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Tous les textes · Sandrine Rousseau

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2 969 scrutins publicsPage 7 / 124
9 oct. 2026N° 8650
Confier les plaintes disciplinaires pour violences sexuelles et sexistes à une chambre extérieure au ressort du professionnel de santé concerné
Tous les groupes

Les chambres disciplinaires des ordres professionnels examinent les manquements des professionnels concernés. Les auteurs de l’amendement soulignent que les liens de proximité locaux peuvent nuire à l’impartialité de cet examen et à la confiance des plaignants.

Pour les plaintes pour violences sexuelles et sexistes visées, l’amendement prévoirait que le président de la chambre disciplinaire nationale désigne, sous quinze jours, une chambre de première instance extérieure au ressort où le professionnel est inscrit. Un décret préciserait les critères de désignation. L’objectif serait de rendre ce changement de chambre systématique.

La portée de cet ajout reste toutefois à lire avec le texte discuté. Contrairement à la présentation des auteurs, celui-ci prévoit une transmission à l’agence régionale de santé et exclut la compétence des chambres disciplinaires pour certains faits sexuels. L’amendement ne supprimerait pas cette exclusion.

Amendement n° 1172 · Mme Vidal · Article 49

Amendement n° 1172 de Mme Vidal à l'article 49 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour3 contre24 abstentions
9 oct. 2026N° 8649
Maintenir la compétence des juridictions ordinales pour les plaintes visant des soignants pour violences sexuelles et sexistes
Tous les groupes

L’article 49 prévoit que les plaintes pour violences sexuelles et sexistes seraient transmises au directeur général de l’agence régionale de santé, sans conciliation préalable. Il exclut aussi la compétence des chambres disciplinaires des ordres pour certains faits de violences sexuelles. Ces juridictions professionnelles contrôlent le respect des règles déontologiques et peuvent notamment interdire d’exercer.

L’amendement adresserait plutôt ces plaintes à la chambre disciplinaire de première instance et supprimerait l’exclusion de compétence. Il conserverait l’absence de conciliation et l’information du procureur. Selon ses auteurs, l’agence régionale de santé ne dispose ni du même pouvoir de sanction ni des moyens nécessaires pour remplacer la justice ordinale. Ils souhaitent donc préserver cette voie disciplinaire de traitement des plaintes.

Amendement n° 1164 · M. Gouffier Valente · Article 49

Amendement n° 1164 de M. Gouffier Valente à l'article 49 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
63 pour21 contre2 abstentions
9 oct. 2026N° 8648
Écarter la conciliation devant l’ordre des soignants lorsque la gravité des faits la rend manifestement inappropriée
Tous les groupes

L’article 49 prévoit de ne plus convoquer à une conciliation les personnes portant plainte devant l’ordre professionnel d’un soignant pour des violences sexuelles et sexistes. Cette phase peut amener la personne plaignante à faire face au professionnel mis en cause.

L’amendement étendrait cette dispense aux faits dont la gravité rend manifestement inappropriée une conciliation, même s’ils ne relèvent pas des violences sexuelles et sexistes visées par l’article. Ses auteurs citent notamment les sévices, les privations et les violences physiques ou psychiques. L’ordre devrait ainsi apprécier la gravité des faits pour écarter cette étape, afin qu’elle ne constitue pas un obstacle au dépôt de plainte.

Amendement n° 404 · Gouvernement · Article 49

Amendement n° 404 du Gouvernement à l'article 49 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
56 pour20 contre2 abstentions
9 oct. 2026N° 8647
Inclure les organismes privés à but non lucratif dans l’article 6 de la loi sur la transparence
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit d’ajouter les personnes morales de droit privé à but non lucratif, c’est-à-dire des organismes plutôt que des individus, aux côtés des personnes physiques dans l’article 6 de la loi sur la transparence et la lutte contre la corruption.

Le contenu complet de cet article n’est pas reproduit, ce qui ne permet pas de détailler les conditions et les droits concernés. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 48 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour17 contre0 abstentions
9 oct. 2026N° 8646
Encadrer les signalements de violences par les soignants et protéger ceux qui signalent de bonne foi
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit de modifier les règles permettant aux professionnels et étudiants en santé de signaler des violences. L’accord d’un adulte capable de se protéger serait requis, tandis qu’un adulte incapable de se protéger pourrait faire l’objet d’un signalement sans accord. L’avis d’un mineur serait recueilli selon son âge et son discernement. Un danger grave pourrait justifier de passer outre une opposition, en informant la victime.

En cas de suspicion de danger pour un mineur, les soignants devraient transmettre sans délai une information préoccupante à la cellule départementale et informer le procureur. Les signalements de bonne foi seraient protégés contre les actions en responsabilité, même si les faits ne sont ensuite pas établis. Révéler sans consentement l’identité du soignant serait puni de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 47 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour0 contre0 abstentions
9 oct. 2026N° 8645
Protéger les soignants et étudiants en santé contre les représailles professionnelles après un signalement de bonne foi
Tous les groupes

L’article 47 prévoit de protéger les professionnels et étudiants en santé contre les actions en responsabilité lorsqu’ils signalent de bonne foi des violences dans les conditions prévues par le texte. La bonne foi serait appréciée d’après les informations disponibles au moment du signalement, même si les faits ne sont ensuite pas établis.

L’amendement interdirait aussi les représailles et les mesures défavorables prises en raison de ce signalement, lorsqu’elles touchent l’emploi, la formation, le stage ou le parcours professionnel. Ainsi, un étudiant ne pourrait pas subir une mesure défavorable dans son stage pour avoir effectué un tel signalement. Les auteurs estiment que la crainte de ces conséquences peut freiner les alertes, même en présence d’une protection contre les poursuites.

Amendement n° 257 · Mme Lingemann · Article 47

Amendement n° 257 de Mme Lingemann et l'amendement identique suivant à l'article 47 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
11 pour28 contre13 abstentions
9 oct. 2026N° 8644
Demander aux soignants de rechercher l’accord des victimes majeures avant un signalement et aux médecins de les orienter
Tous les groupes

L’article 47 permettrait à un professionnel ou étudiant en santé de signaler des violences malgré l’opposition de la victime s’il estime qu’elle court un danger grave pour son intégrité physique ou psychique.

L’amendement réserverait cette dérogation explicite aux victimes mineures. Pour une victime majeure, le médecin ou professionnel de santé devrait s’efforcer d’obtenir son accord et, s’il ne peut l’obtenir, l’informer du signalement au procureur. Le médecin devrait également l’orienter vers des structures d’accompagnement social, médical ou psychologique, sans que cette orientation constitue elle-même une prise en charge.

Les auteurs veulent préserver la place de la victime majeure dans la décision. Ils soulignent que son silence peut être lié à une dépendance sociale, matérielle ou économique, d’où l’importance d’associer le signalement à une orientation vers des soutiens.

Amendement n° 814 · Mme Leboucher · Article 47

Amendement n° 814 de Mme Leboucher à l'article 47 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour28 contre11 abstentions
9 oct. 2026N° 8643
Proposer aux doctorants signalant des violences un autre directeur de thèse et écarter la personne mise en cause des décisions
Tous les groupes

Selon les auteurs, la dépendance envers le directeur de thèse peut dissuader un doctorant de signaler des violences sexistes ou sexuelles, par crainte de compromettre ses travaux ou son financement. Ils indiquent qu’un changement de direction est déjà possible, mais sans garantie spécifique pour ces victimes.

L’amendement obligerait l’établissement à proposer sans délai une autre direction de thèse au doctorant signalant de tels faits commis par son directeur. Ce changement ne pourrait remettre en cause son inscription ni son financement. Il s’agirait d’une proposition, non d’un changement imposé au doctorant.

Pendant la procédure disciplinaire, la personne mise en cause ne pourrait participer à aucune instance ni décision concernant cette thèse, notamment au comité de suivi individuel ou au jury de soutenance.

Amendement n° 1083 · Mme Erodi · Après l’article 39

Amendement n° 1083 de Mme Erodi après l'article 39 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour37 contre45 abstentions
9 oct. 2026N° 8642
Supprimer l’accès anticipé au travail prévu pour les demandeurs d’asile faisant état de violences sexuelles
Tous les groupes

Selon l’exposé de l’amendement, l’accès au travail des demandeurs d’asile est actuellement réservé à ceux dont la demande n’a pas été instruite sous six mois pour des raisons indépendantes d’eux. L’article 63 permettrait d’y déroger après une plainte pour violences sexuelles ou sur présentation d’éléments sérieux et concordants. La France devrait être responsable de la demande d’asile, sans certaines procédures accélérées.

L’amendement supprimerait cette dérogation. Il supprimerait aussi la procédure permettant au demandeur de solliciter lui-même l’autorisation de travail, sans communiquer à l’employeur les faits invoqués. Ses auteurs contestent la capacité de l’administration à apprécier ces éléments et craignent des déclarations abusives. Le texte exige toutefois des éléments sérieux et concordants en l’absence de plainte, et non une simple déclaration.

Amendement n° 245 · M. Ménagé · Article 63

Amendement n° 245 de M. Ménagé et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 63 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
100 pour50 contre0 abstentions
9 oct. 2026N° 8641
Supprimer les protections supplémentaires de séjour et contre l’éloignement prévues pour les personnes étrangères victimes de violences
Tous les groupes

L’article 62 élargirait les droits au séjour de personnes étrangères victimes de violences. Il permettrait notamment d’apprécier leur séjour indépendamment de la vie commune rompue pour violences conjugales et étendrait plusieurs cartes de séjour, portées à deux ans. Une autorisation d’un an renouvelable, avec droit au travail, serait aussi prévue sans plainte, après examen individuel et présentation d’éléments sérieux et concordants.

L’amendement supprimerait tout cet article, y compris les protections prévues contre l’obligation de quitter le territoire pendant l’examen du séjour et la procédure pénale, et contre la rétention administrative, c’est-à-dire l’enfermement en vue de l’éloignement, pour certaines victimes de violences sexuelles.

Ses auteurs craignent des abus et un contrôle administratif insuffisant. Ils invoquent également des réserves du Conseil d’État sur l’ampleur des bénéficiaires et la compatibilité de certaines protections avec les règles européennes d’éloignement.

Amendement n° 244 · M. Ménagé · Article 62

Amendement n° 244 de M. Ménagé et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 62 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
121 pour77 contre1 abstention
9 oct. 2026N° 8628
Obliger les employeurs publics et privés à enquêter sur les signalements de violences sexuelles et sexistes
Tous les groupes

Le texte de référence de l’article 44 imposerait aux employeurs informés de violences sexuelles ou sexistes au travail d’indiquer à la personne concernée ses droits et recours et d’ouvrir sans délai une enquête interne. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Pendant l’enquête, des mesures devraient prévenir les contacts entre victime présumée, témoins et personne mise en cause. La victime présumée serait entendue en premier, puis les témoins et la personne mise en cause. Les résultats seraient communiqués aux deux parties en préservant la confidentialité des témoignages.

Un manquement pourrait entraîner une pénalité maximale de 1 % des rémunérations versées l’année précédente dans le privé, et de la rémunération brute annuelle globale du personnel dans le public. Dans le privé, l’auteur d’un signalement pourrait saisir l’inspection du travail s’il estime l’enquête irrégulière ou ses conclusions manifestement insuffisantes.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 44 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
54 pour42 contre0 abstentions
9 oct. 2026N° 8627
Obliger l’administration à tenir compte de la gravité et des pénalités antérieures pour sanctionner les manquements des employeurs
Tous les groupes

Le texte imposerait aux employeurs des obligations après un signalement de violences sexuelles ou sexistes au travail, notamment enquêter sans délai et protéger les personnes concernées. Un manquement pourrait entraîner une pénalité allant jusqu’à 1 % des rémunérations versées l’année civile précédente.

Pour fixer cette pénalité, l’administration devrait, avec l’amendement, tenir compte de la gravité du manquement et du fait que l’employeur a déjà été sanctionné ou non au titre de ces obligations. Les auteurs souhaitent éviter de traiter un employeur déjà pénalisé comme s’il manquait à ses obligations pour la première fois. Le plafond resterait inchangé et aucun barème ni majoration automatique ne serait instauré.

Amendement n° 762 · Mme de Pélichy · Article 44

Amendement n° 762 de Mme de Pélichy à l'article 44 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour48 contre7 abstentions
9 oct. 2026N° 8626
Obliger les employeurs à désigner des personnes compétentes pour enquêter sur les violences sexuelles et sexistes au travail
Tous les groupes

Lorsqu’un salarié signale une agression sexuelle, du harcèlement sexuel ou des agissements sexistes au travail, le texte imposerait à l’employeur de déclencher sans délai une enquête interne. Il prévoit notamment d’entendre la victime présumée, les témoins et la personne mise en cause.

L’amendement ajouterait l’obligation de désigner une ou plusieurs personnes disposant des compétences nécessaires en prévention et en traitement de ces violences pour mener l’enquête. Il préciserait ainsi qui pourrait recueillir et examiner les faits, au-delà des étapes de procédure déjà prévues. Les auteurs s’appuient sur les recommandations de la Défenseure des droits pour demander que ces enquêtes soient confiées à des personnes formées et compétentes.

Amendement n° 516 · Mme Sandrine Rousseau · Article 44

Amendement n° 516 de Mme Sandrine Rousseau à l'article 44 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour72 contre0 abstentions
9 oct. 2026N° 8625
Interdire aux employeurs de déplacer une victime présumée pendant l’enquête sur des violences au travail, sauf à sa demande expresse
Tous les groupes

Après un signalement d’agression sexuelle, de harcèlement sexuel ou d’agissements sexistes au travail, le texte imposerait aux employeurs privés et publics de prendre des mesures conservatoires. Ces mesures provisoires viseraient à éviter les contacts entre la victime présumée, les témoins et la personne mise en cause pendant l’enquête.

L’amendement interdirait de modifier le lieu de travail de la victime présumée dans ce cadre, sauf si elle le demande expressément. L’employeur devrait donc organiser la protection autrement si elle ne souhaite pas partir. Les auteurs veulent éviter que la protection repose sur son éloignement, au prix d’une rupture avec ses habitudes et ses liens professionnels. Un changement de lieu resterait possible à sa demande.

Amendement n° 440 · Mme Leboucher · Article 44

Amendement n° 440 de Mme Leboucher à l'article 44 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour69 contre0 abstentions
9 oct. 2026N° 8624
Obliger les employeurs à informer par écrit et sans délai les victimes présumées des mesures de protection prises
Tous les groupes

Le texte imposerait aux employeurs privés et publics de prendre des mesures conservatoires après un signalement de violences sexuelles ou sexistes au travail. Il s’agit de mesures provisoires pour éviter les contacts entre la victime présumée, les témoins et la personne mise en cause pendant l’enquête.

L’amendement obligerait aussi l’employeur à informer la victime présumée, par écrit et sans délai, des mesures adoptées. Elle disposerait ainsi d’une trace de ce que l’employeur a décidé pour sa protection, sans attendre les résultats de l’enquête. Selon les auteurs, l’absence d’écrit complique les recours devant le tribunal administratif lorsque les mesures prises ne permettent pas de faire cesser les agissements dénoncés.

Amendement n° 435 · Mme Leboucher · Article 44

Amendement n° 435 de Mme Leboucher à l'article 44 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour38 contre30 abstentions
9 oct. 2026N° 8623
Obliger les employeurs à conserver les signalements de violences sexuelles et sexistes pendant une durée strictement nécessaire et proportionnée
Tous les groupes

Le texte en discussion obligerait les employeurs privés et publics à enquêter lorsqu’un salarié ou un agent signale une agression sexuelle, un harcèlement sexuel ou des agissements sexistes au travail. Il prévoirait de conserver le signalement et le rapport d’enquête pendant une durée fixée par décret.

L’amendement remplacerait ce renvoi au décret par une exigence de durée strictement nécessaire et proportionnée au traitement du signalement et à la protection de la victime présumée. Cette règle concernerait aussi bien le signalement que le rapport d’enquête, sans fixer de durée chiffrée. Selon ses auteurs, la conservation devrait tenir compte de la gravité variable des faits allégués et durer aussi longtemps que nécessaire à leur traitement et à la protection de la victime, sans aller au-delà.

Amendement n° 1137 · Mme Firmin Le Bodo · Article 44

Amendement n° 1137 de Mme Firmin Le Bodo à l'article 44 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour35 contre0 abstentions
9 oct. 2026N° 8622
Obliger les centres de formation d’apprentis à remettre aux apprentis un document annexé au contrat sur les risques et leurs droits
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoirait d’inscrire dans le contrat d’apprentissage les mesures prises par l’employeur contre les violences, les discriminations et le harcèlement, ainsi que les moyens de signaler et de traiter ces situations.

L’amendement remplacerait cette disposition par un document annexé au contrat et remis à l’apprenti par son centre de formation. Il porterait sur les risques professionnels, notamment le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles et les agissements sexistes. Il rappellerait aussi le droit de retrait, les travaux interdits aux mineurs, les principes de prévention et les moyens de solliciter l’inspection du travail. Les auteurs souhaitent ainsi rendre systématique l’information des apprentis sur leurs droits. Il s’agirait d’une obligation d’information, et non de la création de ces droits.

Amendement n° 722 · Mme Faucillon · Article 43 bis

Amendement n° 722 de Mme Faucillon et l'amendement identique suivant à l'article 43 bis (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
56 pour0 contre0 abstentions
8 oct. 2026N° 8611
Demander une révision de Schengen pour renforcer les frontières extérieures et contrôler les ressortissants de pays tiers aux frontières nationales
Tous les groupes

Schengen repose sur la suppression des contrôles aux frontières communes, accompagnée de mesures de sécurité. Les auteurs de la résolution jugent ce cadre inadapté aux réalités migratoires et sécuritaires depuis 2015, en invoquant le maintien prolongé de contrôles nationaux.

La résolution inviterait le Gouvernement à défendre une révision du code frontières Schengen. Elle associerait une frontière extérieure européenne aux moyens renforcés et des frontières nationales sous la responsabilité première de chaque État. Les personnes ressortissantes de pays hors de l’Union européenne seraient soumises à des vérifications aux frontières intérieures, notamment par une déclaration d’entrée. Le texte affirme préserver la libre circulation des citoyens de l’Union.

Cette résolution exprimerait une orientation politique, sans modifier elle-même les règles de franchissement des frontières. Le texte de référence est antérieur au vote et ne permet pas de reconstituer d’éventuelles modifications en séance.

Intitulé officiel et portée du vote

Proposition de résolution visant à refonder l'espace Schengen en instaurant une double frontière nationale et européenne (article 34-1 de la Constitution).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sandrine Rousseau : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
144 pour199 contre5 abstentions
7 oct. 2026N° 8608
Accorder aux référents du CSE des heures et une formation supplémentaires contre les violences sexuelles et sexistes au travail
Tous les groupes

Le référent du comité social et économique, ou CSE, intervient contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. Selon les auteurs, il doit actuellement utiliser le temps disponible pour son mandat et ses formations, au risque de délaisser ses autres responsabilités. Le texte en discussion prévoit déjà un droit à la formation sur ces sujets.

L’amendement ajouterait des heures de délégation, c’est-à-dire du temps réservé à ses fonctions, avec un minimum mensuel de six heures dans les entreprises de moins de cinquante salariés et de neuf heures dans les autres.

Il créerait aussi une formation supplémentaire à la prévention, au signalement et au traitement des violences sexistes et sexuelles. Elle durerait au moins trois jours à la première désignation et deux jours au renouvellement. Ce temps serait payé comme du travail et ne serait pas déduit des heures de délégation.

Amendement n° 738 · Mme Cathala · Après l’article 42

Amendement n° 738 de Mme Cathala après l'article 42 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
34 pour97 contre0 abstentions
7 oct. 2026N° 8607
Permettre aux agents publics de consulter le référent aussi pour des violences intrafamiliales
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que tout agent public puisse consulter un référent chargé de l’informer, de l’orienter et de l’accompagner face aux agressions sexuelles, au harcèlement sexuel et aux agissements sexistes. L’employeur public financerait sa formation et lui laisserait le temps nécessaire pour exercer cette mission.

L’amendement ajouterait explicitement les violences intrafamiliales à ce champ. Un agent subissant des violences dans sa famille pourrait ainsi solliciter ce référent à ce titre, même si les faits ne se déroulent pas au travail. Les auteurs souhaitent prendre en compte les répercussions des violences domestiques dans la vie professionnelle, en s’appuyant sur la convention de l’Organisation internationale du travail qui demande d’en atténuer l’impact lorsque cela est raisonnable et réalisable.

Amendement n° 731 · Mme Leboucher · Article 42

Amendement n° 731 de Mme Leboucher à l'article 42 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
34 pour97 contre0 abstentions
7 oct. 2026N° 8606
Intégrer un module sur les violences sexuelles et sexistes à la formation existante du référent du CSE
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoirait un droit à la formation sur les violences sexuelles et sexistes pour le référent du comité social et économique, ou CSE. Il préciserait que l’employeur prend en charge les frais et que la formation se déroule sur du temps de travail rémunéré.

L’amendement remplacerait ces dispositions, pour ce référent, par l’obligation d’inclure un module adapté à ses missions dans sa formation existante. Il préciserait aussi que le référent est chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les salariés. Le module devrait donc le préparer, par exemple, à accompagner un salarié confronté à un harcèlement sexuel.

Selon les auteurs, la formation obligatoire couvre déjà l’ensemble des missions du référent. Ils proposent d’en préciser le contenu plutôt que de créer un droit dédié. L’amendement ne fixerait pas de durée supplémentaire de formation.

Amendement n° 1135 · Mme Firmin Le Bodo · Article 42

Amendement n° 1135 de Mme Firmin Le Bodo à l'article 42 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour87 contre1 abstention
7 oct. 2026N° 8605
Former les référents contre les violences sexuelles et sexistes dans les six mois suivant leur désignation
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une formation des référents chargés d’informer, d’orienter et d’accompagner les salariés et les agents publics face aux violences sexuelles et sexistes. Il prévoit sa prise en charge par l’employeur, sans fixer de délai pour la dispenser.

L’amendement imposerait que cette formation ait lieu dans les six mois suivant la désignation, pour les référents désignés par l’employeur privé, ceux du comité social et économique et ceux de la fonction publique. Les auteurs veulent éviter qu’un référent accueille ses premiers signalements sans les connaissances juridiques et pratiques nécessaires, notamment sur la confidentialité et les risques de représailles. La formation ne deviendrait pas un préalable à la désignation, mais devrait être organisée durant les premiers mois de mission.

Amendement n° 509 · Mme Garin · Article 42

Amendement n° 509 de Mme Garin et l'amendement identique suivant à l'article 42 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
76 pour60 contre2 abstentions
7 oct. 2026N° 8604
Ne plus obliger les employeurs de 50 à 249 salariés à désigner un référent et adapter la formation du référent du CSE
Tous les groupes

Le texte discuté abaisserait de 250 à 50 salariés le seuil obligeant l’employeur à désigner un référent contre les violences sexuelles et sexistes. Il renforcerait aussi le référent du comité social et économique (CSE), l’instance représentant les salariés présente dans les entreprises d’au moins 11 salariés.

L’amendement maintiendrait le seuil de 250 salariés. Il préciserait que le référent du CSE doit orienter, informer et accompagner les salariés, et intégrerait un module adapté à ces missions dans sa formation existante, plutôt que créer un droit distinct à une formation spécifique.

Pour un salarié cherchant à signaler un harcèlement, les auteurs privilégient ainsi un interlocuteur clairement identifié dans les entreprises de moins de 250 salariés. Ils craignent que deux référents aux rôles similaires brouillent les démarches et souhaitent limiter les contraintes de formation des PME.

Amendement n° 475 · Mme Brulebois · Article 42

Amendement n° 475 de Mme Brulebois à l'article 42 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
46 pour100 contre7 abstentions
7 oct. 2026N° 8602
Préciser que les employeurs peuvent être mis en demeure de rédiger et d’actualiser leur document unique d’évaluation des risques professionnels
Tous les groupes

Le document unique d’évaluation des risques professionnels, ou DUERP, sert à prendre en compte les risques auxquels les salariés sont exposés. Le texte en discussion prévoit qu’il contienne des mesures de prévention des agressions sexuelles, du harcèlement sexuel et des agissements sexistes.

L’amendement préciserait que la rédaction et l’actualisation de ce document peuvent notamment donner lieu à une mise en demeure, c’est-à-dire une demande formelle de respecter ses obligations. Selon l’exposé, la direction régionale chargée du travail dispose déjà de ce pouvoir en cas de non-respect des principes généraux de prévention. Les auteurs souhaitent expliciter son application au DUERP pour renforcer le respect des obligations de prévention, notamment contre les violences sexuelles et sexistes au travail.

Amendement n° 542 · Mme Leboucher · Après l’article 41

Amendement n° 542 de Mme Leboucher après l'article 41 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Sandrine Rousseau : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
45 pour116 contre0 abstentions
Recherche et périmètre

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