Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

5 272 scrutins publics Tous les textes · Sébastien Humbert
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11 mai 2026N° 6520
Inviter le Gouvernement français à poursuivre son soutien à la souveraineté de la Géorgie et au respect de ses frontières
Tous les groupes

Selon l’exposé de l’amendement, la Russie est intervenue militairement en 2008 en soutien aux mouvements séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Ses troupes occupent depuis lors 20 % du territoire géorgien, en violation du cessez-le-feu et du droit international. La France s’est opposée à cette occupation.

L’amendement ajouterait une invitation au Gouvernement français à continuer de soutenir fermement la souveraineté de la Géorgie, c’est-à-dire sa capacité à décider elle-même de ses affaires, et son intégrité territoriale dans ses frontières internationalement reconnues. Il réaffirmerait ainsi un soutien diplomatique face à l’occupation russe, sans prévoir de nouvel instrument pour le mettre en œuvre.

Amendement n° 22 · Commission · Article unique

Amendement n° 22 de la commission des affaires étrangères à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien et à réaffirmer notre soutien au destin européen de la Géorgie.

Sébastien Humbert : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
86 pour2 contre0 abstentions
11 mai 2026N° 6519
Appeler les institutions européennes à exiger le respect du pluralisme et des droits fondamentaux avant de reprendre les négociations avec la Géorgie
Tous les groupes

Selon l’exposé de l’amendement, le processus de négociation pour l’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne a été suspendu de fait en novembre 2024, après les élections législatives géorgiennes. Les auteurs estiment que sa reprise suppose non seulement des élections libres et équitables, mais aussi le rétablissement du pluralisme politique et la protection des droits fondamentaux.

L’amendement préciserait l’appel adressé aux institutions européennes en mentionnant explicitement le pluralisme, c’est-à-dire la possibilité pour différents courants politiques de s’exprimer, ainsi que les libertés d’expression, d’association et de manifestation. Il renforcerait ainsi les exigences politiques formulées dans la résolution, sans décider lui-même de la reprise ou de la suspension des négociations.

Amendement n° 23 · Commission · Article unique

Amendement n° 23 de la commission des affaires étrangères à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien et à réaffirmer notre soutien au destin européen de la Géorgie.

Sébastien Humbert : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
62 pour4 contre24 abstentions
11 mai 2026N° 6518
Déplorer dans la résolution le rôle croissant de la Géorgie dans le contournement des sanctions contre la Russie
Tous les groupes

Les auteurs de l’amendement dénoncent un rapprochement de la Géorgie avec Moscou et un éloignement vis-à-vis de l’Ukraine. Ils citent notamment un accord entre une entreprise géorgienne et les autorités de la région ukrainienne occupée de Donetsk, du trafic de pétrole russe par le terminal de Koulevi et le transit vers la Russie de composants pouvant servir à des usages civils comme militaires.

L’amendement ajouterait à la résolution une appréciation déplorant que la Géorgie devienne progressivement une plateforme de contournement des sanctions internationales contre la Russie. Il ferait entrer cette dénonciation dans la position exprimée par la résolution, sans créer de nouvelles sanctions ni de contrôles sur ces échanges.

Amendement n° 6 · M. Pribetich · Article unique

Amendement n° 6 de M. Pribetich à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien et à réaffirmer notre soutien au destin européen de la Géorgie.

Sébastien Humbert : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
61 pour1 contre27 abstentions
11 mai 2026N° 6517
Inscrire dans la résolution le constat européen d’absence de progrès démocratique en Géorgie et l’appel à changer de conduite
Tous les groupes

L’amendement s’appuie sur l’appréciation du Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne du 21 avril 2026. Selon le passage proposé, celui-ci a constaté l’absence de progrès démocratique en Géorgie et demandé aux autorités de modifier leur conduite face au recul de l’État de droit et des droits fondamentaux.

Ce constat serait ajouté aux considérants de la résolution, c’est-à-dire aux éléments qui fondent sa position. Les auteurs souhaitent souligner que les États membres partagent cette appréciation et demandent un changement de cap. L’ajout renforcerait donc l’appui diplomatique de la condamnation formulée dans la résolution, sans instaurer lui-même de sanction ou d’obligation nouvelle pour les autorités géorgiennes.

Amendement n° 20 · Mme Le Grip · Article unique

Amendement n° 20 de Mme Le Grip à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien et à réaffirmer notre soutien au destin européen de la Géorgie.

Sébastien Humbert : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
57 pour1 contre24 abstentions
11 mai 2026N° 6516
Rappeler dans la résolution la suspension européenne de l’exemption de visa pour les titulaires géorgiens de passeports diplomatiques, de service ou officiels
Tous les groupes

L’amendement ferait référence à la décision de la Commission européenne du 6 mars 2026 de suspendre temporairement l’exemption de visa pour les titulaires géorgiens de passeports diplomatiques, de service ou officiels. Cette exemption leur permettait de voyager sans visa dans le cadre du régime concerné. Le passage proposé rattache sa suspension aux violations persistantes des engagements géorgiens en matière de démocratie et de droits fondamentaux.

Selon les auteurs, cette suspension est prévue initialement pour douze mois et pourrait être prolongée, voire étendue, faute d’amélioration. L’amendement présenterait cette décision comme une conséquence concrète du recul démocratique. Il ne suspendrait pas lui-même l’exemption et n’étendrait pas la mesure à l’ensemble des citoyens géorgiens.

Amendement n° 19 · Mme Le Grip · Article unique

Amendement n° 19 de Mme Le Grip à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien et à réaffirmer notre soutien au destin européen de la Géorgie.

Sébastien Humbert : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
55 pour16 contre9 abstentions
11 mai 2026N° 6515
Rappeler la dénonciation par la France, l’Allemagne et la Pologne du contrôle accru de la société civile en Géorgie
Tous les groupes

Le 10 mars 2026, les ministres des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et de la Pologne ont dénoncé de nouvelles lois géorgiennes sur les financements étrangers et les activités politiques, adoptées le 4 mars. Selon leur déclaration, ces lois renforcent le contrôle de l’État et accentuent la pression sur la société civile indépendante, les médias et les défenseurs des droits humains.

L’amendement ajouterait cette déclaration aux considérants de la résolution, c’est-à-dire aux éléments qui motivent sa position. Il appuierait ainsi la condamnation du recul de l’État de droit sur une prise de position diplomatique commune. Cet ajout ne modifierait pas les lois géorgiennes et ne créerait pas de sanction contre leurs auteurs.

Amendement n° 18 · Mme Le Grip · Article unique

Amendement n° 18 de Mme Le Grip à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien et à réaffirmer notre soutien au destin européen de la Géorgie.

Sébastien Humbert : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
55 pour16 contre10 abstentions
11 mai 2026N° 6514
Appuyer la condamnation du gouvernement géorgien sur l’appel européen à libérer les prisonniers politiques
Tous les groupes

La résolution condamne la dérive autoritaire du gouvernement géorgien et soutient la perspective d’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne. L’amendement lui ajouterait une référence à la condamnation européenne des détentions politiques et de la répression de la société civile.

La résolution du Parlement européen citée, datée du 12 mars 2026, demande notamment la libération des personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux. La citer relierait la prise de position française à cet appel. Cet ajout ne constituerait pas lui-même une mesure de libération ni une sanction contre le gouvernement géorgien.

Amendement n° 17 · Mme Le Grip · Article unique

Amendement n° 17 de Mme Le Grip à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien et à réaffirmer notre soutien au destin européen de la Géorgie.

Sébastien Humbert : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
57 pour0 contre23 abstentions
11 mai 2026N° 6513
Supprimer la résolution de l’Assemblée nationale condamnant le gouvernement géorgien et soutenant la perspective d’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne
Tous les groupes

La proposition de résolution entend condamner la dérive autoritaire du gouvernement géorgien et réaffirmer un soutien à la perspective d’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne. L’amendement supprimerait son article unique, donc l’ensemble de cette prise de position proposée à l’Assemblée nationale.

Ses auteurs reconnaissent que la situation politique géorgienne peut susciter des préoccupations, mais estiment que l’Assemblée ne devrait pas arbitrer la vie politique d’un État souverain. Ils invoquent aussi les interrogations que l’élargissement soulève pour la cohésion de l’Union. Enfin, ils jugent cette résolution supplémentaire inutile à l’action diplomatique française, les institutions européennes assurant déjà un suivi de la situation. La suppression porterait sur cette expression parlementaire, et non sur une décision d’adhésion.

Amendement n° 5 · M. Chenu · Article unique

Amendement n° 5 de M. Chenu de suppression de l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à condamner la dérive illibérale et autoritaire du gouvernement géorgien et à réaffirmer notre soutien au destin européen de la Géorgie.

Sébastien Humbert : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour65 contre0 abstentions
7 mai 2026N° 6421
Prévoir un schéma de défense aérienne et anti-drones pour protéger durablement les sites sensibles du territoire national
Tous les groupes

Selon les auteurs de l’amendement, le projet de loi renforce les moyens des forces en opération mais ne traite qu’indirectement la protection aérienne du territoire national. Ils soulignent la vulnérabilité des bases militaires et des infrastructures critiques face aux drones et aux attaques multiples.

L’amendement ajouterait au rapport annexé à la programmation militaire la création d’un schéma de défense aérienne et de lutte anti-drones. Cette organisation viserait une protection permanente des sites militaires, des infrastructures critiques, des installations d’importance vitale et des autres cibles sensibles. Il affirmerait ainsi une priorité de protection sur le territoire national, sans détailler les équipements, les moyens financiers ou le calendrier nécessaires à sa réalisation.

Amendement n° 533 · M. Limongi · Article premier

Amendement n° 533 de M. Limongi à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour50 contre8 abstentions
7 mai 2026N° 6420
Prévoir le financement d’un module d’armement antichar pour l’hélicoptère interarmées léger Guépard
Tous les groupes

L’amendement concernerait l’armement du Guépard, l’hélicoptère interarmées léger. Ses auteurs souhaitent lui donner une capacité de combat contre les blindés, dans un contexte qu’ils décrivent comme marqué par le retour des conflits de haute intensité.

Il ajouterait au rapport annexé à la programmation militaire le financement d’un « pod antichar », un module d’armement destiné à cette fonction. Selon les auteurs, l’architecture modulaire du système HForce permettrait cette évolution à coût maîtrisé, en complément des hélicoptères d’attaque spécialisés. Le dispositif ne chiffre toutefois pas ce financement et ne précise pas les économies qui le couvriraient, même si l’exposé renvoie à des propositions d’économies.

Amendement n° 597 · M. Tonussi · Article premier

Amendement n° 597 de M. Tonussi à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour48 contre7 abstentions
7 mai 2026N° 6419
Affirmer la souveraineté nationale sur la décision d’emploi, la conception, la production et l’entretien des moyens de dissuasion nucléaire
Tous les groupes

Pour les auteurs de l’amendement, l’autonomie de la dissuasion nucléaire française ne se limite pas à décider de l’emploi de l’arme. Elle suppose aussi de maîtriser les capacités industrielles, technologiques et opérationnelles nécessaires pour concevoir, produire et entretenir les systèmes nucléaires.

L’amendement inscrirait ce principe dans le rapport annexé à la programmation militaire. Il affirmerait une stricte souveraineté nationale sur la décision d’emploi et sur les capacités de conception, de production et de maintien en condition opérationnelle, c’est-à-dire l’entretien permettant de conserver ces moyens utilisables. Il fixerait ainsi une orientation de maîtrise nationale de l’ensemble de ces capacités, sans prévoir de programme industriel ou de financement particulier.

Amendement n° 186 · M. Lachaud · Article premier

Amendement n° 186 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
32 pour45 contre2 abstentions
7 mai 2026N° 6418
Inscrire un satellite de détection infrarouge dans le tableau des équipements prévus pour les armées
Tous les groupes

Le rapport annexé à l’actualisation de la programmation militaire fixe les orientations de défense pour 2026–2030. Selon les auteurs de l’amendement, il évoque des capacités de détection infrarouge depuis l’espace, utiles notamment à l’alerte avancée, sans les faire apparaître dans le tableau des équipements prévus.

L’amendement ajouterait à ce tableau une ligne consacrée à un satellite de détection infrarouge. Les auteurs souhaitent ainsi rendre cet objectif explicite et permettre au Parlement d’en suivre la réalisation. Il s’agirait d’inscrire un équipement dans la programmation, et non de constater son lancement ou sa mise en service.

Amendement n° 185 · M. Lachaud · Article premier

Amendement n° 185 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
39 pour32 contre2 abstentions
7 mai 2026N° 6417
Donner la priorité au lancement des deux nanosatellites YODA pour préparer l’action militaire dans l’espace
Tous les groupes

Le démonstrateur YODA, composé de deux nanosatellites, doit permettre aux forces d’acquérir des compétences d’action dans l’espace. Selon les auteurs, son lancement, initialement prévu en 2025, a subi plusieurs reports. YODA prépare le programme EGIDE, destiné à fournir une capacité opérationnelle d’intervention en orbite.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la programmation militaire une attention prioritaire au lancement de YODA dans les meilleurs délais. Les auteurs craignent que de nouveaux reports retardent la formation des opérateurs et le développement d’EGIDE. Cette orientation ne fixerait toutefois pas de nouvelle date de lancement.

Amendement n° 134 · M. Giletti · Article premier

Amendement n° 134 de M. Giletti à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour43 contre5 abstentions
7 mai 2026N° 6416
Prévoir que la France développe seule ses capacités d’alerte avancée plutôt qu’en coopération avec l’Allemagne
Tous les groupes

Le rapport annexé à la programmation militaire fixe les orientations d’équipement des armées. Selon l’exposé de l’amendement, il fait référence à une coopération avec l’Allemagne pour les capacités d’alerte avancée. Les auteurs relient ces capacités à la dissuasion française, sans en préciser la fonction concrète.

L’amendement remplacerait cette référence par un programme souverain et affirmerait que la France dispose des moyens nécessaires pour développer ces capacités de manière autonome. Les auteurs souhaitent une maîtrise pleinement nationale. Ils invoquent les risques de retards, de surcoûts et de blocages que peuvent entraîner, selon eux, les divergences d’intérêts stratégiques entre partenaires. Cette modification inscrirait une orientation nationale dans le rapport, sans chiffrer les moyens nécessaires.

Amendement n° 181 · M. Lachaud · Article premier

Amendement n° 181 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour38 contre2 abstentions
7 mai 2026N° 6415
Prévoir la continuité du renseignement spatial des armées entre les satellites CSO et le programme IRIS
Tous les groupes

Les satellites CSO fournissent aux armées des images à haute résolution pour leurs missions de reconnaissance et d’identification. Selon les auteurs, leur fin de vie est attendue vers 2030, lorsque le programme IRIS doit prendre le relais. Ils signalent un retard de ce programme et craignent une interruption des capacités de renseignement spatial.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé une attention particulière au calendrier d’IRIS pour assurer un chevauchement avec le fonctionnement de CSO. Il demanderait aussi de prendre en compte les besoins de « revisite », c’est-à-dire la fréquence à laquelle les armées peuvent obtenir de nouvelles images d’une même zone. Il ne fixerait pas de nouvelle échéance, mais préciserait les objectifs de continuité et de conception du futur système.

Amendement n° 132 · M. Giletti · Article premier

Amendement n° 132 de M. Giletti à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour34 contre4 abstentions
7 mai 2026N° 6414
Qualifier de retards les changements de calendrier des équipements militaires dans le rapport de programmation
Tous les groupes

Le rapport annexé à l’actualisation de la programmation militaire fixe les orientations de défense pour 2026–2030 et précise les équipements envisagés à l’horizon 2035. Plusieurs passages y emploient les termes « aménagé », « aménagement » ou « décalage » pour décrire des changements de calendrier.

L’amendement remplacerait ces termes par « retardé » ou « retard » dans cinq passages. Présentée comme rédactionnelle par son auteur, cette modification qualifierait plus explicitement ces changements de calendrier de retards. Elle ne modifierait pas elle-même les échéances, les quantités d’équipements ou les ressources prévues.

Amendement n° 586 · M. Tonussi · Article premier

Amendement n° 586 de M. Tonussi à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
23 pour21 contre5 abstentions
7 mai 2026N° 6413
Soumettre certains détenteurs de savoirs scientifiques critiques à une déclaration avant de travailler pour des intérêts étrangers
Tous les groupes

Le texte de référence viserait des professionnels expérimentés détenant des connaissances critiques dans des sites à accès restreint, protégés contre les détournements à des fins terroristes ou de prolifération d’armes de destruction massive. Le ministre les identifierait à partir de listes établies par leurs employeurs. Certains contrats de recherche seraient exclus.

Pendant cinq ans après leur départ, ces personnes devraient déclarer une activité rémunérée dans un secteur protégé au bénéfice d’intérêts étrangers. Le ministre pourrait s’y opposer en cas de risque sérieux de divulgation portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, après avoir recueilli leurs observations.

Des exceptions concerneraient notamment certains bénéficiaires européens. Le non-respect pourrait entraîner la nullité du contrat, trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. L’entrée en vigueur serait fixée au 1er janvier 2027. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 19 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sébastien Humbert : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
81 pour10 contre5 abstentions
7 mai 2026N° 6412
Permettre aux professionnels détenant des connaissances sensibles de présenter leurs observations avant leur inscription au dispositif de contrôle
Tous les groupes

Le texte prévoit un contrôle des activités de professionnels travaillant dans des zones à accès interdit pour protéger des connaissances scientifiques ou techniques critiques contre le terrorisme ou la prolifération d’armes de destruction massive. Le ministre désignerait les personnes concernées à partir d’une liste de l’employeur. Certaines activités rémunérées au bénéfice d’intérêts étrangers devraient ensuite être déclarées, jusqu’à cinq ans après le départ, et pourraient être interdites, sous réserve des exemptions prévues.

L’amendement imposerait une procédure contradictoire avant cette désignation, permettant aux intéressés de présenter leurs observations. Selon ses auteurs, cette garantie permettrait de contester leur inclusion avant d’en subir les contraintes, sans attendre un recours devant le juge. Le texte prévoit déjà une telle possibilité avant une opposition ministérielle à une activité, mais pas au stade de la désignation initiale.

Amendement n° 321 · M. Iordanoff · Article 19

Amendement n° 321 de M. Iordanoff à l'article 19 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour72 contre2 abstentions
7 mai 2026N° 6411
Exclure du contrôle des activités sensibles les personnes menant une recherche sous contrat avec un établissement d’enseignement supérieur
Tous les groupes

Le texte prévoit de contrôler certaines activités rémunérées au bénéfice d’intérêts étrangers de professionnels détenant des connaissances critiques et travaillant dans des zones à accès interdit. Il vise à prévenir leur détournement à des fins de terrorisme ou de prolifération d’armes de destruction massive. Une déclaration serait exigée jusqu’à cinq ans après le départ et le ministre pourrait s’opposer à l’activité. Les contrats doctoraux, postdoctoraux et d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche sont déjà exclus.

L’amendement étendrait cette exclusion aux personnes accédant à ces zones dans le cadre d’une activité de recherche liée à une activité professionnelle sous contrat avec un établissement d’enseignement supérieur. Elles seraient exclues de l’ensemble de ce dispositif, pas seulement de la déclaration. Les auteurs invoquent la liberté académique et citent notamment les professeurs des universités parmi les personnels actuellement non exemptés.

Amendement n° 441 · Mme Pic · Article 19

Amendement n° 441 de Mme Pic à l'article 19 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour67 contre4 abstentions
7 mai 2026N° 6410
Autoriser le renseignement à analyser automatiquement des connexions pour détecter plusieurs menaces, sous contrôle spécifique
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait d’analyser automatiquement des données de connexion pour détecter des ingérences étrangères, des menaces pour la défense, le terrorisme et certaines formes graves de criminalité organisée liées aux trafics. Les adresses internet complètes pourraient être utilisées lorsqu’elles sont strictement nécessaires et répondent aux critères prévus. Au 1er juillet 2029, les finalités seraient ramenées à la prévention du terrorisme.

Le Premier ministre autoriserait les traitements après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement. Un service du Premier ministre serait seul habilité à les exécuter. Les données non détectées seraient immédiatement détruites. Identifier les personnes détectées nécessiterait une autorisation distincte après avis de la commission, et les données recueillies seraient détruites après soixante jours.

La commission disposerait d’un accès permanent aux traitements et aux données. Des rapports au Parlement seraient prévus. Cette version de référence ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 18 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sébastien Humbert : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
77 pour17 contre2 abstentions
7 mai 2026N° 6409
Inclure la prévention des menaces terroristes dans les rapports du Gouvernement au Parlement sur les algorithmes de renseignement
Tous les groupes

Le texte encadre des traitements automatisés, c’est-à-dire des algorithmes analysant des données de connexion pour détecter des menaces. Ils pourraient servir à prévenir le terrorisme, les ingérences étrangères, les menaces pour la défense nationale et certaines formes graves de criminalité organisée. Deux rapports au Parlement sont prévus, mais leur périmètre ne mentionne pas le terrorisme.

L’amendement ajouterait la prévention des menaces terroristes aux deux rapports, attendus avant le 1er juillet 2026 puis au plus tard six mois avant le 1er juillet 2029. Selon les auteurs, cet ajout permettrait de documenter une finalité déjà couverte par ces techniques. Une version comportant des exemples resterait destinée à la délégation parlementaire au renseignement. L’amendement élargirait l’information du Parlement, sans modifier les autorisations de traitement des données.

Amendement n° 318 · M. Iordanoff · Article 18

Amendement n° 318 de M. Iordanoff à l'article 18 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour63 contre8 abstentions
7 mai 2026N° 6408
Limiter dès juillet 2028 les algorithmes de renseignement à la prévention du terrorisme, plutôt qu’en 2029
Tous les groupes

Le texte permettrait d’utiliser des algorithmes sur les données de connexion pour détecter des menaces terroristes, des ingérences étrangères, des menaces pour la défense nationale et certaines formes graves de criminalité organisée. Ces traitements pourraient aussi utiliser, sous conditions, les adresses complètes de ressources consultées sur internet. Leur usage serait recentré sur la seule prévention du terrorisme le 1er juillet 2029.

L’amendement avancerait ce recentrage au 1er juillet 2028. Il réduirait donc d’un an la période d’utilisation pour les autres finalités, sans supprimer l’usage antiterroriste. Les auteurs souhaitent revenir à l’horizon de 2028 fixé par l’expérimentation antérieure, afin de limiter dans le temps des techniques qu’ils jugent particulièrement intrusives et de permettre leur évaluation. Le rapport prévu six mois avant cette échéance serait également avancé d’un an.

Amendement n° 317 · M. Iordanoff · Article 18

Amendement n° 317 de M. Iordanoff à l'article 18 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour74 contre0 abstentions
7 mai 2026N° 6407
Soumettre à un examen complet de la CNCTR tout renouvellement d’un traitement algorithmique de renseignement dont les paramètres changent
Tous les groupes

Le texte en discussion encadre des traitements automatisés qui analysent des données transitant sur les réseaux pour détecter des connexions susceptibles de révéler certaines menaces. La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) donnerait normalement son avis sur leur renouvellement sous 72 heures. Un examen dans les conditions d’une première demande serait requis si les paramètres changent de façon importante.

L’amendement supprimerait ce critère d’importance. Toute modification des paramètres de conception déclencherait un examen par la commission réunie en formation plénière, avec un délai de 30 jours, porté à 45 jours si des adresses internet complètes sont utilisées. Selon ses auteurs, toute différence justifie ce contrôle complet. Même une modification mineure relèverait ainsi de cette procédure plutôt que du délai de 72 heures.

Amendement n° 569 · M. Iordanoff · Article 18

Amendement n° 569 de M. Iordanoff à l'article 18 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour69 contre2 abstentions
7 mai 2026N° 6406
Faire réexaminer par la CNCTR les traitements de renseignement renouvelés pour une autre finalité ou avec des paramètres substantiellement modifiés
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit des traitements automatisés de données de réseau pour détecter certaines menaces, notamment terroristes ou liées aux ingérences étrangères. La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) disposerait normalement de 72 heures pour rendre un avis sur leur renouvellement. Un examen complet serait requis en cas de modification importante des paramètres de conception.

L’amendement prévoirait explicitement deux motifs d’examen complet, l’extension à une autre finalité ou une modification substantielle des paramètres. La commission réunie en formation plénière disposerait alors de 30 jours, ou de 45 jours lorsque des adresses internet complètes sont utilisées. L’objectif annoncé est de lui laisser davantage de temps lorsque l’usage ou la conception du traitement évolue sensiblement. Une modification mineure des paramètres ne suffirait pas, à elle seule, à déclencher cette procédure.

Amendement n° 697 · Mme Thillaye · Article 18

Amendement n° 697 de Mme Thillaye à l'article 18 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Sébastien Humbert : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour37 contre26 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.