Simplification du droit de l'urbanisme et du logement

44 scrutins dans le dossier officiel. Les votes d’articles, amendements et texte entier restent distincts. L’adoption d’un amendement ne prouve pas l’adoption définitive de la loi.

Dossier de l’Assemblée nationale

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44 scrutins publicsPage 2 / 2
15 mai 2025N° 1694
Permettre aux collectivités de transformer les quartiers pavillonnaires et les zones d’activité, en assouplissant les règles des lotissements
Tous les groupes

Selon les auteurs, les quartiers pavillonnaires et les zones d’activité offrent des possibilités de création de logements et de meilleure utilisation de l’espace. Mais la multiplication des parcelles privées complique les projets d’ensemble.

L’amendement permettrait aux collectivités d’y définir des orientations d’aménagement et de programmation, qui organisent les transformations prévues dans le plan local d’urbanisme, puis de créer une opération de transformation urbaine. Celle-ci préciserait les actions, les coûts et les financements, avec une concertation. Les orientations devraient tenir compte du stationnement, des transports collectifs et des équipements publics, tout en garantissant la qualité environnementale et l’insertion du bâti.

Il faciliterait aussi la modification des documents des lotissements. Le seuil d’accord des propriétaires serait ramené à la moitié des propriétaires détenant ensemble au moins la moitié de la superficie, au lieu des majorités renforcées actuelles.

Amendement n° 39 · Mme Lebec · Après l’article 2

Amendement n° 39 de Mme Lebec après l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
66 pour62 contre0 abstentions
15 mai 2025N° 1693
Obliger les collectivités à anticiper les besoins en réseaux d’eau, d’assainissement et d’énergie dans les projets de renouvellement urbain
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement se rapporte permettrait aux collectivités de planifier le renouvellement des secteurs exclusivement ou presque exclusivement pavillonnaires et des zones d’activité. Ces orientations devraient déjà tenir compte des besoins supplémentaires en stationnement, transports collectifs et équipements publics.

Le sous-amendement ajouterait explicitement les réseaux d’eau, d’assainissement et d’énergie à ces besoins. Si un quartier accueille davantage de logements, la collectivité devrait donc prendre en compte les capacités des réseaux dans ses orientations d’aménagement. Selon les auteurs, même une densification limitée peut dépasser les capacités de réseaux dimensionnés pour des pavillons. Leur remplacement peut nécessiter d’ouvrir la voirie et d’interrompre ou de détourner temporairement les services. L’objectif serait d’anticiper ces besoins et leurs coûts, sans imposer par ce seul texte la réalisation de travaux.

Sous-amendement n° 153 · M. Pribetich · Après l’article 2

Sous-amendement n° 153 de M. Pribetich à l'amendement n° 39 de Mme Lebec après l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
64 pour42 contre12 abstentions
15 mai 2025N° 1692
Permettre aux autorités d’urbanisme de déroger aux règles locales pour créer des logements en zone d’activité ou pour les étudiants
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait d’autoriser des logements dans une zone d’activité économique même lorsque le plan local d’urbanisme y interdit l’habitation, pour répondre à un besoin en logements. Une décision motivée serait nécessaire, avec, le cas échéant, l’accord du maire ou du responsable intercommunal compétent. Des dérogations motivées seraient aussi possibles pour des opérations de logements spécifiquement destinés aux étudiants.

Il modifierait également les communes où certaines dérogations sont possibles et permettrait temporairement un taux inférieur dans le premier agrément de certaines résidences hôtelières à vocation sociale. Le taux et les bénéficiaires concernés ne sont pas reproduits, empêchant d’en préciser la portée. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
66 pour45 contre12 abstentions
15 mai 2025N° 1691
Permettre aux autorités d’urbanisme de déroger au plan local d’urbanisme pour réaliser des logements spécifiquement destinés aux étudiants
Tous les groupes

Les auteurs soulignent les difficultés des étudiants à trouver un logement abordable, particulièrement dans les centres urbains denses. Pour encourager de nouvelles constructions, ils proposent d’assouplir les règles locales applicables à ces projets.

L’amendement permettrait à l’autorité qui statue sur les permis et les déclarations préalables de déroger au plan local d’urbanisme, le document qui fixe les règles locales de construction. Cette possibilité serait réservée aux opérations de logements spécifiquement destinés aux étudiants et nécessiterait une décision motivée, expliquant pourquoi la dérogation est accordée.

Il s’agirait d’une faculté pour l’autorité, et non d’un droit automatique pour les constructeurs. Les auteurs souhaitent contribuer à l’objectif annoncé de 35 000 logements étudiants d’ici 2027. La mesure ne fixerait toutefois ni loyer ni condition de prix pour ces logements.

Amendement n° 22 · M. Warsmann · Article 2

Amendement n° 22 de M. Warsmann à l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
66 pour64 contre2 abstentions
15 mai 2025N° 1690
Conditionner les dérogations d’urbanisme pour les logements étudiants à une convention plafonnant leurs loyers
Tous les groupes

L’amendement auquel se rattache ce sous-amendement permettrait à l’autorité chargée des autorisations d’urbanisme de déroger au plan local d’urbanisme, qui fixe les règles locales de construction, pour réaliser des logements spécifiquement destinés aux étudiants. Cette possibilité nécessiterait une décision motivée.

Le sous-amendement réserverait cette dérogation aux opérations faisant l’objet d’une convention plafonnant les loyers, selon des modalités précisées par décret. Ses auteurs souhaitent que l’assouplissement des règles de construction soit lié à l’accessibilité financière des résidences, qu’ils présentent comme le motif d’intérêt général justifiant la dérogation. Le texte ne fixe pas lui-même le montant du plafond et ne l’imposerait pas à tous les logements étudiants.

Sous-amendement n° 152 · M. Pribetich · Article 2

Sous-amendement n° 152 de M. Pribetich à l'amendement n° 22 de M. Warsmann à l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
45 pour80 contre3 abstentions
15 mai 2025N° 1689
Permettre à l’autorité d’urbanisme de réserver à la résidence principale les logements autorisés par dérogation en zone d’activité
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait d’autoriser des logements dans une zone d’activité même lorsque le plan local d’urbanisme y interdit l’habitation. L’autorité chargée de l’autorisation devrait motiver cette dérogation par un besoin en logements.

L’amendement lui permettrait d’imposer, dans la même décision, une servitude de résidence principale, c’est-à-dire une obligation de destiner ces logements à cet usage. Ce serait une faculté, et non une obligation.

Les auteurs souhaitent que ces logements répondent à des besoins durables, notamment dans les territoires industriels ou à forte activité, plutôt que de devenir des résidences secondaires ou des meublés touristiques. Ils soulignent que les documents d’urbanisme interdisant l’habitation n’ont pas prévu cette protection. L’amendement permettrait de l’appliquer directement lors de l’autorisation, sans procédure distincte.

Amendement n° 85 · M. Pribetich · Article 2

Amendement n° 85 de M. Pribetich à l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
70 pour28 contre1 abstention
15 mai 2025N° 1688
Permettre aux collectivités d’écarter, pour des circonstances locales, l’extension territoriale des dérogations d’urbanisme
Tous les groupes

Le texte en discussion élargirait le champ territorial de dérogations permettant de s’écarter de certaines règles locales d’urbanisme. Il viserait les communes connaissant un fort déséquilibre entre l’offre et la demande de logements, ainsi que celles accueillant des opérations de revitalisation de territoire ou d’aménagement.

L’amendement ajouterait une possibilité d’opposition pour la collectivité compétente en matière de plan local d’urbanisme. Celle-ci pourrait écarter cette disposition par une délibération motivée par des circonstances locales.

Les auteurs souhaitent faciliter les projets de logements abordables et les projets environnementaux, tout en préservant le pouvoir local. Leur exposé évoque des dérogations applicables de plein droit. Toutefois, le dispositif ajoute seulement cette possibilité d’opposition à la rédaction prévue et ne supprime pas expressément le caractère facultatif des dérogations.

Amendement n° 114 · M. Huyghe · Article 2

Amendement n° 114 de M. Huyghe à l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
33 pour45 contre0 abstentions
15 mai 2025N° 1687
Supprimer l’élargissement des communes où les autorités peuvent accorder des dérogations aux règles d’urbanisme
Tous les groupes

Le texte en discussion élargirait le champ territorial de dérogations aux règles d’urbanisme. Il viserait les communes présentant un déséquilibre important entre l’offre et la demande de logements, ainsi que celles accueillant des opérations de revitalisation de territoire ou d’aménagement. Ces dérogations permettent d’autoriser certains projets en s’écartant des règles normalement applicables.

L’amendement supprimerait cet élargissement, sans supprimer les dérogations existantes. Ses auteurs s’interrogent sur l’ampleur des possibilités ainsi ouvertes et sur leurs conséquences, en soulignant l’absence d’étude d’impact.

Ils auraient préféré une mesure limitée à la transformation d’immeubles existants en logements, notamment de bureaux. Le dispositif proposé ne crée toutefois pas cette solution plus ciblée. Il retire uniquement l’extension territoriale prévue.

Amendement n° 27 · M. Peu · Article 2

Amendement n° 27 de M. Peu et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour37 contre1 abstention
15 mai 2025N° 1686
Étendre aux territoires à enjeux de développement économique la dérogation prévue pour les résidences hôtelières à vocation sociale
Tous les groupes

Le texte prévoit une adaptation temporaire des règles des résidences hôtelières à vocation sociale dans les territoires présentant des enjeux particuliers d’industrialisation. Lors du premier agrément d’un immeuble sous ce statut, un taux inférieur pourrait être autorisé pour cinq ans au maximum, après concertation avec les autorités chargées de la planification du logement et de l’hébergement. Le passage modifié ne précise ni la valeur de ce taux ni ce qu’il mesure.

L’amendement étendrait cette possibilité aux territoires présentant des enjeux de développement économique, au-delà de l’industrialisation. Ses auteurs souhaitent faciliter l’hébergement temporaire de travailleurs venus pour des chantiers, des missions courtes ou des démarrages d’activité. Ils estiment que l’offre locative traditionnelle est souvent insuffisante ou mal adaptée à ces besoins.

Amendement n° 125 · M. Jeanbrun · Article 2

Amendement n° 125 de M. Jeanbrun à l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
49 pour47 contre5 abstentions
15 mai 2025N° 1685
Maintenir pour les résidences hôtelières à vocation sociale l’obligation de réserver au moins 30 % des logements aux personnes en difficulté
Tous les groupes

Les résidences hôtelières à vocation sociale sont agréées par le préfet pour accueillir notamment des personnes qui peinent à se loger. Elles doivent leur réserver au moins 30 % de leurs logements. Le texte discuté permettrait d’abaisser cette part lors du premier agrément d’un immeuble sous ce statut, pour cinq ans au maximum, dans les territoires présentant des enjeux particuliers d’industrialisation et après concertation avec les autorités locales concernées.

L’amendement supprimerait cette dérogation et maintiendrait le minimum de 30 %. Selon l’exposé, l’assouplissement vise à accueillir temporairement des travailleurs mobilisés sur de grands projets industriels. Les auteurs craignent que cette réponse réduise la place réservée aux personnes en précarité et mette en concurrence leurs besoins avec ceux des salariés.

Amendement n° 60 · Mme Ozenne · Article 2

Amendement n° 60 de Mme Ozenne et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour69 contre31 abstentions
15 mai 2025N° 1684
Écarter les assouplissements pour les résidences hôtelières à vocation sociale et les dérogations d’urbanisme destinées au logement
Tous les groupes

L’article 2 permettrait d’autoriser des logements dans une zone d’activité malgré une interdiction du plan local d’urbanisme, le PLU qui organise les usages du sol, par décision motivée. Il étendrait aussi les territoires bénéficiant de dérogations d’urbanisme. Dans les territoires présentant des enjeux particuliers d’industrialisation, le premier agrément d’une résidence hôtelière à vocation sociale pourrait autoriser un taux inférieur pendant cinq ans au maximum, après concertation avec les autorités concernées. Le passage fourni ne précise pas ce que mesure ce taux.

L’amendement supprimerait l’ensemble de ces possibilités nouvelles. Ses auteurs craignent un hébergement précaire pour les travailleurs et un affaiblissement de la planification et du débat local. Ils reconnaissent l’intérêt de reconvertir les espaces sous-utilisés pour créer des logements, mais contestent le recours à ces dérogations.

Amendement n° 58 · Mme Ozenne · Article 2

Amendement de suppression n° 58 de Mme Ozenne et l'amendement identique suivant à l'article 2 de la proposition de loi de ssimplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour104 contre0 abstentions
15 mai 2025N° 1683
Supprimer la possibilité pour les collectivités d’adapter leurs documents d’urbanisme aux projets de carrières par une procédure intégrée
Tous les groupes

L’article discuté permettrait d’adapter les documents locaux d’urbanisme lorsqu’une création ou une extension de carrière respecte le schéma régional des carrières, mais contredit les règles locales. Cette « mise en compatibilité » passerait par une procédure intégrée, à l’initiative de l’autorité compétente en urbanisme.

L’amendement supprimerait cette possibilité nouvelle. Ses auteurs contestent une mesure présentée comme une simplification pour les élus ruraux. Ils craignent qu’elle facilite des carrières dans des secteurs protégés et affaiblisse la participation des habitants. Le texte prévoit toutefois une initiative locale, et non une modification automatiquement imposée par l’État. La suppression porterait sur cette procédure, non sur une interdiction générale de créer ou d’étendre des carrières.

Amendement n° 54 · Mme Ozenne · Article 1er bis

Amendement de suppression n° 54 de Mme Ozenne et les amendements identiques suivants à l'article 1er bis de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
71 pour62 contre5 abstentions
15 mai 2025N° 1682
Créer un document unique pour les autorisations de construction, d’aménagement et de démolition en Guyane
Tous les groupes

Selon les auteurs, les démarches d’urbanisme sont réparties entre plusieurs formulaires, difficiles à maîtriser. Ils indiquent que, dans certaines communes de Guyane, près de 60 % des constructions n’ont aucune autorisation et voient dans cette complexité un frein à leur régularisation.

L’amendement ferait relever les autorisations relatives aux constructions, aménagements et démolitions en Guyane d’un document unique d’autorisation de permis d’urbanisme. Les auteurs souhaitent faciliter les demandes et les régularisations, réduire l’habitat informel et améliorer le recouvrement de la taxe d’aménagement pour les collectivités. Le dispositif ne précise toutefois ni le contenu de ce document ni ses modalités d’utilisation et ne régulariserait pas, à lui seul, les constructions existantes.

Amendement n° 74 · M. Castor · Après l’article premier

Amendement n° 74 de M. Castor après l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
40 pour29 contre46 abstentions
15 mai 2025N° 1681
Permettre aux porteurs de projets d’intérêt général en Guyane de remplacer les autorisations d’urbanisme par des déclarations en mairie
Tous les groupes

Les auteurs décrivent des procédures d’autorisation longues pour les projets d’intérêt général en Guyane, notamment les logements sociaux. Ils évoquent des enquêtes répétées dans des zones déjà classées urbaines et des délais qui compliquent les échéances de financement des bailleurs sociaux.

Pendant cinq ans à compter de la publication du décret d’application, l’amendement remplacerait les autorisations d’urbanisme des projets d’intérêt général situés en zone urbaine du plan local d’urbanisme ainsi qu’en bande littorale par des déclarations de projets en mairie. Il s’agirait donc de substituer une démarche déclarative à la procédure d’autorisation, et non seulement de raccourcir son instruction. Les auteurs en attendent une réalisation plus rapide des travaux. Le dispositif ne détaille pas le contenu des déclarations ni les modalités de leur contrôle.

Amendement n° 80 · M. Castor · Après l’article premier

Amendement n° 80 de M. Castor après l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
40 pour31 contre46 abstentions
15 mai 2025N° 1680
Dispenser les constructeurs de certains réacteurs nucléaires des règles du livre I du code de la construction et de l’habitation
Tous les groupes

L’amendement concerne la réalisation des réacteurs électronucléaires visés par la loi de juin 2023 sur les nouvelles installations à proximité de sites nucléaires existants. Il les dispenserait du livre I du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article 40 de la loi de mars 2023 sur les énergies renouvelables.

Les auteurs veulent accélérer le programme de nouveaux réacteurs. Ils estiment que les règles écartées sont inadaptées aux contraintes des bâtiments réacteurs et que les dispositions spécifiques de sûreté nucléaire, notamment contre l’incendie et le risque sismique, doivent prévaloir car elles seraient plus contraignantes. La dispense proposée porte sur l’ensemble du livre I, pas seulement sur quelques exigences identifiées. Les sources ne détaillent pas les obligations de l’article 40 dont ces réalisations seraient également exemptées.

Amendement n° 132 · Mme Perrine Goulet · Après l’article premier

Amendement n° 132 de Mme Perrine Goulet après l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
50 pour79 contre3 abstentions
15 mai 2025N° 1679
Maintenir l’enquête publique pour les modifications de PLU augmentant les possibilités de construction de plus de 20 %
Tous les groupes

Le plan local d’urbanisme (PLU) encadre les possibilités de construction. La proposition de loi relèverait de 20 % à 50 % le seuil d’augmentation au-delà duquel sa modification nécessite une procédure avec enquête publique. Elle élargirait ainsi le recours à la modification simplifiée, sans enquête publique.

L’amendement supprimerait ce relèvement et conserverait le seuil de 20 %. Ses auteurs souhaitent préserver la possibilité pour les habitants de s’exprimer sur ces évolutions du PLU. Ils estiment que permettre des augmentations allant jusqu’à 50 % sans enquête publique réduirait la prise en compte de leurs attentes et de leurs besoins.

Amendement n° 26 · M. Peu · Article premier

Amendement n° 26 de M. Peu et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour99 contre7 abstentions
15 mai 2025N° 1678
Permettre aux établissements responsables des SCoT de les évaluer tous les dix ans plutôt que tous les six ans
Tous les groupes

Les schémas de cohérence territoriale (SCoT) sont des documents de planification territoriale soumis à une évaluation tous les six ans. Selon l’exposé, cette évaluation sert à vérifier leur adaptation aux évolutions du territoire et des règles. L’amendement porterait cette échéance à dix ans.

Ses auteurs jugent le délai actuel trop rigide, notamment lorsque les projets d’aménagement s’inscrivent dans un temps long. Ils souhaitent toutefois conserver une évaluation obligatoire pour éviter que certains documents restent durablement sans réexamen. La proposition de loi prévoit par ailleurs une mise en demeure d’évaluer le SCoT dans un délai d’un an, parfois prolongé de six mois, avant qu’il perde sa validité. L’amendement ne supprimerait pas ce mécanisme.

Amendement n° 40 · Mme Marsaud · Article premier

Amendement n° 40 de Mme Marsaud à l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
104 pour31 contre3 abstentions
15 mai 2025N° 1677
Maintenir l’obligation de solariser ou végétaliser les bâtiments non résidentiels concernés dès 500 m² d’emprise au sol
Tous les groupes

La loi prévoit, à compter du 1er janvier 2028, une obligation de solariser ou végétaliser les bâtiments existants concernés et leurs parkings couverts au-delà de 500 m² d’emprise au sol, hors bâtiments résidentiels. La proposition de loi porterait ce seuil à 1 100 m², retirant ainsi de son champ une partie des bâtiments, notamment de bureaux et commerciaux.

L’amendement supprimerait ce relèvement et maintiendrait l’échéance initiale de 2028. Ses auteurs veulent privilégier les panneaux solaires sur les bâtiments et les surfaces déjà artificialisées afin de limiter l’utilisation d’espaces naturels ou agricoles. Ils craignent que le relèvement du seuil freine la production solaire et soulignent l’absence d’évaluation chiffrée de ses effets.

Amendement n° 55 · Mme Ozenne · Article premier

Amendement n° 55 de Mme Ozenne et les amendements identiques suivants à l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
86 pour45 contre7 abstentions
15 mai 2025N° 1676
Maintenir les obligations d’équipement solaire ou de végétalisation des bâtiments et les règles actuelles d’urbanisme
Tous les groupes

L’article relèverait de 500 à 1 100 m² le seuil des obligations d’équipement solaire ou d’aménagement de surfaces végétalisées pour les bâtiments concernés, notamment de bureaux et commerciaux. Ce changement entrerait en vigueur en 2028. L’amendement supprimerait l’article et maintiendrait donc le seuil de 500 m², plutôt que d’exonérer les bâtiments situés entre ces deux seuils.

Il écarterait aussi le passage de 20 % à 50 % du seuil de majoration des possibilités de construction permettant une modification simplifiée du plan local d’urbanisme, ainsi que les changements concernant les établissements publics fonciers.

Les auteurs souhaitent préserver les exigences environnementales et craignent de réduire le débat sur des constructions plus importantes. L’article aménagerait aussi les délais avant caducité des schémas de cohérence territoriale, documents de planification, sans supprimer cette caducité contrairement à leur présentation.

Amendement n° 61 · Mme Ozenne · Article premier

Amendement de suppression n° 61 de Mme Ozenne et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour104 contre1 abstention
15 mai 2025N° 1675
Qualifier automatiquement d’intérêt général les installations nucléaires d’au moins 400 mégawatts thermiques proches de sites existants et leur « Grand chantier »
Tous les groupes

La loi d’accélération du nucléaire de 2023 encadre la construction de nouvelles installations à proximité de sites nucléaires existants. L’amendement rendrait automatique la qualification de projet d’intérêt général pour les installations concernées dont la puissance thermique prévisionnelle atteint au moins 400 mégawatts. Cette qualification facilite l’adaptation des documents locaux d’urbanisme au projet. Elle s’étendrait aux constructions, équipements et travaux qualifiés de « Grand chantier ».

Selon l’exposé, cette extension faciliterait la préparation du chantier, et pas seulement la construction du réacteur. Les auteurs souhaitent accélérer le programme nucléaire et éviter un décret supplémentaire susceptible de recours. Ils rattachent cette simplification aux objectifs de neutralité carbone et de réindustrialisation. La mesure concernerait les procédures d’urbanisme, sans fixer le prix de l’électricité.

Amendement n° 133 · Mme Perrine Goulet · Après l’article 1er

Amendement n° 133 de Mme Perrine Goulet après l'article 1er A de la proposition de loi de simplification du droit de l'urbanisme et du logement (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
47 pour68 contre2 abstentions
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