Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 489 scrutins publics Tous les textes · Jean-Paul Mattei
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18 déc. 2025N° 4880
Supprimer les dérogations publicitaires accordées aux partenaires des Jeux de 2030 le long des relais des flammes olympique et paralympique
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait aux partenaires des Jeux de déroger à certaines interdictions d’affichage pendant les sept jours précédant et suivant le passage des flammes. Cette possibilité couvrirait une bande de 100 mètres de chaque côté du parcours et un périmètre de 200 mètres autour des départs et arrivées d’étapes.

L’amendement supprimerait ces dérogations, ainsi que l’autorisation spéciale de publicité sur les véhicules terrestres. Les partenaires ne pourraient plus s’appuyer sur ces dispositions pour afficher là où les règles ordinaires l’interdisent. Les autres dérogations du projet, notamment pour les symboles des Jeux associés aux logos des partenaires dans les communes traversées, resteraient prévues.

Les auteurs souhaitent limiter l’exposition des habitants à la publicité et ses incidences visuelles et environnementales. Ils citent aussi les critiques du Conseil d’État sur l’insuffisance des éléments justifiant de reprendre les dérogations de Paris 2024 pour les Jeux d’hiver.

Amendement n° 236 · Mme Élisa Martin · Article 3

Amendement n° 236 de Mme Élisa Martin à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
10 pour38 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4879
Taxer les publicités des partenaires olympiques visibles depuis les voies publiques au bénéfice des collectivités concernées
Tous les groupes

Le projet de loi autorise temporairement certaines publicités des partenaires des Jeux de 2030 dans des lieux où l’affichage est normalement interdit, notamment autour des sites olympiques et sur le parcours des flammes.

L’amendement soumettrait les publicités de ces partenaires visées par l’article, sur des supports visibles depuis une voie ouverte à la circulation publique, à une taxe exceptionnelle proportionnelle à leur durée d’affichage. Les recettes reviendraient aux collectivités territoriales concernées. Le texte ne précise toutefois ni le taux, ni la personne tenue de payer, ni les modalités de perception.

Les auteurs souhaitent compenser les atteintes au cadre de vie liées aux panneaux et faire bénéficier les territoires d’une partie des ressources économiques des Jeux. Ils présentent aussi cette taxe comme une compensation aux exonérations fiscales accordées aux organisateurs.

Amendement n° 237 · M. Coulomme · Article 3

Amendement n° 237 de M. Coulomme à l'article 3 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
12 pour30 contre4 abstentions
18 déc. 2025N° 4878
Permettre d’ajouter aux concessions de remontées mécaniques des travaux strictement nécessaires aux Jeux de 2030
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait d’intégrer des constructions, installations ou aménagements liés aux Jeux de 2030 dans une concession de remontées mécaniques, même s’ils ne figurent pas dans son cahier des charges. Une concession est le contrat qui confie ici l’exploitation du service de remontées mécaniques à un opérateur.

L’autorité qui a confié ce service et l’exploitant pourraient modifier le contrat par un avenant. Les ajouts devraient être strictement nécessaires aux Jeux, ne pas changer la nature globale de la concession et ne pas augmenter son montant de plus de 50 % du montant initial. Cette possibilité encadrerait donc l’adaptation des concessions existantes aux besoins des Jeux. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 27 ter (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
44 pour10 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4877
Permettre aux propriétaires de certains immeubles labellisés de financer leurs travaux par l’affichage sur les échafaudages
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait à l’autorité administrative compétente d’autoriser, jusqu’au 31 mars 2030, des bâches d’échafaudage comportant un espace d’affichage. Cette autorisation interviendrait dans le cadre d’un permis de construire ou après une déclaration préalable, en dérogeant à certaines règles nationales et locales de publicité.

Seuls seraient concernés les immeubles bénéficiant du label visé à l’article L. 650-1 du code du patrimoine. La définition de ce label n’étant pas disponible, les bâtiments éligibles ne peuvent pas être précisés davantage. Les recettes perçues par le propriétaire devraient être affectées au financement des travaux par leur responsable. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 27 bis (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
44 pour10 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4871
Désigner les installations sportives temporaires comme des « structures provisoires et démontables » dans le code du sport
Tous les groupes

Le texte de référence modifierait les termes utilisés dans le code du sport. Une section serait intitulée « Enceintes sportives » et une autre « Structures provisoires et démontables ». Dans l’article relatif aux installations provisoires, cette dernière expression remplacerait « installations provisoires », puis le mot « structures » remplacerait « installations ».

L’article présenté porte sur ces changements de rédaction, sans énoncer de nouvelle procédure ni de nouvelle obligation de sécurité. Cette version de référence ne permet pas de reconstituer les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 23 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
56 pour1 contre5 abstentions
18 déc. 2025N° 4870
Prioriser les chauffeurs en attente de licence pour les taxis accessibles et imposer 20 % de véhicules adaptés aux grandes flottes
Tous les groupes

Le texte prévoit des autorisations de stationnement, les licences permettant d’exploiter des taxis, réservées aux entreprises déjà présentes dans six départements concernés par les Jeux. L’amendement donnerait priorité aux chauffeurs inscrits sur les listes d’attente communales à la publication du décret et titulaires de la carte professionnelle départementale lors de leur demande. Les exploitants déjà titulaires de licences pourraient en bénéficier faute de candidat éligible ou selon les besoins du service.

Ces licences seraient délivrées avant fin 2029, utilisables dès janvier 2030 uniquement avec des taxis accessibles aux personnes en fauteuil roulant, incessibles et valables cinq ans après délivrance. Dès les Jeux, les entreprises exploitant au moins 15 taxis devraient compter 20 % de véhicules accessibles. Les auteurs veulent développer cette offre sans défavoriser les indépendants. La réécriture supprimerait aussi le renouvellement prévu des licences parisiennes de 2024 et organiserait la coordination des tarifs et des réservations.

Amendement n° 191 · M. Peytavie · Article 22 bis

Amendement n° 191 de M. Peytavie à l'article 22 bis (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
36 pour23 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4869
Réserver des voies pour les Jeux de 2030 et confier au préfet la circulation sur les axes concernés
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait de réserver des voies du 1er janvier au 31 mars 2030 aux véhicules accrédités, taxis, transports collectifs, transports de personnes à mobilité réduite, covoiturage, secours, sécurité et véhicules sanitaires. Elles seraient situées dans les départements accueillant une compétition et, si nécessaire, les départements limitrophes. Les périodes de réservation devraient être proportionnées aux besoins de sécurité et de fluidité.

Le préfet recevrait les pouvoirs locaux de circulation et de stationnement sur ces voies et certains axes utiles à leur desserte ou à leur délestage. Il pourrait imposer des prescriptions aux travaux affectant leur utilisation. Des contrôles automatisés seraient possibles.

Les communes traversées ou affectées seraient systématiquement consultées pour préserver les dessertes des habitants. Cette version de référence ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 22 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
59 pour7 contre2 abstentions
18 déc. 2025N° 4868
Supprimer la possibilité prévue de contrôler automatiquement les véhicules empruntant les voies réservées des Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait de réserver certaines voies entre le 1er janvier et le 31 mars 2030, afin de faciliter la circulation des véhicules accrédités et d’autres catégories autorisées, comme les taxis et les secours. Il prévoit des dispositifs fixes ou mobiles de contrôle automatisé des données des véhicules pour repérer les usages non autorisés de ces voies.

L’amendement supprimerait cette disposition, sans supprimer les voies réservées ni leurs règles d’accès. Ses auteurs contestent un contrôle qu’ils jugent surtout destiné à verbaliser les automobilistes, notamment les habitants et les travailleurs locaux, sans pédagogie suffisante. Le changement porterait sur le moyen automatisé de constater les infractions prévu par cet article, et non sur une autorisation générale d’emprunter ces voies.

Amendement n° 137 · M. Coulomme · Article 22

Amendement n° 137 de M. Coulomme à l'article 22 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour38 contre8 abstentions
18 déc. 2025N° 4867
Faire valider par le ministère des transports la liste des véhicules accrédités pour les voies réservées des Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait de réserver certaines voies du 1er janvier au 31 mars 2030 pour assurer une circulation sûre et fluide pendant les Jeux. Parmi les véhicules admis figureraient ceux des personnes accréditées par le comité d’organisation, aux côtés notamment des taxis, des transports collectifs et des secours. Le comité établirait la liste des véhicules des personnes accréditées.

L’amendement imposerait que le ministère chargé des transports valide cette liste. Le comité continuerait donc à l’établir, mais ne serait plus seul à intervenir dans sa définition. Cette validation supplémentaire concernerait les véhicules accrédités, et non l’ensemble des catégories autorisées à utiliser les voies réservées.

Amendement n° 213 · M. Fégné · Article 22

Amendement n° 213 de M. Fégné à l'article 22 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour49 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4866
Permettre l’accès aux habitations et commerces riverains par les voies olympiques et retirer l’accès prévu pour le covoiturage
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait de réserver des voies du 1er janvier au 31 mars 2030 à plusieurs catégories de véhicules, dont le covoiturage. L’amendement ajouterait les véhicules autorisés à rejoindre ou quitter une habitation ou un commerce d’une commune riveraine, mais retirerait le covoiturage de cette liste.

Les auteurs souhaitent préserver l’accès des résidents, salariés et entrepreneurs, notamment sur les routes à une voie par sens. Ils envisagent des accès à certaines heures compatibles avec la sécurité et la fluidité. Ils justifient le retrait du covoiturage par la difficulté à contrôler son usage.

Le préfet devrait aussi consulter les autorités disposant du pouvoir de réglementer la circulation avant la détermination des voies réservées. En contrepartie, l’amendement supprimerait la consultation systématique des communes traversées ou affectées prévue dans le texte. Il modifierait ainsi les interlocuteurs consultés, sans supprimer toute consultation locale.

Amendement n° 303 · Mme Duby-Muller · Article 22

Amendement n° 303 (rect.) de Mme Duby-Muller et l'amendement identique suivant à l'article 22 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
62 pour0 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4836
Reconnaître les discriminations et indemniser les personnes condamnées pour homosexualité entre 1942 et 1982
Tous les groupes

La proposition de loi reconnaîtrait que l’application de dispositions pénales visant les relations homosexuelles a constitué une discrimination et une violation de la vie privée. Cette reconnaissance concernerait aussi les personnes poursuivies de manière discriminatoire ou contraintes de dissimuler leur orientation sexuelle pour échapper à ces dispositions, mais l’indemnisation serait réservée aux personnes condamnées sur leur fondement.

Ces dernières auraient droit à une allocation fixe de 10 000 euros, à 150 euros par jour de privation de liberté et au remboursement de l’amende payée, avec un montant actualisé. Ces sommes seraient exonérées d’impôt sur le revenu et de contribution sociale généralisée.

Une commission nationale indépendante placée auprès du Premier ministre statuerait sur les demandes. Elle contribuerait également à recueillir et transmettre la mémoire de ces discriminations. Le texte fourni couvre la période du 6 août 1942 au 4 août 1982, malgré l’intitulé du vote mentionnant 1945–1982.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
114 pour0 contre0 abstentions
17 déc. 2025N° 4802
Approuver la déclaration du Gouvernement sur la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée
Tous les groupes

Un vote favorable approuverait la déclaration du Gouvernement sur la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée. Organisé après un débat en application de l’article 50-1 de la Constitution, ce vote n’engagerait pas la responsabilité du Gouvernement. Une désapprobation ne l’obligerait donc pas à démissionner.

Le Gouvernement propose une mobilisation associant répression des réseaux, lutte contre leur argent, coopération internationale, prévention et accès aux soins. Il entend notamment durcir les sanctions contre les consommateurs et renforcer les moyens d’enquête, tout en accompagnant les personnes dépendantes. Il présente cette mobilisation comme une réponse à l’adaptation des réseaux criminels et aux dommages sanitaires et sociaux des drogues.

Ce vote exprimerait une appréciation sur cette orientation politique. Il n’adopterait pas lui-même les modifications législatives ni les crédits budgétaires annoncés, qui relèveraient de textes distincts.

Intitulé officiel et portée du vote

la déclaration du Gouvernement portant sur la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée (application de l'article 50-1 de la Constitution).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public solennel
394 pour61 contre2 abstentions
16 déc. 2025N° 4799
Permettre au ministre de l’intérieur d’interdire à certaines personnes l’accès à un grand événement pour prévenir le terrorisme
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit que le ministre de l’intérieur pourrait interdire à une personne de paraître dans certains lieux accueillant un grand événement, uniquement pour prévenir des actes de terrorisme. Il faudrait des raisons sérieuses de considérer son comportement comme une menace particulièrement grave pour la sécurité publique. Certaines personnes déjà soumises à des mesures de contrôle seraient exclues du dispositif. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

L’interdiction devrait tenir compte de la vie familiale et professionnelle et durer au maximum deux mois, sans dépasser la durée de l’événement. Elle pourrait imposer une présentation quotidienne à la police ou à la gendarmerie. Un recours devant le tribunal administratif serait prévu, avec une décision sous un mois. Le non-respect serait puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
102 pour48 contre1 abstention
16 déc. 2025N° 4798
Supprimer les peines prévues pour les personnes qui enfreindraient une interdiction administrative de paraître lors d’un grand événement
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait au ministre de l’intérieur, pour prévenir des actes de terrorisme, d’interdire à une personne l’accès à certains lieux d’un grand événement. Il faudrait des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace particulièrement grave pour la sécurité publique. L’interdiction durerait au maximum deux mois et pourrait s’accompagner de convocations policières.

L’amendement supprimerait les peines de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende prévues en cas de non-respect de ces obligations. Il conserverait l’interdiction elle-même, les convocations possibles et les recours devant le tribunal administratif.

Les auteurs jugent ces peines disproportionnées pour sanctionner le non-respect de mesures administratives fondées sur une appréciation de la menace, sans condamnation pénale préalable nécessaire. Ils contestent notamment la précision des critères permettant de restreindre la liberté de circulation.

Amendement n° 225 · Mme Elisa Martin · Article 34

Amendement n° 225 de Mme Elisa Martin à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour108 contre17 abstentions
16 déc. 2025N° 4797
Permettre aux personnes interdites de paraître à un grand événement de saisir un juge avant l’application de la mesure
Tous les groupes

Pour prévenir des actes de terrorisme, le texte permettrait au ministre de l’intérieur d’interdire l’accès à certains lieux d’un grand événement à une personne considérée comme une menace particulièrement grave. Il prévoit un recours en annulation dans les deux mois suivant la notification, avec une décision du tribunal administratif sous un mois, sans exclure les procédures d’urgence.

L’amendement ajouterait un recours suspensif, c’est-à-dire empêchant l’interdiction d’entrer en vigueur avant la décision du juge. La personne devrait le déposer dans les quarante-huit heures suivant la notification. Le juge devrait ensuite statuer sur la légalité de l’interdiction dans les quarante-huit heures suivant sa saisine.

L’objectif déclaré est de protéger la liberté d’aller et venir en permettant ce contrôle avant l’application de la restriction, sans supprimer le pouvoir d’interdire l’accès à l’événement.

Amendement n° 67 · Mme Regol · Article 34

Amendement n° 67 de Mme Regol à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour106 contre1 abstention
16 déc. 2025N° 4796
Supprimer la possibilité d’imposer des convocations policières aux personnes interdites de paraître lors d’un grand événement
Tous les groupes

Le texte permettrait au ministre de l’intérieur, pour prévenir des actes de terrorisme, d’interdire à une personne jugée particulièrement menaçante l’accès à certains lieux d’un grand événement. Cette interdiction, limitée à la durée de l’événement et à deux mois au maximum, pourrait s’accompagner d’une obligation de répondre aux convocations de la police ou de la gendarmerie, jusqu’à une fois par jour.

L’amendement supprimerait cette possibilité de convocation obligatoire. La personne pourrait toujours être interdite d’accès aux lieux concernés, mais cette interdiction ne pourrait plus être assortie de ce pointage.

Les auteurs craignent qu’une personne ayant déjà subi douze mois de pointage au titre d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance puisse se voir imposer deux mois supplémentaires. Ils estiment ce cumul contraire aux limites constitutionnelles protégeant les libertés.

Amendement n° 66 · Mme Regol · Article 34

Amendement n° 66 de Mme Regol à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour108 contre13 abstentions
16 déc. 2025N° 4795
Permettre au ministre de prévenir une personne 48 heures avant une interdiction de paraître lors d’un grand événement
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au ministre de l’intérieur, pour prévenir des actes terroristes, d’interdire à une personne l’accès à certains lieux d’un grand événement. Il faudrait des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace particulièrement grave pour la sécurité publique. Les personnes déjà soumises à certaines mesures individuelles de contrôle seraient exclues de ce régime.

L’amendement ramènerait de 72 à 48 heures le délai minimal entre la notification de l’interdiction et son entrée en vigueur. L’exception permettant de déroger à ce préavis en cas d’urgence dûment justifiée resterait applicable. Les auteurs souhaitent permettre une mise en œuvre plus rapide face à une menace. La personne concernée disposerait ainsi d’un préavis plus court pour prendre connaissance de la décision et la contester avant son application.

Amendement n° 21 · M. Guitton · Article 34

Amendement n° 21 de M. Guitton à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour101 contre2 abstentions
16 déc. 2025N° 4794
Obliger le ministre à prévenir une personne cinq jours avant une interdiction de paraître, sauf urgence justifiée
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au ministre de l’intérieur, pour prévenir des actes terroristes, d’interdire à une personne l’accès à certains lieux d’un grand événement. Il faudrait des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace particulièrement grave pour la sécurité publique. Ce régime ne concernerait pas les personnes déjà soumises à certaines mesures individuelles de contrôle.

L’amendement porterait de 72 heures à cinq jours le préavis minimal avant l’application de l’interdiction. L’exception pour urgence dûment justifiée serait conservée. Les auteurs veulent donner davantage de temps à la personne pour exercer un recours. Le texte prévoit déjà la possibilité de demander l’annulation au tribunal administratif dans les deux mois suivant la notification, ainsi que des procédures de recours en urgence.

Amendement n° 65 · Mme Regol · Article 34

Amendement n° 65 de Mme Regol à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour113 contre1 abstention
16 déc. 2025N° 4793
Obliger le ministre à prévenir une personne quinze jours ouvrés avant une interdiction de paraître, même en urgence
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au ministre de l’intérieur d’interdire l’accès à certains lieux d’un grand événement pour prévenir des actes terroristes. Il viserait les personnes dont le comportement est considéré, pour des raisons sérieuses, comme une menace particulièrement grave pour la sécurité publique, hors certaines mesures individuelles de contrôle déjà appliquées.

L’amendement imposerait une notification au moins quinze jours ouvrés avant l’entrée en vigueur, au lieu de 72 heures. Il supprimerait aussi la possibilité de raccourcir ce préavis pour une urgence dûment justifiée.

Les auteurs craignent des décisions arbitraires portant atteinte à la liberté de circuler et souhaitent faciliter leur contestation devant le juge de l’urgence avant leur application. Le ministre devrait donc respecter ce délai même face à une urgence, sans que l’amendement supprime le pouvoir d’interdiction.

Amendement n° 193 · M. Coulomme · Article 34

Amendement n° 193 de M. Coulomme à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour100 contre19 abstentions
16 déc. 2025N° 4792
Obliger le ministre à prévenir une personne un mois avant une interdiction de paraître, même en urgence
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au ministre de l’intérieur d’interdire l’accès à certains lieux d’un grand événement pour prévenir des actes terroristes. Il viserait les personnes dont le comportement est considéré, pour des raisons sérieuses, comme une menace particulièrement grave pour la sécurité publique, hors certaines mesures individuelles de contrôle déjà appliquées.

L’amendement remplacerait le préavis minimal de 72 heures par un mois entre la notification et l’entrée en vigueur de l’interdiction. Il supprimerait également l’exception pour urgence dûment justifiée.

Les auteurs jugent les critères de décision trop flous et craignent des atteintes arbitraires à la liberté de circuler. Ils veulent laisser davantage de temps pour saisir le juge de l’urgence avant l’application de l’interdiction. Le ministre devrait respecter ce mois de préavis même en urgence, mais conserverait son pouvoir d’interdiction.

Amendement n° 192 · Mme Elisa Martin · Article 34

Amendement n° 192 de Mme Elisa Martin à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour103 contre22 abstentions
16 déc. 2025N° 4791
Obliger le ministre à prévenir une personne deux mois avant une interdiction de paraître, même en urgence
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au ministre de l’intérieur d’interdire l’accès à certains lieux d’un grand événement pour prévenir des actes terroristes. Il viserait les personnes dont le comportement est considéré, pour des raisons sérieuses, comme une menace particulièrement grave pour la sécurité publique, hors certaines mesures individuelles de contrôle déjà appliquées.

L’amendement porterait de 72 heures à deux mois le préavis minimal avant l’application de l’interdiction et supprimerait l’exception pour urgence dûment justifiée. Le ministre ne pourrait donc plus utiliser cette exception pour agir à plus brève échéance.

Les auteurs craignent des restrictions arbitraires à la liberté de circuler. Ils souhaitent permettre une contestation avant l’application de la mesure, en alignant ce préavis sur les deux mois laissés pour demander son annulation au tribunal administratif. Ce délai de recours existe déjà dans le texte et ne serait pas modifié.

Amendement n° 190 · Mme Elisa Martin · Article 34

Amendement n° 190 de Mme Elisa Martin à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour104 contre21 abstentions
16 déc. 2025N° 4790
Exiger un lien avec le terrorisme pour interdire à une personne de paraître lors d’un grand événement
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au ministre de l’intérieur, pour prévenir des actes terroristes, d’interdire à certaines personnes l’accès aux lieux d’un grand événement. Il viserait les personnes ne faisant pas déjà l’objet des mesures de contrôle et de surveillance mentionnées et dont le comportement serait considéré comme une menace particulièrement grave pour la sécurité publique. L’interdiction durerait au maximum deux mois et pourrait s’accompagner d’une convocation quotidienne à la police ou à la gendarmerie.

L’amendement ajouterait une condition. La personne devrait entretenir des relations habituelles avec des personnes ou organisations liées au terrorisme, ou soutenir des thèses incitant au terrorisme ou en faisant l’apologie. Leur diffusion serait concernée lorsqu’elle manifeste une adhésion à l’idéologie exprimée. Les auteurs souhaitent ainsi éviter que cette mesure antiterroriste vise des activistes ou militants politiques sans ces liens.

Amendement n° 64 · Mme Regol · Article 34

Amendement n° 64 de Mme Regol à l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour119 contre0 abstentions
16 déc. 2025N° 4789
Supprimer la nouvelle possibilité d’interdire à certaines personnes de paraître lors d’un grand événement
Tous les groupes

Pour prévenir des actes terroristes, le projet de loi permettrait au ministre de l’intérieur d’interdire l’accès aux lieux d’un grand événement à une personne considérée comme une menace particulièrement grave pour la sécurité publique, hors des mesures de contrôle et de surveillance déjà mentionnées. Limitée à la durée de l’événement et à deux mois, l’interdiction pourrait s’accompagner d’une convocation quotidienne à la police ou à la gendarmerie. Sa violation serait punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

L’amendement supprimerait cette nouvelle mesure. Ses auteurs invoquent les atteintes aux droits fondamentaux et mettent en doute l’efficacité des interdictions et convocations face à une personne déterminée à commettre un attentat. Ils privilégient une surveillance discrète permettant d’intervenir en cas de menace réelle.

Amendement n° 38 · Mme Allemand · Article 34

Amendement n° 38 de Mme Allemand et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 34 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Jean-Paul Mattei : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
49 pour115 contre1 abstention
16 déc. 2025N° 4758
Fixer les recettes et dépenses de la Sécurité sociale pour 2026 et modifier les droits des assurés et des parents
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Le vote porte sur l’ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Il prévoirait 664,8 milliards d’euros de recettes et 684,2 milliards de dépenses pour les régimes obligatoires de base, soit un déficit de 19,4 milliards. L’objectif de dépenses d’assurance maladie serait fixé à 274,4 milliards, notamment pour les soins de ville, les hôpitaux et les établissements médico-sociaux.

Le texte modifierait le calendrier de relèvement de l’âge de départ à la retraite, en réservant l’âge de 64 ans aux générations nées à partir de 1969 plutôt que 1968. Il créerait aussi un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois, indemnisé selon des modalités fixées par décret, et un réseau « France santé » destiné à améliorer l’accès aux soins.

Côté recettes, les complémentaires santé verseraient en 2026 une contribution de 2,05 % sur leurs cotisations, dont le montant ne pourrait augmenter par rapport à 2025. Malgré ces mesures, la trajectoire financière annexée prévoirait encore un déficit de 23,7 milliards d’euros en 2029.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (lecture définitive).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jean-Paul Mattei : Pour

Adoptéscrutin public solennel
247 pour232 contre90 abstentions
Recherche et périmètre

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Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.