La proposition de loi prévoit l’achat d’ArcelorMittal France par l’État. L’amendement exclurait de cette nationalisation les réseaux commerciaux, les systèmes de gestion intégrés et les contrats conclus entre sociétés du groupe au niveau européen.
Selon ses auteurs, les usines françaises dépendent d’une organisation européenne qui répartit les commandes et la production entre les sites. Ils craignent qu’une séparation prive ces usines de débouchés, mais aussi que le transfert des outils communs perturbe les relations avec les autres entités européennes. Présentée comme un amendement destiné à ouvrir le débat, cette exclusion vise à souligner les difficultés d’une nationalisation limitée à la France. Elle délimiterait ce que l’État achèterait, sans préciser comment les sites nationalisés continueraient à accéder à ces outils et flux.
Amendement n° 268 · M. Fayssat · Article premier
Amendement n° 268 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture).
Louis Boyard : Contre

