Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

2 042 scrutins publics Tous les textes · Sabine Thillaye
Réinitialiser
13 juin 2025N° 2413
Supprimer la possibilité pour les producteurs de spiritueux de vendre directement leurs produits sur les marchés
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit de permettre aux producteurs de boissons spiritueuses de vendre directement leurs produits sur les marchés. L’amendement supprimerait l’article qui ouvre cette possibilité.

Ses auteurs souhaitent limiter l’accessibilité de l’alcool pour prévenir les consommations à risque. Ils soulignent que cette ouverture ne prévoit ni mécanisme de contrôle de l’âge ni formation obligatoire des vendeurs et craignent des difficultés pour appliquer les règles de vente. Ils invoquent également un risque de concurrence défavorable aux commerces fixes, soumis selon eux à des obligations plus strictes. Ces arguments motivent le maintien des restrictions plutôt que l’ouverture de ce débouché aux producteurs.

Amendement n° 1745 · M. Fournier · Article 26 ter

Amendement n° 1745 de M. Fournier et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 26 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour24 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2412
Permettre de créer une licence IV dans les communes de moins de 3 500 habitants qui en sont dépourvues
Tous les groupes

L’amendement ouvrirait pendant trois ans après la promulgation de la loi une possibilité de créer une licence IV, autorisation d’exploiter un débit de boissons, par déclaration auprès du maire. Seules seraient concernées les communes de moins de 3 500 habitants sans licence IV à la date de publication de la loi. La licence créée ne pourrait pas être transférée au-delà de l’intercommunalité.

Selon l’exposé des motifs, une dérogation antérieure avait été freinée par la crise sanitaire. La mesure vise à soutenir les cafés et commerces de proximité, notamment les commerces proposant plusieurs activités, qui contribuent au lien social rural. La restriction des transferts vise à conserver ces licences sur le territoire concerné et à prévenir la spéculation.

Amendement n° 1680 · Mme Blin · Article 26 bis

Amendement n° 1680 de Mme Blin à l'article 26 bis (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
31 pour22 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2410
Limiter à deux mois la réponse aux demandes d’autorisation de travaux des établissements recevant du public de cinquième catégorie
Tous les groupes

Les autorisations de travaux concernées encadrent le respect des règles d’accessibilité et de sécurité contre l’incendie dans les établissements recevant du public. Pour ceux classés en cinquième catégorie, l’amendement imposerait de notifier la décision dans les deux mois suivant la réception d’un dossier complet. Sans réponse à l’expiration de ce délai, l’autorisation serait considérée comme accordée.

L’exposé des motifs vise notamment les commerces et structures de proximité qui souhaitent s’installer ou aménager leurs locaux. Il présente ce délai comme un moyen de réduire l’attente et de sécuriser leurs investissements, en invoquant la relative simplicité des travaux généralement concernés. La mesure modifierait le délai de décision et la portée du silence administratif, sans supprimer les règles d’accessibilité et de sécurité.

Amendement n° 2238 · Mme Lebec · Article 26

Amendement n° 2238 de Mme Lebec à l'article 26 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
33 pour19 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2409
Étendre aux commerces hors centres commerciaux la déclaration de conformité remplaçant l’autorisation de travaux
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait à certaines exploitations de moins de 300 mètres carrés de remplacer l’autorisation de travaux par une déclaration de conformité aux règles d’accessibilité et de sécurité incendie, lorsqu’elles conservent la même activité. Il vise les locaux situés dans un centre commercial doté d’un système d’extinction adapté ou dans une gare.

L’amendement supprimerait la condition de localisation dans un centre commercial. Il maintiendrait les autres conditions, dont celle relative au système d’extinction. La déclaration resterait certifiée par un tiers compétent et indépendant, transmise avant les travaux à l’administration, qui pourrait s’y opposer. L’exposé vise à faciliter les travaux des petits commerces, notamment dans les centres-bourgs ruraux, pour lutter contre les locaux commerciaux vacants.

Amendement n° 120 · Mme Blin · Article 26

Amendement n° 120 de Mme Blin à l'article 26 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
27 pour24 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2408
Maintenir l’autorisation préalable de travaux pour les petits commerces concernés dans les centres commerciaux et les gares
Tous les groupes

Le projet de loi remplacerait l’autorisation de travaux par une déclaration de conformité aux règles d’accessibilité et de sécurité incendie pour les exploitations de moins de 300 m² conservant leur activité, dans une gare ou un centre commercial doté d’un système d’extinction adapté. Un tiers compétent et indépendant certifierait cette déclaration, adressée avant les travaux à l’administration, qui pourrait s’y opposer.

L’amendement supprimerait cet allègement et maintiendrait l’autorisation préalable. Selon l’exposé, la réforme vise à accélérer l’ouverture des magasins. Les auteurs craignent toutefois que le manque d’agents publics limite le contrôle des certifications et rende le droit d’opposition difficile à exercer. Ils souhaitent conserver ce contrôle préalable, notamment pour l’accès des personnes en situation de handicap aux commerces.

Amendement n° 1171 · Mme Belluco · Article 26

Amendement n° 1171 de Mme Belluco et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 26 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
21 pour27 contre3 abstentions
13 juin 2025N° 2407
Permettre aux collectivités de réaménager les zones commerciales périphériques et dispenser certains transferts de magasins d’autorisation d’exploitation commerciale
Tous les groupes

L’amendement élargirait les opérations de revitalisation de territoire, un cadre d’action des collectivités pour réaménager leur territoire, à la requalification des entrées de ville et des zones commerciales périphériques. Ces secteurs devraient être distincts de ceux du centre-ville. Les actions devraient préserver les commerces du centre, améliorer les bâtiments et les espaces publics et ne pas augmenter la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers.

Dans ces secteurs, les transferts de surfaces de vente seraient dispensés d’autorisation d’exploitation commerciale, l’autorisation spécifique encadrant l’implantation des commerces. Trois conditions seraient cumulatives, contribuer aux objectifs de l’opération, transférer uniquement des surfaces déjà autorisées sans surface supplémentaire et ne pas artificialiser les sols. Les auteurs souhaitent ainsi faciliter la réorganisation de ces zones tout en encadrant leur extension.

Amendement n° 2332 · M. Travert · Article 25 bis

Amendement n° 2332 de M. Travert à l'article 25 bis (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
23 pour8 contre9 abstentions
13 juin 2025N° 2405
Soumettre davantage de regroupements de magasins voisins à une autorisation d’exploitation commerciale
Tous les groupes

Les regroupements de magasins voisins sans création de surface supplémentaire sont, selon l’exposé, dispensés d’autorisation d’exploitation commerciale jusqu’à 2 500 m², ou 1 000 m² lorsque la nouvelle activité est principalement alimentaire. L’amendement abaisserait ces plafonds à 800 et 400 m². Davantage de regroupements devraient donc obtenir une autorisation avant leur réalisation.

Cette autorisation permet à la commission départementale d’aménagement commercial d’examiner le projet selon des critères de protection des consommateurs, de développement durable et d’aménagement du territoire. Les auteurs souhaitent renforcer cet examen pour mieux protéger les commerces de proximité. Il s’agirait d’imposer un contrôle préalable à davantage de projets, et non d’interdire les regroupements dépassant ces surfaces.

Amendement n° 1664 · Mme Manon Meunier · Après l’article 25 bis

Amendement n° 1664 de Mme Manon Meunier après l'article 25 bis A du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour28 contre8 abstentions
13 juin 2025N° 2404
Ne plus associer les chambres consulaires aux commissions départementales d’aménagement commercial
Tous les groupes

Les commissions départementales d’aménagement commercial examinent les projets d’implantation commerciale. Des représentants des chambres de commerce et d’industrie, des métiers et de l’artisanat et d’agriculture y participent actuellement sans droit de vote. L’amendement supprimerait leur participation et les dispositions correspondantes dans les différentes compositions de ces commissions.

Selon l’exposé, la participation des chambres de commerce et des métiers a été jugée incompatible avec la directive européenne sur les services. Les auteurs estiment aussi que l’intervention de la chambre d’agriculture, limitée aux projets consommant des terres agricoles, fait double emploi avec celle de la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers. La mesure vise ainsi à simplifier les commissions, en retirant ces contributions consultatives plutôt qu’en modifiant les droits de vote.

Amendement n° 1593 · Mme Blin · Après l’article 25 bis

Amendement n° 1593 de Mme Blin après l'article 25 bis A du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
28 pour24 contre4 abstentions
13 juin 2025N° 2403
Ne plus obliger les maires des communes de moins de 50 000 habitants à proposer un examen départemental des projets commerciaux de 200 à 800 m²
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que, dans les communes de moins de 50 000 habitants, le maire propose automatiquement au conseil municipal ou à l’organe délibérant compétent de saisir la commission départementale d’aménagement commercial pour les projets de 200 à 800 m². Cette commission examine les projets commerciaux. L’obligation concerne la proposition de la saisir, et non une saisine automatiquement acquise.

L’amendement supprimerait ces dispositions. Il conserverait la possibilité existante de proposer cet examen dans les communes de moins de 20 000 habitants, pour les projets de 300 à 1 000 m². Les auteurs craignent que la procédure prévue alourdisse les démarches des demandeurs de permis, retarde les projets et engorge la commission.

Amendement n° 1329 · Mme Blin · Article 25 bis

Amendement n° 1329 de Mme Blin à l'article 25 bis A du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
28 pour26 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2402
Supprimer l’élargissement des projets commerciaux soumis à autorisation et des critères examinés par les commissions départementales
Tous les groupes

L’article visé prévoit d’abaisser les seuils de superficie à partir desquels un projet commercial doit obtenir une autorisation d’exploitation commerciale, c’est-à-dire un accord préalable pour son implantation. Il élargit aussi les critères examinés par les commissions départementales d’aménagement commercial. L’amendement supprimerait cet article, et donc ces changements prévus dans le texte en discussion.

Les auteurs craignent que l’augmentation du nombre de dossiers et l’élargissement de leur examen engorgent les commissions, ralentissent les projets ou découragent leur réalisation. Ils mettent en avant l’activité économique et les emplois associés à ces implantations. Ils soulignent également que les projets restent encadrés par les règles d’urbanisme et d’environnement et par les procédures de concertation existantes.

Amendement n° 774 · Mme Lebec · Article 25 bis

Amendement n° 774 de Mme Lebec et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 25 bis A du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour28 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2401
Permettre aux gestionnaires de parkings de plus de 1 500 m² de combiner ombrières productrices d’énergie et végétalisation
Tous les groupes

Les gestionnaires de parcs de stationnement extérieurs de plus de 1 500 m² doivent équiper au moins la moitié de leur superficie d’ombrières intégrant une production d’énergies renouvelables. Selon les auteurs, cette obligation peut être difficile à concilier avec des arbres existants, des projets de végétalisation ou certaines contraintes techniques et économiques.

L’amendement permettrait de satisfaire cette obligation avec un ombrage mixte couvrant toujours au moins la moitié du parking. Les ombrières productrices d’énergie couvriraient au moins 35 % de la superficie totale, les dispositifs végétalisés assurant la part minoritaire restante. Il réduirait ainsi la surface minimale consacrée aux ombrières énergétiques pour laisser une place à la végétalisation. Les auteurs souhaitent concilier production d’énergie et ombrage par les arbres, notamment pour limiter les îlots de chaleur.

Amendement n° 295 · M. Boucard · Après l’article 25

Amendement n° 295 de M. Boucard après l'article 25 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
27 pour23 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2400
Corriger le texte pour viser la stratégie d’aménagement des commerces, plutôt que la procédure de vote des collectivités
Tous les groupes

L’amendement auquel ce sous-amendement s’applique prévoit de simplifier l’entrée des collectivités dans une expérimentation d’aménagement commercial. Il prévoit aussi une stratégie territoriale fixant des objectifs et expliquant comment les règles des documents d’urbanisme permettraient de les atteindre.

Le sous-amendement corrigerait deux renvois juridiques pour viser cette stratégie dans son ensemble, plutôt que des alinéas portant sur les procédures de délibération de l’intercommunalité. Selon l’exposé, cette correction vise à ce que la stratégie présentée à la Commission nationale d’aménagement commercial justifie bien le lien entre les documents d’urbanisme et les objectifs poursuivis. Il s’agit d’une correction de référence, non d’une nouvelle simplification des conditions d’accès à l’expérimentation.

Sous-amendement n° 2753 · Gouvernement · Après l’article 25

Sous-amendement n° 2753 rectifié du Gouvernement à l'amendement n° 1070 du Gouvernement après l'article 25 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
25 pour22 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2399
Porter de trois à cinq ans le délai de réouverture d’un commerce transféré temporairement sans perdre son autorisation
Tous les groupes

Le texte proposé permettrait à un commerce de déménager temporairement pendant la transformation d’une zone d’activité économique, sans nouvelle autorisation d’exploitation commerciale. Le transfert devrait rester dans la même zone, sans changement de secteur d’activité, sans dépasser la surface autorisée et sans artificialisation des sols.

Dans ce dispositif, l’autorisation initiale deviendrait caduque si le site d’origine ne rouvrait pas à la clientèle dans les trois ans suivant sa fermeture. Le sous-amendement porterait ce délai à cinq ans, laissant davantage de temps pour revenir sur le site initial sans perdre l’autorisation. Il reporterait également de trois à cinq ans l’échéance à laquelle le propriétaire du site temporaire devrait organiser le démantèlement des aménagements et constructions réalisés pour ce transfert.

Sous-amendement n° 2828 · Mme Blin · Article 25

Sous-amendement n° 2828 de Mme Blin à l'amendement n° 1754 du Gouvernement et à l'amendement identique suivant à l'article 25 (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
28 pour17 contre1 abstention
13 juin 2025N° 2398
Conserver le cadre de programmation énergie-climat et ses révisions tous les cinq ans
Tous les groupes

Le cadre actuel prévoit une loi de programmation énergétique tous les cinq ans. La programmation pluriannuelle de l’énergie, ou PPE, en traduit les orientations en mesures opérationnelles. Elle encadre notamment les appels d’offres et les volumes de soutien, et oriente les investissements énergétiques.

L’amendement supprimerait l’article 21 quater. Selon l’exposé, cet article abrogerait ce cadre et renverrait à une loi ultérieure, prévue d’ici 2026, la définition d’une stratégie sur soixante ans. Sa suppression conserverait donc les règles existantes.

Les auteurs défendent une programmation régulièrement ajustable face aux incertitudes technologiques, climatiques et économiques. Ils craignent que l’abandon de la PPE désorganise les soutiens aux filières et fragilise l’articulation avec les engagements européens. Ils soulignent aussi que la loi de programmation prévue par le droit actuel n’a pas été déposée.

Amendement n° 1098 · Mme Laernoes · Article 21 quater

Amendement n° 1098 de Mme Laernoes et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 21 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
43 pour4 contre2 abstentions
13 juin 2025N° 2397
Obliger les producteurs concernés à afficher l’écocontribution et interdire aux revendeurs d’en modifier le montant
Tous les groupes

La responsabilité élargie des producteurs oblige les entreprises qui mettent certains produits sur le marché à financer ou organiser la gestion de leurs déchets. Ce financement passe par une écocontribution intégrée au prix de vente. L’amendement viserait notamment l’ameublement, le bâtiment, les textiles, les jouets, les articles de sport, les pneumatiques, le bricolage, le jardin et les navires de plaisance.

Au plus tard le 31 janvier 2026, les producteurs concernés devraient informer leurs acheteurs du montant de cette contribution et la mentionner sur les factures entre professionnels. Ce montant ne pourrait être ni négocié, ni réduit, ni majoré lors des reventes jusqu’au consommateur final. D’autres filières pourraient demander à rejoindre ce dispositif par décret.

Selon les auteurs, cette visibilité faciliterait la détection des contributions non versées et empêcherait l’application de marges successives sur leur montant.

Amendement n° 2245 · M. Delautrette · Après l’article 21 ter

Amendement n° 2245 de M. Delautrette après l'article 21 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour29 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2396
Maintenir l’obligation d’afficher l’écocontribution sur les factures et les étiquettes de prix des meubles après janvier 2026
Tous les groupes

Pour les produits d’ameublement, une obligation expérimentale prévoit l’affichage de l’écocontribution sur les factures et les étiquettes de prix, du producteur jusqu’au consommateur final. Cette contribution finance la gestion des déchets de la filière. L’obligation doit prendre fin le 1er janvier 2026.

L’amendement supprimerait cette date de fin pour rendre l’affichage permanent. Lors de l’achat d’un meuble, le client continuerait ainsi à voir le montant de l’écocontribution distinctement sur l’étiquette et la facture. Selon les auteurs, cette transparence permet de suivre les sommes destinées à la filière, d’en sécuriser le financement et de limiter les effets inflationnistes. Le changement proposé porte sur la durée de l’obligation d’affichage, et non sur le montant de la contribution.

Amendement n° 2104 · Mme Riotton · Après l’article 21 ter

Amendement n° 2104 de Mme Riotton et l'amendement identique suivant après l'article 21 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
44 pour5 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2395
Renforcer les pouvoirs de contrôle du régulateur de l’énergie et réorganiser les procédures de sanction
Tous les groupes

Le texte de référence élargirait l’accès de la Commission de régulation de l’énergie aux documents et à la comptabilité des entreprises intervenant directement ou indirectement dans l’électricité et le gaz. Les personnes interrogées devraient fournir des renseignements complets et exacts. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

L’article permettrait notamment de sanctionner les achats abusifs d’électricité nucléaire à prix régulé, les entraves aux contrôles et certaines offres d’électricité excessives sans justification. Le collège du régulateur engagerait les procédures, tandis que son comité des sanctions statuerait. Une composition administrative, accord pouvant prévoir un paiement à l’État et des mesures correctrices, pourrait être proposée puis homologuée.

D’autres dispositions seraient supprimées, mais leur contenu n’est pas reproduit. La portée de ces suppressions ne peut donc pas être entièrement détaillée.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 21 bis A du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
25 pour17 contre5 abstentions
13 juin 2025N° 2393
Inscrire dans la commande publique l’objectif de développer les énergies renouvelables et leurs usages circulaires et locaux
Tous les groupes

Les collectivités peuvent conclure des contrats d’achat direct de biogaz avec des producteurs. Selon l’exposé, les règles de la commande publique, qui encadrent les achats publics, compliquent toutefois le choix d’un producteur local, car elles ne permettent pas d’introduire des critères géographiques dans le cahier des charges.

L’amendement ajouterait au code de la commande publique un objectif de participation au développement des énergies renouvelables et de leurs usages circulaires et locaux. Les auteurs souhaitent ainsi faciliter l’approvisionnement local et le partage de la valeur avec les riverains des installations.

Le dispositif proposé se limiterait à cet objectif général. Malgré les possibilités plus larges évoquées dans l’exposé, il ne créerait pas expressément de dérogation autorisant les collectivités à réserver leurs achats à un producteur local.

Amendement n° 1631 · M. Fournier · Après l’article 21

Amendement n° 1631 de M. Fournier après l'article 21 du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
13 pour25 contre5 abstentions
13 juin 2025N° 2392
Permettre de reconnaître certains critères de réduction des émissions comme satisfaisant le bilan carbone des producteurs de biogaz
Tous les groupes

Les producteurs de biogaz qui sollicitent un soutien par une procédure de mise en concurrence doivent répondre à une exigence de bilan carbone. Selon l’exposé, les grandes installations concernées sont déjà soumises à des exigences de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ce qui rend ces démarches largement redondantes.

L’amendement rétablirait l’article 21 pour permettre à l’autorité organisant l’appel d’offres de prévoir une équivalence dans son cahier des charges. Les installations respectant les critères légaux de réduction des émissions seraient alors réputées satisfaire le critère du bilan carbone.

L’objectif annoncé est de réduire la charge administrative des porteurs de projets. Cette reconnaissance ne serait pas automatique pour tous les producteurs, car elle dépendrait du choix de l’autorité et du respect des critères concernés.

Amendement n° 2606 · Gouvernement · Article 21

Amendement n° 2606 rectifié du Gouvernement à l'article 21 (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
17 pour3 contre23 abstentions
13 juin 2025N° 2391
Maintenir le refus de travaux après un avis défavorable de l’architecte des Bâtiments de France lorsque le préfet ne répond pas au recours
Tous les groupes

Lorsqu’une autorisation de travaux est refusée après un avis défavorable de l’architecte des Bâtiments de France, le demandeur peut contester ce refus auprès du préfet de région. Le droit actuel précise que le silence du préfet confirme le refus. Le projet de loi supprimerait cette précision. L’amendement la conserverait en supprimant l’article concerné.

Selon ses auteurs, ce maintien est justifié parce qu’un refus explicite a déjà été prononcé et que le silence sur un recours vaut normalement rejet. Pour le demandeur, l’absence de réponse continuerait donc de confirmer le refus de travaux. Il conserverait toutefois le droit de demander les motifs du rejet, que l’administration serait tenue de lui communiquer.

Amendement n° 2605 · Gouvernement · Article 20 bis

Amendement n° 2605 du Gouvernement de suppression de l'article 20 bis B du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
26 pour23 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2390
Permettre l’installation de protections solaires extérieures sans accord contraignant de l’architecte des Bâtiments de France dans les secteurs protégés
Tous les groupes

Dans les secteurs soumis à la protection du patrimoine, l’installation de stores, de volets ou d’autres protections solaires extérieures peut nécessiter l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Les auteurs estiment que ses refus freinent l’adaptation des logements et d’autres bâtiments aux vagues de chaleur.

L’amendement ferait passer les travaux d’installation de fermetures et de protections solaires extérieures des fenêtres, portes-fenêtres et fenêtres de toit à un régime d’avis simple. L’architecte serait toujours consulté, mais son avis ne s’imposerait plus à l’autorité qui autorise les travaux. Les auteurs veulent ainsi faciliter les équipements destinés à limiter la surchauffe et le recours à la climatisation. La mesure assouplirait ce contrôle patrimonial sans supprimer la consultation.

Amendement n° 865 · M. Fournier · Article 20 bis

Amendement n° 865 de M. Fournier à l'article 20 bis A (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
19 pour13 contre18 abstentions
13 juin 2025N° 2389
Rétablir l’accord des architectes des Bâtiments de France pour les antennes relais et assouplir leur contrôle pour certains projets écologiques
Tous les groupes

L’amendement modifierait deux règles de contrôle dans les secteurs protégés au titre du patrimoine. Pour les antennes relais de téléphonie mobile, il rétablirait l’accord de l’architecte des Bâtiments de France, remplacé par un avis consultatif par la loi ELAN. Les auteurs souhaitent renforcer la protection des paysages face à ces installations.

À l’inverse, certains projets bénéficiant d’un permis de construire ou d’aménager relèveraient d’un avis simple, non contraignant pour l’autorité compétente. Ils devraient être signalés comme améliorant significativement la lutte contre le réchauffement, l’adaptation climatique, l’efficacité ou la sobriété énergétiques, ou la sobriété foncière. Un décret définirait les critères de ce signalement. Les auteurs veulent faciliter notamment l’adaptation aux canicules, qu’ils estiment freinée par des avis négatifs.

Amendement n° 1167 · Mme Belluco · Article 20 bis

Amendement n° 1167 de Mme Belluco à l'article 20 bis A (supprimé) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour26 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2388
Supprimer la nouvelle possibilité pour les projets exemplaires sur le plan environnemental de déroger aux règles locales d’urbanisme
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit une nouvelle possibilité de déroger au plan local d’urbanisme, le PLU, pour des travaux faisant preuve d’exemplarité environnementale. Ces dérogations concerneraient notamment l’aspect extérieur, la densité et la hauteur des constructions. L’amendement supprimerait l’article qui introduit cette possibilité.

Selon ses auteurs, les autorités qui délivrent les autorisations disposent déjà de possibilités de dérogation. Le droit protège aussi l’utilisation de certains matériaux renouvelables ou procédés évitant des émissions contre une opposition fondée sur l’aspect extérieur. Les auteurs craignent que la nouvelle procédure complique l’examen des permis et rende les règles moins lisibles. Ils souhaitent préserver le rôle du PLU dans l’adaptation des constructions aux besoins locaux et à leur environnement.

Amendement n° 2604 · Gouvernement · Article 20 bis

Amendement n° 2604 du Gouvernement de suppression de l'article 20 bis AC du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
2 pour50 contre0 abstentions
13 juin 2025N° 2387
Supprimer la présomption reconnaissant un intérêt public majeur aux projets d’envergure nationale et européenne
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit une présomption de « raison impérative d’intérêt public majeur » pour les projets d’envergure nationale et européenne. Cette qualification intervient dans les conditions permettant de déroger à la protection des espèces. La présomption ferait tenir cet intérêt pour reconnu pour les projets concernés, afin de les sécuriser plus tôt dans leur conception.

L’amendement supprimerait cette présomption, sans interdire ces projets. Ses auteurs la jugent juridiquement fragile au regard des conditions dans lesquelles de telles présomptions ont été admises pour certaines productions d’énergie. Ils privilégient une autre mesure proposée dans le texte, permettant de reconnaître expressément cet intérêt dans la déclaration d’utilité publique et de traiter ensemble les contestations. Cette autre mesure ne serait pas créée par cet amendement.

Amendement n° 2603 · Gouvernement · Article 20 bis

Amendement n° 2603 du Gouvernement et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 20 bis AB du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Sabine Thillaye : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
26 pour23 contre2 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.