 mai 2025N° 2032
Permettre à la personne chargée d’une protection juridique de faire arrêter l’aide à mourir du majeur protégé
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit d’informer la personne chargée d’une protection juridique lorsque le médecin arrête l’aide à mourir parce que les conditions légales ne sont pas ou plus remplies. L’amendement lui donnerait un pouvoir supplémentaire lorsque sa mission comporte une assistance ou une représentation relative à la personne. Son opposition à l’administration de la substance létale mettrait fin à la procédure.

Les auteurs estiment que la vulnérabilité des majeurs protégés justifie ce pouvoir d’opposition, jusqu’au stade de l’administration. La personne chargée de la protection pourrait ainsi faire arrêter la procédure même si le majeur maintient sa demande. Ce motif d’arrêt ne serait pas conditionné à un nouveau constat médical sur les conditions d’accès à l’aide à mourir.

Amendement n° 2330 · M. de Lépinau · Article 10

Amendement n° 2330 de M. de Lépinau à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
40 pour86 contre4 abstentions
23 mai 2025N° 2031
Mettre fin à la procédure d’aide à mourir d’une personne lorsqu’un signalement la concernant est transmis à la justice
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit de mettre fin à la procédure d’aide à mourir si la personne renonce, refuse l’administration de la substance létale ou si le médecin estime que les conditions légales ne sont pas ou plus remplies. L’amendement ajouterait un motif d’arrêt dès qu’un signalement concernant la personne serait transmis à l’autorité judiciaire sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale.

Les auteurs invoquent la protection des personnes vulnérables face à des suspicions de maltraitance, de pression ou d’incapacité. Ils présentent la mesure comme une suspension jusqu’à clarification. Toutefois, le dispositif mettrait fin à la procédure, sans attendre une décision judiciaire confirmant les faits signalés. Une nouvelle demande devrait suivre les modalités prévues par le texte.

Amendement n° 2342 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2342 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour83 contre5 abstentions
23 mai 2025N° 2030
Mettre fin aux procédures d’aide à mourir en cours si une modification législative ou réglementaire affecte leurs conditions légales
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit notamment l’arrêt de la procédure lorsque le médecin découvre que les conditions légales de l’aide à mourir ne sont pas ou plus remplies. L’amendement ajouterait un autre motif d’arrêt lorsqu’une modification législative ou réglementaire survenue pendant la procédure affecte ces conditions.

Les auteurs souhaitent protéger la personne et les professionnels de santé contre le risque d’illégalité après un changement des règles. Ils parlent d’une suspension automatique, mais le dispositif prévoirait une fin de procédure, et non une simple pause pour vérifier sa conformité. Toute nouvelle demande devrait être présentée selon les modalités prévues par le texte.

Amendement n° 2413 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2413 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
35 pour80 contre2 abstentions
23 mai 2025N° 2029
Exiger un jugement permettant l’aide à mourir et imposer aux personnes trois ans d’attente après toute fin de procédure
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit plusieurs motifs de fin de procédure, dont le renoncement de la personne ou le constat médical que les conditions légales ne sont plus remplies. Il permet de présenter une nouvelle demande selon les modalités prévues, sans fixer ici de délai d’attente.

L’amendement ajouterait un arrêt si le juge s’oppose à l’administration de la substance létale ou si aucun jugement ayant force de chose jugée, c’est-à-dire qui ne peut plus faire l’objet d’un recours ordinaire, ne la permet. Il interdirait aussi à la même personne d’ouvrir une nouvelle procédure pendant trois ans après toute fin de procédure, y compris après un renoncement.

Les auteurs estiment que le contrôle du juge protégerait les libertés fondamentales et éviterait les dérives. Ils justifient le délai par la prise en compte des changements de volonté.

Amendement n° 1855 · M. Allégret-Pilot · Article 10

Amendement n° 1855 de M. Allégret-Pilot à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
34 pour76 contre2 abstentions
23 mai 2025N° 2028
Obliger le médecin à informer aussi la famille ou les proches d’un arrêt de l’aide à mourir pour conditions non remplies
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que le médecin mette fin à la procédure d’aide à mourir s’il découvre que les conditions légales ne sont pas ou plus remplies. Il devrait expliquer sa décision par écrit à la personne et, dans certains cas de protection juridique, informer la personne chargée de cette protection. L’amendement ajouterait la famille ou les proches parmi les destinataires de la décision motivée.

Les proches pourraient ainsi connaître les raisons médicales de cet arrêt. Les auteurs souhaitent favoriser le dialogue avec l’équipe soignante et éviter l’isolement du patient. Si leur exposé invoque le respect de sa volonté, le dispositif ne subordonnerait pas cette transmission à son accord. Cette obligation concernerait ce motif d’arrêt, et non tous les cas de fin de procédure.

Amendement n° 2255 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2255 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour83 contre6 abstentions
23 mai 2025N° 2027
Préciser les sources médicales, familiales ou judiciaires des informations conduisant le médecin à arrêter une procédure d’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que le médecin mette fin à une procédure d’aide à mourir lorsqu’il apprend, après sa décision sur la demande, que les conditions légales n’étaient pas ou ne sont plus remplies. L’amendement préciserait que les informations en cause seraient issues de l’environnement médical, familial ou judiciaire.

Les auteurs souhaitent reconnaître plusieurs sources d’alerte, comme les observations des proches, les signes cliniques ou les décisions de justice, afin de mieux apprécier la situation de la personne et de sécuriser la décision médicale. Une alerte familiale ne suffirait pas, à elle seule, à imposer l’arrêt. Le médecin devrait toujours considérer que les informations remettent en cause les conditions légales, puis notifier sa décision motivée par écrit.

Amendement n° 2294 · M. Verny · Article 10

Amendement n° 2294 de M. Verny à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Marie-Pierre Rixain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
7 pour80 contre33 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.