Solidarités & logement

773 scrutins dans ce sujet. Les intitulés sont complétés par une lecture des dispositifs. Les décomptes et les positions des députés renvoient aux sources officielles.

Explorer les sous-catégories

773 / 773 scrutins classés à partir du dispositif par l’enrichissement, avec citations contrôlées. Un scrutin peut relever de plusieurs sous-catégories. Les textes non traités ou insuffisamment documentés restent « À classer ». Décomptes sur tout le sujet, avant les autres filtres.

Tous les scrutins sur le sujet

Tous les textes · Solidarités & logement

Réinitialiser
773 scrutins publicsPage 5 / 33
17 juil. 2026N° 8362
Exiger des outils numériques de protection de l’enfance un suivi des informations sur les mineurs en danger lorsque leur nature le justifie
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit des référentiels, c’est-à-dire des règles communes, pour sécuriser les outils numériques de protection de l’enfance et leur permettre d’échanger des données. Ils concerneraient notamment l’État, l’aide sociale à l’enfance et les établissements et services concernés.

L’amendement préciserait que ces règles incluent, lorsque la nature de l’outil le justifie, le suivi des accès et des transmissions, leur date et heure, les accusés de réception et les délais de traitement des informations sur un mineur en danger ou risquant de l’être, particulièrement en cas de danger grave.

Pour une information transmise sur un enfant, il s’agirait de pouvoir vérifier sa réception et son suivi. Selon les auteurs, certaines défaillances viennent d’informations transmises sans suivi effectif. La mesure porterait sur les outils existants, sans créer de nouveau fichier ni de nouvelle procédure.

Amendement n° 487 · Mme Loir · Article 7

Amendement n° 487 de Mme Loir à l'article 7 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour50 contre0 abstentions
17 juil. 2026N° 8360
Informer les parents de l’identité des intervenants auprès de leurs enfants et définir le temps périscolaire concerné
Tous les groupes

L’amendement rétablirait un article supprimé du projet de loi pour imposer l’information des personnes exerçant l’autorité parentale sur l’identité des employés et intervenants du temps périscolaire. Par exemple, pour un enfant accueilli à l’école après la classe, ses parents devraient être informés de l’identité des personnes intervenant durant cet accueil.

Il définirait aussi le temps périscolaire dans le code de l’éducation. Seraient concernés les accueils de mineurs hors temps scolaire, à l’exclusion des samedis, dimanches et vacances scolaires, lorsqu’ils ont lieu dans une école ou proposent aux élèves des activités prolongeant et complétant le service public de l’éducation, même ailleurs. Selon l’exposé des motifs, cette définition vise une information commune quel que soit le lieu d’accueil et cherche à renforcer la confiance des familles. L’obligation porterait sur l’identité des intervenants, non sur la communication de leurs antécédents judiciaires.

Amendement n° 846 · Gouvernement · Article 14

Amendement n° 846 du Gouvernement de rétablissement de l'article 14 (supprimé)(examen prioritaire) du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
32 pour19 contre1 abstention
16 juil. 2026N° 8357
Soumettre au contrôle d’honorabilité les personnels pénitentiaires et les intervenants réguliers auprès des mineurs détenus
Tous les groupes

La réécriture proposée de l’article 5 organiserait un contrôle d’honorabilité auprès des mineurs et des adultes vulnérables. Ce contrôle vérifierait le casier judiciaire, certains fichiers judiciaires et les interdictions d’exercice, avant l’activité puis régulièrement. Les auteurs souhaitent couvrir les contacts avec les mineurs quel que soit le secteur.

Le sous-amendement y soumettrait explicitement les personnels pénitentiaires exerçant, même occasionnellement, dans un établissement ou un quartier pour mineurs. Il viserait aussi les personnes et les agents d’organismes publics ou privés intervenant régulièrement auprès de mineurs détenus sous habilitation ou agrément. Cette autorisation serait refusée ou retirée en cas d’incapacité d’exercice confirmée ou temporaire. Celle-ci pourrait résulter de certaines condamnations définitives, mais aussi d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive inscrite dans les fichiers visés, ou d’une interdiction temporaire préexistante.

Sous-amendement n° 1235 · Mme Hérouin-Léautey · Article 5

Sous-amendement n° 1235 de Mme Hérouin-Léautey à l'amendement n° 1050 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 5 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
95 pour0 contre6 abstentions
16 juil. 2026N° 8354
Soumettre les intervenants de la protection judiciaire de la jeunesse et du secteur associatif habilité au contrôle de l’honorabilité
Tous les groupes

La réécriture proposée de l’article 5 prévoit un contrôle de l’honorabilité pour les activités auprès de mineurs ou de majeurs vulnérables. Il vérifierait certaines condamnations, mises en examen et interdictions d’exercer dans le casier judiciaire et des fichiers spécialisés, avant la prise de fonctions puis régulièrement.

Le sous-amendement y soumettrait explicitement toute personne exerçant une fonction dans les établissements et services de la protection judiciaire de la jeunesse ou du secteur associatif habilité, même temporairement, occasionnellement ou bénévolement. L’obligation s’appliquerait au plus tard le premier jour du sixième mois suivant la publication de la loi.

Certaines condamnations définitives entraîneraient une incapacité d’exercer. Certaines mises en examen, condamnations non définitives ou interdictions préexistantes entraîneraient une incapacité temporaire. Les auteurs souhaitent couvrir les activités auprès des mineurs indépendamment du secteur, tout en indiquant que les modalités de suspension ou de fin de relation de travail restent à préciser dans l’ensemble des secteurs concernés.

Sous-amendement n° 1232 · Mme Hérouin-Léautey · Article 5

Sous-amendement n° 1232 de Mme Hérouin-Léautey à l'amendement n° 1050 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 5 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
69 pour3 contre34 abstentions
16 juil. 2026N° 8351
Soumettre au contrôle de l’honorabilité les intervenants du soutien scolaire, y compris à distance, dans les services à la personne
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement se rattache prévoit un contrôle de l’honorabilité des personnes intervenant auprès de mineurs ou de majeurs vulnérables. Ce contrôle vérifierait certains antécédents judiciaires et interdictions d’exercice, avant le début de l’activité puis régulièrement, en consultant notamment le casier judiciaire et des fichiers judiciaires.

Le sous-amendement élargirait la disposition concernant les services à la personne au-delà des seuls salariés employés directement par un particulier. Il viserait les activités couvertes par le contrôle, quel que soit le statut de l’intervenant, et inclurait expressément le soutien scolaire et les cours à domicile, même organisés à distance. Selon ses auteurs, il s’agit d’inclure spécifiquement le soutien scolaire dématérialisé. Un intervenant donnant ces cours en ligne serait ainsi explicitement concerné, sans que l’absence de présence physique l’exclue du contrôle.

Sous-amendement n° 1202 · M. Arnaud Bonnet · Article 5

Sous-amendement n° 1202 de M. Arnaud Bonnet à l'amendement n° 1050 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 5 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
72 pour1 contre31 abstentions
16 juil. 2026N° 8350
Faire fixer par décret la fréquence des contrôles d’honorabilité des intervenants auprès de mineurs ou de majeurs vulnérables
Tous les groupes

L’amendement que ce sous-amendement modifierait prévoit un contrôle d’honorabilité des professionnels et bénévoles qui enseignent, encadrent, accueillent ou accompagnent des mineurs ou des majeurs vulnérables, même occasionnellement. Il s’agit de vérifier dans le casier judiciaire et des fichiers spécialisés l’absence de certaines condamnations, procédures pénales ou interdictions d’exercer. Ce contrôle aurait lieu avant l’activité, puis « à échéances régulières ».

Le sous-amendement ferait fixer cette fréquence par un décret en Conseil d’État, à prendre dans le mois suivant la promulgation de la loi. Elle devrait être adaptée aux secteurs ainsi qu’à la fréquence et aux conditions des contacts avec les personnes protégées. Selon ses auteurs, cette précision vise à éviter des pratiques très différentes entre administrations ou secteurs. Le vote ne fixerait donc pas lui-même l’intervalle entre deux contrôles.

Sous-amendement n° 1237 · Mme Loir · Article 5

Sous-amendement n° 1237 de Mme Loir à l'amendement n° 1050 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 5 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour73 contre4 abstentions
16 juil. 2026N° 8349
Obliger les employeurs à vérifier directement l’honorabilité en cas d’attestation manquante et écarter les intervenants du contact des publics vulnérables dans l’attente
Tous les groupes

L’amendement principal prévoit un contrôle d’honorabilité des professionnels et bénévoles intervenant auprès de mineurs ou de majeurs vulnérables. Il vise à vérifier l’absence d’interdiction d’exercer liée notamment à certaines condamnations ou procédures pénales. L’employeur ou le responsable pourrait demander une attestation ou interroger directement l’administration.

Ce sous-amendement imposerait d’indiquer le délai de remise et les conséquences d’un retard. Sans attestation dans ce délai, le responsable devrait immédiatement interroger l’administration. Jusqu’à confirmation de l’absence d’incapacité, la personne ne pourrait commencer son activité ni rester dans des fonctions au contact de ces publics.

Les auteurs souhaitent éviter des pratiques différentes selon les structures. Un décret fixerait le délai et préciserait comment prendre en compte les difficultés techniques et les motifs légitimes empêchant la transmission. L’absence de document entraînerait ainsi une mise à l’écart dans l’attente du contrôle, sans constituer en elle-même la preuve d’une incapacité.

Sous-amendement n° 1236 · Mme Loir · Article 5

Sous-amendement n° 1236 de Mme Loir à l'amendement n° 1050 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 5 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
16 pour72 contre9 abstentions
16 juil. 2026N° 8348
Former les assistants familiaux à repérer le danger pour l’enfant, notamment les liens entre cruauté animale et violences intrafamiliales
Tous les groupes

Les assistants familiaux accueillent des enfants à leur domicile et contribuent, par leurs observations quotidiennes, aux rapports adressés aux services de protection de l’enfance et à la justice. L’amendement compléterait leur formation déjà prévue par la loi avec un module consacré au repérage des situations de danger pour le mineur accueilli.

Ce module comprendrait une sensibilisation aux liens documentés entre cruauté envers les animaux et violences intrafamiliales. Selon les auteurs, la maltraitance d’un animal dans le foyer peut constituer un signal précoce de violences, notamment contre les enfants. L’objectif serait d’aider ces professionnels à reconnaître des signes de danger jusque-là peu repérés. Cette mesure compléterait la formation existante, sans créer un dispositif distinct de protection.

Amendement n° 321 · Mme Garin · Après l’article 4

Amendement n° 321 de Mme Garin après l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
50 pour50 contre3 abstentions
16 juil. 2026N° 8347
Former les assistants familiaux à prévenir, détecter et signaler les violences, l’emprise, la radicalisation et l’exploitation des mineurs
Tous les groupes

Le projet de loi réforme l’agrément des assistants familiaux pour favoriser leur recrutement et diversifier l’accueil des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Les auteurs de l’amendement estiment que cette réforme doit aussi renforcer leur préparation aux dangers auxquels certains mineurs sont exposés.

L’amendement compléterait la formation prévue par la loi. Elle devrait porter sur la prévention, la détection et le signalement des violences physiques, psychologiques et sexuelles, mais aussi de l’emprise, de la radicalisation et de l’exploitation des mineurs. Pour un professionnel confronté à des signes de violence chez un enfant accueilli, la formation devrait ainsi aborder non seulement leur reconnaissance, mais aussi leur signalement. Le texte conserverait toutefois l’exemption de cette formation prévue pour l’agrément exclusivement consacré à l’accueil relais.

Amendement n° 312 · M. Lioret · Après l’article 4

Amendement n° 312 (rect.) de M. Lioret après l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour46 contre14 abstentions
16 juil. 2026N° 8346
Organiser l’accueil relais des enfants et contrôler périodiquement l’agrément des assistants familiaux
Tous les groupes

Le texte de référence distinguerait l’accueil continu, intermittent et relais chez les assistants familiaux, qui accueillent des enfants à leur domicile. Le relais compléterait l’accueil principal, notamment pour permettre des congés, dans la limite de cinq semaines par an pour cette dérogation. Un agrément réservé au relais serait possible sans la formation exigée pour l’agrément général, mais ne permettrait pas les accueils urgents de courte durée.

Pour l’enfant, le relais serait préparé progressivement avec les deux assistants familiaux et assuré, sauf exception, par la même personne. Sa rémunération comprendrait une part fixe et une part liée aux périodes effectivement réalisées. L’agrément ferait l’objet d’un contrôle au moins tous les cinq ans et pourrait être conditionné à l’adaptation du logement aux besoins des enfants.

Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance et certains renvois modifiés ne sont pas explicités.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
94 pour0 contre3 abstentions
16 juil. 2026N° 8345
Conditionner le droit au répit des assistants familiaux à une solution d’accueil pour l’enfant qu’ils accueillent principalement
Tous les groupes

Le projet de loi rendrait obligatoire la prévision d’un droit au répit dans le contrat de travail des assistants familiaux. Il créerait aussi un accueil relais, organisé avec l’accueil principal et précédé d’une adaptation progressive de l’enfant auprès de l’autre assistant familial.

L’amendement subordonnerait le droit au répit à l’existence d’une solution d’accueil pour l’enfant dont le professionnel assure l’accueil principal, notamment un accueil relais. Pour un repos prévu le week-end, ce droit serait donc conditionné à une solution pour accueillir l’enfant pendant son absence.

Les auteurs craignent que le manque d’assistants familiaux conduise à des ruptures de parcours, notamment par un accueil en urgence. Ils estiment que l’accueil relais pourrait répondre au besoin, mais jugent sa disponibilité encore incertaine. La condition limiterait ainsi l’exercice du répit lorsqu’aucune solution n’est disponible.

Amendement n° 89 · Mme Sylvie Bonnet · Article 4

Amendement n° 89 de Mme Sylvie Bonnet et les amendements identiques suivants à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
54 pour35 contre4 abstentions
16 juil. 2026N° 8344
Garantir une rémunération mensuelle minimale aux assistants familiaux assurant des accueils relais
Tous les groupes

Le projet de loi organise l’accueil relais pour remplacer temporairement l’assistant familial qui accueille principalement un enfant, notamment pendant ses congés. Il prévoit une rémunération en deux parts, l’une fixe et l’autre liée aux périodes d’accueil effectivement réalisées, avec un minimum fixé par décret.

L’amendement remplacerait cette formule par un montant mensuel minimal garanti. Ce plancher serait fixé par décret en référence au salaire minimum de croissance, sans montant chiffré dans l’amendement. Les indemnités et fournitures destinées à l’entretien des enfants resteraient distinctes de cette rémunération.

Les auteurs souhaitent limiter l’instabilité des revenus et préserver l’attractivité du métier. Leur exposé critique une rémunération purement variable, mais le texte discuté prévoit déjà une part fixe. Le changement proposé serait donc de garantir explicitement un minimum mensuel plutôt que de conserver la formule à deux parts.

Amendement n° 802 · Mme Maximi · Article 4

Amendement n° 802 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
45 pour31 contre0 abstentions
16 juil. 2026N° 8343
Conserver le régime commun de rémunération des assistants familiaux assurant des accueils relais
Tous les groupes

Le projet de loi définit l’accueil relais comme un complément à l’accueil principal d’un enfant, notamment pour permettre des congés. Il prévoit une rémunération spécifique pour les assistants familiaux concernés, avec une part fixe et une part due seulement pour les périodes d’accueil réellement effectuées, quelle que soit la durée prévue au contrat. Un décret en fixerait les éléments et le minimum en référence au Smic.

L’amendement supprimerait cette rémunération spécifique. Les assistants familiaux resteraient soumis au régime commun, selon ses auteurs. Ceux-ci craignent que la part variable rende les revenus plus incertains et aggrave les difficultés de recrutement. Ils redoutent aussi une incitation à multiplier les accueils plutôt qu’à privilégier les besoins et la stabilité de chaque enfant.

Amendement n° 727 · Mme Maximi · Article 4

Amendement n° 727 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour47 contre3 abstentions
16 juil. 2026N° 8342
Permettre aux assistants familiaux de poursuivre après 70 ans l’accueil des jeunes déjà accompagnés, sans nouvel accueil
Tous les groupes

Actuellement, selon l’exposé, les assistants familiaux peuvent poursuivre l’accueil après 67 ans pendant trois ans au maximum, sur autorisation annuelle après avis médical. L’amendement supprimerait ce plafond pour continuer à accompagner un mineur ou un jeune majeur de moins de 21 ans déjà accueilli, en excluant tout nouvel accueil.

L’autorisation pourrait être délivrée pour une durée allant jusqu’à trois ans, au lieu d’un an. L’exposé évoque un examen annuel des aptitudes, mais le dispositif modifie bien la durée possible de l’autorisation. L’objectif annoncé est d’éviter qu’un jeune change de famille d’accueil du seul fait de cette limite d’âge et d’atténuer la pénurie de professionnels dans les départements.

Amendement n° 633 · Gouvernement · Article 4

Amendement n° 633 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
58 pour0 contre11 abstentions
16 juil. 2026N° 8341
Intégrer pleinement les assistants familiaux aux équipes éducatives autour des enfants accueillis
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit que l’assistant familial forme un binôme avec un professionnel éducatif désigné par son employeur. Ensemble, ils contribueraient au suivi de l’enfant, à son projet et au soutien professionnel de l’assistant familial. L’amendement ajouterait que celui-ci est pleinement intégré aux équipes éducatives, au-delà de cette relation à deux.

Pour les auteurs, les possibilités de travailler dans un collectif professionnel sont rares et très variables selon les départements. Ils relient cette situation au sentiment de solitude, au mal-être au travail et au manque d’attractivité du métier. L’ajout viserait ainsi à inscrire l’assistant familial dans le travail d’équipe autour de l’enfant, sans préciser les modalités pratiques de cette intégration.

Amendement n° 820 · Mme Maximi · Article 4

Amendement n° 820 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
33 pour30 contre0 abstentions
16 juil. 2026N° 8340
Soumettre les assistants familiaux agréés uniquement pour l’accueil relais aux mêmes exigences de formation que les autres
Tous les groupes

Le projet de loi crée un agrément, c’est-à-dire une autorisation du département, réservé aux accueils relais. Ces accueils complètent l’accueil principal, généralement pour moins de trois jours consécutifs, ou plus longtemps pour permettre des congés. Le texte dispenserait cet agrément de la formation prévue pour les autres assistants familiaux.

L’amendement supprimerait cette dispense et maintiendrait donc l’exigence de formation pour ces professionnels. Ses auteurs soulignent qu’un enfant accueilli même ponctuellement peut être fragilisé par son parcours et nécessiter une prise en charge adaptée. Ils souhaitent que la brièveté du séjour ne justifie pas des exigences de formation différentes, afin de favoriser la qualité et la sécurité de l’accueil.

Amendement n° 724 · Mme Maximi · Article 4

Amendement n° 724 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
31 pour15 contre2 abstentions
16 juil. 2026N° 8339
Conditionner l’agrément des assistants familiaux pour l’accueil relais au suivi d’un stage préparatoire à l’accueil d’enfants
Tous les groupes

Le projet de loi créerait un agrément, c’est-à-dire une autorisation, réservé à l’accueil relais. Cet accueil complète l’accueil principal pour moins de trois jours consécutifs, avec une possibilité de durée supérieure pour les congés de l’assistant familial principal, dans la limite de cinq semaines par an. Cet agrément serait dispensé de la formation longue des assistants familiaux.

L’amendement maintiendrait cette dispense, mais subordonnerait l’agrément au suivi d’un stage préparatoire à l’accueil d’enfants. Sa durée et son contenu seraient fixés par décret. Les auteurs souhaitent une préparation courte et adaptée au relais. Ils estiment que le caractère ponctuel de cet accueil justifie un allègement de formation, mais pas une absence de préparation face aux fragilités psychologiques et éducatives des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.

Amendement n° 579 · M. Dessigny · Article 4

Amendement n° 579 de M. Dessigny à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour75 contre0 abstentions
16 juil. 2026N° 8338
Obliger les départements à partager les décisions de refus, suspension, retrait ou restriction des agréments des professionnels et structures de l’enfance
Tous les groupes

Selon les auteurs, aucune procédure systématique ne permet aujourd’hui d’informer les autres départements lorsqu’un agrément est suspendu, retiré ou restreint. Un professionnel pourrait ainsi demander une nouvelle autorisation ailleurs sans que le département sollicité dispose de tous les éléments utiles.

L’amendement obligerait le président du conseil départemental à informer ses homologues de tout refus, suspension, retrait ou restriction d’agrément concernant un assistant familial, un lieu de vie, un établissement d’accueil ou tout professionnel de l’enfance. Un décret encadrerait cette transmission, dans le respect des règles de protection des données personnelles. L’objectif annoncé est de sécuriser et de rendre plus cohérente la protection des enfants entre départements. Si l’exposé évoque des décisions définitives concernant les assistants familiaux, le texte proposé ne comporte pas cette condition et couvre davantage de professionnels et de structures.

Amendement n° 1031 · Mme Pantel · Article 4

Amendement n° 1031 de Mme Pantel à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
48 pour53 contre0 abstentions
16 juil. 2026N° 8337
Contrôler les conditions d’accueil des assistants familiaux au moins tous les trois ans plutôt que tous les cinq ans
Tous les groupes

Le projet de loi prévoirait un contrôle de l’agrément des assistants familiaux au moins tous les cinq ans, même lorsqu’ils ont obtenu une qualification après leur formation. Ce contrôle vérifierait que les conditions d’accueil continuent de protéger la sécurité, la santé et l’épanouissement des enfants et jeunes majeurs accueillis.

L’amendement ramènerait à trois ans l’intervalle maximal entre ces contrôles. Leurs modalités resteraient définies par décret. Les auteurs estiment que vérifier les antécédents judiciaires ne suffit pas à repérer des difficultés dans l’accueil quotidien ou des situations de maltraitance. Ils voient aussi dans des contrôles plus réguliers un moyen d’identifier les besoins de soutien des familles d’accueil. Ils citent une donnée de la Drees selon laquelle, en 2024, 68 % des assistants familiaux déclaraient n’avoir jamais été contrôlés.

Amendement n° 728 · Mme Maximi · Article 4

Amendement n° 728 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour46 contre7 abstentions
16 juil. 2026N° 8336
Étendre les condamnations faisant obstacle à l’agrément des assistants familiaux aux discriminations et aux provocations à la haine
Tous les groupes

L’agrément est l’autorisation nécessaire pour exercer comme assistant familial et accueillir des enfants confiés. Le texte en discussion précise le contrôle des condamnations inscrites au bulletin n° 2 du casier judiciaire des adultes vivant au domicile où l’accueil est exercé, hors majeurs accueillis au titre de l’aide sociale à l’enfance.

L’amendement ajouterait aux condamnations faisant obstacle à cet agrément certaines discriminations et provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence. Seraient concernés les motifs liés à l’origine, à l’appartenance réelle ou supposée à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion, ainsi qu’au sexe, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Selon ses auteurs, cette exclusion vise à protéger la sécurité, la dignité et l’intérêt des enfants accueillis.

Amendement n° 187 · Mme Hadizadeh · Article 4

Amendement n° 187 de Mme Hadizadeh à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
69 pour34 contre2 abstentions
16 juil. 2026N° 8335
Distinguer les conditions matérielles et les capacités éducatives et affectives des candidats à l’agrément d’assistant familial
Tous les groupes

Pour accueillir un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance, les candidats à la profession d’assistant familial doivent obtenir un agrément, une autorisation fondée sur l’évaluation de leurs conditions d’accueil. Selon les auteurs, cette évaluation reste trop centrée sur les aspects matériels, alors que le nombre de familles d’accueil diminue et que les placements augmentent.

L’amendement imposerait au référentiel national, qui guide l’évaluation des demandes, de distinguer les conditions matérielles des capacités éducatives et affectives des candidats. L’objectif serait d’apprécier leur aptitude globale à accueillir durablement un enfant. Au-delà du logement, les évaluateurs devraient ainsi considérer la capacité à créer un lien avec l’enfant, à accompagner ses difficultés et à lui offrir un cadre stable, sans supprimer les exigences matérielles d’accueil.

Amendement n° 52 · M. Arnaud Bonnet · Article 4

Amendement n° 52 de M. Arnaud Bonnet à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
58 pour24 contre20 abstentions
16 juil. 2026N° 8334
Supprimer le critère d’âge pour restreindre l’agrément des assistants familiaux selon les caractéristiques du logement
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au président du conseil départemental de délivrer un agrément d’assistant familial limité aux enfants et jeunes majeurs dont l’âge et les besoins correspondent aux caractéristiques du logement. Cet agrément est l’autorisation d’exercer l’activité d’accueil.

L’amendement supprimerait l’âge dans cette possibilité de restriction. Les besoins des personnes accueillies resteraient un critère, et les exigences générales d’adaptation du logement à l’âge ou aux besoins spécifiques seraient conservées.

Les auteurs craignent que des agréments par tranches d’âge provoquent des ruptures d’accueil lorsqu’un enfant atteint une limite administrative. Ils redoutent aussi qu’ils empêchent l’accueil commun de frères et sœurs d’âges différents et compliquent l’organisation des placements. La suppression proposée vise ainsi la stabilité de l’accueil et le maintien des liens entre frères et sœurs.

Amendement n° 792 · Mme Maximi · Article 4

Amendement n° 792 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
37 pour59 contre2 abstentions
16 juil. 2026N° 8333
Supprimer la possibilité prévue pour les assistants familiaux de cumuler leur activité avec un autre emploi
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit qu’un agent public pourrait être autorisé par sa hiérarchie à exercer aussi comme assistant familial salarié d’un organisme public ou privé. Un décret définirait les conditions de cumul de l’accueil familial avec un emploi public ou privé. L’amendement supprimerait ces dispositions du texte en discussion.

Selon ses auteurs, la recherche d’une plus grande attractivité du métier ne doit pas réduire la disponibilité auprès des enfants confiés. Ils soulignent que cet accueil demande une présence et un engagement qui dépassent les moments où l’enfant est effectivement présent. Ils craignent que le cumul transforme progressivement ce métier en activité complémentaire, au détriment de la stabilité de l’accueil.

Amendement n° 1036 · Mme Pantel · Article 4

Amendement n° 1036 de Mme Pantel à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
2 pour78 contre32 abstentions
16 juil. 2026N° 8332
Exclure de l’accueil relais les enfants de moins de trois ans, nés sous le secret ou placés en vue d’adoption
Tous les groupes

Le projet de loi crée un accueil relais, complémentaire à l’accueil principal chez un assistant familial. Prévu pour moins de trois jours consécutifs, il pourrait durer davantage, dans la limite de cinq semaines par année civile, pour permettre à l’assistant familial principal de prendre des congés.

L’amendement interdirait ce relais pour les enfants de moins de trois ans, ceux nés dans le cadre d’un accouchement dans le secret et ceux placés en vue de leur adoption. Pour eux, ce remplacement temporaire ne pourrait donc pas être organisé sous cette forme.

Les auteurs veulent préserver la continuité des liens affectifs. Ils craignent que la multiplication des personnes accueillantes fragilise l’attachement de ces enfants. L’exclusion ne concernerait pas les dispositifs d’accueil d’urgence, auxquels ils resteraient éligibles.

Amendement n° 436 · Mme Santiago · Article 4

Amendement n° 436 de Mme Santiago à l'article 4 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
46 pour57 contre3 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.