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Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

3 097 scrutins publics Tous les textes · Émilie Bonnivard
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28 mai 2025N° 2178
Obliger le Gouvernement à présenter chaque année un bilan de l’accompagnement des ZFE et de la prévention de l’exclusion
Tous les groupes

Les zones à faibles émissions mobilité, ou ZFE, s’accompagnent de règles de circulation. Les auteurs du sous-amendement estiment que l’accompagnement de leur mise en place est insuffisant et que cette insuffisance expose une partie de la population à l’exclusion.

Le Gouvernement devrait remettre chaque année au Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale un bilan de son action pour accompagner les ZFE et prévenir l’exclusion. Il présenterait notamment les crédits effectivement dépensés, les objectifs fixés et les résultats obtenus contre les inégalités de mobilité. Cette obligation permettrait d’examiner les moyens réellement mobilisés, mais ne créerait elle-même ni aide aux ménages ni financement supplémentaire.

Sous-amendement n° 2732 · Mme Belluco · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2732 rectifié de Mme Belluco et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
35 pour91 contre30 abstentions
28 mai 2025N° 2177
Supprimer la possibilité proposée pour les collectivités de déroger au périmètre des zones à faibles émissions jugé inadapté
Tous les groupes

Les zones à faibles émissions mobilité encadrent la circulation des véhicules sur un territoire donné. Le texte en discussion permettrait de déroger à leur périmètre si une étude démontre qu’il est inadapté. Elle tiendrait notamment compte de la densité, des déplacements domicile-travail, des transports en commun et des axes de contournement.

Le sous-amendement supprimerait cette possibilité. Ses auteurs craignent que de nombreux territoires invoquent leur situation particulière et réduisent excessivement les surfaces où s’appliquent les règles de circulation, notamment faute d’accompagnement de l’État. Il empêcherait l’ajout de ce motif de dérogation au périmètre, sans retirer les autres assouplissements proposés dans le texte.

Sous-amendement n° 2733 · Mme Belluco · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2733 de Mme Belluco et les sous-amendements identiques suivants à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour91 contre29 abstentions
28 mai 2025N° 2176
Obliger les collectivités à présenter les alternatives de déplacement dans l’étude accompagnant une zone à faibles émissions
Tous les groupes

Les zones à faibles émissions mobilité comportent des règles de circulation des véhicules. Pour accompagner leur mise en place, le sous-amendement compléterait l’étude prévue en demandant de présenter les services de transports en commun et les projets de mobilité douce, comme la marche ou le vélo.

L’étude devrait préciser ce qui existe, ce qui est programmé et ce qui devrait être développé. Pour une personne dont les déplacements seraient contraints dans la zone, elle présenterait ainsi les alternatives disponibles ou encore à prévoir. Selon les auteurs, ces informations doivent accompagner la transition des mobilités. L’obligation concernerait le contenu de l’étude, et non la réalisation ou le financement des services et projets présentés.

Sous-amendement n° 2722 · Mme Belluco · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2722 de Mme Belluco à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
60 pour70 contre28 abstentions
28 mai 2025N° 2175
Informer les usagers sur leurs droits aux aides à la mobilité lors des contrôles pédagogiques en ZFE
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement se rattache permettrait de prévoir une période d’adaptation dans les zones à faibles émissions mobilité, ou ZFE, jusqu’au 31 décembre 2026. Les règles de circulation resteraient applicables, mais les contrôles de tout ou partie de ces règles auraient une vocation pédagogique.

Le sous-amendement préciserait que ces contrôles doivent permettre d’informer les usagers sur leurs droits aux aides à la mobilité. Un automobiliste contrôlé pourrait ainsi recevoir une information sur les aides auxquelles il peut prétendre. Les auteurs souhaitent rendre les contrôles réellement instructifs et éviter l’exclusion d’une partie de la population. Cette précision porterait sur l’information des usagers, sans créer de nouvelle aide ni modifier les conditions pour en bénéficier.

Sous-amendement n° 2706 · M. Leseul · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2706 de M. Leseul à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
57 pour70 contre29 abstentions
28 mai 2025N° 2174
Limiter à fin 2025 la période de contrôles pédagogiques que les collectivités pourraient prévoir en ZFE
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement se rattache permettrait de prévoir, dans l’arrêté établissant une zone à faibles émissions mobilité, ou ZFE, une période d’adaptation jusqu’au 31 décembre 2026. Pendant cette période, les règles de circulation s’appliqueraient, mais les contrôles de tout ou partie de ces règles auraient une vocation pédagogique.

Le sous-amendement avancerait cette date limite au 31 décembre 2025, soit un an plus tôt. Les auteurs souhaitent réduire la période de contrôle pédagogique. Les collectivités conserveraient la possibilité de prévoir cette adaptation, mais ne pourraient pas la prolonger au-delà de 2025 sur ce fondement. Le changement porterait sur sa date limite, et non sur les règles de circulation elles-mêmes.

Sous-amendement n° 2731 · Mme Belluco · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2731 de Mme Belluco et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour110 contre30 abstentions
28 mai 2025N° 2173
Permettre aux collectivités de prolonger jusqu’à fin 2028 les contrôles pédagogiques en ZFE
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement se rattache permettrait de prévoir une période d’adaptation dans les zones à faibles émissions mobilité, ou ZFE, jusqu’au 31 décembre 2026. Les règles de circulation resteraient applicables, mais les contrôles de tout ou partie de ces règles auraient une vocation pédagogique.

Le sous-amendement repousserait cette date limite au 31 décembre 2028, ouvrant deux années supplémentaires d’adaptation possible. Les auteurs souhaitent laisser davantage de temps aux usagers et éviter l’exclusion d’une partie de la population. Pour un automobiliste circulant dans une zone concernée, les contrôles pourraient donc conserver plus longtemps cette vocation pédagogique. La période resterait facultative et cette prolongation ne suspendrait pas les règles de circulation de la ZFE.

Sous-amendement n° 2704 · M. Leseul · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2704 de M. Leseul à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour106 contre32 abstentions
28 mai 2025N° 2172
Permettre aux collectivités de prolonger jusqu’à fin 2030 les contrôles pédagogiques en ZFE
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement se rattache permettrait de prévoir une période d’adaptation dans les zones à faibles émissions mobilité, ou ZFE, jusqu’au 31 décembre 2026. Pendant cette période, les règles de circulation s’appliqueraient, mais les contrôles de tout ou partie de ces règles auraient une vocation pédagogique.

Le sous-amendement repousserait cette date limite au 31 décembre 2030, soit quatre années supplémentaires d’adaptation possible. Les auteurs souhaitent renforcer l’accompagnement des usagers et éviter l’exclusion d’une partie de la population. Un automobiliste pourrait ainsi être soumis plus longtemps à des contrôles à vocation pédagogique dans une zone ayant retenu cette possibilité. La période resterait facultative et les règles de circulation ne seraient pas suspendues.

Sous-amendement n° 2703 · M. Leseul · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2703 de M. Leseul à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour107 contre28 abstentions
28 mai 2025N° 2171
Obliger les collectivités à prévoir une période d’adaptation avec des contrôles pédagogiques dans l’arrêté établissant une ZFE
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement se rattache permettrait aux collectivités de prévoir une période d’adaptation dans l’arrêté établissant une zone à faibles émissions mobilité, ou ZFE, jusqu’au 31 décembre 2026. Pendant cette période, les contrôles de tout ou partie des règles de circulation auraient une vocation pédagogique.

Le sous-amendement rendrait obligatoire la présence de cette période dans l’arrêté, au lieu de la laisser au choix des collectivités. Un automobiliste concerné bénéficierait ainsi d’une phase où les contrôles auraient cette vocation pédagogique. Les auteurs souhaitent systématiser l’adaptation pour éviter l’exclusion d’une partie de la population. Les règles de circulation resteraient toutefois applicables pendant cette phase, et le sous-amendement n’en fixerait pas de durée minimale.

Sous-amendement n° 2705 · M. Leseul · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2705 de M. Leseul à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
38 pour88 contre29 abstentions
28 mai 2025N° 2170
Créer un comité bénévole pour proposer des zones à faibles émissions plus efficaces et plus équitables
Tous les groupes

Les zones à faibles émissions mobilité, ou ZFE, encadrent la circulation pour lutter contre la pollution de l’air. Alors que l’article discuté prévoit leur suppression, l’amendement auquel ce sous-amendement se rattache propose de les conserver en les assouplissant.

Ce sous-amendement remplacerait la disposition sur une période d’adaptation avec des contrôles pédagogiques par la création d’un comité dont les membres seraient bénévoles. Celui-ci devrait proposer, dans l’année suivant la promulgation, des changements législatifs et réglementaires pour améliorer l’efficacité et l’équité des ZFE.

Les auteurs dénoncent le manque d’accompagnement des ménages, tout en jugeant la suppression des ZFE inadaptée aux enjeux sanitaires de la pollution. Le comité proposerait des évolutions, sans modifier lui-même les règles de circulation.

Sous-amendement n° 2730 · Mme Belluco · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2730 de Mme Belluco et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
34 pour91 contre30 abstentions
28 mai 2025N° 2169
Supprimer la possibilité de contrôles pédagogiques jusqu’à fin 2026 pour les conducteurs circulant dans les zones à faibles émissions
Tous les groupes

L’amendement discuté permettrait de prévoir une période d’adaptation dans l’arrêté qui établit une zone à faibles émissions mobilité, ou ZFE. Jusqu’au 31 décembre 2026, les règles de circulation resteraient applicables, mais les contrôles de tout ou partie de ces règles auraient une vocation pédagogique.

Ce sous-amendement supprimerait cette possibilité. Ses auteurs craignent que des contrôles présentés comme pédagogiques ne conduisent, dans les faits, à suspendre l’application des ZFE pendant encore dix-huit mois. Ils invoquent les décès liés à la pollution de l’air et défendent plutôt l’accompagnement de leur mise en place. Le vote porterait sur cette période d’adaptation, et non sur la suppression des ZFE elles-mêmes.

Sous-amendement n° 2729 · Mme Belluco · Article 15 ter

Sous-amendement n° 2729 de Mme Belluco et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2599 rectifié du Gouvernement et aux amendements identiques suivants à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour90 contre34 abstentions
28 mai 2025N° 2152
Conserver les zones à faibles émissions mises en place par les collectivités pour réduire la pollution de l’air
Tous les groupes

L’article du projet de loi en discussion supprimerait les dispositions légales relatives aux zones à faibles émissions, ou ZFE. Ces zones visent à améliorer la qualité de l’air en agissant sur la circulation des véhicules polluants. Selon l’exposé, les collectivités les mettent en place après une étude de la situation environnementale et des réductions d’émissions attendues.

L’amendement supprimerait cet article et conserverait donc le cadre légal des ZFE. Ses auteurs invoquent la protection de la santé publique et citent une estimation de 40 000 décès prématurés par an imputables aux particules fines. Ils soulignent également la nécessité de ne pas pénaliser les personnes qui doivent utiliser un véhicule polluant. L’amendement préserverait le dispositif sans ajouter lui-même d’aide ni d’alternative de transport.

Amendement n° 1724 · Mme Le Feur · Article 15 ter

Amendement de suppression n° 1724 de Mme Le Feur à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour115 contre8 abstentions
28 mai 2025N° 2144
Permettre à l’État de reconnaître plus tôt l’intérêt public majeur des projets nécessitant une dérogation pour les espèces protégées
Tous les groupes

Une dérogation à la protection des espèces peut être accordée pour une « raison impérative d’intérêt public majeur ». Cette possibilité suppose aussi l’absence d’autre solution satisfaisante et le maintien des populations concernées dans un état de conservation favorable.

L’amendement élargirait à toutes les natures de projets la possibilité de reconnaître ce motif dès la déclaration d’utilité publique ou la déclaration de projet prononcée par l’État, plutôt qu’au stade de l’autorisation environnementale. Cette reconnaissance ne pourrait être contestée que par un recours contre cette déclaration, et non contre la dérogation ultérieure.

Selon ses auteurs, avancer cet examen permettrait de régler les litiges avant les travaux, pour éviter retards, destructions d’espèces et remises en état coûteuses. Il ne s’agirait pas d’une reconnaissance automatique. Les deux autres conditions resteraient examinées lors de l’autorisation environnementale.

Amendement n° 2582 · Gouvernement · Après l’article 15

Amendement n° 2582 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
85 pour74 contre1 abstention
28 mai 2025N° 2143
Permettre aux projets déjà déclarés d’utilité publique ou d’intérêt général de faire reconnaître une raison impérative d’intérêt public majeur
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait à l’État de reconnaître une « raison impérative d’intérêt public majeur » dans une déclaration de projet. Cette qualification intervient pour des projets susceptibles de nécessiter une dérogation aux règles de protection des espèces. Elle pourrait être contestée lors d’un recours contre la déclaration, mais pas contre la dérogation ultérieure.

Le sous-amendement ouvrirait aussi cette reconnaissance aux projets ayant obtenu une déclaration d’utilité publique ou une déclaration de projet avant l’entrée en vigueur de la loi. Il exclurait ceux dont la déclaration a été annulée par une décision de justice devenue définitive.

Ses auteurs souhaitent notamment sécuriser des projets routiers déjà engagés, comme l’A69 ou la RN88, et éviter la perte de fonds publics investis. Cette ouverture ne vaudrait pas, à elle seule, délivrance d’une dérogation environnementale.

Sous-amendement n° 2768 · M. Mazars · Après l’article 15

Sous-amendement n° 2768 de M. Mazars à l'amendement n° 2582 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
81 pour75 contre3 abstentions
28 mai 2025N° 2142
Interdire aux porteurs de projets de commencer les travaux avant la fin des recours contre la déclaration reconnaissant l’intérêt public majeur
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait à l’État de reconnaître une « raison impérative d’intérêt public majeur » dès la déclaration de projet, pour des projets susceptibles de nécessiter une dérogation aux règles de protection des espèces. La contestation de cette reconnaissance serait concentrée sur le recours contre cette déclaration, et non contre la dérogation ultérieure.

Le sous-amendement interdirait de commencer les travaux tant que les délais de recours ne sont pas écoulés ou que les recours engagés ne sont pas réglés. Le non-respect de cette interdiction entraînerait la nullité de la reconnaissance d’intérêt public majeur.

Les auteurs veulent éviter que des atteintes irréversibles à l’environnement, notamment la destruction d’espèces protégées, surviennent avant l’issue des contestations. Les porteurs de projets devraient donc attendre cette issue avant d’engager les travaux concernés.

Sous-amendement n° 2743 · M. Leseul · Après l’article 15

Sous-amendement n° 2743 de M. Leseul et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2582 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
76 pour79 contre1 abstention
28 mai 2025N° 2141
Obliger l’État à statuer sur la raison impérative d’intérêt public majeur des projets pouvant nécessiter une dérogation à la protection des espèces
Tous les groupes

Le texte discuté permettrait à l’État de reconnaître une « raison impérative d’intérêt public majeur » lors d’une déclaration de projet. Il s’agit de déterminer si l’importance du projet pour l’intérêt public peut justifier une dérogation à la protection des espèces, sans que cette reconnaissance suffise à autoriser le projet.

Le sous-amendement obligerait l’État à se prononcer lors de la déclaration de projet ou d’utilité publique, sans imposer une réponse favorable. Un décret préciserait aussi comment statuer pour les projets ayant obtenu ces déclarations avant l’entrée en vigueur de la loi.

Les auteurs souhaitent réduire les incertitudes juridiques et protéger les investissements publics, notamment dans les transports. Pour les déclarations de projet, le texte discuté réserverait la contestation de cette reconnaissance au recours contre la déclaration, et non contre la dérogation ultérieure.

Sous-amendement n° 2769 · M. Mazars · Après l’article 15

Sous-amendement n° 2769 de M. Mazars et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2582 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
76 pour69 contre7 abstentions
28 mai 2025N° 2140
Ne plus obliger les porteurs de projets d’intérêt national majeur à saisir la Commission nationale du débat public
Tous les groupes

La saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP) concerne la participation du public aux projets. L’amendement dispenserait les projets qualifiés d’intérêt national majeur de cette saisine obligatoire. Le texte discuté prévoit par ailleurs d’élargir cette qualification à des infrastructures et à certains centres de données.

Le Gouvernement présente cette dispense comme une simplification et un signal favorable aux investisseurs souhaitant s’implanter en France. Selon son exposé, une saisine facultative resterait possible et une concertation pourrait toujours être demandée par le porteur du projet ou le préfet, notamment à la suite d’une initiative du public. La mesure retirerait donc une obligation de saisine de la CNDP, sans supprimer toute possibilité de concertation.

Amendement n° 2787 · Gouvernement · Après l’article 15

Amendement n° 2787 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour74 contre0 abstentions
28 mai 2025N° 2139
Permettre de qualifier certains centres de données de projets d’intérêt national majeur et assouplir des règles d’urbanisme
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait de qualifier certains centres de données de projets d’intérêt national majeur selon leur importance pour les transitions numérique ou écologique ou la souveraineté nationale. Certains projets liés à des pays hors Union européenne seraient exclus faute de protection équivalente des données personnelles. Un permis pourrait être refusé dans un territoire connaissant des tensions structurelles sur l’eau.

Les projets d’intérêt national majeur pourraient déroger aux règles locales de hauteur, dans des limites fixées par décret. Des dérogations seraient aussi étendues à leur raccordement électrique.

Pour 2024–2034, les surfaces ouvertes à l’urbanisation pourraient dépasser sans justification jusqu’à 30 % l’objectif local de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, et davantage avec l’accord de l’État. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance. Certaines dispositions supprimées n’étant pas reproduites, leur portée ne peut être précisée.

Intitulé officiel et portée du vote

l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Émilie Bonnivard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
105 pour97 contre0 abstentions
28 mai 2025N° 2138
Limiter à 30 % le dépassement des objectifs fonciers autorisé aux collectivités dans leurs documents d’urbanisme
Tous les groupes

Le texte discuté permettrait aux documents locaux d’urbanisme d’ouvrir à l’urbanisation des surfaces dépassant, sans justification, jusqu’à 30 % l’objectif local de consommation maximale d’espaces naturels, agricoles et forestiers pour 2024 à 2034. Avec l’accord du préfet, ce dépassement pourrait aller au-delà de 30 %.

L’amendement supprimerait uniquement cette seconde possibilité. Les collectivités conserveraient la marge de dépassement de 30 %, mais ne pourraient plus invoquer cette disposition pour la dépasser avec l’accord du préfet. Ses auteurs souhaitent ainsi réduire une souplesse qu’ils jugent contraire à la sobriété foncière, c’est-à-dire à la limitation de la consommation de ces espaces. La mesure concerne les surfaces prévues dans les documents d’urbanisme, et non une obligation de les construire.

Amendement n° 1124 · Mme Belluco · Article 15

Amendement n° 1124 de Mme Belluco et l'amendement identique suivant à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
87 pour100 contre1 abstention
28 mai 2025N° 2131
Abroger l’article 194 de la loi Climat et Résilience encadrant la réduction de la consommation des sols dans les territoires
Tous les groupes

La loi Climat et Résilience organise la réduction de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers dans les documents d’aménagement des territoires. Le texte discuté propose d’assouplir cette organisation en permettant notamment un dépassement local de 30 % sans justification pour les surfaces ouvertes à l’urbanisation.

L’amendement irait au-delà de cet assouplissement en abrogeant entièrement l’article 194 de cette loi, plutôt qu’en le modifiant. Ses auteurs reconnaissent l’intérêt environnemental de préserver les sols, mais estiment que les règles actuelles contraignent excessivement les communes rurales et périurbaines et freinent les logements, infrastructures et installations économiques. Ils souhaitent ouvrir la voie à une autre stratégie d’aménagement. Le dispositif ne définirait toutefois pas cette stratégie de remplacement et viserait précisément l’article 194, non l’ensemble des règles relatives à l’artificialisation.

Amendement n° 953 · M. Renault · Article 15

Amendement n° 953 rectifié de M. Renault et l'amendement identique suivant à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Émilie Bonnivard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
127 pour179 contre5 abstentions
27 mai 2025N° 2107
Autoriser les adultes gravement malades à recourir à l’aide à mourir sous conditions médicales et de consentement
Tous les groupes

La proposition de loi créerait un droit à l’aide à mourir par une substance létale, administrée par la personne ou, en cas d’incapacité physique, par un médecin ou un infirmier. Il concernerait les majeurs français ou résidant régulièrement et durablement en France, atteints d’une affection grave et incurable engageant leur pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Leur souffrance devrait être constante, réfractaire aux traitements ou jugée insupportable après un refus ou un arrêt de traitement. Une souffrance psychologique seule serait exclue.

La volonté devrait être libre et éclairée. Un médecin déciderait après une évaluation pluriprofessionnelle, puis la personne confirmerait après au moins deux jours de réflexion. Elle pourrait renoncer à tout moment et devrait pouvoir accéder aux soins palliatifs si elle le souhaite.

Les professionnels concernés pourraient refuser de participer, mais devraient orienter vers des volontaires. Une commission contrôlerait les procédures après leur réalisation. L’assurance maladie couvrirait les frais.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Émilie Bonnivard : Contre

Adoptéscrutin public solennel
305 pour199 contre57 abstentions
27 mai 2025N° 2106
Garantir aux personnes malades l’accès à l’accompagnement et aux soins palliatifs sur tout le territoire
Tous les groupes

La proposition de loi viserait une prise en charge précoce des personnes atteintes de maladies graves, à tout âge, à domicile comme en établissement. Les soins palliatifs associeraient le soulagement de la douleur à un soutien psychologique et social, incluant les proches, y compris après le décès.

Les agences régionales de santé devraient coordonner les intervenants et garantir cet accès. Une personne sans offre de prise en charge dans un délai fixé par décret pourrait saisir en urgence le juge administratif pour qu’il ordonne sa prise en charge. Le texte programmerait également des moyens supplémentaires sur 2024–2034.

Des maisons d’accompagnement accueilleraient les personnes en fin de vie dont l’état est stabilisé et qui ne peuvent ou ne souhaitent pas rester chez elles. Un plan personnalisé serait proposé pour anticiper les besoins du patient. Le texte renforcerait aussi l’information sur les volontés exprimées à l’avance concernant les soins.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Émilie Bonnivard : Pour

Adoptéscrutin public solennel
560 pour0 contre3 abstentions
26 mai 2025N° 2105
Rejeter préalablement la proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion de rejet préalable entraînerait le rejet de la proposition de loi avant l’examen de ses articles. Cette procédure permet de faire reconnaître qu’un texte est contraire à la Constitution ou de décider qu’il n’y a pas lieu d’en délibérer.

La proposition concernée vise à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur. Voter pour la motion ne reviendrait pas à approuver les mesures annoncées par cet intitulé, mais à interrompre l’examen du texte. Si la motion était écartée, la discussion des articles pourrait se poursuivre.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet préalable, déposée par MM. Julien Dive, Laurent Wauquiez, Gabriel Attal, Marc Fesneau et Paul Christophe de la proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Émilie Bonnivard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
274 pour121 contre7 abstentions
21 mai 2025N° 1917
Obliger le médecin à vérifier le plein discernement de la personne tout au long de la procédure d’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une demande expresse d’aide à mourir auprès d’un médecin. Pour les personnes sous protection juridique, il prévoit notamment une information adaptée à leurs facultés de discernement et la recherche systématique de leur consentement.

L’amendement imposerait au médecin de s’assurer, pour toute personne demandant l’aide à mourir, de ses pleines capacités de discernement tout au long de la procédure, c’est-à-dire de sa capacité à comprendre et apprécier sa décision. La vérification ne se limiterait donc pas au moment de la demande. Les auteurs souhaitent réserver cette procédure à des personnes consentantes et capables de discernement. Le dispositif ne précise pas les modalités ni la fréquence de cette vérification.

Amendement n° 2503 · M. Juvin · Article 5

Amendement n° 2503 de M. Juvin à l'article 5 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Émilie Bonnivard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
67 pour104 contre5 abstentions
20 mai 2025N° 1893
Qualifier d’« active » l’aide à mourir demandée par la personne et expliquée par le médecin
Tous les groupes

Le texte en discussion emploie l’expression « aide à mourir » pour désigner ce que la personne demande au médecin et ce dont celui-ci doit lui expliquer les conditions d’accès et la mise en œuvre. L’amendement ajouterait le mot « active » à ces deux endroits.

Selon son exposé, cette formulation vise à souligner l’action consistant à administrer un produit létal, par un professionnel de santé ou par le patient lui-même, plutôt qu’à constater une mort naturelle. La modification porterait sur les mots employés dans ces dispositions, sans ajouter d’acte autorisé ni modifier la procédure de demande ou les obligations d’information du médecin.

Amendement n° 501 · Mme Gruet · Article 5

Amendement n° 501 de Mme Gruet et l'amendement identique suivant à l'article 5 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Émilie Bonnivard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
111 pour134 contre3 abstentions
Recherche et périmètre

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Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.