Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 389 scrutins publics Tous les textes · Matthias Tavel
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19 juin 2025N° 2623
Demander au Gouvernement d’évaluer par un rapport le coût de la décarbonation des énergies dans les départements et régions d’outre-mer
Tous les groupes

Selon les auteurs, les contraintes climatiques et géographiques ainsi que la petite taille des systèmes électriques ultramarins compliquent l’approvisionnement et la gestion des réseaux. Elles nécessitent des solutions adaptées et entraînent des coûts de production électrique plus élevés que dans l’Hexagone, avec de fortes variations entre territoires.

L’amendement demanderait au Gouvernement un rapport sur le coût de la décarbonation du mix énergétique dans les départements et régions d’outre-mer, c’est-à-dire de la réduction des émissions liées aux différentes sources d’énergie utilisées. Ce rapport serait remis au Parlement dans l’année suivant la promulgation de la loi. Il apporterait une évaluation des coûts, sans décider les investissements à réaliser ni fixer les prix payés par les habitants.

Amendement n° 231 · Mme Guetté · Après l’article 25

Amendement n° 231 de Mme Guetté après l'article 25 D de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
46 pour18 contre1 abstention
19 juin 2025N° 2622
Demander au Gouvernement un rapport sur la maturité technique des réacteurs EPR2 et l’avancement de leur conception détaillée
Tous les groupes

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les six mois suivant la promulgation de la loi, un rapport sur la maturité de l’EPR2 et l’avancement de sa conception détaillée. Il s’agirait d’éclairer le degré de préparation technique de ce programme de nouveaux réacteurs nucléaires.

Selon les auteurs, l’importance de l’investissement public justifie que le Parlement dispose de ces informations avant la décision finale d’investissement d’EDF, prévue fin 2026. Le rapport servirait à apprécier la faisabilité du programme. L’amendement demanderait cette information sans autoriser ni suspendre lui-même l’investissement.

Amendement n° 235 · M. Tavel · Après l’article 25

Amendement n° 235 de M. Tavel après l'article 25 D de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
12 pour63 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2620
Supprimer l’extension au solaire thermique de l’exemption prévue pour le photovoltaïque dans les règles de sobriété foncière
Tous les groupes

Les règles de sobriété foncière visent à réduire la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers et l’artificialisation des sols. Le texte en discussion étendrait à la production d’énergie solaire thermique une exemption déjà prévue pour le photovoltaïque dans ces règles.

L’amendement supprimerait cette extension, sans retirer l’exemption existante pour le photovoltaïque. Ses auteurs souhaitent traiter cette modification dans les travaux législatifs consacrés au « zéro artificialisation nette », plutôt que dans la programmation énergétique. Ils invoquent un risque de mesures concurrentes et insuffisamment coordonnées entre plusieurs lois. La suppression porterait sur l’exemption foncière proposée, et non sur une interdiction des installations solaires thermiques.

Amendement n° 626 · Gouvernement · Article 22 ter

Amendement de suppression n° 626 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 22 ter de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
72 pour1 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2619
Fixer l’objectif d’obtenir une dérogation européenne pour éviter la mise en concurrence de l’exploitation des installations hydroélectriques
Tous les groupes

Les barrages d’une puissance installée d’au moins 4,5 MW sont exploités sous concession de service public, un régime dans lequel l’État reste propriétaire des installations et en confie l’exploitation. Selon l’exposé, le droit européen impose une remise en concurrence au renouvellement des concessions. Les prolongations temporaires pratiquées par la France ont entraîné des procédures de mise en demeure européennes.

L’amendement inscrirait l’objectif d’obtenir une dérogation à la directive européenne « Concessions » pour éviter cette mise en concurrence. Les auteurs estiment que l’incertitude juridique suspend des investissements destinés à moderniser les barrages et à accroître la production. Le vote fixerait un objectif de négociation, mais n’accorderait pas lui-même la dérogation et ne changerait pas la propriété des ouvrages.

Amendement n° 343 · M. Tavel · Après l’article 21

Amendement n° 343 de M. Tavel après l'article 21 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
51 pour17 contre2 abstentions
19 juin 2025N° 2618
Permettre à l’État et aux exploitants de passer certaines installations hydroélectriques de la concession à l’autorisation pendant cinq ans
Tous les groupes

L’amendement rétablirait une expérimentation de cinq ans pour certaines installations hydroélectriques dont la concession a été prorogée. Avec l’accord de l’État et du concessionnaire, une autorisation administrative remplacerait le contrat de concession qui encadre leur exploitation. Selon les auteurs, ce changement viserait à stabiliser l’exploitation pour mieux maîtriser la production et sécuriser l’approvisionnement en électricité.

Un décret réglerait le traitement des contrats et les éventuels transferts de propriété ou financiers, sans rendre ces transferts automatiques. Il préciserait les contrôles préalables de l’État sur les cessions et changements de contrôle des ouvrages. Les installations paieraient une redevance proportionnelle aux recettes et seraient dotées d’un comité de suivi ou d’une commission locale de l’eau.

L’expérimentation serait conditionnée à une réponse de la Commission européenne permettant de la considérer conforme au droit européen. Elle ferait l’objet d’un rapport au Parlement et ne fixerait pas le prix payé par les habitants.

Amendement n° 454 · M. Rolland · Article 21

Amendement n° 454 de M. Rolland à l'article 21 (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
1 pour28 contre44 abstentions
19 juin 2025N° 2616
Obliger les gestionnaires de déchets radioactifs à suivre un calendrier des opérations et renforcer le contrôle de sa réalisation
Tous les groupes

Selon l’exposé, la complexité et la durée des travaux sur les déchets radioactifs de moyenne activité à vie longue et sur les déchets anciens justifient d’adapter leurs calendriers et de renforcer leur suivi.

L’amendement imposerait aux producteurs et détenteurs de déchets radioactifs ou de combustibles usés, ainsi qu’à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, de tenir à jour un calendrier conforme au plan national et aux exigences de protection sanitaire et environnementale. Ils devraient en rendre compte à l’administration. Leurs organes de surveillance contrôleraient en permanence le respect du calendrier et, lorsque cela s’applique, la sécurisation du financement des charges nucléaires.

Pour les déchets entreposés dans des conditions ne répondant pas pleinement aux exigences applicables aux installations les plus récentes, l’administration prescrirait des mesures correctrices dans les meilleurs délais économiquement acceptables et en rendrait compte au Parlement.

Amendement n° 641 · Gouvernement · Après l’article 16 bis

Amendement n° 641 (rect.) du Gouvernement après l'article 16 bis de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
58 pour11 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2615
Permettre à l’administration de classer des matières radioactives en stock stratégique pour une utilisation future encore incertaine
Tous les groupes

Certaines matières radioactives pourraient être réutilisées dans de futurs réacteurs à neutrons rapides. Les auteurs souhaitent les préserver pour les besoins de cette filière, au nom de la souveraineté industrielle et de la gestion durable des ressources nucléaires.

L’amendement permettrait à l’administration de requalifier des matières radioactives en « stock stratégique » lorsqu’il existe des perspectives de valorisation, même si leur faisabilité opérationnelle n’est pas encore établie. Il s’agirait donc d’autoriser un classement fondé sur une utilisation envisagée, et non déjà maîtrisée. Cette possibilité juridique ne déciderait pas elle-même de la construction des futurs réacteurs auxquels ces matières pourraient être destinées.

Amendement n° 25 · M. Trébuchet · Article 16 bis

Amendement n° 25 de M. Trébuchet et l'amendement identique suivant à l'article 16 bis (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
39 pour33 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2614
Permettre à l’administration de reclasser des déchets radioactifs en matières et d’apprécier leur utilisation selon son intérêt stratégique
Tous les groupes

Le droit distingue les matières radioactives, dont une utilisation ultérieure est prévue ou envisagée, des déchets radioactifs, pour lesquels ce n’est pas le cas. L’exposé défend le maintien de ces deux catégories plutôt que la création d’un « stock stratégique », notamment pour préserver les perspectives d’utilisation dans de futurs réacteurs.

L’amendement remplacerait la possibilité d’annuler une requalification par celle de reclasser des déchets radioactifs en matières radioactives. Il préciserait aussi que les perspectives d’utilisation des matières doivent être appréciées en tenant compte de leur dimension stratégique pour les objectifs énergétiques et de la protection des intérêts sanitaires, sécuritaires et environnementaux.

Selon l’exposé, l’administration peut déjà prendre en compte ces considérations stratégiques. Leur inscription dans la loi expliciterait donc ce critère sans créer une troisième catégorie de substances radioactives.

Amendement n° 687 · Gouvernement · Article 16 bis

Amendement n° 687 (rect.) du Gouvernement à l'article 16 bis (supprimé) de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour53 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2612
Supprimer la référence au caractère renouvelable des sources d’énergie dans une disposition de planification énergétique
Tous les groupes

Les auteurs souhaitent que les exigences portant sur les sources d’énergie soient cohérentes avec l’objectif de décarbonation, c’est-à-dire de réduction des émissions de carbone, plutôt qu’avec leur caractère renouvelable.

L’amendement supprimerait uniquement les mots « renouvelable ou » dans une phrase du code de l’énergie relative à la planification énergétique. Il retirerait ainsi cette référence explicite au caractère renouvelable. La phrase complète n’étant pas reproduite dans le dossier, celui-ci ne permet pas de préciser quelles exigences seraient concernées ni leur portée pour les différentes sources d’énergie. Le changement proposé ne constitue pas une suppression générale des objectifs relatifs aux énergies renouvelables.

Amendement n° 29 · M. Amblard · Après l’article 13

Amendement n° 29 de M. Amblard après l'article 13 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
38 pour32 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2611
Cibler la baisse de consommation prévue par la programmation énergétique sur les énergies fossiles
Tous les groupes

L’amendement modifierait le volet de la programmation énergétique consacré à la consommation d’énergie, en supprimant les mots « en particulier » dans le code de l’énergie. Selon ses auteurs, cette modification viserait à concentrer la baisse volontaire de consommation sur les énergies fossiles, plutôt que sur toute l’énergie consommée par les utilisateurs finaux.

L’enjeu serait donc de distinguer la réduction des consommations fossiles d’une réduction générale des consommations d’énergie. Le dispositif se limite à cette suppression de mots et ne fixe ni nouvel objectif chiffré de baisse ni obligation individuelle pour les consommateurs.

Amendement n° 70 · M. Amblard · Après l’article 13

Amendement n° 70 de M. Amblard après l'article 13 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
39 pour31 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2610
Obliger le Gouvernement à préciser le financement des actions prévues par la programmation pluriannuelle de l’énergie
Tous les groupes

La programmation pluriannuelle de l’énergie, ou PPE, trace les orientations des filières énergétiques pour les prochaines années. Selon les auteurs, elle permet notamment d’anticiper le développement du nucléaire et des renouvelables, les efforts de sobriété et le remplacement de certains usages par l’électricité. Ils estiment que les filières ont aussi besoin de visibilité sur les financements.

L’amendement imposerait d’accompagner le décret définissant ces actions d’une annexe précisant leurs modalités de financement. Cette information devrait permettre de rapprocher les objectifs énergétiques des moyens envisagés pour les réaliser. L’obligation porterait sur la présentation du financement, sans ouvrir elle-même de crédits ni fixer les sommes à consacrer à chaque énergie.

Amendement n° 465 · M. Fugit · Après l’article 13

Amendement n° 465 de M. Fugit après l'article 13 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour45 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2609
Conditionner l’adoption de la programmation énergétique 2025–2035 à une étude des scénarios, des coûts et de l’approvisionnement
Tous les groupes

Les auteurs jugent nécessaire d’actualiser les scénarios énergétiques en raison de la crise énergétique et d’une électrification des usages moins importante qu’escompté. Ils souhaitent notamment réexaminer les coûts des différentes sources d’énergie et leurs interactions.

L’amendement subordonnerait l’adoption du décret de programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2025–2030 et 2031–2035 à une étude préalable. Celle-ci comparerait plusieurs répartitions des sources d’énergie en tenant compte de l’évolution de la consommation. Pour l’électricité, elle associerait des productions intermittentes, variables selon les conditions de production, et des productions pilotables, ajustables à la demande.

Chaque proposition devrait présenter ses conséquences sur la sécurité d’approvisionnement et le coût de l’énergie. L’amendement imposerait cette comparaison avant la décision, sans sélectionner lui-même un scénario.

Amendement n° 156 · M. Bruneau · Après l’article 13

Amendement n° 156 de M. Bruneau après l'article 13 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
2 pour67 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2607
Fixer à la France un objectif de production annuelle de 1 600 TWh d’énergie décarbonée sur 2025–2085
Tous les groupes

L’amendement réécrirait plusieurs règles de la programmation énergétique et inscrirait, sur 2025–2085, un objectif de production annuelle de 1 600 térawattheures d’énergie décarbonée. Ses auteurs recherchent une trajectoire durable, offrant aux investisseurs de la stabilité et de la souplesse sans privilégier une technologie.

Le Gouvernement fixerait les priorités par décret, après présentation des options retenues aux instances parlementaires compétentes. La programmation s’appuierait sur des scénarios de besoins et traiterait notamment de l’approvisionnement, de la baisse des consommations fossiles, des réseaux, du stockage et du pouvoir d’achat.

Une étude évaluerait les effets économiques, sociaux, environnementaux, budgétaires et sur les prix pour les consommateurs. La programmation serait actualisée au moins tous les quinze ans, avec possibilité de révision simplifiée à tout moment. Le dispositif fixerait ainsi des objectifs et une procédure, plutôt que des prix de l’énergie.

Amendement n° 259 · M. Alfandari · Après l’article 12

Amendement n° 259 de M. Alfandari après l'article 12 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
16 pour52 contre2 abstentions
19 juin 2025N° 2605
Fixer pour la France un objectif de réduction de 65 % des émissions importées en 2050
Tous les groupes

Le texte en discussion ajouterait au code de l’énergie un objectif de réduction de l’empreinte carbone de la France. Cette empreinte comprend les gaz à effet de serre générés par la consommation française, y compris ceux émis à l’étranger pour produire ce qui est importé. Elle ne se limite donc pas aux émissions sur le territoire français.

L’amendement préciserait cet objectif en visant une diminution de 65 % des émissions importées à l’horizon 2050, conformément à la recommandation du Haut Conseil pour le climat citée par ses auteurs. Il donnerait ainsi une cible chiffrée à l’objectif général, sans définir les mesures pour l’atteindre. Le dispositif ne précise pas l’année de référence par rapport à laquelle cette baisse serait calculée.

Amendement n° 324 · M. Tavel · Article 11 bis

Amendement n° 324 de M. Tavel à l'article 11 bis de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour21 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2604
Fixer pour la France un objectif de réduction de 27 % des émissions importées en 2030
Tous les groupes

Le texte en discussion ajouterait au code de l’énergie un objectif de réduction de l’empreinte carbone de la France. Celle-ci comprend les gaz à effet de serre générés par la consommation française, y compris les émissions produites à l’étranger pour fabriquer les biens importés. Réduire les seules émissions sur le territoire français ne couvre donc pas tout ce périmètre.

L’amendement fixerait une cible de diminution de 27 % des émissions importées à l’horizon 2030. Ses auteurs s’appuient sur une recommandation du Haut Conseil pour le climat pour chiffrer l’objectif général inscrit dans le texte. L’amendement ne choisirait pas les mesures à appliquer pour atteindre cette cible et ne précise pas l’année de référence servant au calcul de la baisse.

Amendement n° 321 · Mme Guetté · Article 11 bis

Amendement n° 321 de Mme Guetté à l'article 11 bis de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
10 pour59 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2603
Fixer pour la France une réduction des émissions importées de 27 % en 2030 et de 65 % en 2050
Tous les groupes

Le texte en discussion inscrirait dans le code de l’énergie un objectif général de réduction de l’empreinte carbone de la France. Cette empreinte englobe les émissions liées à la consommation française, y compris celles produites à l’étranger pour les importations, et pas seulement celles émises sur le territoire national.

L’amendement ajouterait deux cibles de réduction des émissions importées, de 27 % à l’horizon 2030 et de 65 % à l’horizon 2050. Il reprendrait ainsi les recommandations du Haut Conseil pour le climat citées dans l’exposé, avec une étape intermédiaire et un objectif de long terme. Il ne définirait pas les mesures nécessaires pour les atteindre. Le dispositif ne précise pas l’année de référence par rapport à laquelle ces réductions seraient mesurées.

Amendement n° 318 · Mme Stambach-Terrenoir · Article 11 bis

Amendement n° 318 de Mme Stambach-Terrenoir à l'article 11 bis de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
10 pour60 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2601
Porter à 50 % l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030
Tous les groupes

Le texte de référence porterait de 40 % à 50 % l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 inscrit dans le code de l’énergie. L’extrait ne reproduit pas l’année de référence servant à calculer cette baisse.

Le calcul exclurait les émissions et les absorptions liées à l’usage des terres et à la foresterie. L’article ajouterait aussi l’objectif de favoriser l’absorption des gaz à effet de serre par les puits, c’est-à-dire les mécanismes qui les captent. Il fixerait ainsi une orientation climatique, sans détailler les mesures pour l’atteindre. Cette version ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 11 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
41 pour10 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2600
Faire tendre la France vers une réduction de 50 % de ses émissions en 2030 plutôt que fixer cette réduction
Tous les groupes

Le texte en discussion porterait de 40 % à 50 % l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, hors émissions et absorptions liées aux terres et aux forêts. L’amendement conserverait ce chiffre, mais remplacerait « réduire » par « tendre vers une réduction », donnant à l’objectif une formulation moins impérative.

Selon l’exposé, cette nuance répond à l’incertitude entourant la traduction nationale des objectifs européens. Certaines obligations sont fixées pour la France, tandis que le marché européen du carbone fonctionne à l’échelle européenne sans lui assigner de cible propre. Les estimations citées situent ainsi l’effort français autour de 50 % de réduction brute.

Amendement n° 627 · Gouvernement · Article 11

Amendement n° 627 du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 11 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
47 pour22 contre1 abstention
19 juin 2025N° 2599
Reformuler les objectifs d’autonomie énergétique et prévoir un objectif de production électrique pour la Corse en 2050
Tous les groupes

Le texte de référence remplacerait la formulation « parvenir à » par « tendre vers » dans un objectif du code de l’énergie. Il préciserait l’horizon 2050 pour l’autonomie énergétique et ajouterait les énergies de récupération aux énergies renouvelables mentionnées à l’horizon 2030.

Il prévoirait également pour la Corse, en 2050, un même mix de production électrique, c’est-à-dire une même répartition entre sources d’électricité que celle visée par la disposition modifiée. L’extrait ne reproduit toutefois pas cette répartition ni l’ensemble des territoires concernés. Cette version ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 10 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
53 pour11 contre6 abstentions
19 juin 2025N° 2598
Retenir les énergies décarbonées plutôt que renouvelables dans l’objectif du code de l’énergie fixé à 2030
Tous les groupes

L’article 10 prévoit d’ajouter les énergies de récupération à une référence aux énergies renouvelables dans le code de l’énergie, à l’horizon 2030. L’amendement remplacerait cette référence par les énergies « décarbonées et de récupération ». Il privilégierait ainsi le critère des émissions de carbone plutôt que le caractère renouvelable de la source, conformément à l’objectif déclaré de ses auteurs.

Le passage du code auquel cette modification s’appliquerait n’est pas reproduit intégralement dans le dossier. Celui-ci ne permet donc pas de préciser le niveau de l’objectif ni son périmètre territorial exact. Le changement proposé porte bien sur les catégories d’énergie retenues, sans définir de seuil d’émissions pour qualifier une énergie de décarbonée.

Amendement n° 32 · M. Amblard · Article 10

Amendement n° 32 de M. Amblard à l'article 10 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
41 pour30 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2597
Avancer à 2030 l’objectif d’autonomie énergétique des zones non interconnectées prévu pour 2050
Tous les groupes

Les zones non interconnectées sont des territoires dont le réseau électrique n’est pas relié au réseau continental. Leur autonomie énergétique consiste à pouvoir couvrir leurs besoins avec leurs propres ressources. L’article 10 prévoit de « tendre vers » cette autonomie en 2050. L’amendement avancerait l’échéance à 2030, sans modifier cette formulation.

Les auteurs invoquent l’urgence climatique et souhaitent accélérer les énergies renouvelables. Ils citent une étude de l’ADEME de 2019 qui estime l’autonomie atteignable après 2030, sous conditions de réduction de la demande d’énergie et de déploiement accéléré des renouvelables. Cette analyse situe donc la possibilité d’autonomie après l’échéance proposée. L’amendement changerait la date de l’objectif sans définir lui-même les moyens à mobiliser.

Amendement n° 299 · Mme Guetté · Article 10

Amendement n° 299 de Mme Guetté à l'article 10 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour56 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2596
Maintenir l’objectif de parvenir à l’autonomie énergétique des zones non interconnectées plutôt que de seulement y tendre
Tous les groupes

Les zones non interconnectées sont des territoires dont le réseau électrique n’est pas relié au réseau continental. L’autonomie énergétique recherchée consiste à couvrir leurs besoins avec leurs propres ressources. L’article 10 remplacerait l’objectif de « parvenir à » cette autonomie par celui de « tendre vers » elle. L’amendement conserverait la formulation actuelle, sans supprimer l’horizon 2050 ajouté ailleurs dans l’article.

Les auteurs considèrent que « tendre vers » affaiblirait l’engagement de l’État et risquerait de limiter les recours en justice contre son inaction climatique. Ils souhaitent préserver une formulation plus contraignante. Ils citent une étude de l’ADEME estimant l’autonomie atteignable après 2030, sous conditions de maîtrise accrue de la demande d’énergie et de déploiement accéléré des renouvelables.

Amendement n° 302 · M. Tavel · Article 10

Amendement n° 302 de M. Tavel à l'article 10 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour56 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2594
Prévoir un reste à charge zéro pour les ménages les plus modestes réalisant une rénovation énergétique performante
Tous les groupes

Les auteurs présentent le coût des travaux comme un obstacle à la rénovation énergétique des logements pour les ménages les plus modestes. L’amendement remplacerait dans le code de l’énergie la référence à un reste à charge « minimal » par un reste à charge « zéro », c’est-à-dire aucune somme restant à payer après les aides.

Il préciserait également que les aides publiques et privées devraient atteindre ce résultat pour les ménages les plus modestes réalisant une rénovation énergétique performante, au sens du code de la construction et de l’habitation. Les seuils de revenu fiscal définissant ces ménages seraient fixés chaque année par décret en Conseil d’État. Le texte ne fixe donc pas lui-même les revenus ouvrant accès à cette prise en charge.

Amendement n° 380 · M. Tavel · Après l’article 9

Amendement n° 380 de M. Tavel après l'article 9 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Matthias Tavel : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour48 contre0 abstentions
19 juin 2025N° 2593
Fixer des objectifs de rénovation énergétique pour 2025–2030 et d’économies d’énergie jusqu’en 2035
Tous les groupes

Le texte de référence fixerait l’objectif de tendre vers 380 000 rénovations énergétiques performantes sur la période 2025–2030. Elles devraient correspondre à une réduction moyenne de consommation d’au moins 75 kilowattheures d’énergie thermique par mètre carré et par an, mesurée par un diagnostic de performance énergétique.

Il fixerait aussi des niveaux annuels d’économies d’énergie soutenues par les certificats d’économies d’énergie. Les fourchettes seraient de 825 à 1 750 térawattheures cumulés actualisés pour 2026–2030, puis de 825 à 2 250 pour 2031–2035. Cette unité comptabilise les économies cumulées dans le temps, et non la seule consommation d’une année. Ces objectifs ne constituent pas une aide individuelle aux travaux. Cette version ne reconstitue pas les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 9 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Matthias Tavel : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour9 contre2 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.