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Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 138 scrutins publics Tous les textes · Pascale Got
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22 mai 2026N° 6870
Maintenir la possibilité de créer des périmètres de protection éloignée des captages et supprimer la compensation prévue aux communes et le délai des décrets
Tous les groupes

Le texte en discussion réserverait l’ajout d’un périmètre de protection éloignée, une zone de prévention des pollutions autour d’un captage, aux prélèvements exemptés de l’obligation de contribuer à la préservation de l’eau. Cette contribution désigne une mission des organismes publics producteurs d’eau, pas une taxe.

Le sous-amendement supprimerait cette restriction. Il supprimerait aussi la compensation financière prévue pour les charges nouvelles des communes et de leurs groupements, ainsi que le délai de six mois imposé pour prendre les décrets d’application, sans retirer les autres obligations nouvelles.

Les auteurs craignent une prévention affaiblie et inégale selon les territoires. Ils jugent aussi six mois insuffisants pour préparer les règles et consulter les acteurs concernés. Toutefois, le sous-amendement conserverait une autre disposition supprimant les périmètres éloignés existants lors de la délimitation de l’aire alimentant le captage.

Sous-amendement n° 2407 · Mme Manon Meunier · Article 8

Sous-amendement n° 2407 de Mme Manon Meunier à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour79 contre4 abstentions
22 mai 2026N° 6869
Conserver les captages sensibles et fixer leur seuil de qualité à 60 % de la norme de l’eau distribuée
Tous les groupes

Le texte en discussion supprimerait l’article du code de l’environnement qui définit les points de prélèvement d’eau dits « sensibles ». Le droit actuel relie cette qualification à la transmission, par le responsable public de la production d’eau, d’un plan d’action et d’une proposition de zone à protéger.

Le sous-amendement conserverait cet article et inscrirait directement dans la loi un seuil de 60 % de la norme de qualité de l’eau distribuée, appliqué à l’eau brute, avant traitement. Il supprimerait aussi la restriction aux seuls paramètres définis par arrêté ministériel.

Les auteurs souhaitent préserver cette catégorie de captages et reprendre le seuil retenu, selon eux, par une majorité des membres du Groupe national captage. Ce pourcentage servirait à qualifier les captages, et non à modifier la norme de qualité de l’eau distribuée aux habitants.

Sous-amendement n° 2325 · M. Raux · Article 8

Sous-amendement n° 2325 de M. Raux à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
41 pour75 contre0 abstentions
22 mai 2026N° 6868
Conserver les captages sensibles et préciser les critères de pollution et de manque d’eau pour les identifier
Tous les groupes

Le texte en discussion supprimerait l’article relatif aux captages « sensibles ». Le sous-amendement le conserverait et imposerait de prendre en compte les dépassements de qualité liés aux pesticides autorisés, les non-conformités liées aux substances interdites et les risques de manque d’eau.

Parmi ces captages, ceux dépassant 80 % de la norme de qualité de l’eau distribuée, appliquée à l’eau brute avant traitement, seraient classés prioritaires. Ce seuil ne modifierait pas la norme de l’eau distribuée. Pour les captages prioritaires, le texte prévoit que le préfet délimite leur aire d’alimentation et arrête un programme pouvant limiter ou interdire certaines pratiques agricoles polluantes.

Dans l’attente du décret, les captages recensés comme sensibles dans les schémas directeurs de gestion des eaux seraient notamment reconnus comme tels. Les auteurs souhaitent préserver cette catégorie et reprendre des critères issus, selon eux, des travaux du Groupe national captage.

Sous-amendement n° 2337 · M. Raux · Article 8

Sous-amendement n° 2337 de M. Raux à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
37 pour75 contre0 abstentions
22 mai 2026N° 6867
Maintenir dans la loi la catégorie des captages sensibles pour protéger les prélèvements d’eau destinée à la consommation humaine
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit de supprimer l’article du code de l’environnement qui institue les « points de prélèvement sensibles », une catégorie de captages d’eau destinée à la consommation humaine. Il prévoit par ailleurs un classement de points de prélèvement prioritaires, assorti de programmes de protection contre les pollutions.

Le sous-amendement empêcherait cette suppression et maintiendrait l’existence juridique des captages sensibles. Selon ses auteurs, cette catégorie découle d’une directive européenne sur l’eau potable et sa définition par décret a été retardée. Ils souhaitent préserver le travail engagé pour la définir et inciter le Gouvernement à publier ce décret. Le sous-amendement ne fixerait toutefois pas lui-même les critères permettant de qualifier un captage de sensible.

Sous-amendement n° 2324 · M. Raux · Article 8

Sous-amendement n° 2324 de M. Raux à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
39 pour75 contre0 abstentions
22 mai 2026N° 6866
Obliger le préfet à consulter les acteurs locaux et conditionner les restrictions agricoles protégeant les captages à des alternatives fiables et acceptables financièrement
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que le préfet arrête des programmes de protection autour des points de prélèvement d’eau classés prioritaires. Dans les zones contribuant le plus aux pollutions, ces programmes pourraient limiter ou interdire certaines pratiques agricoles et l’utilisation d’intrants, les produits apportés aux cultures.

Le sous-amendement imposerait une concertation avec les acteurs locaux concernés par la protection de l’eau ou susceptibles d’en affecter la qualité. Il interdirait aussi d’imposer ces restrictions sans alternatives techniquement fiables et financièrement acceptables. Les auteurs invoquent les incidences possibles sur les activités agricoles et agroalimentaires. Cette condition encadrerait donc les mesures que le préfet pourrait prescrire pour protéger l’eau, sans définir elle-même comment apprécier la fiabilité technique ou le coût acceptable des alternatives.

Sous-amendement n° 2343 · Mme Minard · Article 8

Sous-amendement n° 2343 de Mme Minard et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour70 contre2 abstentions
22 mai 2026N° 6865
Imposer au préfet de cibler les sources actuelles de pollution dans les restrictions agricoles autour des captages prioritaires
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit des programmes de protection dans les zones qui contribuent le plus à la pollution des captages prioritaires, où l’eau est prélevée. Le préfet pourrait y encadrer, limiter ou interdire certaines pratiques agricoles et l’utilisation d’intrants, les produits apportés aux cultures. Ces mesures devraient cibler des sources de pollution sur lesquelles une action pourrait améliorer la qualité de l’eau.

Le sous-amendement préciserait que les sources ciblées doivent être « actuelles ». Ses auteurs jugent le ciblage prévu trop vague et souhaitent relier les restrictions aux pollutions présentes pour améliorer l’efficacité des programmes. Cette précision encadrerait le choix des sources visées, sans modifier les types de restrictions autorisés.

Sous-amendement n° 2341 · Mme Minard · Article 8

Sous-amendement n° 2341 de Mme Minard et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
47 pour64 contre1 abstention
22 mai 2026N° 6864
Plafonner les seuils de classement des captages prioritaires à 80 % des normes d’eau potable appliquées aux eaux brutes
Tous les groupes

Le texte en discussion confie à un décret la définition des seuils de qualité de l’eau servant à classer les points de prélèvement prioritaires. Ce classement conduirait le préfet à délimiter leur aire d’alimentation et à prévoir des actions dans les zones les plus contributives aux pollutions, notamment des restrictions agricoles.

Le sous-amendement plafonnerait ces seuils à 80 % des normes d’eau destinée à la consommation humaine appliquées aux eaux brutes, c’est-à-dire avant traitement. Ce pourcentage encadrerait le classement des captages, et non une nouvelle norme pour l’eau distribuée. Les auteurs souhaitent déclencher la protection plus tôt. Ils craignent que la seule exigence d’une démarche préventive laisse le décret retenir des seuils trop proches des limites sanitaires, voire supérieurs à celles-ci.

Sous-amendement n° 2347 · Mme Le Feur · Article 8

Sous-amendement n° 2347 de Mme Le Feur à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour73 contre0 abstentions
22 mai 2026N° 6863
Exclure les substances interdites des seuils servant au préfet à classer les prélèvements d’eau comme prioritaires
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que le préfet classe certains prélèvements d’eau potable comme prioritaires selon des critères fixés par décret. Dans les zones alimentant ces captages qui contribuent le plus aux pollutions, il devrait établir un programme pouvant limiter ou interdire certaines pratiques agricoles.

Le sous-amendement imposerait d’exclure des seuils de classement les substances dont l’utilisation est interdite en France. Il supprimerait aussi les mentions d’une démarche préventive et de l’objectif de bon état des eaux, tout en conservant celui de sécurisation de l’alimentation en eau potable.

Selon ses auteurs, des pollutions anciennes peuvent persister dans les nappes et conduire à contraindre des agriculteurs sans agir sur les causes actuelles. L’exclusion proposée porterait sur toutes les substances interdites, et pas seulement sur les cas où elles constituent l’unique motif de classement.

Sous-amendement n° 2339 · Mme Minard · Article 8

Sous-amendement n° 2339 de Mme Minard et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour73 contre0 abstentions
22 mai 2026N° 6862
Encadrer les seuils de classement des prélèvements d’eau sensibles et prioritaires pour le préfet
Tous les groupes

Le texte en discussion confie à un décret les critères de classement des prélèvements d’eau prioritaires. Ce classement conduirait le préfet à établir, dans les zones contribuant le plus aux pollutions, un programme pouvant restreindre certaines pratiques agricoles.

Le sous-amendement réintroduirait les prélèvements « sensibles » dans les critères définis par décret et encadrerait les seuils dans la loi. Ceux-ci devraient être inférieurs à 60 % du seuil réglementaire de qualité de l’eau distribuée pour les prélèvements sensibles, et à 80 % pour les prioritaires, cette référence étant appliquée à l’eau brute, avant traitement.

Il ajouterait également l’objectif de réduire les traitements nécessaires pour rendre l’eau potable. Ses auteurs souhaitent ainsi conserver la catégorie des captages sensibles et limiter la latitude du décret. Ces pourcentages encadreraient le classement des captages, et non une nouvelle norme pour l’eau du robinet.

Sous-amendement n° 2316 · M. Raux · Article 8

Sous-amendement n° 2316 de M. Raux à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
40 pour76 contre1 abstention
22 mai 2026N° 6861
Empêcher le préfet de classer un prélèvement d’eau comme prioritaire sur la seule présence de substances interdites
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que le préfet identifie des prélèvements d’eau potable prioritaires. Dans les zones alimentant ces captages qui contribuent le plus aux pollutions, un programme devrait encadrer les activités et pourrait limiter ou interdire certaines pratiques agricoles et certains intrants.

Le sous-amendement interdirait de fonder ce classement sur la seule présence de substances dont l’utilisation est interdite en France. Leur présence ne serait donc pas exclue de toute appréciation, mais ne pourrait suffire à elle seule à justifier le classement.

Selon les auteurs, certaines pollutions proviennent d’usages anciens. Ils veulent éviter de contraindre les agriculteurs actuellement installés pour des pratiques passées sur lesquelles ils n’ont pas de prise, avec des mesures qu’ils jugent alors inadaptées à la source de pollution.

Sous-amendement n° 2354 · Mme Minard · Article 8

Sous-amendement n° 2354 de Mme Minard et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
75 pour39 contre1 abstention
22 mai 2026N° 6860
Faire désigner par le préfet les prélèvements d’eau prioritaires parmi les captages « sensibles » plutôt que « non exonérés »
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que les producteurs publics d’eau contribuent à préserver la ressource, avec une possibilité d’exonération selon la qualité de l’eau avant traitement. Le préfet choisirait les prélèvements prioritaires parmi les prélèvements « non exonérés ». Ce classement entraînerait un programme de protection pouvant encadrer les pratiques agricoles dans les zones les plus contributives aux pollutions.

Le sous-amendement remplacerait, dans cette règle de sélection, « non exonérés » par « sensibles », avec un renvoi aux conditions prévues pour la contribution des producteurs d’eau. Ses auteurs souhaitent conserver le terme usuel des acteurs de l’eau pour les captages présentant des niveaux de pollution préoccupants. Cette modification ne fixerait elle-même aucun nouveau seuil de pollution ni aucune restriction agricole supplémentaire.

Sous-amendement n° 2305 · M. Raux · Article 8

Sous-amendement n° 2305 de M. Raux et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour75 contre0 abstentions
22 mai 2026N° 6859
Encadrer les seuils utilisés par les préfets pour classer les points de prélèvement d’eau potable comme prioritaires
Tous les groupes

Le texte proposé prévoit que le préfet classe certains points de prélèvement d’eau potable comme prioritaires, selon des critères définis par décret. Ce classement imposerait de délimiter leur aire d’alimentation et d’y prévoir des actions contre les pollutions, pouvant limiter certaines pratiques agricoles.

Le sous-amendement permettrait de choisir ces points dans tout le département, sans les limiter aux points non exonérés de la contribution à la préservation de l’eau. Dans l’attente du décret, le préfet devrait appliquer à l’eau brute, avant traitement, un seuil de classement ne dépassant pas 80 % du seuil réglementaire de qualité de l’eau distribuée.

Les auteurs souhaitent éviter que l’attente du décret et l’absence de méthode commune retardent la protection ou entraînent des différences territoriales. Ce seuil servirait au classement des captages, et non à modifier les normes de l’eau distribuée.

Sous-amendement n° 2313 · M. Raux · Article 8

Sous-amendement n° 2313 de M. Raux à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
41 pour74 contre0 abstentions
22 mai 2026N° 6858
Obliger les préfets à délimiter les aires d’alimentation des captages lorsque les responsables de l’eau ne le font pas
Tous les groupes

Une aire d’alimentation de captage est le territoire qui alimente un point de prélèvement d’eau potable. Le texte proposé permettrait au préfet de la délimiter si la personne publique responsable de l’eau ne transmet pas de proposition. Il ne serait obligé de le faire que pour les points classés prioritaires.

Le sous-amendement rendrait cette intervention obligatoire sans la réserver aux points prioritaires. Le préfet devrait aussi identifier les zones contribuant le plus aux pollutions. Ainsi, l’absence de proposition locale ne laisserait plus cette délimitation à son appréciation.

Les auteurs veulent éviter que cette étape de protection dépende uniquement d’une catégorie dont les critères restent à fixer par décret. L’extension porterait sur la délimitation des territoires et le repérage des sources de pollution, sans étendre à tous les captages le programme d’actions prévu pour les points prioritaires.

Sous-amendement n° 2304 · M. Raux · Article 8

Sous-amendement n° 2304 de M. Raux à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
38 pour76 contre1 abstention
22 mai 2026N° 6857
Écarter la réforme confiant aux préfets la protection des captages prioritaires et supprimant certains périmètres de protection éloignée
Tous les groupes

Le texte proposé renforcerait le rôle du préfet dans la délimitation des territoires alimentant les captages d’eau potable. Pour les points prioritaires, il devrait fixer un programme pouvant limiter ou interdire certaines pratiques agricoles polluantes. La délimitation d’une aire d’alimentation supprimerait aussi le périmètre de protection éloignée existant. Selon les auteurs, ces périmètres servent à prévenir les contaminations diffuses autour des captages.

Le sous-amendement supprimerait cette réorganisation, notamment le classement des points prioritaires, les programmes associés et ce mécanisme de suppression des périmètres éloignés. Il conserverait aussi l’article relatif aux captages « sensibles », que le texte prévoit d’abroger.

Les auteurs craignent que la réforme concentre les obligations sur trop peu de captages et affaiblisse les protections existantes. Ils contestent également le pouvoir accru confié au préfet sans moyens suffisants, selon eux, pour réduire les pollutions à la source.

Sous-amendement n° 2404 · Mme Hignet · Article 8

Sous-amendement n° 2404 de Mme Hignet à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
35 pour79 contre3 abstentions
22 mai 2026N° 6856
Écarter les nouvelles règles d’organisation et de transmission des plans de protection des captages par les responsables publics de l’eau
Tous les groupes

Le droit en vigueur prévoit déjà que les responsables publics de l’eau transmettent au préfet un plan d’action et une proposition de délimitation du territoire alimentant les captages. Le texte proposé ajouterait la possibilité de créer une cellule d’animation et un comité de pilotage associant les services de l’État. Il demanderait aussi d’identifier les zones contribuant le plus aux pollutions et prévoirait un délai de transmission fixé par décret, limité à trois ans.

Le sous-amendement supprimerait ces modifications, ainsi que la suppression proposée du dernier alinéa de l’article L. 2224-7-7. Il ne supprimerait pas l’obligation existante de transmettre un plan et une proposition de délimitation.

Les auteurs jugent cette organisation trop peu contraignante face aux pollutions et le délai envisagé trop long. Leur proposition écarterait ces dispositions sans créer de nouvelles obligations de réduction des pollutions à la source.

Sous-amendement n° 2403 · Mme Hignet · Article 8

Sous-amendement n° 2403 de Mme Hignet à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
37 pour74 contre4 abstentions
22 mai 2026N° 6855
Limiter aux seuils de qualité de l’eau les critères d’exonération des producteurs publics d’eau prévus par décret
Tous les groupes

Le texte en discussion obligerait les organismes publics qui produisent de l’eau et assurent son prélèvement à contribuer à la préservation de la ressource. Il permettrait toutefois de les exonérer selon la qualité de l’eau brute, avant traitement. Un décret définirait les critères de cette exonération, notamment les seuils de qualité à ne pas dépasser.

Le sous-amendement retirerait la mention générale des « critères d’exonération » pour ne conserver que les seuils, la méthode et les conditions de révision prévus par décret. Ses auteurs souhaitent privilégier la prévention des pollutions et éviter les exonérations. Toutefois, la possibilité même d’exonérer un organisme selon la qualité de l’eau resterait inscrite dans le texte. Aucun niveau chiffré de qualité ne serait fixé par ce vote.

Sous-amendement n° 2368 · M. Potier · Article 8

Sous-amendement n° 2368 de M. Potier à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
52 pour50 contre14 abstentions
22 mai 2026N° 6854
Obliger les producteurs publics d’eau à préserver la ressource sans les exonérations prévues dans le texte
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoirait que les organismes publics produisant de l’eau et assurant tout ou partie du prélèvement contribuent à préserver la ressource. Il écarterait cette obligation pour ceux qui ne sont pas tenus d’établir un plan de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau. Il permettrait aussi une exonération selon la qualité de l’eau brute, avec des critères fixés par décret.

Le sous-amendement supprimerait ces deux exceptions ainsi que le décret encadrant l’exonération. L’obligation de contribuer à la préservation de l’eau s’appliquerait donc à tous les organismes visés. Les auteurs craignent que des critères encore indéterminés permettent des exonérations trop larges et retardent la prévention des pollutions. Cette contribution concerne la gestion et la protection de la ressource, et non une taxe dont le texte fixerait le montant.

Sous-amendement n° 2299 · M. Raux · Article 8

Sous-amendement n° 2299 de M. Raux et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
36 pour75 contre1 abstention
22 mai 2026N° 6853
Renforcer le suivi des producteurs publics d’eau pour protéger les captages et fixer des objectifs d’agriculture biologique
Tous les groupes

Selon les auteurs, les pollutions par les nitrates et les pesticides menacent les captages d’eau potable et alourdissent les traitements. Les producteurs publics d’eau doivent déjà transmettre au préfet un plan d’action pour les captages concernés.

L’amendement rétablirait l’article supprimé et imposerait un bilan annuel. Sans transmission du plan dans les délais, l’administration établirait un programme d’actions. Si les progrès étaient insuffisants, le préfet pourrait impulser des actions complémentaires. Dans les aires alimentant les captages sensibles, ces programmes devraient viser 25 % des surfaces agricoles utiles en agriculture biologique en 2034 et 50 % en 2040, tout en maintenant les espaces naturels et sans intrants.

Tout incident ou projet susceptible d’affecter la quantité ou la qualité de l’eau captée devrait être signalé au producteur public d’eau et pourrait faire l’objet d’une expertise indépendante de l’État. Les auteurs souhaitent préserver une protection à l’échelle de toute l’aire alimentant le captage.

Amendement n° 797 · Mme Trouvé · Article 8

Amendement n° 797 de Mme Trouvé de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour78 contre3 abstentions
22 mai 2026N° 6842
Adapter les prescriptions imposées aux porteurs de projets en zone humide aux fonctions écologiques de la zone concernée
Tous les groupes

Les zones humides sont identifiées selon les caractéristiques de leur sol ou de leur végétation. Selon les auteurs, certaines ont été durablement altérées par des activités anciennes et ne remplissent plus leurs fonctions naturelles liées à l’eau et aux écosystèmes. Les contraintes applicables peuvent notamment concerner l’extension d’un bâtiment agricole ou l’aménagement d’une friche polluée.

L’amendement réintroduirait un article imposant de proportionner les prescriptions des projets relevant de la loi sur l’eau aux fonctions de la zone humide concernée. Cela inclurait les mesures de compensation, destinées à compenser les atteintes du projet. Les auteurs souhaitent ainsi adapter les exigences aux zones dégradées pour faciliter les projets, notamment agricoles. Le texte maintiendrait explicitement l’objectif général de restauration des zones humides dégradées.

Amendement n° 1614 · Gouvernement · Article 7

Amendement n° 1614 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 7 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
77 pour41 contre6 abstentions
22 mai 2026N° 6841
Présumer les parcelles agricoles non humides et obliger l’administration à prouver le contraire à ses frais
Tous les groupes

Les auteurs estiment que l’identification des zones humides et le coût des expertises créent une incertitude pour les exploitations, notamment pour leurs projets de stockage d’eau ou de modernisation.

L’amendement établirait une présomption de non-humidité pour les parcelles exploitées en agriculture. Autrement dit, l’administration devrait démontrer leur caractère humide et payer intégralement l’expertise nécessaire. Cette présomption pourrait donc être renversée, et ne constituerait pas une exclusion définitive de la protection des zones humides.

Le caractère humide devrait être préalablement établi selon des critères scientifiques et techniques définis par décret. Pour les projets concernés par la loi sur l’eau, les prescriptions, notamment les mesures compensant leurs atteintes à la zone, seraient proportionnées aux fonctions de celle-ci. Le changement déplacerait ainsi vers l’administration la responsabilité et le coût de la preuve.

Amendement n° 1405 · M. David Magnier · Article 7

Amendement n° 1405 de M. David Magnier de rétablissement de l'article 7 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
37 pour79 contre6 abstentions
22 mai 2026N° 6840
Consulter systématiquement les commissions locales de l’eau sur la politique d’usage et de stockage partagé de l’eau en montagne
Tous les groupes

Le texte en discussion ajouterait le stockage à la politique d’usage partagé de l’eau prévue par la loi sur la montagne. Il préciserait les besoins concernés, notamment l’eau potable, l’irrigation, la production d’électricité et les loisirs de neige.

L’amendement imposerait de recueillir systématiquement l’avis des commissions locales de l’eau lors de l’élaboration de cette politique. Ces instances de concertation élaborent et suivent les schémas d’aménagement et de gestion des eaux, qui organisent localement la gestion de la ressource. Il s’agirait de demander leur avis, non de leur donner un pouvoir d’autorisation.

Selon les auteurs, leur connaissance du territoire aiderait à articuler les projets de stockage, la préservation des milieux aquatiques et les besoins des différents usagers dans un contexte de tensions croissantes sur l’eau.

Amendement n° 1863 · Mme Battistel · Article 6 ter

Amendement n° 1863 (rect.) de Mme Battistel à l'article 6 ter (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
31 pour76 contre0 abstentions
22 mai 2026N° 6839
Inclure le soutien des cours d’eau en période de basses eaux dans la politique de stockage de l’eau en montagne
Tous les groupes

Le texte en discussion ajouterait le stockage à la politique d’usage partagé de l’eau prévue par la loi sur la montagne. Il énumérerait les besoins concernés, de l’eau potable aux loisirs de neige, en passant par l’irrigation et la production d’électricité.

L’amendement ajouterait à cette liste le « soutien d’étiage », c’est-à-dire le soutien du débit des cours d’eau lorsque leur niveau est bas. Selon les auteurs, cet usage contribue au partage de l’eau entre l’amont et l’aval, au maintien des populations de poissons et à la préservation de la biodiversité. Il serait ainsi explicitement mentionné parmi les finalités de cette politique, sans que l’amendement impose la réalisation d’un ouvrage particulier.

Amendement n° 1077 · M. Schreck · Article 6 ter

Amendement n° 1077 de M. Schreck à l'article 6 ter (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
34 pour74 contre2 abstentions
22 mai 2026N° 6837
Conserver un objectif général de stockage partagé de l’eau en montagne sans liste d’usages ni exclusion du pompage dans les nappes inertielles
Tous les groupes

La loi sur la montagne prévoit de favoriser l’usage partagé de l’eau. Le projet de loi y ajouterait le stockage, une liste de besoins, dont l’eau potable et l’irrigation, et l’exclusion du pompage dans les nappes dites « inertielles », une catégorie que les textes fournis ne définissent pas.

L’amendement supprimerait cette liste et cette exclusion, tout en conservant l’ajout du stockage. Cette suppression ne constituerait pas à elle seule une autorisation de prélèvement.

Les auteurs souhaitent éviter une liste qui limiterait les usages ou en oublierait certains. Ils citent le soutien d’étiage, c’est-à-dire le maintien du débit des cours d’eau pendant les basses eaux, et souhaitent laisser place aux besoins futurs liés à la fonte des glaciers.

Amendement n° 1078 · M. Schreck · Article 6 ter

Amendement n° 1078 de M. Schreck à l'article 6 ter (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
32 pour61 contre2 abstentions
22 mai 2026N° 6836
Ne plus obliger les exploitants de prélèvements d’eau non domestiques à installer une télérelève quotidienne dès 2027
Tous les groupes

L’article 6 bis du projet de loi prévoit notamment d’équiper, à compter du 1er janvier 2027, les installations de prélèvement d’eau non domestiques soumises à autorisation ou à déclaration d’un dispositif de télérelève quotidienne. Celui-ci permet de suivre à distance les volumes prélevés pour aider à gérer la ressource en eau.

L’amendement supprimerait cet article, et donc cette obligation prévue par le projet de loi. Ses auteurs reconnaissent l’utilité de ces équipements, mais jugent leur généralisation prématurée. Ils invoquent une expérimentation en cours dans le cadre du plan eau, qui révèle des obstacles techniques, financiers et organisationnels au déploiement. Ils estiment qu’une généralisation à cette échéance ne serait pas réalisable.

Amendement n° 1615 · Gouvernement · Article 6 bis

Amendement n° 1615 du Gouvernement et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 6 bis (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Pascale Got : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
44 pour35 contre32 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.