Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 222 scrutins publics Tous les textes · Daniel Labaronne
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26 févr. 2026N° 5767
Permettre aux bénéficiaires sans compte bancaire ou ayant un motif justifié de recevoir leurs allocations par mandat postal ou chèque
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que les allocations de chômage soumises à une condition de résidence en France seraient exclusivement versées sur un compte domicilié en France ou dans l’espace unique de paiement en euros, dit SEPA. L’amendement permettrait un versement par mandat postal ou par chèque envoyé au domicile lorsque le bénéficiaire n’a pas de compte bancaire ou que des raisons motivées le justifient.

Ses auteurs craignent que l’exclusivité du versement bancaire écarte des personnes en grande précarité ou en difficulté avec les outils numériques. Ils citent notamment les personnes âgées qui peinent à retenir un code bancaire ou n’ont pas d’aide familiale. Cette exception ouvrirait une possibilité de paiement alternative, sans rendre ce mode de versement obligatoire.

Amendement n° 297 · M. William · Article 13

Amendement n° 297 de M. William à l'article 13 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour18 contre7 abstentions
26 févr. 2026N° 5766
Supprimer les nouvelles restrictions de versement des allocations de chômage et d’utilisation du compte personnel de formation
Tous les groupes

L’article visé réserverait le versement des allocations de chômage soumises à résidence en France aux comptes domiciliés en France ou dans l’espace SEPA. Il imposerait aussi le remboursement des sommes du compte personnel de formation, le CPF, en cas d’absence aux examens sans motif légitime, apprécié selon des modalités fixées par décret. Selon l’exposé, cette dernière mesure vise les inscriptions abusives et certaines fraudes.

L’amendement supprimerait tout l’article, y compris les transmissions d’informations sur les certifications et l’interdiction de financer une certification déjà obtenue, sauf en langues. Ses auteurs craignent de pénaliser financièrement des personnes empêchées de passer un examen par des contraintes familiales, professionnelles ou de santé. Ils contestent aussi l’utilisation du lieu du compte bancaire pour contrôler la résidence, qu’ils estiment pouvoir vérifier autrement.

Amendement n° 322 · M. Boyard · Article 13

Amendement n° 322 de M. Boyard et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 13 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour27 contre2 abstentions
26 févr. 2026N° 5765
Permettre aux agents de contrôler les organismes de formation par échantillonnage et de publier certaines annulations de déclaration d’activité
Tous les groupes

Selon l’exposé, les contrôles partiels des organismes de formation ne permettent aujourd’hui de demander des reversements que pour les actions vérifiées. Examiner les dossiers de centaines d’apprentis peut donc allonger les contrôles. L’amendement autoriserait les agents à vérifier un échantillon puis à extrapoler les résultats pour calculer les montants à verser sur l’ensemble concerné.

Il permettrait aussi de publier pendant un an au maximum certaines annulations de déclaration d’activité, notamment après une mise en demeure restée sans suite ou en cas de faux documents, afin d’informer stagiaires et apprentis. L’organisme serait informé des modalités de publication et pourrait présenter ses observations avant la décision. Enfin, le texte clarifierait l’accès des agents publics contractuels aux fonctions de contrôle. L’objectif annoncé est d’accélérer les vérifications et de limiter les justificatifs demandés.

Amendement n° 238 · Gouvernement · Après l’article 11

Amendement n° 238 du Gouvernement après l'article 11 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
28 pour15 contre4 abstentions
26 févr. 2026N° 5764
Ne plus obliger les entités françaises de groupes multinationaux à déposer localement une déclaration fiscale pays par pays supplémentaire
Tous les groupes

Selon l’exposé, l’article visé imposerait aux entités françaises d’un groupe multinational de déposer une déclaration fiscale pays par pays, sauf si une autre entité située en France a été désignée et l’a signalé à l’administration. Ce dépôt serait exigé même si la déclaration a déjà été déposée à l’étranger. L’amendement supprimerait cette nouvelle obligation.

Les auteurs expliquent que le système international repose sur un dépôt centralisé, généralement par la société mère, puis sur l’échange automatique d’informations entre administrations fiscales. Ils estiment qu’un dépôt local systématique s’écarterait des standards internationaux et ferait doublon. Ils craignent une charge supplémentaire pour les entreprises et l’administration, au détriment de contrôles ciblés. La suppression proposée ne porterait pas sur les déclarations pays par pays déjà existantes.

Amendement n° 144 · Mme Corneloup · Article 9 septies

Amendement n° 144 de Mme Corneloup et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 9 septies (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour34 contre0 abstentions
26 févr. 2026N° 5763
Obliger les transporteurs sanitaires et les taxis conventionnés à équiper leurs véhicules de géolocalisation et de facturation électronique
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit que les entreprises de transport sanitaire et les taxis ayant une convention avec un organisme local d’assurance maladie devraient équiper tous leurs véhicules d’un dispositif de géolocalisation certifié par l’assurance maladie et d’un système électronique de facturation intégré. L’obligation porterait donc sur les équipements permettant de localiser les véhicules et de facturer les transports.

Un décret préciserait les conditions d’utilisation de la géolocalisation. L’entrée en vigueur serait fixée par décret, au plus tard le 1er janvier 2027. Les éventuelles modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 7 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Daniel Labaronne : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
25 pour15 contre8 abstentions
26 févr. 2026N° 5762
Réserver à l’assurance maladie l’usage des données de géolocalisation des transports conventionnés pour contrôler leur facturation
Tous les groupes

Le projet de loi obligerait les entreprises de transport sanitaire et de taxi conventionnées avec l’assurance maladie à équiper tous leurs véhicules d’une géolocalisation certifiée et d’un système électronique de facturation intégré, au plus tard le 1er janvier 2027.

L’amendement réserverait l’usage des données de géolocalisation à l’organisme local d’assurance maladie, uniquement pour contrôler les règles de facturation. Seules les données attestant d’anomalies pourraient être conservées. Les autres devraient être définitivement supprimées dans les deux mois.

Les auteurs souhaitent ainsi éviter une externalisation du traitement et toute réutilisation pour d’autres objectifs. L’obligation d’équiper les véhicules serait maintenue, mais l’utilisation et la conservation des données collectées seraient davantage limitées.

Amendement n° 396 · M. Boyard · Article 7

Amendement n° 396 de M. Boyard à l'article 7 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour24 contre5 abstentions
26 févr. 2026N° 5761
Ne plus obliger par la loi les transporteurs sanitaires et taxis conventionnés à équiper leurs véhicules de géolocalisation et de facturation intégrée
Tous les groupes

L’article visé obligerait les entreprises de transport sanitaire et de taxi conventionnées avec l’assurance maladie à équiper tous leurs véhicules d’un dispositif de géolocalisation certifié et d’un système électronique de facturation intégré. Cette obligation entrerait en vigueur au plus tard le 1er janvier 2027.

L’amendement supprimerait cet article. Ses auteurs jugent cette obligation légale inutile. Ils indiquent que la convention-cadre nationale des taxis conventionnés prévoit déjà ces équipements pour la même échéance et que les transporteurs sanitaires utilisent depuis le début des années 2000 Sesam-Vitale pour facturer électroniquement leurs prestations.

La suppression retirerait donc l’obligation prévue dans le projet de loi, sans supprimer les exigences de la convention des taxis. La facturation électronique déjà utilisée par les transporteurs sanitaires ne se confond toutefois pas avec l’ensemble des équipements visés par l’article.

Amendement n° 23 · Mme Lebon · Article 7

Amendement n° 23 de Mme Lebon et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 7 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
21 pour26 contre2 abstentions
26 févr. 2026N° 5760
Autoriser et encadrer l’utilisation des données de santé par les complémentaires et les échanges pour détecter les fraudes
Tous les groupes

Le texte de référence autoriserait assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance à traiter les données strictement nécessaires aux remboursements, au contrôle des contrats et aux actions en justice. Les ordonnances et images médicales seraient exclues du contrôle des contrats. Les données ne pourraient servir à des fins commerciales, de tarification, d’évaluation du risque ou de segmentation des assurés.

L’assurance maladie obligatoire et les complémentaires devraient échanger certaines informations sur des fraudes présumées lorsque leur nature ou leur importance le justifie. Les données seraient limitées aux besoins du contrôle, soumises au secret professionnel et supprimées si la suspicion est écartée et la personne mise hors de cause. Les complémentaires seraient aussi avisées de certaines suspensions d’indemnités de salariés.

Les modifications de séance ne sont pas reconstituées. La portée d’une modification de la loi Informatique et libertés ne peut être précisée sans le passage auquel elle s’applique.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Daniel Labaronne : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
37 pour14 contre3 abstentions
26 févr. 2026N° 5759
Interdire aux complémentaires santé d’augmenter les cotisations en se fondant sur la connaissance d’une fraude
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit des échanges d’informations sur les fraudes entre l’assurance maladie obligatoire et les complémentaires santé, afin de faciliter leurs contrôles. Il interdit déjà d’utiliser les données concernées pour fixer les tarifs ou évaluer le risque des assurés.

L’amendement ajouterait une interdiction explicite de fonder une hausse ultérieure des cotisations sur la connaissance d’une fraude par une complémentaire. Ses auteurs souhaitent éviter que la lutte contre les fraudes, notamment celles de professionnels ou de tiers, ne mette en difficulté les assurés disposant d’une complémentaire.

Cette protection porterait sur le motif d’une augmentation des cotisations. Elle ne constituerait pas un gel général des tarifs des complémentaires santé.

Amendement n° 963 · Mme Taillé-Polian · Article 5

Amendement n° 963 de Mme Taillé-Polian à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
31 pour19 contre3 abstentions
26 févr. 2026N° 5757
Supprimer la possibilité pour l’assurance maladie et les complémentaires de recourir à un intermédiaire pour échanger des données antifraude
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit des échanges d’informations entre l’assurance maladie et les complémentaires lorsqu’une suspicion de fraude le justifie par son importance ou sa nature. Ces informations permettraient d’identifier l’auteur présumé et les actes concernés. Le texte autorise un intermédiaire à organiser ces échanges, avec des garanties de sécurité, d’indépendance et d’expertise précisées par décret.

L’amendement supprimerait cette autorisation et le renvoi au décret définissant le rôle de l’intermédiaire. Il conserverait les échanges d’informations eux-mêmes et leur encadrement. Ses auteurs craignent le transit de données de santé par un acteur extérieur et jugent les garanties encore trop imprécises. Ils estiment prématuré d’inscrire cette possibilité dans la loi alors que, selon l’étude d’impact citée, ses contours restent à définir avec l’assurance maladie et les complémentaires.

Amendement n° 380 · Mme Feld · Article 5

Amendement n° 380 de Mme Feld à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
21 pour32 contre0 abstentions
26 févr. 2026N° 5756
Préciser dans quels documents les complémentaires santé devraient informer les assurés et les professionnels sur le traitement de leurs données
Tous les groupes

Le projet de loi autoriserait les complémentaires santé à traiter certaines données de santé pour rembourser les soins, vérifier le respect des contrats ou défendre leurs droits en justice. Il prévoit une information renforcée et individuelle des assurés, des bénéficiaires de leur couverture et des professionnels de santé, dont les modalités seraient précisées par décret.

L’amendement préciserait que cette information figurerait dans les contrats, les règlements et les conventions, selon le type d’organisme. Selon ses auteurs, les assurés seraient ainsi informés par leurs documents d’assurance et les professionnels par leurs conventions de tiers payant. L’objectif est de reprendre les supports d’information déjà utilisés pour les garanties et les données personnelles. La mesure préciserait donc le support de l’information, sans modifier les données dont le traitement serait autorisé.

Amendement n° 132 · Mme Thiébault-Martinez · Article 5

Amendement n° 132 de Mme Thiébault-Martinez à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
27 pour18 contre2 abstentions
26 févr. 2026N° 5755
Permettre aux complémentaires santé d’accéder à leurs propres données sans être visées par l’interdiction d’accès des acteurs privés
Tous les groupes

L’article 5 du projet de loi autoriserait les complémentaires santé à traiter certaines données de leurs assurés pour rembourser les soins et contrôler les contrats. Il imposerait aussi un stockage dans l’Espace économique européen protégeant ces données contre tout accès par un acteur privé.

L’amendement exclurait de cette interdiction les entreprises d’assurance concernées, les mutuelles et leurs unions, ainsi que les institutions de prévoyance et leurs unions. Selon ses auteurs, il s’agirait d’éviter que la protection contre les accès privés empêche ces organismes d’accéder à leurs propres données.

Cette exception ne supprimerait pas les autres obligations de sécurité. Le personnel devrait toujours disposer d’une habilitation spécifique et n’accéder qu’aux données nécessaires à ses missions. L’amendement ne créerait donc pas un accès sans restriction aux informations de santé des assurés.

Amendement n° 44 · Mme Runel · Article 5

Amendement n° 44 de Mme Runel à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
11 pour36 contre1 abstention
26 févr. 2026N° 5754
Obliger les entreprises d’assurance à détruire sous six mois les données collectées n’ayant révélé aucune anomalie
Tous les groupes

Le texte en discussion autoriserait les entreprises d’assurance à traiter certaines données de santé pour rembourser les soins, vérifier le respect des contrats et défendre leurs droits en justice. Il prévoit une conservation limitée au temps strictement nécessaire, avec des durées précisées par décret.

L’amendement remplacerait cette règle générale par des délais inscrits dans la loi. Les données collectées n’ayant révélé aucune anomalie devraient être détruites sous six mois. En cas d’anomalie, elles seraient conservées jusqu’à l’épuisement des voies de recours, c’est-à-dire jusqu’à ce que les décisions ne puissent plus être contestées, puis détruites sous trois mois.

Les auteurs jugent la formulation actuelle insuffisamment protectrice pour des informations relevant du secret médical. Ils souhaitent imposer leur suppression à échéance précise, tout en maintenant leur conservation pendant les recours en cas d’anomalie.

Amendement n° 676 · M. Coquerel · Article 5

Amendement n° 676 de M. Coquerel à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
25 pour15 contre0 abstentions
26 févr. 2026N° 5753
Exclure les plateformes de tiers payant et les réseaux de soins de l’autorisation de traiter les données de santé des assurés
Tous les groupes

Le texte en discussion autoriserait les assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance à traiter certaines données de santé nécessaires aux remboursements, au contrôle des contrats et à la défense de leurs droits en justice. Il encadrerait aussi la transmission de données par les soignants pour le tiers payant, qui permet de ne pas avancer les frais concernés.

L’amendement préciserait que cette autorisation ne bénéficierait pas aux tiers, notamment aux plateformes de tiers payant et aux réseaux de soins. Il maintiendrait l’autorisation prévue pour les organismes complémentaires eux-mêmes.

Les auteurs craignent que les assureurs fassent transiter ces données sensibles par des intermédiaires commerciaux et souhaitent empêcher ce contournement. L’exclusion proposée s’ajouterait aux protections du texte, qui limite les données utilisables et interdit leur traitement à des fins commerciales ou de tarification.

Amendement n° 946 · M. Boyard · Article 5

Amendement n° 946 de M. Boyard à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
13 pour11 contre2 abstentions
26 févr. 2026N° 5752
Supprimer l’autorisation prévue pour les entreprises d’assurance de traiter les données de santé de leurs assurés
Tous les groupes

L’article 5 prévoit d’autoriser les entreprises d’assurance à traiter les données de santé nécessaires aux remboursements, au contrôle des contrats et à la défense de droits en justice. Il autorise aussi les soignants à leur transmettre certaines données pour le tiers payant, qui évite à l’assuré d’avancer les frais concernés.

L’amendement supprimerait ce volet consacré aux entreprises d’assurance, mais pas les dispositions distinctes concernant les mutuelles ni les échanges antifraude entre l’Assurance maladie et les complémentaires.

Ses auteurs craignent des atteintes au secret médical et des fuites de données. Le texte qu’ils proposent de supprimer prévoit toutefois des accès limités, le secret professionnel et un stockage dans l’Espace économique européen. Il exclut notamment la transmission des diagnostics pour le tiers payant. Le vote concerne donc une autorisation de traitement encadrée, et non un accès sans restriction aux dossiers médicaux.

Amendement n° 369 · M. Boyard · Article 5

Amendement n° 369 de M. Boyard à l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour32 contre0 abstentions
26 févr. 2026N° 5751
Supprimer les nouvelles règles autorisant les complémentaires santé à traiter des données de santé et à échanger des informations antifraude
Tous les groupes

L’article visé autoriserait et encadrerait le traitement de données de santé par les complémentaires pour rembourser les soins, vérifier les contrats ou défendre leurs droits en justice. Il organiserait aussi des échanges avec l’assurance maladie en cas de soupçon de fraude dont l’importance ou la nature le justifie, afin d’identifier les personnes et prestations concernées.

L’amendement supprimerait tout cet article. Les auteurs estiment les dérogations au secret médical trop sensibles et insuffisamment encadrées au regard du gain attendu contre la fraude. Ils citent une estimation de l’étude d’impact de 1 million d’euros supplémentaires pour l’assurance maladie obligatoire.

L’article prévoit pourtant des restrictions, notamment des données strictement nécessaires, leur suppression lorsque la suspicion est écartée et l’interdiction des usages commerciaux ou tarifaires. La suppression écarterait à la fois ces nouvelles autorisations et les garanties qui les accompagnent.

Amendement n° 225 · M. Monnet · Article 5

Amendement n° 225 de M. Monnet et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 5 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
21 pour34 contre1 abstention
26 févr. 2026N° 5750
Ne pas soumettre les plateformes de VTC aux obligations de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit de soumettre les plateformes de VTC aux obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. L’amendement supprimerait cet article et donc cet assujettissement. Selon ses auteurs, celui-ci impliquerait notamment de recueillir et conserver les justificatifs d’identité de tous les clients, y compris les passagers.

Les auteurs estiment que les fraudes concernent surtout le travail dissimulé et la TVA chez les gestionnaires de flottes, intermédiaires entre plateformes et conducteurs. Ils préfèrent les contrôles ciblés prévus par un autre article, que l’amendement ne supprimerait pas. Ils craignent aussi que les règles européennes de supervision ne rendent cette obligation applicable qu’aux plateformes établies en France, créant un désavantage face à celles établies ailleurs dans l’Union européenne.

Amendement n° 891 · Mme Vidal · Article 8 bis

Amendement n° 891 de Mme Vidal de suppression de l'article 8 bis (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour31 contre1 abstention
26 févr. 2026N° 5749
Renforcer les contrôles des plateformes et les sanctions contre les pratiques illégales dans le transport de passagers
Tous les groupes

Le texte de référence de l’article 8 renforcerait les obligations des professionnels mettant en relation conducteurs et passagers. Ils devraient vérifier périodiquement que les exploitants ne pratiquent pas de travail dissimulé, n’emploient pas de salariés non autorisés et ne prêtent pas leur inscription au registre. Ils devraient aussi rechercher les incohérences manifestes entre chiffre d’affaires, salaire et heures déclarées.

Le prêt d’une inscription entraînerait une présomption de contrat de travail avec son bénéficiaire, une radiation et une possible interdiction de réinscription de trois ans. Le défaut de vérification exposerait l’intermédiaire à une amende maximale de 150 euros par mise en relation, plafonnée annuellement à 5 % de son chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France.

D’autres sanctions seraient renforcées. Les renvois légaux disponibles ne permettent pas d’en détailler tout le périmètre. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 8 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Daniel Labaronne : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
66 pour0 contre0 abstentions
26 févr. 2026N° 5748
Avancer au douzième mois l’application des nouveaux contrôles des plateformes de VTC contre les fraudes des exploitants
Tous les groupes

Le projet de loi imposerait aux plateformes de VTC de vérifier l’origine des attestations d’inscription au registre des exploitants, notamment pour éviter leur location ou leur prêt à des conducteurs indépendants. Elles devraient aussi contrôler périodiquement l’absence de travail dissimulé et d’emploi de salariés non autorisés à travailler en France, et repérer les incohérences manifestes entre activité, salaire et heures déclarées.

L’amendement avancerait la date limite d’application de ces obligations au premier jour du douzième mois suivant la publication de la loi, contre le dix-huitième mois prévu. Les auteurs veulent accélérer la lutte contre des pratiques qu’ils jugent frauduleuses et dangereuses pour les clients. Un décret fixerait toujours la date d’entrée en vigueur et le délai des vérifications concernant les exploitants déjà présents sur les plateformes.

Amendement n° 565 · M. Meurin · Article 8

Amendement n° 565 de M. Meurin à l'article 8 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
16 pour33 contre4 abstentions
26 févr. 2026N° 5747
Avancer au sixième mois l’application des nouveaux contrôles des plateformes de VTC contre les fraudes des exploitants
Tous les groupes

Le projet de loi imposerait aux plateformes de VTC de vérifier l’origine des attestations d’inscription au registre des exploitants, notamment pour éviter leur location ou leur prêt à des conducteurs indépendants. Elles devraient aussi contrôler périodiquement l’absence de travail dissimulé et d’emploi de salariés non autorisés à travailler en France, et repérer les incohérences manifestes entre activité, salaire et heures déclarées.

L’amendement avancerait la date limite d’application de ces obligations au premier jour du sixième mois suivant la publication de la loi, contre le dix-huitième mois prévu. Les auteurs souhaitent une mise en conformité rapide face aux fraudes et aux risques pour les clients qu’ils dénoncent. Un décret fixerait toujours la date d’entrée en vigueur et le délai des vérifications concernant les exploitants déjà présents sur les plateformes.

Amendement n° 563 · M. Meurin · Article 8

Amendement n° 563 de M. Meurin à l'article 8 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
16 pour31 contre3 abstentions
26 févr. 2026N° 5746
Relever le plafond annuel des amendes des plateformes de transport qui manquent à leurs vérifications contre le travail dissimulé
Tous les groupes

Le projet de loi obligerait les plateformes de transport à vérifier périodiquement que les exploitants ne pratiquent pas de travail dissimulé, n’emploient pas de salariés sans autorisation de travailler et ne prêtent pas leur inscription au registre. Un manquement à ces vérifications serait sanctionné par une amende administrative allant jusqu’à 150 euros par mise en relation avec des passagers.

L’amendement porterait le plafond annuel total de cette amende de 5 % à 10 % du chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France au dernier exercice clos. Les auteurs jugent le plafond de 5 % insuffisamment dissuasif, notamment lorsque le chiffre d’affaires déclaré en France est, selon eux, minoré. Il s’agirait d’un maximum, non d’une amende automatique de 10 %. L’administration continuerait à tenir compte de la gravité du manquement et de la situation du professionnel.

Amendement n° 400 · Mme Feld · Article 8

Amendement n° 400 de Mme Feld à l'article 8 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
28 pour26 contre15 abstentions
26 févr. 2026N° 5745
Fixer une amende minimale de 150 euros par mise en relation pour les plateformes de transport manquant à leurs vérifications sociales
Tous les groupes

Le projet de loi imposerait aux plateformes de transport des vérifications périodiques auprès des exploitants concernant le travail dissimulé, l’emploi de salariés sans autorisation de travailler et le prêt d’une inscription au registre. Il prévoirait une amende administrative maximale de 150 euros par mise en relation avec des passagers effectuée en méconnaissance de cette obligation.

L’amendement ferait de ces 150 euros un minimum plutôt qu’un maximum, conformément à l’objectif des auteurs d’instaurer une amende plancher. Il limiterait ainsi la possibilité de fixer un montant inférieur par mise en relation. Le plafond annuel global de 5 % du chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France au dernier exercice clos resterait toutefois dans le texte, de même que les critères permettant à l’administration d’apprécier la gravité du manquement et la situation du professionnel.

Amendement n° 24 · Mme Lebon · Article 8

Amendement n° 24 de Mme Lebon à l'article 8 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour40 contre1 abstention
26 févr. 2026N° 5744
Élargir les vérifications des plateformes de transport sur les exploitants et les conducteurs et sanctionner les manquements
Tous les groupes

Pour lutter contre le travail dissimulé et l’emploi de personnes sans autorisation de travailler, le projet de loi demanderait aux plateformes de transport de repérer les incohérences manifestes entre chiffre d’affaires généré par chaque conducteur, salaire et heures déclarées.

L’amendement remplacerait cette comparaison par un rapprochement entre les attestations de vigilance et autres documents sur les obligations des exploitants, d’une part, et les données disponibles ou recueillies sur les conducteurs, d’autre part. Selon les auteurs, cette approche rendrait les vérifications plus efficaces sans limiter la loi à trois éléments. Un décret préciserait les données utilisables et les vérifications à effectuer.

Les agents de contrôle pourraient aussi constater les manquements à cette obligation de cohérence. Ceux-ci entreraient dans le régime de sanction administrative prévu par l’article, dont le plafond annuel global est de 5 % du chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France au dernier exercice clos.

Amendement n° 265 · M. Hetzel · Article 8

Amendement n° 265 de M. Hetzel et l'amendement identique suivant à l'article 8 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
26 pour1 contre36 abstentions
26 févr. 2026N° 5743
Obliger les plateformes de VTC à vérifier que l’identité du conducteur correspond aux documents professionnels et à celle affichée au client
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit que les plateformes vérifient périodiquement que les exploitants de voitures de transport avec chauffeur (VTC) peuvent démontrer l’absence de certaines fraudes, notamment de travail dissimulé et de prêt de leur inscription professionnelle à un tiers.

L’amendement ajouterait une vérification de concordance entre l’identité du conducteur, celle déclarée au registre des conducteurs employés, le numéro de sa carte professionnelle et l’identité affichée au client lors de la mise en relation. Lorsqu’un passager réserve une course, le contrôle viserait ainsi à s’assurer que le conducteur annoncé est bien celui qui exerce. Les auteurs invoquent la sécurité des usagers et la lutte contre la location d’un titre de VTC à une autre personne. Les modalités de ces vérifications périodiques seraient précisées par décret.

Amendement n° 564 · M. Meurin · Article 8

Amendement n° 564 de M. Meurin à l'article 8 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Daniel Labaronne : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour28 contre7 abstentions
Recherche et périmètre

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