Tous les députés
Mandat en cours

Nord : 5ᵉ circonscription

Mandat depuis le (2 ans, 3 mois et 29 jours).

Amendements votés
2 411
Rang 179 / 502 Rang 179 sur 502, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 6 385, Marine Hamelet. 744 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements votés, tous les députés.
Amendements proposés
372
Rang 109 / 499 · ex æquo Rang 109 sur 499, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 778 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements proposés, tous les députés.
Taux de présence
29,4 %
Rang 169 / 502 · ex æquo Rang 169 sur 502, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 757 jours couverts. Voir le classement complet : Taux de présence, tous les députés.
2 861 / 9 729 scrutins
Position par rapport à son groupe
86,4 % 387 désaccords 2 457 / 2 844 positions identiques
Amendements votés
2 411
Rang 179 sur 502, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 6 385, Marine Hamelet. 744 jours couverts.
Rang 179 sur 502 Rang 179 sur 502, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 6 385, Marine Hamelet. 744 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements votés, tous les députés.
Amendements proposés
372
Rang 109 sur 499, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 778 jours couverts.
Rang 109 sur 499 · ex æquo Rang 109 sur 499, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 778 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements proposés, tous les députés.
Taux de présenceÀ combien de scrutins a-t-il participé ?
29,4 % 2 861 / 9 729 scrutins
Rang 169 sur 502, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 757 jours couverts.
Rang 169 sur 502 · ex æquo Rang 169 sur 502, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 757 jours couverts. Voir le classement complet : Taux de présence, tous les députés.
Périmètre des chiffres

Chaque barre compare la valeur au meilleur score parmi les députés dont la durée de mandat couverte diffère de 30 jours au maximum, sur la période de chaque source. Le rang, l’effectif comparable et les éventuels ex æquo sont affichés sous chaque barre. Une comparaison indisponible reste sans barre.

Le taux de présence rapporte les votes pour, contre et abstentions aux scrutins avec vote ou sans position enregistrée pendant les mandats, sur toute la période du corpus. Motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées sont exclus. Les délégations sont incluses ; ce taux ne mesure pas la présence physique. Il reste non calculable sans mandat connu ou sans scrutin retenu. Les filtres d’activité plus bas ne modifient pas ce résumé.

Amendements et sous-amendements du corpus, du au . Un scrutin d’amendement avec une position pour, contre ou abstention compte une fois, délégations incluses. Les positions contradictoires et non-votants sont exclus.

Les propositions comptent les dépôts attribués comme auteur principal, dédupliqués par identifiant officiel. Cosignatures et dépôts comme rapporteur sont exclus. Ce décompte porte sur les dépôts de l’archive officielle disponible, y compris ceux qui n’ont pas été soumis à un scrutin public. Archive de 144 114 amendements déposés du au . Archive officielle des amendements.

Position par rapport à son groupe

Vote-t-il dans le même sens que son groupe politique ?

86,4 % de positions identiques

Même position
2 457 scrutins
Position différente
387 scrutins (13,6 %)

Sur 2 844 scrutins comparables, du au .

Voir les 387 scrutins de désaccord
Consulter les scrutins

2 457 accords · Du plus récent au plus ancien.

  1. Scrutin n° 6181

    Rejeter préalablement la proposition de loi sur la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

    Sébastien Huyghe : Contre Son groupe : Contre (30 / 30 voix)

    Groupe au scrutin : Ensemble pour la République.

    Intitulé officiel et portée du vote

    la motion de rejet préalable, déposée par M. Boris Vallaud, de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat (première lecture).

    Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

  2. Scrutin n° 6180

    Permettre aux personnes publiques de restituer aux États demandeurs des biens culturels illicitement appropriés entre 1815 et 1972

    Sébastien Huyghe : Pour Son groupe : Pour (28 / 28 voix)

    Groupe au scrutin : Ensemble pour la République.

    Intitulé officiel et portée du vote

    Ensemble du projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés (première lecture).

    Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

  3. Scrutin n° 6150

    Permettre aux autorités françaises de tenir compte des conditions historiques d’acquisition d’un bien culturel pour apprécier sa restitution

    Sébastien Huyghe : Contre Son groupe : Contre (11 / 13 voix)

    Groupe au scrutin : Ensemble pour la République.

    Amendement n° 51 · M. Larrouquis · Article premier

    Amendement n° 51 de M. Larrouquis à l'article premier du projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés (première lecture).

  4. Scrutin n° 6149

    Obliger les autorités françaises à participer aux recherches sur l’origine des biens culturels si l’État demandeur le demande

    Sébastien Huyghe : Contre Son groupe : Contre (14 / 14 voix)

    Groupe au scrutin : Ensemble pour la République.

    Amendement n° 22 · Mme Taillé-Polian · Article premier

    Amendement n° 22 de Mme Taillé-Polian à l'article premier du projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés (première lecture).

  5. Scrutin n° 6148

    Faire tenir compte de la domination coloniale aux autorités examinant les demandes de restitution de biens culturels

    Sébastien Huyghe : Contre Son groupe : Contre (11 / 13 voix)

    Groupe au scrutin : Ensemble pour la République.

    Amendement n° 25 · M. Aurélien Taché · Article premier

    Amendement n° 25 de M. Aurélien Taché à l'article premier du projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés (première lecture).

  6. Scrutin n° 6147

    Faire examiner les contraintes liées à la domination coloniale dans les demandes de restitution de biens culturels aux États

    Sébastien Huyghe : Contre Son groupe : Contre (12 / 14 voix)

    Groupe au scrutin : Ensemble pour la République.

    Amendement n° 12 · Mme Taillé-Polian · Article premier

    Amendement n° 12 de Mme Taillé-Polian à l'article premier du projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés (première lecture).

Comprendre les chiffres et leur méthode de calcul

Tous les sujets, sur toute la période du corpus. 17 scrutins non comparables sont exclus du calcul.

Un scrutin compte une fois. La position dominante est la plus fréquente parmi pour, contre et abstention, sans égalité ; elle ne nécessite pas une majorité absolue. Le vote du député est inclus dans les voix de son groupe. Une abstention face à un pour ou un contre compte comme un désaccord.

Le groupe est celui de la position nominative officielle à cette date, même si le député a changé de groupe. Les non-inscrits ne forment pas un groupe de comparaison. Votes délégués inclus ; aucun jugement de loyauté ni de présence physique n’est déduit.

Position nominative ambiguë ou dupliquée
0
Non-inscrit ou groupe non renseigné
9
Décomptes du groupe absents ou sans voix
0
Égalité entre positions du groupe
8
Statut explicite non-votant
0

Ces observations sont exclues du dénominateur. L’absence de position enregistrée n’est jamais transformée en désaccord. Les filtres de participation et de la liste des votes ne modifient pas ce bilan sur toute la période.

Scrutins officiels

Sa participation aux scrutins

8 oct. 2024 – 4 nov. 2026 · 9 752 scrutins pendant ses mandats · 2 861 participations.

Taux de vote pour

38,6 %
1 104 / 2 861 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux de vote contre

59,6 %
1 704 / 2 861 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux d’abstention

1,9 %
53 / 2 861 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux de présence

29,4 %
2 861 / 9 729 scrutinsHors motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées.

La répartition de ses votes

Tous les secteurs · 2 861 participations.

Pour1 10438,6 %
Contre1 70459,6 %
Abstention531,9 %

Ses votes au fil des mois

Nombre de scrutins par position.

PourContreAbstentionNon-votant expliciteAucun vote enregistréPosition indéterminée

Statut explicite « non-votant » : 0 scrutins.

Le taux de présence mesure la participation aux scrutins, sans établir une présence physique. Un vote peut être délégué.

Voir les chiffres et la méthode de calcul

Abstention = abstentions ÷ (pour + contre + abstentions) × 100. Vote contre = contre ÷ ce même total × 100. Présence = votes pour, contre ou abstentions ÷ scrutins avec vote ou sans position enregistrée × 100, pendant le mandat. Les motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées sont exclus du numérateur et du dénominateur de présence. Les interruptions et les périodes hors mandat sont exclues. Les dates de prise de fonction et de fin sont incluses. Les mois sans scrutin ne sont pas représentés.

Décomptes de Sébastien Huyghe · Tous les secteurs · toute la période
MoisScrutinsPourContreAbstentionNon-votant expliciteAucun vote enregistréPosition indéterminée
octobre 242192183001150
novembre 242695889101210
décembre 24378210080
janvier 2516610101640
février 251903735101170
mars 2531294106101110
avril 253454490002110
mai 2566812254404880
juin 256672638206010
juillet 25180435800790
septembre 251100000
octobre 252671459501890
novembre 251 117112364806330
décembre 25509112105402880
janvier 263362897202090
février 265459939803990
mars 26129294210570
avril 263283154302400
mai 269234951008230
juin 266955434106060
juillet 2653184204302400
octobre 261 0253171809150
novembre 26293610002770
Total9 7521 1041 7045306 8910

Mandats retenus : du 8 juil. 2024 jusqu’au dernier scrutin importé.

Ses votes personnels et délégués Comparer avec les autres députés

Les positions de Sébastien Huyghe, par sujet

Pour, contre et abstention : parmi les participations enregistrées. L’absence de vote est calculée sur les scrutins retenus pendant le mandat, sans établir une absence physique.

Agriculture40,2 %pour 47 favorables / 117 voix retenues · 805 scrutins du mandat
Contre
59 % 69 / 117 participations
Abstention
0,9 % 1 / 117 participations
Absence de vote
85,4 % 686 / 803 scrutins retenus
Autres scrutins40,9 %pour 132 favorables / 323 voix retenues · 1 776 scrutins du mandat
Contre
57,9 % 187 / 323 participations
Abstention
1,2 % 4 / 323 participations
Absence de vote
81,8 % 1 451 / 1 774 scrutins retenus
Éducation52,7 %pour 59 favorables / 112 voix retenues · 308 scrutins du mandat
Contre
46,4 % 52 / 112 participations
Abstention
0,9 % 1 / 112 participations
Absence de vote
63,6 % 196 / 308 scrutins retenus
Énergie & climat38,6 %pour 81 favorables / 210 voix retenues · 1 030 scrutins du mandat
Contre
59 % 124 / 210 participations
Abstention
2,4 % 5 / 210 participations
Absence de vote
79,6 % 817 / 1 027 scrutins retenus
Impôts & budget25,3 %pour 231 favorables / 913 voix retenues · 2 804 scrutins du mandat
Contre
73,3 % 669 / 913 participations
Abstention
1,4 % 13 / 913 participations
Absence de vote
67,4 % 1 886 / 2 799 scrutins retenus
Institutions44,3 %pour 179 favorables / 404 voix retenues · 1 170 scrutins du mandat
Contre
55 % 222 / 404 participations
Abstention
0,7 % 3 / 404 participations
Absence de vote
64,8 % 743 / 1 147 scrutins retenus
Justice & sécurité37,1 %pour 305 favorables / 823 voix retenues · 2 117 scrutins du mandat
Contre
60,8 % 500 / 823 participations
Abstention
2,2 % 18 / 823 participations
Absence de vote
61,1 % 1 294 / 2 117 scrutins retenus
Mobilités32,1 %pour 43 favorables / 134 voix retenues · 412 scrutins du mandat
Contre
66,4 % 89 / 134 participations
Abstention
1,5 % 2 / 134 participations
Absence de vote
67,5 % 278 / 412 scrutins retenus
Pouvoir d’achat20,5 %pour 16 favorables / 78 voix retenues · 284 scrutins du mandat
Contre
76,9 % 60 / 78 participations
Abstention
2,6 % 2 / 78 participations
Absence de vote
72,5 % 206 / 284 scrutins retenus
Santé49,6 %pour 313 favorables / 631 voix retenues · 1 971 scrutins du mandat
Contre
47,9 % 302 / 631 participations
Abstention
2,5 % 16 / 631 participations
Absence de vote
68 % 1 338 / 1 969 scrutins retenus
Solidarités & logement42,9 %pour 99 favorables / 231 voix retenues · 921 scrutins du mandat
Contre
55 % 127 / 231 participations
Abstention
2,2 % 5 / 231 participations
Absence de vote
74,9 % 690 / 921 scrutins retenus
Emploi & travail43,2 %pour 143 favorables / 331 voix retenues · 839 scrutins du mandat
Contre
54,4 % 180 / 331 participations
Abstention
2,4 % 8 / 331 participations
Absence de vote
60,5 % 507 / 838 scrutins retenus
2 861 scrutins publics Tous les textes
Réinitialiser
24 juin 2026N° 7568
Exiger des personnes demandant l’aide à mourir qu’elles jouissent de l’intégralité de leurs droits civils
Tous les groupes

La proposition de loi prévoirait plusieurs conditions cumulatives d’accès à l’aide à mourir, notamment être majeur, être atteint d’une affection grave et incurable répondant aux critères prévus et pouvoir exprimer une volonté libre et éclairée.

L’amendement ajouterait une condition distincte, celle de jouir de l’intégralité de ses droits civils, c’est-à-dire des droits de la personne dans la vie civile. Une personne ne remplissant pas cette exigence ne pourrait donc pas accéder à l’aide à mourir, même si elle satisfaisait aux autres critères. Ni le dispositif ni son exposé ne précisent quelles restrictions de droits civils seraient concernées, ce qui limite l’identification des personnes ainsi exclues.

Amendement n° 896 · M. Juvin · Article 4

Amendement n° 896 de M. Juvin à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
55 pour95 contre1 abstention
24 juin 2026N° 7567
Exiger l’accord de la personne chargée de la protection d’un majeur pour son accès à l’aide à mourir
Tous les groupes

La proposition de loi exigerait que toute personne demandant l’aide à mourir soit apte à exprimer une volonté libre et éclairée. L’amendement ajouterait, pour les personnes faisant l’objet d’une mesure de protection, l’accord de la personne chargée de cette protection. Les autres conditions d’accès resteraient nécessaires.

Une mesure de protection, comme la tutelle, vise à protéger un majeur ou ses biens lorsqu’il ne peut plus veiller sur ses intérêts. Les auteurs estiment qu’une telle situation soulève une difficulté pour apprécier une volonté libre et éclairée. Concrètement, même si un majeur protégé était jugé apte à exprimer cette volonté, il ne pourrait pas accéder à l’aide à mourir sans cet accord supplémentaire.

Amendement n° 1131 · Mme Pollet · Article 4

Amendement n° 1131 de Mme Pollet à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
64 pour100 contre1 abstention
24 juin 2026N° 7566
Faire confirmer par un juge le consentement à l’aide à mourir des personnes sous protection juridique avec assistance ou représentation
Tous les groupes

La proposition de loi ferait de la volonté libre et éclairée une condition d’accès à l’aide à mourir. Pour une personne sous protection juridique avec assistance ou représentation, l’amendement imposerait que le juge des contentieux de la protection confirme ce consentement. Il s’agirait d’une vérification par un juge, et non de l’accord de la personne chargée de la protection.

Les auteurs souhaitent renforcer le contrôle juridique des demandes de ces personnes. Le dispositif prévoit aussi d’écarter l’application de l’article 18 à l’article définissant l’aide à mourir. Le contenu de cet article 18 n’étant pas précisé dans les éléments disponibles, la portée de cette seconde modification ne peut pas être expliquée davantage.

Amendement n° 890 · M. Juvin · Article 4

Amendement n° 890 de M. Juvin à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
66 pour99 contre2 abstentions
24 juin 2026N° 7565
Exclure de l’aide à mourir les personnes sous tutelle ou dont les facultés mentales empêchent une volonté autonome
Tous les groupes

La proposition de loi exigerait que la personne demandant l’aide à mourir soit apte à manifester une volonté libre et éclairée. L’amendement considérerait cette condition comme non remplie dans deux situations distinctes, la mise sous tutelle ou une altération médicalement constatée des facultés mentales compromettant l’expression autonome de la volonté.

La tutelle suffirait donc à exclure une personne de l’accès à l’aide à mourir. Pour les personnes qui ne sont pas sous tutelle, une altération mentale ne suffirait pas à elle seule, elle devrait compromettre cette expression autonome. Les auteurs souhaitent écarter les situations dans lesquelles ils estiment impossible d’apprécier avec certitude le consentement.

Amendement n° 146 · M. Fayssat · Article 4

Amendement n° 146 de M. Fayssat à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
65 pour99 contre0 abstentions
24 juin 2026N° 7564
Présumer les personnes sous régime de protection inaptes à exprimer une volonté libre et éclairée pour l’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion exige notamment que toute personne demandant l’aide à mourir soit apte à exprimer une volonté libre et éclairée. L’amendement ajouterait une présomption d’inaptitude pour les personnes bénéficiant d’un régime de protection. Leur aptitude ne serait donc plus le point de départ de l’examen. Le dispositif ne précise pas comment cette présomption pourrait être écartée.

Les auteurs souhaitent couvrir toutes les mesures de protection judiciaire, et pas seulement la tutelle. Ils invoquent l’altération médicalement constatée des facultés qui motive ces mesures et la nécessité de protéger les personnes vulnérables face à un acte irréversible. Ils défendent aussi un examen approfondi de chaque situation. La mesure proposée est une présomption, et non une exclusion expresse de toutes les personnes protégées.

Amendement n° 725 · Mme Colin-Oesterlé · Article 4

Amendement n° 725 de Mme Colin-Oesterlé et l'amendement identique suivant à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour100 contre0 abstentions
24 juin 2026N° 7563
Exclure de l’aide à mourir les personnes sous protection juridique avec représentation relative à la personne
Tous les groupes

Le texte en discussion conditionne l’aide à mourir à plusieurs critères, dont la capacité d’exprimer une volonté libre et éclairée. L’amendement ajouterait une exclusion pour les personnes dont la protection juridique prévoit une représentation relative à la personne, c’est-à-dire qu’une autre personne les représente pour les décisions les concernant. Il ne viserait donc pas indistinctement toutes les mesures de protection.

Les auteurs citent notamment la tutelle et l’habilitation familiale générale. Ils estiment que l’exigence d’une volonté libre et éclairée ne suffit pas à écarter les risques de pression. L’exclusion s’appliquerait en raison de la mesure de représentation, même si la personne remplissait les autres conditions d’accès à l’aide à mourir.

Amendement n° 355 · Mme Corneloup · Article 4

Amendement n° 355 de Mme Corneloup à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
60 pour98 contre0 abstentions
24 juin 2026N° 7562
Exclure de l’aide à mourir toutes les personnes faisant l’objet d’une mesure de protection juridique
Tous les groupes

Le texte en discussion exige notamment une maladie grave et incurable engageant le pronostic vital, une souffrance répondant aux critères prévus et une volonté libre et éclairée. L’amendement ajouterait une condition distincte, celle de ne faire l’objet d’aucune mesure de protection juridique. Il viserait explicitement la curatelle, la tutelle et la sauvegarde de justice.

L’exposé rappelle que ces mesures concernent des personnes empêchées de pourvoir seules à leurs intérêts en raison d’une altération médicalement constatée de leurs facultés. Il invoque leurs difficultés à décider et agir seules. L’exclusion proposée reposerait sur l’existence de la protection juridique, et non sur la seule appréciation de leur aptitude à exprimer leur volonté lors de la demande.

Amendement n° 754 · Mme Blin · Article 4

Amendement n° 754 de Mme Blin à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
60 pour98 contre0 abstentions
24 juin 2026N° 7561
Exclure les majeurs protégés de l’accès à l’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion impose aux personnes demandant l’aide à mourir de pouvoir manifester une volonté libre et éclairée, sans exclure expressément les majeurs protégés. L’amendement exclurait tous ces adultes bénéficiant d’une mesure de protection juridique, même s’ils remplissaient les autres conditions d’accès.

Les auteurs estiment que la vérification de la volonté prévue par le texte est insuffisamment précise pour protéger les personnes vulnérables. Ils rappellent l’analyse du Conseil d’État selon laquelle le consentement à l’aide à mourir est strictement personnel et ne peut être donné avec l’assistance ou par la représentation d’un tiers. L’amendement irait au-delà de cette exigence de consentement personnel en interdisant l’accès en raison du statut de majeur protégé.

Amendement n° 43 · M. Hetzel · Article 4

Amendement n° 43 de M. Hetzel à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
59 pour101 contre1 abstention
24 juin 2026N° 7560
Exclure de l’aide à mourir les personnes dont une maladie altère le discernement lors de la demande
Tous les groupes

Le texte en discussion exige déjà qu’une personne demandant l’aide à mourir soit apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. L’amendement préciserait qu’une personne dont une maladie altère le discernement, c’est-à-dire la capacité de comprendre et de juger, ne pourrait pas être reconnue comme remplissant cette condition pendant sa démarche de demande.

Les auteurs veulent que toute altération du discernement fasse obstacle à l’aide à mourir. Le dispositif vise précisément une altération causée par une maladie au moment de la démarche, sans fixer de seuil de gravité. Cette exclusion ne dépendrait pas de l’existence d’une mesure de protection juridique.

Amendement n° 42 · M. Hetzel · Article 4

Amendement n° 42 de M. Hetzel et l'amendement identique suivant à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
64 pour100 contre2 abstentions
24 juin 2026N° 7559
Obliger le médecin à consulter un psychiatre en cas de doute sur la volonté du patient demandant l’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion exige que la personne demandant l’aide à mourir soit apte à manifester une volonté libre et éclairée, c’est-à-dire à choisir sans contrainte et en comprenant sa décision. L’amendement obligerait le médecin à faire appel à un psychiatre s’il doute de cette capacité.

Les auteurs souhaitent ainsi renforcer la vérification de la volonté du patient avant un acte entraînant la mort. Le dispositif imposerait le recours à un psychiatre, et non la simple possibilité de consulter un psychiatre ou un psychologue évoquée dans leur justification. Il écarterait aussi l’application de l’article 18 dans ce cas, mais le contenu de cet article n’est pas fourni, ce qui empêche de préciser la portée de cette exclusion.

Amendement n° 41 · M. Hetzel · Article 4

Amendement n° 41 de M. Hetzel et l'amendement identique suivant à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
70 pour93 contre3 abstentions
24 juin 2026N° 7558
Informer les personnes demandant l’aide à mourir des actes prévus, de leurs risques et de leurs conséquences
Tous les groupes

Le texte en discussion fait de la capacité à manifester une volonté libre et éclairée une condition d’accès à l’aide à mourir. L’amendement préciserait les informations que la personne devrait recevoir au préalable pour prendre sa décision.

Elle devrait être informée des actes qu’elle subirait, des risques fréquents ou graves normalement prévisibles selon les connaissances scientifiques, ainsi que de leurs conséquences possibles. Les auteurs indiquent reprendre les exigences de la Charte de la personne hospitalisée pour éclairer le consentement. L’ajout porterait donc sur le contenu obligatoire de l’information donnée à la personne, sans modifier les autres conditions médicales d’accès prévues par cet article.

Amendement n° 40 · M. Hetzel · Article 4

Amendement n° 40 de M. Hetzel à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
68 pour98 contre1 abstention
24 juin 2026N° 7557
Permettre aux patients d’exprimer leur volonté d’accéder à l’aide à mourir par directives anticipées ou par leur personne de confiance
Tous les groupes

Le texte exige une volonté libre et éclairée pour accéder à l’aide à mourir. L’amendement permettrait de l’exprimer aussi par des directives anticipées, qui consignent les choix de fin de vie, ou par une personne de confiance désignée. Les autres conditions d’accès resteraient applicables.

Les auteurs veulent prendre en compte les personnes qui avaient explicitement exprimé ce souhait mais ne peuvent plus le réitérer en pleine conscience, notamment après un accident ou l’évolution d’une maladie. Ils estiment qu’un refus exprimé ensuite devrait suspendre le processus, mais cette précision ne figure pas dans le dispositif ajouté.

L’amendement exclurait aussi ces demandes de l’application de l’article 18. Selon les auteurs, cette exclusion vise la prise en charge des actes par l’Assurance maladie pour respecter les règles de recevabilité financière, malgré leur souhait d’une prise en charge intégrale.

Amendement n° 1059 · Mme Erodi · Article 4

Amendement n° 1059 de Mme Erodi à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour103 contre20 abstentions
24 juin 2026N° 7556
Apprécier au moment de la demande la capacité du patient à exprimer sa volonté d’accéder à l’aide à mourir
Tous les groupes

Le texte en discussion exige que la personne soit apte à manifester une volonté libre et éclairée pour accéder à l’aide à mourir. L’amendement préciserait que cette capacité doit être présente « au moment de la demande ».

Les auteurs souhaitent prendre en compte les personnes dont le discernement fluctue en raison d’une maladie, d’un handicap psychique ou d’un traitement. Une personne pourrait ainsi formuler sa demande pendant une période où elle comprend sa décision, même si ses capacités s’altèrent à d’autres moments. L’ajout fixerait le moment d’appréciation de cette condition d’accès, sans préciser à lui seul les règles applicables à une éventuelle confirmation ultérieure de la volonté.

Amendement n° 756 · Mme Blin · Article 4

Amendement n° 756 de Mme Blin et l'amendement identique suivant à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
59 pour116 contre4 abstentions
24 juin 2026N° 7555
Exiger des personnes demandant l’aide à mourir qu’elles manifestent une volonté libre, éclairée et persistante
Tous les groupes

Le texte en discussion exige que la personne demandant l’aide à mourir soit apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. L’amendement ajouterait que cette volonté doit aussi être « persistante », introduisant explicitement une exigence de maintien dans le temps.

Présenté par ses auteurs comme une précision, cet ajout ferait de la persistance de la volonté un élément de la condition d’accès. Il ne définirait toutefois ni la durée pendant laquelle cette volonté devrait se maintenir, ni la manière de la vérifier. Il n’instaurerait donc pas, à lui seul, un délai déterminé ou un nombre obligatoire de confirmations.

Amendement n° 1326 · M. Bloch · Article 4

Amendement n° 1326 de M. Bloch à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
66 pour106 contre4 abstentions
24 juin 2026N° 7554
Exiger des personnes demandant l’aide à mourir qu’elles manifestent leur volonté avec plein discernement
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit que, pour accéder à l’aide à mourir, une personne doit notamment être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. Cette condition s’ajoute à celles relatives à l’âge, à la résidence ou à la nationalité, à la maladie et à la souffrance.

L’amendement ajouterait que cette volonté doit être manifestée « avec plein discernement ». Selon ses auteurs, il s’agit de s’assurer que la personne comprend sa décision et peut exercer son jugement sans altération de ces capacités. Le texte renforcerait ainsi la formulation de la condition relative à la volonté, sans préciser de méthode supplémentaire pour évaluer ce discernement.

Amendement n° 888 · M. Juvin · Article 4

Amendement n° 888 de M. Juvin à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
78 pour107 contre3 abstentions
24 juin 2026N° 7553
Obliger les personnes demandant l’aide à mourir à exprimer leur consentement libre et éclairé devant un magistrat
Tous les groupes

Le texte en discussion exige notamment que la personne demandant l’aide à mourir soit apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. L’amendement remplacerait cette condition par l’expression d’un consentement libre et éclairé devant le président du tribunal judiciaire ou un magistrat désigné par lui. La personne devrait donc exprimer son accord devant un juge pour remplir cette condition d’accès.

Les auteurs souhaitent confier ce contrôle à des professionnels de la justice plutôt qu’aux médecins. Ils invoquent la protection des personnes fragiles contre les pressions extérieures et les abus de faiblesse, en s’inspirant de la procédure de consentement au don d’organe. L’intervention judiciaire deviendrait une formalité obligatoire, et non une simple possibilité de contrôle.

Amendement n° 411 · Mme Gruet · Article 4

Amendement n° 411 de Mme Gruet à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
78 pour110 contre1 abstention
24 juin 2026N° 7552
Conditionner l’aide à mourir à des soins palliatifs effectivement reçus lorsque la personne les a demandés
Tous les groupes

Le texte en discussion fixe plusieurs conditions cumulatives pour accéder à l’aide à mourir, notamment une maladie grave et incurable engageant le pronostic vital et une souffrance répondant aux critères prévus. L’amendement ajouterait une condition pour les personnes ayant demandé un accompagnement et des soins palliatifs. Elles devraient en avoir effectivement bénéficié, dans des conditions accessibles compte tenu de leur état physique, psychologique et de leur vie quotidienne.

Selon les auteurs, une personne souhaitant ces soins doit avoir pu les recevoir avant de recourir à l’aide à mourir. Une demande restée sans prise en charge ne suffirait donc pas à remplir cette nouvelle condition. L’amendement ne rendrait pas ces soins obligatoires pour ceux qui ne les demandent pas et ne prévoirait pas de moyens supplémentaires pour les fournir.

Amendement n° 652 · M. Monnet · Article 4

Amendement n° 652 de M. Monnet à l’article 4 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
85 pour109 contre4 abstentions
24 juin 2026N° 7494
Encadrer les producteurs, plateformes et annonceurs pour réduire l’impact environnemental du textile et de la mode ultra-express
Tous les groupes

La proposition de loi définirait la mode ultra-express par un nombre élevé de références neuves et une faible incitation à réparer, avec des seuils fixés par décret. Les plateformes concernées devraient afficher des messages sur la sobriété et les incidences des produits. Les lieux de fabrication des textiles vendus en ligne seraient indiqués près du prix.

Les contributions financières des producteurs à la gestion des déchets seraient modulées selon leurs gammes, la fréquence des offres et l’incitation à réparer. Les pénalités iraient de 0,25 à 12 euros par produit en 2026, puis de 2 à 20 euros à partir de 2030, avec un plafonnement à 50 % du prix hors taxe sur demande motivée. Une fraction des contributions financerait la collecte, le réemploi et le recyclage en France.

La publicité et la promotion par les influenceurs de la mode ultra-express seraient interdites dès janvier 2027. Certaines obligations visant les services établis ailleurs dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen nécessiteraient toutefois une procédure dérogatoire. Le texte prévoirait aussi une sensibilisation scolaire à la consommation durable.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sébastien Huyghe : Pour

Adoptéscrutin public solennel
338 pour0 contre151 abstentions
24 juin 2026N° 7493
Doubler les plafonds du malus textile : jusqu’à 12 € par article en 2026 et 20 € en 2030
Tous les groupes

Un vêtement jeté doit être collecté, trié ou recyclé. Les producteurs contribuent au financement.

Le texte plafonne leur malus textile à 6 € par article en 2026 et 10 € en 2030.

L’amendement doublerait ces plafonds et porterait le minimum à 2 € dès 2030. Gamme proposée et fréquence des offres influenceraient le calcul. Sur demande motivée, le malus resterait limité à 50 % du prix hors taxes. Un article à 20 € HT serait alors plafonné à 10 €. D’autres contributions pourraient aussi dépendre des pratiques commerciales.

Pour, faire financer davantage les déchets par les producteurs concernés. Contre, limiter les coûts qu’ils pourraient répercuter sur les acheteurs de vêtements.

Amendement n° 2 · Gouvernement

Amendement n° 2 (rect.) du Gouvernement à la proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile (texte de la commission mixte paritaire).

Sébastien Huyghe : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
329 pour0 contre2 abstentions
23 juin 2026N° 7454
Accorder à la Corse un statut d’autonomie et permettre à sa collectivité d’adapter certaines règles
Tous les groupes

Le projet inscrirait dans la Constitution que la Corse bénéficie d’un statut d’autonomie au sein de la République, tenant compte de ses caractéristiques insulaires, géographiques et culturelles. Il permettrait à la Collectivité de Corse d’être habilitée, dans les conditions fixées par une loi organique, à adapter certaines lois et certains règlements ou à fixer des normes dans les domaines relevant de ses compétences.

Ces habilitations excluraient notamment la justice, le droit pénal, la défense, la sécurité et les droits civiques. Elles seraient aussi soumises au contrôle du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel et ne pourraient porter atteinte aux conditions essentielles d’exercice des libertés publiques ou des droits constitutionnels. Le projet prévoit enfin une consultation des électeurs inscrits en Corse sur le projet de statut. Le vote porte sur l’ensemble du texte constitutionnel.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sébastien Huyghe : Contre

Adoptéscrutin public solennel
271 pour202 contre64 abstentions
22 juin 2026N° 7438
Supprimer la définition du droit des personnes à l’aide à mourir et la protection pénale de ceux qui y participent
Tous les groupes

L’article visé définit le droit d’une personne à demander une substance provoquant la mort, pour se l’administrer ou, en cas d’impossibilité physique, la faire administrer par un médecin ou un infirmier. Il prévoit aussi que les personnes participant à cette aide ne sont pas pénalement responsables lorsqu’elles respectent les conditions légales.

L’amendement supprimerait entièrement cet article, donc ces deux dispositions. Ses auteurs craignent que la reconnaissance d’un droit à l’aide à mourir ne relègue les soins palliatifs au second plan. Ils estiment aussi qu’elle obligerait les soignants à proposer cette aide dès l’admission. Toutefois, l’article présenté ne formule pas cette obligation et définit le droit à partir d’une demande de la personne.

Amendement n° 18 · M. Bentz · Article 2

Amendement n° 18 de M. Bentz et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
78 pour103 contre0 abstentions
22 juin 2026N° 7432
Rejeter préalablement la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir
Tous les groupes

Un vote favorable à cette motion de rejet préalable entraînerait le rejet de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, examinée en nouvelle lecture. Il empêcherait le passage à la discussion de ses articles à ce stade, plutôt que de modifier une de ses mesures.

Le Règlement permet cette procédure pour faire reconnaître une contrariété à la Constitution ou décider qu’il n’y a pas lieu de délibérer. Ces motifs possibles ne renseignent pas sur les arguments particuliers des signataires. Si la motion était écartée, l’examen du texte pourrait se poursuivre, sans que cela vaille adoption du droit à l’aide à mourir.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de rejet péalable, déposée par M. Patrick Hetzel, de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sébastien Huyghe : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
91 pour139 contre1 abstention
17 juin 2026N° 7409
Remplacer les concessions des grands ouvrages hydroélectriques par des autorisations pour permettre aux exploitants de relancer leurs investissements
Tous les groupes

La proposition de loi vise à relancer les investissements hydroélectriques pour la transition énergétique. Elle remplacerait les concessions, contrats encadrant l’exploitation des ouvrages, par des autorisations pour les installations de plus de 4,5 mégawatts et certains réservoirs associés. Des exceptions sont prévues, notamment pour la concession du Rhône.

Les exploitants actuels recevraient pour 70 ans un droit réel, leur permettant d’utiliser les ouvrages et de les agrandir avec les autorisations requises, sans acquérir leur pleine propriété. L’attribution aurait une contrepartie financière évaluée indépendamment. L’exploitation resterait soumise à des prescriptions de sécurité, d’environnement et de partage de l’eau.

En parallèle, EDF devrait vendre aux enchères pendant vingt ans des produits électriques représentant initialement 6 gigawatts de capacités, sans donner aux acheteurs le contrôle des barrages. Cette ouverture commerciale accompagnerait donc le maintien des exploitants. Une redevance progressive sur leurs résultats bénéficierait à l’État et, dans certaines limites, aux organismes publics de bassin.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à relancer les investissements dans le secteur de l'hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sébastien Huyghe : Pour

Adoptéscrutin public solennel
290 pour59 contre116 abstentions
17 juin 2026N° 7408
Faciliter le logement des travailleurs des services publics et permettre de lier leur bail social à leur emploi
Tous les groupes

La proposition de loi faciliterait la création et la réservation de logements pour les travailleurs des services publics. Certains employeurs, notamment les services de défense, de sécurité et de justice et les hôpitaux publics, bénéficieraient de réservations sur des logements identifiés, ainsi que les entreprises de transport public de personnes en zone tendue.

Une « clause de fonction » pourrait lier le maintien dans un logement social à l’exercice d’un emploi déterminé, lorsque ce logement est attribué sur proposition de l’employeur grâce à ses droits de réservation. Elle concernerait les agents publics civils ou militaires et, en zone tendue, certains salariés. Après la fin de l’emploi, l’employeur pourrait demander la résiliation du bail avec un préavis d’au moins six mois. Des protections seraient prévues pour certaines situations exceptionnelles ou de handicap.

Des dérogations d’urbanisme permettraient aussi de créer des logements sur du foncier public ou cédé par une personne publique, dont au moins la moitié serait réservée aux travailleurs concernés. Les hôpitaux publics pourraient valoriser leur patrimoine immobilier pour loger leur personnel.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Sébastien Huyghe : Pour

Adoptéscrutin public solennel
292 pour160 contre14 abstentions
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