Tous les députés
Mandat en cours

Bouches-du-Rhône : 4ᵉ circonscription

Mandat depuis le (2 ans et 4 mois).

Amendements votés
2 220
Rang 208 / 510 · ex æquo Rang 208 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 6 187, Marine Hamelet. 739 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements votés, tous les députés.
Amendements proposés
136
Rang 292 / 507 · ex æquo Rang 292 sur 507, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 773 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements proposés, tous les députés.
Taux de présence
27 %
Rang 223 / 510 · ex æquo Rang 223 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 752 jours couverts. Voir le classement complet : Taux de présence, tous les députés.
2 546 / 9 436 scrutins
Position par rapport à son groupe
99,8 % 6 désaccords 2 555 / 2 561 positions identiques
Amendements votés
2 220
Rang 208 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 6 187, Marine Hamelet. 739 jours couverts.
Rang 208 sur 510 · ex æquo Rang 208 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 6 187, Marine Hamelet. 739 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements votés, tous les députés.
Amendements proposés
136
Rang 292 sur 507, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 773 jours couverts.
Rang 292 sur 507 · ex æquo Rang 292 sur 507, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 773 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements proposés, tous les députés.
Taux de présenceÀ combien de scrutins a-t-il participé ?
27 % 2 546 / 9 436 scrutins
Rang 223 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 752 jours couverts.
Rang 223 sur 510 · ex æquo Rang 223 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 752 jours couverts. Voir le classement complet : Taux de présence, tous les députés.
Périmètre des chiffres

Chaque barre compare la valeur au meilleur score parmi les députés dont la durée de mandat couverte diffère de 30 jours au maximum, sur la période de chaque source. Le rang, l’effectif comparable et les éventuels ex æquo sont affichés sous chaque barre. Une comparaison indisponible reste sans barre.

Le taux de présence rapporte les votes pour, contre et abstentions aux scrutins avec vote ou sans position enregistrée pendant les mandats, sur toute la période du corpus. Motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées sont exclus. Les délégations sont incluses ; ce taux ne mesure pas la présence physique. Il reste non calculable sans mandat connu ou sans scrutin retenu. Les filtres d’activité plus bas ne modifient pas ce résumé.

Amendements et sous-amendements du corpus, du au . Un scrutin d’amendement avec une position pour, contre ou abstention compte une fois, délégations incluses. Les positions contradictoires et non-votants sont exclus.

Les propositions comptent les dépôts attribués comme auteur principal, dédupliqués par identifiant officiel. Cosignatures et dépôts comme rapporteur sont exclus. Ce décompte porte sur les dépôts de l’archive officielle disponible, y compris ceux qui n’ont pas été soumis à un scrutin public. Archive de 143 494 amendements déposés du au . Archive officielle des amendements.

Position par rapport à son groupe

Vote-t-il dans le même sens que son groupe politique ?

99,8 % de positions identiques

Même position
2 555 scrutins
Position différente
6 scrutins (0,2 %)

Sur 2 561 scrutins comparables, du au .

Voir les 6 scrutins de désaccord
Comprendre les chiffres et leur méthode de calcul

Tous les sujets, sur toute la période du corpus. 2 scrutins non comparables sont exclus du calcul.

Un scrutin compte une fois. La position dominante est la plus fréquente parmi pour, contre et abstention, sans égalité ; elle ne nécessite pas une majorité absolue. Le vote du député est inclus dans les voix de son groupe. Une abstention face à un pour ou un contre compte comme un désaccord.

Le groupe est celui de la position nominative officielle à cette date, même si le député a changé de groupe. Les non-inscrits ne forment pas un groupe de comparaison. Votes délégués inclus ; aucun jugement de loyauté ni de présence physique n’est déduit.

Position nominative ambiguë ou dupliquée
0
Non-inscrit ou groupe non renseigné
2
Décomptes du groupe absents ou sans voix
0
Égalité entre positions du groupe
0
Statut explicite non-votant
0

Ces observations sont exclues du dénominateur. L’absence de position enregistrée n’est jamais transformée en désaccord. Les filtres de participation et de la liste des votes ne modifient pas ce bilan sur toute la période.

Scrutins officiels

Sa participation aux scrutins

8 oct. 2024 – 30 oct. 2026 · 9 459 scrutins pendant ses mandats · 2 563 participations.

Taux de vote pour

47,2 %
1 209 / 2 563 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux de vote contre

49 %
1 256 / 2 563 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux d’abstention

3,8 %
98 / 2 563 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux de présence

27 %
2 546 / 9 436 scrutinsHors motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées.

La répartition de ses votes

Tous les secteurs · 2 563 participations.

Pour1 20947,2 %
Contre1 25649 %
Abstention983,8 %

Ses votes au fil des mois

Nombre de scrutins par position.

PourContreAbstentionNon-votant expliciteAucun vote enregistréPosition indéterminée

Statut explicite « non-votant » : 0 scrutins.

Le taux de présence mesure la participation aux scrutins, sans établir une présence physique. Un vote peut être délégué.

Voir les chiffres et la méthode de calcul

Abstention = abstentions ÷ (pour + contre + abstentions) × 100. Vote contre = contre ÷ ce même total × 100. Présence = votes pour, contre ou abstentions ÷ scrutins avec vote ou sans position enregistrée × 100, pendant le mandat. Les motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées sont exclus du numérateur et du dénominateur de présence. Les interruptions et les périodes hors mandat sont exclues. Les dates de prise de fonction et de fin sont incluses. Les mois sans scrutin ne sont pas représentés.

Décomptes de Manuel Bompard · Tous les secteurs · toute la période
MoisScrutinsPourContreAbstentionNon-votant expliciteAucun vote enregistréPosition indéterminée
octobre 242191195220460
novembre 242692750301890
décembre 24375110300
janvier 251661212301390
février 251902748301120
mars 253122319402660
avril 253457454502120
mai 2566841122305020
juin 256678554205260
juillet 2518066001680
septembre 251010000
octobre 2526713958110590
novembre 251 1172643513604660
décembre 255094250504120
janvier 26336596002710
février 265451471204580
mars 26129313001130
avril 263287525302250
mai 269233125008670
juin 266953763105940
juillet 265317634804130
octobre 261 02550141608280
Total9 4591 2091 2569806 8960

Mandats retenus : du 1 juil. 2024 jusqu’au dernier scrutin importé.

Ses votes personnels et délégués Comparer avec les autres députés

Les positions de Manuel Bompard, par sujet

Pour, contre et abstention : parmi les participations enregistrées. L’absence de vote est calculée sur les scrutins retenus pendant le mandat, sans établir une absence physique.

Agriculture49,4 %pour 76 favorables / 154 voix retenues · 773 scrutins du mandat
Contre
48,1 % 74 / 154 participations
Abstention
2,6 % 4 / 154 participations
Absence de vote
80,3 % 619 / 771 scrutins retenus
Autres scrutins33,2 %pour 147 favorables / 443 voix retenues · 1 710 scrutins du mandat
Contre
61,2 % 271 / 443 participations
Abstention
5,6 % 25 / 443 participations
Absence de vote
74,1 % 1 266 / 1 708 scrutins retenus
Éducation46,9 %pour 45 favorables / 96 voix retenues · 305 scrutins du mandat
Contre
45,8 % 44 / 96 participations
Abstention
7,3 % 7 / 96 participations
Absence de vote
68,5 % 209 / 305 scrutins retenus
Énergie & climat48,5 %pour 131 favorables / 270 voix retenues · 957 scrutins du mandat
Contre
48,9 % 132 / 270 participations
Abstention
2,6 % 7 / 270 participations
Absence de vote
71,9 % 686 / 954 scrutins retenus
Impôts & budget57,4 %pour 506 favorables / 882 voix retenues · 2 525 scrutins du mandat
Contre
36,2 % 319 / 882 participations
Abstention
6,5 % 57 / 882 participations
Absence de vote
65,1 % 1 641 / 2 520 scrutins retenus
Institutions48,7 %pour 167 favorables / 343 voix retenues · 1 162 scrutins du mandat
Contre
49,3 % 169 / 343 participations
Abstention
2 % 7 / 343 participations
Absence de vote
71,4 % 813 / 1 139 scrutins retenus
Justice & sécurité54,5 %pour 317 favorables / 582 voix retenues · 2 105 scrutins du mandat
Contre
42,6 % 248 / 582 participations
Abstention
2,9 % 17 / 582 participations
Absence de vote
72,4 % 1 523 / 2 105 scrutins retenus
Mobilités47,8 %pour 43 favorables / 90 voix retenues · 359 scrutins du mandat
Contre
48,9 % 44 / 90 participations
Abstention
3,3 % 3 / 90 participations
Absence de vote
74,9 % 269 / 359 scrutins retenus
Pouvoir d’achat59,2 %pour 58 favorables / 98 voix retenues · 265 scrutins du mandat
Contre
37,8 % 37 / 98 participations
Abstention
3,1 % 3 / 98 participations
Absence de vote
63 % 167 / 265 scrutins retenus
Santé34,9 %pour 137 favorables / 392 voix retenues · 1 962 scrutins du mandat
Contre
59,7 % 234 / 392 participations
Abstention
5,4 % 21 / 392 participations
Absence de vote
80,1 % 1 570 / 1 960 scrutins retenus
Solidarités & logement37,3 %pour 104 favorables / 279 voix retenues · 900 scrutins du mandat
Contre
60,6 % 169 / 279 participations
Abstention
2,2 % 6 / 279 participations
Absence de vote
69 % 621 / 900 scrutins retenus
Emploi & travail39,7 %pour 85 favorables / 214 voix retenues · 828 scrutins du mandat
Contre
57 % 122 / 214 participations
Abstention
3,3 % 7 / 214 participations
Absence de vote
74,2 % 614 / 827 scrutins retenus
2 563 scrutins publics Tous les textes
Réinitialiser
4 juin 2025N° 2225
Maintenir le vote par correspondance des personnes détenues en le rattachant à une commune liée à leur vie personnelle ou familiale
Tous les groupes

L’amendement maintiendrait le vote par correspondance des personnes détenues, mais remplacerait leur rattachement actuel à la commune chef-lieu du département ou de la collectivité où se trouve la prison par un rattachement personnel ou familial.

Les personnes concernées seraient inscrites dans une commune prévue par le code électoral ou dans celle où leurs ascendants ou descendants sont inscrits. Leurs bulletins seraient comptabilisés dans le bureau correspondant à leur domicile, à leur dernière résidence avant incarcération ou à l’adresse de leur ascendant ou descendant. Cette organisation s’appliquerait au prochain renouvellement général des conseils municipaux suivant la publication de la loi.

Les auteurs présentent cette solution comme un moyen de préserver le droit de vote tout en rétablissant un lien avec la commune d’inscription. Ils reconnaissent des difficultés logistiques soulevées par l’administration, mais estiment qu’elles ne justifient pas de restreindre ce droit.

Amendement n° 1 · Mme Froger · Article premier

Amendement n° 1 de Mme Froger à l'article premier (supprimé) de la proposition de loi relative au droit de vote par correspondance des personnes détenues (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
64 pour94 contre0 abstentions
4 juin 2025N° 2224
Conditionner l’inscription des détenus hors du chef-lieu à la bonne organisation de leur vote par correspondance
Tous les groupes

L’amendement visé prévoit que les détenus votant par correspondance seraient inscrits dans une commune liée à leur domicile, à leur résidence antérieure ou à leur famille. Les auteurs du sous-amendement craignent que cette dispersion entraîne des difficultés d’inscription ou une réception trop tardive des documents électoraux.

Le sous-amendement conditionnerait cette inscription à la possibilité d’assurer l’inscription électorale, la réception à temps des professions de foi et des bulletins, ainsi que le bon déroulement du vote en prison. À défaut, les détenus seraient inscrits au chef-lieu du département ou de la collectivité où se trouve la prison, dans un bureau correspondant à la circonscription ou au secteur comptant le plus d’électeurs inscrits. Cette solution de repli viserait à permettre la prise en compte effective de leur vote.

Sous-amendement n° 21 · M. Amrani · Article premier

Sous-amendement n° 21 de M. Amrani à l'amendement n° 1 de Mme Froger à l'article premier (supprimé) de la proposition de loi relative au droit de vote par correspondance des personnes détenues (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour116 contre0 abstentions
4 juin 2025N° 2223
Supprimer le changement de commune d’inscription prévu pour les détenus votant par correspondance
Tous les groupes

L’amendement visé prévoit d’inscrire les détenus votant par correspondance dans une commune liée à leur domicile, à leur dernière résidence avant l’incarcération ou à leur famille. Le sous-amendement supprimerait les deux alinéas qui organisent ce changement de commune et désignent le bureau de vote correspondant.

Ses auteurs souhaitent préserver le vote par correspondance sans cette nouvelle organisation. Selon leur exposé, 93 % des électeurs en prison recourent à cette modalité. Ils craignent que la dispersion des inscriptions entraîne des radiations des listes ou que des bulletins ne soient pas comptés parce que les enveloppes arrivent trop tard. La suppression proposée porte sur ces règles d’inscription, et non sur une suppression du vote par correspondance.

Sous-amendement n° 19 · M. Bex · Article premier

Sous-amendement n° 19 de M. Bex à l'amendement n° 1 de Mme Froger à l'article premier (supprimé) de la proposition de loi relative au droit de vote par correspondance des personnes détenues (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour114 contre0 abstentions
4 juin 2025N° 2222
Censurer le Gouvernement à propos de la procédure parlementaire et du texte sur les contraintes agricoles
Tous les groupes

L’adoption de cette motion de censure obligerait le Premier ministre à remettre la démission du Gouvernement au président de la République. Elle nécessiterait les voix de la majorité des membres de l’Assemblée nationale. Seuls les votes favorables à la censure seraient comptabilisés.

Les signataires contestent le recours à une motion de rejet sur une proposition de loi agricole, qu’ils présentent comme un moyen d’éviter le débat à l’Assemblée. Ils dénoncent aussi les risques sanitaires et environnementaux qu’ils attribuent notamment à la réautorisation de certains pesticides.

Le vote porterait sur la responsabilité du Gouvernement, selon l’article 49, alinéa 2, de la Constitution. Il ne constituerait pas un vote direct sur les dispositions agricoles contestées.

Intitulé officiel et portée du vote

la motion de censure, déposée en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution, par Mme Aurélie Trouvé et 57 députés.

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Manuel Bompard : Pour

Rejetémotion de censure
116 pour0 contre0 abstentions
3 juin 2025N° 2215
Faciliter la transformation de bureaux et d’autres bâtiments en logements et permettre d’anticiper leurs changements d’usage
Tous les groupes

La proposition de loi vise à faciliter la création de logements dans des bâtiments destinés à d’autres usages. Le texte de référence permettrait aux autorités locales d’autoriser ces transformations en dérogeant aux usages fixés par le plan local d’urbanisme. Elles pourraient refuser pour des nuisances, une desserte insuffisante sans voiture ou des conséquences sur les écoles et la mixité sociale. Certains secteurs pourraient être réservés aux résidences principales.

Un permis pourrait aussi prévoir plusieurs usages successifs et autoriser à l’avance les transformations correspondantes pendant vingt ans, sous conditions. En copropriété, transformer certains locaux non résidentiels, hors locaux commerciaux, contrairement à la destination de l’immeuble serait soumis à un vote à la majorité prévue par l’article 24.

Le vote porte sur l’ensemble du texte de compromis. Ces mesures sont celles du texte sénatorial de référence antérieur au vote, sans reconstitution de la version de séance à l’Assemblée nationale.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à faciliter la transformation des bureaux et autres bâtiments en logements (texte de la commission mixte paritaire).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Manuel Bompard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
214 pour0 contre0 abstentions
28 mai 2025N° 2152
Conserver les zones à faibles émissions mises en place par les collectivités pour réduire la pollution de l’air
Tous les groupes

L’article du projet de loi en discussion supprimerait les dispositions légales relatives aux zones à faibles émissions, ou ZFE. Ces zones visent à améliorer la qualité de l’air en agissant sur la circulation des véhicules polluants. Selon l’exposé, les collectivités les mettent en place après une étude de la situation environnementale et des réductions d’émissions attendues.

L’amendement supprimerait cet article et conserverait donc le cadre légal des ZFE. Ses auteurs invoquent la protection de la santé publique et citent une estimation de 40 000 décès prématurés par an imputables aux particules fines. Ils soulignent également la nécessité de ne pas pénaliser les personnes qui doivent utiliser un véhicule polluant. L’amendement préserverait le dispositif sans ajouter lui-même d’aide ni d’alternative de transport.

Amendement n° 1724 · Mme Le Feur · Article 15 ter

Amendement de suppression n° 1724 de Mme Le Feur à l’article 15 ter (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour115 contre8 abstentions
28 mai 2025N° 2150
Renoncer à présumer l’intérêt public majeur de nouveaux projets pour déroger à la protection des espèces
Tous les groupes

L’article en discussion élargirait les projets réputés répondre à une « raison impérative d’intérêt public majeur ». Les projets visés seraient ainsi considérés comme remplissant cette condition nécessaire pour déroger à la protection des espèces, sans que cela constitue à lui seul une autorisation de dérogation. Seraient notamment concernés certains projets reconnus d’intérêt majeur ou national et les infrastructures déclarées d’utilité publique.

L’amendement supprimerait cet élargissement et maintiendrait la rédaction actuelle. Son exposé partage l’objectif de sécuriser juridiquement les projets, mais estime que cette présomption étendue présenterait un fort risque de non-conformité au droit européen. Selon cette analyse, elle pourrait donc fragiliser les porteurs de projets plutôt que les protéger. La solution alternative évoquée dans l’exposé ne serait pas instaurée par cet amendement.

Amendement n° 2596 · Gouvernement · Article 15 bis

Amendement de suppression n° 2596 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l’article 15 bis A (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
84 pour9 contre50 abstentions
28 mai 2025N° 2148
Décompter dans un forfait national de 10 000 hectares les terres consommées par les projets industriels pendant cinq ans
Tous les groupes

Les objectifs de réduction de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers encadrent la place disponible pour construire. L’amendement créerait, pour cinq ans à compter de la promulgation, un forfait national de 10 000 hectares dans lequel seraient comptées les surfaces consommées par les projets industriels concernés.

Les aménagements, équipements et logements directement liés pourraient aussi y entrer, dans la limite de 15 % de l’espace accordé au projet. Sur ce forfait, 9 000 hectares seraient mutualisés entre les régions couvertes par un schéma régional d’aménagement, proportionnellement à leur enveloppe de consommation d’espaces. Un décret préciserait la répartition et l’application.

Le Gouvernement entend ainsi soutenir la réindustrialisation et l’émergence de projets créateurs d’emplois. Il s’agirait de compter ces surfaces à l’échelle nationale pour atteindre l’objectif de réduction, et non de les exclure du décompte des terres consommées.

Amendement n° 2795 · Gouvernement · Après l’article 15

Amendement n° 2795 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
79 pour57 contre4 abstentions
28 mai 2025N° 2147
Confier des classements de projets majeurs au ministre de l’industrie et supprimer une participation du public sur leur adaptation des règles d’urbanisme
Tous les groupes

L’amendement transférerait du ministre chargé de l’urbanisme à celui chargé de l’industrie la compétence de classement des projets d’envergure nationale ou européenne présentant un intérêt général majeur. Il confierait aussi au ministre de l’industrie la réception et l’instruction des demandes de classement comme projet d’intérêt national majeur. Selon ses auteurs, cette centralisation éviterait aux porteurs de projets de multiplier les échanges avec plusieurs ministères et les préfectures.

Il supprimerait également la procédure de participation du public prévue pour mettre les documents d’urbanisme en compatibilité avec les projets d’intérêt national majeur, c’est-à-dire adapter les règles locales d’aménagement pour permettre leur réalisation. Les habitants perdraient ainsi cette occasion de s’exprimer sur cette adaptation. Cette suppression viserait cette procédure précise, et non toutes les consultations relatives au projet.

Amendement n° 2291 · M. Buisson · Après l’article 15

Amendement n° 2291 de M. Buisson après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour83 contre5 abstentions
28 mai 2025N° 2146
Accélérer les autorisations de raccordement en fibre optique des centres de données concernés par le statut de projet d’intérêt national majeur
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit de permettre à certains centres de données importants pour la transition numérique, écologique ou la souveraineté nationale d’être qualifiés de projets d’intérêt national majeur. Pour faciliter leur raccordement en fibre optique, l’amendement raccourcirait deux procédures.

L’autorité saisie d’une permission de voirie, autorisation d’utiliser le domaine public routier pour ce raccordement, aurait deux semaines après réception pour se prononcer. Son silence vaudrait accord. Sur les propriétés privées, lorsqu’une servitude serait envisagée pour permettre l’installation du réseau, le délai minimal laissé aux propriétaires ou au syndic de copropriété pour présenter leurs observations serait réduit à un mois après leur information sur les motifs et l’emplacement retenu.

Les auteurs souhaitent accélérer la mise en service de ces infrastructures. Cette accélération passerait notamment par un temps plus court laissé aux propriétaires pour faire connaître leurs observations.

Amendement n° 211 · M. Brun · Après l’article 15

Amendement n° 211 de M. Brun et les amendements identiques suivants après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
53 pour70 contre5 abstentions
28 mai 2025N° 2145
Reconnaître l’intérêt public majeur des aménagements de domaines skiables aux retombées économiques et sociales manifestes
Tous les groupes

Pour déroger aux règles protégeant les espèces et leurs habitats, un projet d’aménagement peut devoir justifier d’une « raison impérative d’intérêt public majeur », c’est-à-dire d’un intérêt collectif suffisamment important pour motiver cette dérogation. Selon les auteurs, plusieurs projets en montagne ont été empêchés faute de satisfaire cette exigence, malgré leur intérêt socio-économique et les mesures compensatoires proposées.

L’amendement ajouterait un motif de dérogation propre à l’aménagement d’un domaine skiable situé sur une ou plusieurs communes, lorsque ses retombées économiques et sociales sont manifestes. Il permettrait ainsi d’invoquer explicitement ces retombées pour justifier l’intérêt public majeur de l’aménagement. Les auteurs souhaitent lever un obstacle juridique qu’ils jugent particulièrement difficile à franchir pour les communes touristiques. Cette mesure porterait sur la justification d’une dérogation à la protection des espèces, et non sur une autorisation générale de réaliser les travaux.

Amendement n° 135 · M. Rolland · Après l’article 15

Amendement n° 135 de M. Rolland après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
40 pour81 contre1 abstention
28 mai 2025N° 2144
Permettre à l’État de reconnaître plus tôt l’intérêt public majeur des projets nécessitant une dérogation pour les espèces protégées
Tous les groupes

Une dérogation à la protection des espèces peut être accordée pour une « raison impérative d’intérêt public majeur ». Cette possibilité suppose aussi l’absence d’autre solution satisfaisante et le maintien des populations concernées dans un état de conservation favorable.

L’amendement élargirait à toutes les natures de projets la possibilité de reconnaître ce motif dès la déclaration d’utilité publique ou la déclaration de projet prononcée par l’État, plutôt qu’au stade de l’autorisation environnementale. Cette reconnaissance ne pourrait être contestée que par un recours contre cette déclaration, et non contre la dérogation ultérieure.

Selon ses auteurs, avancer cet examen permettrait de régler les litiges avant les travaux, pour éviter retards, destructions d’espèces et remises en état coûteuses. Il ne s’agirait pas d’une reconnaissance automatique. Les deux autres conditions resteraient examinées lors de l’autorisation environnementale.

Amendement n° 2582 · Gouvernement · Après l’article 15

Amendement n° 2582 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
85 pour74 contre1 abstention
28 mai 2025N° 2143
Permettre aux projets déjà déclarés d’utilité publique ou d’intérêt général de faire reconnaître une raison impérative d’intérêt public majeur
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait à l’État de reconnaître une « raison impérative d’intérêt public majeur » dans une déclaration de projet. Cette qualification intervient pour des projets susceptibles de nécessiter une dérogation aux règles de protection des espèces. Elle pourrait être contestée lors d’un recours contre la déclaration, mais pas contre la dérogation ultérieure.

Le sous-amendement ouvrirait aussi cette reconnaissance aux projets ayant obtenu une déclaration d’utilité publique ou une déclaration de projet avant l’entrée en vigueur de la loi. Il exclurait ceux dont la déclaration a été annulée par une décision de justice devenue définitive.

Ses auteurs souhaitent notamment sécuriser des projets routiers déjà engagés, comme l’A69 ou la RN88, et éviter la perte de fonds publics investis. Cette ouverture ne vaudrait pas, à elle seule, délivrance d’une dérogation environnementale.

Sous-amendement n° 2768 · M. Mazars · Après l’article 15

Sous-amendement n° 2768 de M. Mazars à l'amendement n° 2582 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
81 pour75 contre3 abstentions
28 mai 2025N° 2142
Interdire aux porteurs de projets de commencer les travaux avant la fin des recours contre la déclaration reconnaissant l’intérêt public majeur
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait à l’État de reconnaître une « raison impérative d’intérêt public majeur » dès la déclaration de projet, pour des projets susceptibles de nécessiter une dérogation aux règles de protection des espèces. La contestation de cette reconnaissance serait concentrée sur le recours contre cette déclaration, et non contre la dérogation ultérieure.

Le sous-amendement interdirait de commencer les travaux tant que les délais de recours ne sont pas écoulés ou que les recours engagés ne sont pas réglés. Le non-respect de cette interdiction entraînerait la nullité de la reconnaissance d’intérêt public majeur.

Les auteurs veulent éviter que des atteintes irréversibles à l’environnement, notamment la destruction d’espèces protégées, surviennent avant l’issue des contestations. Les porteurs de projets devraient donc attendre cette issue avant d’engager les travaux concernés.

Sous-amendement n° 2743 · M. Leseul · Après l’article 15

Sous-amendement n° 2743 de M. Leseul et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2582 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
76 pour79 contre1 abstention
28 mai 2025N° 2141
Obliger l’État à statuer sur la raison impérative d’intérêt public majeur des projets pouvant nécessiter une dérogation à la protection des espèces
Tous les groupes

Le texte discuté permettrait à l’État de reconnaître une « raison impérative d’intérêt public majeur » lors d’une déclaration de projet. Il s’agit de déterminer si l’importance du projet pour l’intérêt public peut justifier une dérogation à la protection des espèces, sans que cette reconnaissance suffise à autoriser le projet.

Le sous-amendement obligerait l’État à se prononcer lors de la déclaration de projet ou d’utilité publique, sans imposer une réponse favorable. Un décret préciserait aussi comment statuer pour les projets ayant obtenu ces déclarations avant l’entrée en vigueur de la loi.

Les auteurs souhaitent réduire les incertitudes juridiques et protéger les investissements publics, notamment dans les transports. Pour les déclarations de projet, le texte discuté réserverait la contestation de cette reconnaissance au recours contre la déclaration, et non contre la dérogation ultérieure.

Sous-amendement n° 2769 · M. Mazars · Après l’article 15

Sous-amendement n° 2769 de M. Mazars et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 2582 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
76 pour69 contre7 abstentions
28 mai 2025N° 2140
Ne plus obliger les porteurs de projets d’intérêt national majeur à saisir la Commission nationale du débat public
Tous les groupes

La saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP) concerne la participation du public aux projets. L’amendement dispenserait les projets qualifiés d’intérêt national majeur de cette saisine obligatoire. Le texte discuté prévoit par ailleurs d’élargir cette qualification à des infrastructures et à certains centres de données.

Le Gouvernement présente cette dispense comme une simplification et un signal favorable aux investisseurs souhaitant s’implanter en France. Selon son exposé, une saisine facultative resterait possible et une concertation pourrait toujours être demandée par le porteur du projet ou le préfet, notamment à la suite d’une initiative du public. La mesure retirerait donc une obligation de saisine de la CNDP, sans supprimer toute possibilité de concertation.

Amendement n° 2787 · Gouvernement · Après l’article 15

Amendement n° 2787 du Gouvernement après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour74 contre0 abstentions
28 mai 2025N° 2139
Permettre de qualifier certains centres de données de projets d’intérêt national majeur et assouplir des règles d’urbanisme
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait de qualifier certains centres de données de projets d’intérêt national majeur selon leur importance pour les transitions numérique ou écologique ou la souveraineté nationale. Certains projets liés à des pays hors Union européenne seraient exclus faute de protection équivalente des données personnelles. Un permis pourrait être refusé dans un territoire connaissant des tensions structurelles sur l’eau.

Les projets d’intérêt national majeur pourraient déroger aux règles locales de hauteur, dans des limites fixées par décret. Des dérogations seraient aussi étendues à leur raccordement électrique.

Pour 2024–2034, les surfaces ouvertes à l’urbanisation pourraient dépasser sans justification jusqu’à 30 % l’objectif local de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, et davantage avec l’accord de l’État. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance. Certaines dispositions supprimées n’étant pas reproduites, leur portée ne peut être précisée.

Intitulé officiel et portée du vote

l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Manuel Bompard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
105 pour97 contre0 abstentions
28 mai 2025N° 2138
Limiter à 30 % le dépassement des objectifs fonciers autorisé aux collectivités dans leurs documents d’urbanisme
Tous les groupes

Le texte discuté permettrait aux documents locaux d’urbanisme d’ouvrir à l’urbanisation des surfaces dépassant, sans justification, jusqu’à 30 % l’objectif local de consommation maximale d’espaces naturels, agricoles et forestiers pour 2024 à 2034. Avec l’accord du préfet, ce dépassement pourrait aller au-delà de 30 %.

L’amendement supprimerait uniquement cette seconde possibilité. Les collectivités conserveraient la marge de dépassement de 30 %, mais ne pourraient plus invoquer cette disposition pour la dépasser avec l’accord du préfet. Ses auteurs souhaitent ainsi réduire une souplesse qu’ils jugent contraire à la sobriété foncière, c’est-à-dire à la limitation de la consommation de ces espaces. La mesure concerne les surfaces prévues dans les documents d’urbanisme, et non une obligation de les construire.

Amendement n° 1124 · Mme Belluco · Article 15

Amendement n° 1124 de Mme Belluco et l'amendement identique suivant à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
87 pour100 contre1 abstention
28 mai 2025N° 2132
Exclure du décompte de consommation des sols les implantations industrielles et les projets d’intérêt majeur national ou local
Tous les groupes

Les objectifs de réduction de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers encadrent l’aménagement des territoires. L’amendement exclurait de ce décompte les espaces naturels ou agricoles occupés par une implantation industrielle ou un projet d’intérêt majeur national, régional, intercommunal ou communal, pour la tranche visée par la loi.

Un arrêté du ministre chargé de l’industrie désignerait aussi les projets industriels d’intérêt majeur dont les aménagements, équipements et logements directement liés seraient exclus du décompte. Les auteurs craignent que les objectifs de sobriété foncière freinent des projets économiques et souhaitent donner davantage de souplesse aux collectivités. Ces surfaces pourraient ainsi être utilisées sans être comptées dans la consommation encadrée par ces objectifs. Il s’agirait d’une exemption comptable, et non d’une absence d’occupation des sols.

Amendement n° 293 · M. Boucard · Article 15

Amendement n° 293 de M. Boucard et l'amendement identique suivant à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
77 pour75 contre4 abstentions
28 mai 2025N° 2131
Abroger l’article 194 de la loi Climat et Résilience encadrant la réduction de la consommation des sols dans les territoires
Tous les groupes

La loi Climat et Résilience organise la réduction de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers dans les documents d’aménagement des territoires. Le texte discuté propose d’assouplir cette organisation en permettant notamment un dépassement local de 30 % sans justification pour les surfaces ouvertes à l’urbanisation.

L’amendement irait au-delà de cet assouplissement en abrogeant entièrement l’article 194 de cette loi, plutôt qu’en le modifiant. Ses auteurs reconnaissent l’intérêt environnemental de préserver les sols, mais estiment que les règles actuelles contraignent excessivement les communes rurales et périurbaines et freinent les logements, infrastructures et installations économiques. Ils souhaitent ouvrir la voie à une autre stratégie d’aménagement. Le dispositif ne définirait toutefois pas cette stratégie de remplacement et viserait précisément l’article 194, non l’ensemble des règles relatives à l’artificialisation.

Amendement n° 953 · M. Renault · Article 15

Amendement n° 953 rectifié de M. Renault et l'amendement identique suivant à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
127 pour179 contre5 abstentions
27 mai 2025N° 2130
Supprimer la possibilité pour les collectivités de dépasser de 30 % sans justification leurs objectifs locaux de consommation d’espaces
Tous les groupes

Le texte en discussion permettrait aux plans locaux d’urbanisme et aux cartes communales d’ouvrir à l’urbanisation des surfaces dépassant jusqu’à 30 %, sans justification, l’objectif local de consommation maximale d’espaces naturels, agricoles et forestiers pour 2024 à 2034. Un dépassement supérieur serait possible avec l’accord du représentant de l’État dans le département.

L’amendement supprimerait cette disposition. Les collectivités ne bénéficieraient donc pas de cette nouvelle marge dans leurs documents d’urbanisme. Selon l’exposé, les évolutions de la réforme « zéro artificialisation nette » devraient être examinées ensemble dans une proposition de loi dédiée, plutôt que dispersées entre plusieurs textes, afin d’éviter une complexité supplémentaire et des incohérences pour les collectivités.

Amendement n° 2587 · Gouvernement · Article 15

Amendement n° 2587 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
89 pour123 contre7 abstentions
27 mai 2025N° 2129
Supprimer les nouvelles dérogations pour raccorder au réseau électrique les projets d’intérêt national majeur
Tous les groupes

Le texte en discussion étendrait des dérogations aux projets de création ou de modification d’ouvrages du réseau public de transport d’électricité destinés à raccorder les installations d’un projet qualifié par décret d’intérêt national majeur. Cela pourrait notamment concerner les centres de données auxquels le texte permettrait d’accorder cette qualification.

L’amendement supprimerait cette extension ainsi que la modification associée des références dans la loi sur l’accélération des énergies renouvelables. Il ne supprimerait pas les raccordements eux-mêmes, mais les nouvelles possibilités de déroger aux règles pour les réaliser. Les dispositions fournies ne précisent pas le contenu des dérogations concernées, ce qui limite l’appréciation des contraintes concrètes qui seraient maintenues.

Amendement n° 1785 · Mme Belluco · Article 15

Amendement n° 1785 de Mme Belluco à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
59 pour111 contre0 abstentions
27 mai 2025N° 2128
Écarter pour les infrastructures et centres de données d’intérêt national majeur la reconnaissance anticipée d’intérêt public majeur pour déroger à la protection des espèces
Tous les groupes

Le texte étendrait aux infrastructures et centres de données qualifiés de projets d’intérêt national majeur la possibilité de reconnaître dès leur qualification une « raison impérative d’intérêt public majeur ». Selon l’exposé, cette condition est l’une des trois nécessaires pour obtenir une dérogation aux règles de protection des espèces. Sa reconnaissance anticipée ne serait donc pas, à elle seule, une autorisation de détruire des espèces protégées.

L’amendement supprimerait cette extension. Ses auteurs craignent qu’elle facilite les atteintes aux espèces protégées. Ils soulignent aussi que les personnes contestant cette reconnaissance devraient attaquer directement le décret qualifiant le projet d’intérêt national majeur, plutôt que remettre cette condition en cause lors de l’examen ultérieur de la dérogation.

Amendement n° 2185 · Mme Stambach-Terrenoir · Article 15

Amendement n° 2185 de Mme Stambach-Terrenoir et l'amendement identique suivant à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
61 pour138 contre0 abstentions
27 mai 2025N° 2127
Rétablir l’enquête publique pour les projets soumis à autorisation environnementale, notamment les centres de données
Tous les groupes

Selon l’exposé, la loi relative à l’industrie verte permet de remplacer l’enquête publique des projets soumis à autorisation environnementale par une consultation dite « parallélisée ». Celle-ci se déroule majoritairement en ligne et ne permet pas au commissaire enquêteur de donner un avis favorable ou défavorable. Les auteurs estiment que cette procédure offre moins de garanties de participation au public.

L’amendement supprimerait l’exception à l’enquête publique visée dans le code de l’environnement, afin de rétablir cette enquête pour ces projets, notamment les centres de données. Il remplacerait aussi les dispositions du texte en discussion qui ajoutent des références à la consultation parallélisée dans les procédures environnementales. Pour les personnes souhaitant participer, l’enjeu serait donc la forme de consultation et la présence d’un avis explicite du commissaire enquêteur.

Amendement n° 2201 · M. Nicolas Bonnet · Article 15

Amendement n° 2201 de M. Nicolas Bonnet à l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).

Manuel Bompard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
57 pour135 contre0 abstentions
Recherche et périmètre

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