Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 794 scrutins publics Tous les textes · Jérémie Iordanoff
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19 mai 2025N° 1850
Exclure l’accès à l’aide à mourir pour les personnes présentant une souffrance psychologique seule
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit l’accès à l’aide à mourir pour des personnes atteintes d’une affection grave et incurable engageant leur pronostic vital, en phase avancée ou terminale. La souffrance liée à cette affection pourrait être physique ou psychologique, résistante aux traitements ou jugée insupportable par la personne lorsqu’elle refuse ou arrête un traitement.

L’amendement exclurait explicitement une souffrance psychologique seule comme motif d’accès. Même liée à une telle maladie, elle ne suffirait donc plus à remplir la condition de souffrance. Les auteurs souhaitent inscrire expressément cette exclusion dans la loi. Les autres conditions d’accès resteraient applicables.

Amendement n° 1453 · Mme Colin-Oesterlé · Article 4

Amendement n° 1453 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
90 pour86 contre5 abstentions
19 mai 2025N° 1849
Obliger le médecin à vérifier que la souffrance invoquée pour l’aide à mourir ne vient pas d’un défaut de soutien ou de soins
Tous les groupes

La proposition de loi permettrait de prendre en compte une souffrance physique ou psychologique liée à une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Cette souffrance devrait résister aux traitements ou être jugée insupportable lorsque la personne refuse ou arrête un traitement.

L’amendement imposerait au médecin de vérifier qu’elle ne résulte pas d’un isolement social, d’un état dépressif, d’une précarité psychologique ou d’une prise en charge inadaptée. Pour une personne malade et isolée, le médecin devrait ainsi examiner si le manque de soutien explique la souffrance invoquée. Les auteurs veulent prévenir les demandes liées à une situation qu’ils estiment évitable ou réversible. Le texte ajouterait cette vérification, sans organiser lui-même le soutien ou les soins manquants.

Amendement n° 1034 · M. Verny · Article 4

Amendement n° 1034 de M. Verny à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
73 pour104 contre3 abstentions
19 mai 2025N° 1848
Ne plus retenir le refus initial d’un traitement pour qualifier une souffrance insupportable ouvrant l’accès à l’aide à mourir
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit deux possibilités pour remplir la condition de souffrance liée à une maladie grave et incurable engageant le pronostic vital. La souffrance pourrait résister aux traitements, ou être jugée insupportable par la personne lorsqu’elle choisit de ne pas recevoir ou d’arrêter un traitement.

L’amendement supprimerait, dans cette seconde possibilité, le cas où la personne choisit de ne pas commencer un traitement. Il conserverait celui où elle arrête un traitement déjà reçu, ainsi que la possibilité fondée sur une souffrance résistante aux traitements. Les auteurs reconnaissent le droit de refuser un traitement, mais contestent que ce refus initial permette de remplir cette condition d’accès à l’aide à mourir.

Amendement n° 211 · Mme Lorho · Article 4

Amendement n° 211 de Mme Lorho et l'amendement identique suivant à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
73 pour104 contre3 abstentions
19 mai 2025N° 1847
Exiger des personnes invoquant une souffrance insupportable pour l’aide à mourir qu’elles aient reçu tous les soins possibles
Tous les groupes

La proposition de loi permettrait de remplir la condition de souffrance soit parce qu’elle résiste aux traitements, soit parce que la personne la juge insupportable après avoir choisi de refuser ou d’arrêter un traitement. Elle devrait être liée à une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale.

L’amendement remplacerait, dans la seconde possibilité, la référence au refus ou à l’arrêt d’un traitement par l’exigence d’avoir reçu tous les soins dont la personne pouvait bénéficier. La possibilité fondée sur une souffrance résistante aux traitements resterait distincte. Les auteurs veulent donner la priorité aux soins avant l’accès à l’aide à mourir. Le dispositif ne précise pas comment serait établi que tous les soins accessibles ont été reçus.

Amendement n° 210 · Mme Lorho · Article 4

Amendement n° 210 de Mme Lorho à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
70 pour102 contre3 abstentions
19 mai 2025N° 1846
Supprimer la condition de refus ou d’arrêt d’un traitement pour les personnes invoquant une souffrance insupportable dans l’aide à mourir
Tous les groupes

La proposition de loi exige une souffrance liée à une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Elle pourrait soit résister aux traitements, soit être jugée insupportable par la personne lorsqu’elle choisit de refuser ou d’arrêter un traitement.

L’amendement supprimerait cette dernière condition. La souffrance jugée insupportable par la personne resterait donc un critère possible, sans être expressément liée à un refus ou à un arrêt de traitement. Les autres conditions d’accès demeureraient.

Les auteurs craignent que le texte encourage des demandes fondées sur une souffrance provoquée par le refus de soins et crée des difficultés pour les médecins. Toutefois, la suppression proposée n’imposerait pas d’avoir reçu un traitement avant de demander l’aide à mourir.

Amendement n° 24 · M. Hetzel · Article 4

Amendement n° 24 de M. Hetzel et les amendements identiques suivants à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
72 pour107 contre3 abstentions
19 mai 2025N° 1845
Remplacer, pour accéder à l’aide à mourir, la souffrance insupportable après refus ou arrêt d’un traitement par celle persistant malgré les traitements administrés
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait l’accès à l’aide à mourir, sous plusieurs conditions, aux personnes atteintes d’une affection grave et incurable engageant leur pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Leur souffrance devrait soit être réfractaire aux traitements, c’est-à-dire y résister, soit être jugée insupportable par la personne ayant refusé ou arrêté un traitement.

L’amendement remplacerait cette seconde possibilité par une souffrance insupportable « en dépit des traitements administrés ». Il conserverait la possibilité liée à la souffrance réfractaire. Les auteurs souhaitent empêcher qu’un refus de traitement permette l’accès à l’aide à mourir lorsqu’une solution efficace existe encore. La rédaction proposée ne ferait plus explicitement référence à l’appréciation de la personne pour qualifier la souffrance d’insupportable.

Amendement n° 1938 · Mme Pollet · Article 4

Amendement n° 1938 de Mme Pollet à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
60 pour93 contre3 abstentions
19 mai 2025N° 1844
Permettre l’aide à mourir pour une souffrance insupportable même sous traitement et garantir aux personnes concernées l’accès aux soins palliatifs
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit l’accès à l’aide à mourir pour une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale, sous plusieurs conditions. La souffrance devrait résister aux traitements ou être insupportable selon la personne lorsqu’elle refuse ou arrête un traitement.

L’amendement remplacerait cette seconde formulation par une souffrance insupportable « même lorsque la personne reçoit son traitement ». Il retirerait ainsi la référence au refus ou à l’arrêt du traitement et à l’appréciation de la personne. La possibilité de retenir une souffrance résistante aux traitements serait conservée.

Il ajouterait une garantie systématique d’accès aux soins palliatifs, sans préciser son organisation. L’exposé défend la poursuite du développement de ces soins.

Amendement n° 2269 · Mme Loir · Article 4

Amendement n° 2269 de Mme Loir à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
63 pour90 contre3 abstentions
19 mai 2025N° 1843
Exiger des personnes demandant l’aide à mourir une souffrance à la fois réfractaire aux traitements et insupportable
Tous les groupes

Le texte discuté concerne les personnes atteintes d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Parmi les conditions d’accès à l’aide à mourir, leur souffrance physique ou psychologique liée à cette affection devrait soit être réfractaire aux traitements, c’est-à-dire leur résister, soit être insupportable selon elles lorsqu’elles refusent ou arrêtent un traitement.

L’amendement exigerait ces deux caractéristiques ensemble. Une souffrance insupportable ne suffirait donc plus si elle ne résistait pas aussi aux traitements. La mention du refus ou de l’arrêt d’un traitement resterait dans le texte. L’exposé présente cette modification comme une clarification, mais elle resserrerait aussi la condition d’accès en remplaçant deux possibilités par deux exigences cumulées.

Amendement n° 1267 · M. Bentz · Article 4

Amendement n° 1267 de M. Bentz à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
75 pour105 contre1 abstention
19 mai 2025N° 1842
Exiger des personnes demandant l’aide à mourir une souffrance à la fois réfractaire aux traitements et insupportable
Tous les groupes

La proposition de loi permettrait de remplir la condition de souffrance de deux manières. La souffrance liée à la maladie devrait soit être réfractaire aux traitements, c’est-à-dire résister à ceux-ci, soit être insupportable selon la personne lorsqu’elle a refusé ou arrêté un traitement. Cette condition s’ajouterait notamment à celle d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale.

L’amendement exigerait que la souffrance présente ces deux caractéristiques à la fois. Il conserverait la mention du refus ou de l’arrêt d’un traitement, mais une souffrance insupportable ne suffirait plus sans résistance aux traitements. Ses auteurs craignent que le texte permette un accès alors que des traitements efficaces existent encore et souhaitent ainsi renforcer les garanties médicales et limiter les interprétations trop larges.

Amendement n° 1324 · M. Verny · Article 4

Amendement n° 1324 de M. Verny à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
73 pour107 contre1 abstention
19 mai 2025N° 1841
Exiger des personnes demandant l’aide à mourir une souffrance insupportable selon elles et impossible à apaiser
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit une condition de souffrance physique ou psychologique liée à la maladie. Elle pourrait être remplie soit par une souffrance réfractaire aux traitements, c’est-à-dire résistante à ceux-ci, soit par une souffrance insupportable selon la personne ayant refusé ou arrêté un traitement. D’autres conditions resteraient nécessaires, notamment une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale.

L’amendement remplacerait ces alternatives par deux exigences cumulatives. La souffrance devrait être insupportable selon la personne et ne pas pouvoir être apaisée. La référence au refus ou à l’arrêt d’un traitement disparaîtrait. Selon l’exposé, l’objectif est d’éviter qu’un refus de traitement potentiellement efficace suffise à remplir cette condition, sans remettre en cause le droit de refuser un traitement.

Amendement n° 1454 · Mme Colin-Oesterlé · Article 4

Amendement n° 1454 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
75 pour96 contre4 abstentions
19 mai 2025N° 1840
Exiger des personnes demandant l’aide à mourir une souffrance réfractaire aux traitements, même en cas de refus de traitement
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait l’accès à l’aide à mourir sous plusieurs conditions, dont une maladie grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. La souffrance liée à cette maladie pourrait soit être réfractaire aux traitements, c’est-à-dire résister à ceux-ci, soit être jugée insupportable par la personne ayant refusé ou arrêté un traitement.

L’amendement supprimerait cette seconde possibilité. La souffrance devrait donc être réfractaire aux traitements pour remplir ce critère. Les auteurs reconnaissent le droit de refuser un traitement, mais estiment que ce choix ne devrait pas permettre de demander une aide à mourir lorsque des soins pourraient être apportés. La modification porterait sur l’accès à l’aide à mourir, et non sur le droit de refuser un traitement.

Amendement n° 209 · Mme Lorho · Article 4

Amendement n° 209 de Mme Lorho et les amendements identiques suivants à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
78 pour98 contre2 abstentions
19 mai 2025N° 1839
Exiger que la souffrance des personnes demandant l’aide à mourir soit liée à une pathologie physique
Tous les groupes

Le texte en discussion exige une maladie grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale, ainsi qu’une souffrance physique ou psychologique liée à cette maladie. Il exige aussi que la personne puisse exprimer une volonté libre et éclairée.

L’amendement remplacerait, dans le critère de souffrance, le lien avec « cette affection » par un lien avec une « pathologie physique ». Il conserverait donc la possibilité de prendre en compte une souffrance psychologique, mais celle-ci devrait être liée à une pathologie physique.

Les auteurs souhaitent écarter les pathologies psychologiques et invoquent notamment la crainte de demandes concernant des personnes atteintes de démence dont le consentement serait incertain. Le changement proposé porte toutefois sur l’origine de la souffrance, sans modifier la condition de volonté libre et éclairée.

Amendement n° 2471 · Mme Ranc · Article 4

Amendement n° 2471 de Mme Ranc à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
65 pour98 contre4 abstentions
19 mai 2025N° 1838
Exiger des personnes demandant l’aide à mourir une souffrance objectivable et impossible à soulager par les soins palliatifs disponibles
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une souffrance physique ou psychologique liée à une maladie grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Cette souffrance devrait résister aux traitements ou être jugée insupportable par la personne ayant refusé ou arrêté un traitement.

L’amendement remplacerait ces précisions par une souffrance « objectivable », pouvant être constatée par une évaluation, et non susceptible d’être soulagée par les soins palliatifs disponibles. Il supprimerait aussi le lien explicitement exigé entre cette souffrance et la maladie, sans supprimer la condition de maladie elle-même.

Les auteurs souhaitent renforcer l’évaluation médicale et écarter les souffrances qu’ils qualifient de subjectives, psychologiques ou temporaires. Toutefois, la rédaction conserverait expressément les mots « souffrance physique ou psychologique ».

Amendement n° 1031 · M. Verny · Article 4

Amendement n° 1031 de M. Verny à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
65 pour101 contre5 abstentions
19 mai 2025N° 1827
Réserver l’accès à l’aide à mourir aux personnes dont l’affection est en phase terminale
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait l’accès à l’aide à mourir en cas d’affection grave et incurable menaçant la vie, en phase avancée ou terminale. L’amendement supprimerait la possibilité de retenir la seule phase avancée. La phase terminale deviendrait nécessaire, avec les autres conditions, notamment celles relatives à la souffrance et à l’expression d’une volonté libre et éclairée.

Les auteurs jugent la notion de phase avancée trop imprécise pour guider les médecins. Ils craignent qu’elle englobe des maladies avec lesquelles une personne peut vivre longtemps et suscite des litiges ou des conflits familiaux. L’amendement réduirait ainsi les situations admissibles au regard du stade de la maladie, sans définir lui-même la phase terminale.

Amendement n° 21 · M. Hetzel · Article 4

Amendement n° 21 de M. Hetzel et les amendements identiques suivants à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
67 pour87 contre2 abstentions
19 mai 2025N° 1826
Exiger que la vie des personnes malades soit menacée à court terme pour accéder à l’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion ferait d’une affection grave et incurable menaçant la vie, en phase avancée ou terminale, l’une des conditions d’accès à l’aide à mourir. L’amendement remplacerait la référence à ces phases par l’exigence d’un pronostic vital engagé à court terme, c’est-à-dire d’une vie menacée à cette échéance.

Les auteurs estiment que la formulation initiale est imprécise et risque d’inclure des personnes qui ne sont pas en fin de vie. L’accès dépendrait donc d’une appréciation de la proximité du décès plutôt que de la qualification du stade de la maladie. L’amendement ne préciserait toutefois pas la durée correspondant au « court terme ». Les autres conditions d’accès resteraient requises.

Amendement n° 131 · M. Le Fur · Article 4

Amendement n° 131 de M. Le Fur et les amendements identiques suivants à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
67 pour86 contre2 abstentions
17 mai 2025N° 1808
Supprimer les conditions d’accès à l’aide à mourir prévues pour les personnes atteintes d’une affection grave et incurable
Tous les groupes

L’article 4 fixerait des conditions cumulatives d’accès à l’aide à mourir. La personne devrait être majeure, française ou résider de façon stable et régulière en France, et pouvoir exprimer une volonté libre et éclairée. Elle devrait souffrir d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale, avec une souffrance physique ou psychologique résistant aux traitements ou jugée insupportable lorsqu’elle refuse ou arrête un traitement.

L’amendement supprimerait tout cet article. Ses auteurs craignent un accès trop large et une appréciation trop subjective de la souffrance. Leur argumentaire évoque notamment l’absence de critère de pronostic vital, mais ce critère figure bien dans le texte discuté. La suppression proposée ne définirait pas d’autres conditions plus restrictives.

Amendement n° 18 · M. Hetzel · Article 4

Amendement de suppression n° 18 de M. Hetzel et les amendements identiques suivants à l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
39 pour89 contre2 abstentions
17 mai 2025N° 1806
Supprimer la disposition rattachant l’accès à l’aide à mourir à un droit existant du code de la santé publique
Tous les groupes

L’article 3 ajouterait au code de la santé publique une phrase indiquant qu’un droit existant comprend la possibilité d’accéder à l’aide à mourir, sous les conditions prévues dans une autre section. Le passage fourni ne reproduit pas la définition de ce droit et ne permet donc pas d’en préciser le contenu.

L’amendement supprimerait cet ajout. Ses auteurs contestent l’assimilation aux soins qu’ils voient dans ce rattachement. Ils opposent la finalité des soins à celle de l’euthanasie et du suicide assisté. La suppression porterait sur cette inscription dans le code, sans supprimer à elle seule les autres dispositions de la proposition de loi organisant l’aide à mourir.

Amendement n° 17 · M. Hetzel · Article 3

Amendement de suppression n° 17 de M. Hetzel et les amendements identiques suivants à l'article 3 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Non-votant

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour71 contre3 abstentions
17 mai 2025N° 1805
Autoriser une personne à recourir à une substance létale, seule ou avec un médecin ou un infirmier
Tous les groupes

Le texte de référence définirait le droit à l’aide à mourir comme l’autorisation et l’accompagnement d’une personne qui en fait la demande pour recourir à une substance létale, c’est-à-dire destinée à entraîner la mort. Elle pourrait se l’administrer elle-même ou se la faire administrer par un médecin ou un infirmier, selon les conditions et modalités fixées par les articles auxquels le texte renvoie.

L’article qualifierait aussi l’aide à mourir d’acte autorisé par la loi au sens du code pénal. Il ne détaille pas lui-même les conditions d’accès. Cette version antérieure au vote ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Jérémie Iordanoff : Non-votant

Adoptéscrutin public ordinaire
75 pour41 contre1 abstention
17 mai 2025N° 1804
Qualifier d’« aide active à mourir » le droit des patients à recourir à une substance létale
Tous les groupes

Le texte définit l’aide à mourir comme la possibilité, pour une personne qui en fait la demande, de recourir à une substance létale, c’est-à-dire destinée à provoquer la mort. Elle pourrait se l’administrer ou se la faire administrer par un médecin ou un infirmier. L’amendement ajouterait le mot « active » dans cette définition.

Les auteurs veulent distinguer explicitement ce recours à une substance létale des autres formes d’accompagnement de la fin de vie, notamment les soins palliatifs ou la sédation profonde maintenue jusqu’au décès. Ils considèrent que l’expression « aide à mourir » entretient une confusion entre ces pratiques. La modification porterait sur les mots employés pour qualifier le droit, sans changer les conditions d’accès ni les modalités d’administration prévues.

Amendement n° 534 · Mme Vidal · Article 2

Amendement n° 534 de Mme Vidal à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Non-votant

Rejetéscrutin public ordinaire
41 pour57 contre1 abstention
17 mai 2025N° 1803
Supprimer la reconnaissance explicite de l’aide à mourir comme acte autorisé par la loi au sens du code pénal
Tous les groupes

Le texte en discussion autoriserait une personne à recourir, à sa demande et sous conditions, à une substance destinée à provoquer la mort, qu’elle prendrait elle-même ou qu’un médecin ou un infirmier lui administrerait. Il préciserait que l’aide à mourir est un acte autorisé par la loi au sens du code pénal. Cette mention vise à protéger de la responsabilité pénale les personnes accomplissant cet acte dans les conditions légales.

L’amendement supprimerait cette mention, sans supprimer la définition de l’aide à mourir. Il retirerait ainsi cette protection pénale explicite, sans que cela suffise à conclure que les personnes concernées seraient automatiquement passibles de poursuites.

Les auteurs jugent cette légalisation prématurée, estimant les soins palliatifs insuffisamment développés sur le territoire. Ils considèrent aussi l’aide à mourir comme opposée à la démarche d’aider à vivre pour mieux mourir.

Amendement n° 14 · M. Hetzel · Article 2

Amendement n° 14 de M. Hetzel et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Non-votant

Rejetéscrutin public ordinaire
39 pour78 contre1 abstention
17 mai 2025N° 1802
Permettre à une personne majeure volontaire désignée par le patient d’administrer la substance létale
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait à la personne demandant une aide à mourir de s’administrer une substance létale, destinée à provoquer la mort, ou de la faire administrer par un médecin ou un infirmier.

L’amendement ajouterait la possibilité de désigner une autre personne majeure pour l’administrer. Celle-ci devrait être capable d’exprimer une volonté libre et éclairée et donner son accord. Elle pourrait retirer cet accord à tout moment. Un proche volontaire pourrait ainsi intervenir sans être médecin ou infirmier.

Les auteurs souhaitent élargir la liberté de choix de la personne malade tout en encadrant l’intervention de son entourage. Ils présentent aussi cette autorisation comme un moyen d’éviter des poursuites pénales contre les proches qui participeraient à l’administration.

Amendement n° 2232 · Mme Erodi · Article 2

Amendement n° 2232 de Mme Erodi à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Non-votant

Rejetéscrutin public ordinaire
45 pour69 contre1 abstention
17 mai 2025N° 1801
Réserver aux médecins hospitaliers l’administration médicale de la substance létale, tout en maintenant la possibilité pour les infirmiers
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait à une personne demandant une aide à mourir de s’administrer une substance létale, destinée à provoquer la mort, ou de la faire administrer par un médecin ou un infirmier. Il ne préciserait pas que le médecin doit être hospitalier.

L’amendement ajouterait cette condition. Un médecin non hospitalier ne pourrait donc plus administrer la substance au titre de cette disposition. En revanche, la possibilité pour un infirmier de l’administrer et celle pour la personne de se l’administrer elle-même seraient conservées.

L’objectif déclaré est de restreindre les personnes habilitées à accomplir ce geste. La modification concerne la qualité du médecin, sans imposer explicitement que l’acte se déroule à l’hôpital.

Amendement n° 839 · M. Sitzenstuhl · Article 2

Amendement n° 839 de M. Sitzenstuhl à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Non-votant

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour32 contre5 abstentions
17 mai 2025N° 1800
Réserver l’administration de la substance létale par un médecin ou un infirmier aux personnes physiquement incapables de le faire
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait à la personne demandant une aide à mourir de s’administrer une substance létale, destinée à provoquer la mort, ou de la faire administrer par un médecin ou un infirmier. Cette définition ne réserverait pas l’intervention du professionnel aux situations d’incapacité physique.

L’amendement introduirait cette restriction. Une personne physiquement capable de s’administrer la substance devrait le faire elle-même. L’administration par un médecin ou un infirmier resterait possible lorsqu’elle ne pourrait pas accomplir ce geste.

L’objectif avancé est de faire du dernier acte un geste personnel lorsque la personne en a la capacité physique. Le texte distinguerait ainsi l’accompagnement de la personne et l’accomplissement du geste provoquant la mort.

Amendement n° 2650 · Gouvernement · Article 2

Amendement n° 2650 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Non-votant

Adoptéscrutin public ordinaire
75 pour67 contre1 abstention
17 mai 2025N° 1799
Permettre aux patients de choisir le mode d’administration de la substance létale, en excluant la prise en charge financière prévue
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit qu’une personne demandant l’aide à mourir puisse s’administrer une substance létale, destinée à provoquer la mort, ou se la faire administrer par un médecin ou un infirmier. L’amendement préciserait expressément que ce mode d’administration relève de son choix. Selon ses auteurs, il s’agit de clarifier une possibilité qui n’est plus réservée aux personnes physiquement incapables de s’administrer la substance.

Lorsque la personne exercerait ce choix, l’amendement écarterait aussi l’article 18. Les auteurs expliquent que cela exclurait la prise en charge financière prévue par cet article, afin de permettre la discussion de l’amendement sans créer de charge publique supplémentaire. Ils souhaitent une prise en charge intégrale, mais cette intention ne retire pas l’exclusion inscrite dans leur proposition.

Amendement n° 382 · Mme Godard · Article 2

Amendement n° 382 de Mme Godard à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).

Jérémie Iordanoff : Non-votant

Rejetéscrutin public ordinaire
46 pour96 contre2 abstentions
Recherche et périmètre

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Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.