Tous les députés
Mandat terminé

Rhône : 6ᵉ circonscription

Ancien groupe : LFI-NFP

Mandat du au (2 ans, 2 mois et 22 jours).

Amendements votés
2 065
Rang 225 / 512 Rang 225 sur 512, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 5 953, Marine Hamelet. 709 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements votés, tous les députés.
Amendements proposés
120
Rang 315 / 510 · ex æquo Rang 315 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 743 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements proposés, tous les députés.
Taux de présence
29,5 %
Rang 170 / 511 Rang 170 sur 511, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 722 jours couverts. Voir le classement complet : Taux de présence, tous les députés.
2 485 / 8 411 scrutins
Position par rapport à son groupe
99,4 % 15 désaccords 2 485 / 2 500 positions identiques
Amendements votés
2 065
Rang 225 sur 512, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 5 953, Marine Hamelet. 709 jours couverts.
Rang 225 sur 512 Rang 225 sur 512, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 5 953, Marine Hamelet. 709 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements votés, tous les députés.
Amendements proposés
120
Rang 315 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 743 jours couverts.
Rang 315 sur 510 · ex æquo Rang 315 sur 510, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 743 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements proposés, tous les députés.
Taux de présenceÀ combien de scrutins a-t-il participé ?
29,5 % 2 485 / 8 411 scrutins
Rang 170 sur 511, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 722 jours couverts.
Rang 170 sur 511 Rang 170 sur 511, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 722 jours couverts. Voir le classement complet : Taux de présence, tous les députés.
Périmètre des chiffres

Chaque barre compare la valeur au meilleur score parmi les députés dont la durée de mandat couverte diffère de 30 jours au maximum, sur la période de chaque source. Le rang, l’effectif comparable et les éventuels ex æquo sont affichés sous chaque barre. Une comparaison indisponible reste sans barre.

Le taux de présence rapporte les votes pour, contre et abstentions aux scrutins avec vote ou sans position enregistrée pendant les mandats, sur toute la période du corpus. Motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées sont exclus. Les délégations sont incluses ; ce taux ne mesure pas la présence physique. Il reste non calculable sans mandat connu ou sans scrutin retenu. Les filtres d’activité plus bas ne modifient pas ce résumé.

Amendements et sous-amendements du corpus, du au . Un scrutin d’amendement avec une position pour, contre ou abstention compte une fois, délégations incluses. Les positions contradictoires et non-votants sont exclus.

Les propositions comptent les dépôts attribués comme auteur principal, dédupliqués par identifiant officiel. Cosignatures et dépôts comme rapporteur sont exclus. Ce décompte porte sur les dépôts de l’archive officielle disponible, y compris ceux qui n’ont pas été soumis à un scrutin public. Archive de 141 211 amendements déposés du au . Archive officielle des amendements.

Position par rapport à son groupe

Vote-t-il dans le même sens que son groupe politique ?

99,4 % de positions identiques

Même position
2 485 scrutins
Position différente
15 scrutins (0,6 %)

Sur 2 500 scrutins comparables, du au .

Voir les 15 scrutins de désaccord
Comprendre les chiffres et leur méthode de calcul

Tous les sujets, sur toute la période du corpus. 2 scrutins non comparables sont exclus du calcul.

Un scrutin compte une fois. La position dominante est la plus fréquente parmi pour, contre et abstention, sans égalité ; elle ne nécessite pas une majorité absolue. Le vote du député est inclus dans les voix de son groupe. Une abstention face à un pour ou un contre compte comme un désaccord.

Le groupe est celui de la position nominative officielle à cette date, même si le député a changé de groupe. Les non-inscrits ne forment pas un groupe de comparaison. Votes délégués inclus ; aucun jugement de loyauté ni de présence physique n’est déduit.

Position nominative ambiguë ou dupliquée
0
Non-inscrit ou groupe non renseigné
1
Décomptes du groupe absents ou sans voix
0
Égalité entre positions du groupe
1
Statut explicite non-votant
0

Ces observations sont exclues du dénominateur. L’absence de position enregistrée n’est jamais transformée en désaccord. Les filtres de participation et de la liste des votes ne modifient pas ce bilan sur toute la période.

Scrutins officiels

Sa participation aux scrutins

8 oct. 2024 – 21 juil. 2026 · 8 434 scrutins pendant ses mandats · 2 502 participations.

Taux de vote pour

46,1 %
1 153 / 2 502 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux de vote contre

49,1 %
1 229 / 2 502 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux d’abstention

4,8 %
120 / 2 502 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux de présence

29,5 %
2 485 / 8 411 scrutinsHors motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées.

La répartition de ses votes

Tous les secteurs · 2 502 participations.

Pour1 15346,1 %
Contre1 22949,1 %
Abstention1204,8 %

Ses votes au fil des mois

Nombre de scrutins par position.

PourContreAbstentionNon-votant expliciteAucun vote enregistréPosition indéterminée

Statut explicite « non-votant » : 0 scrutins.

Le taux de présence mesure la participation aux scrutins, sans établir une présence physique. Un vote peut être délégué.

Voir les chiffres et la méthode de calcul

Abstention = abstentions ÷ (pour + contre + abstentions) × 100. Vote contre = contre ÷ ce même total × 100. Présence = votes pour, contre ou abstentions ÷ scrutins avec vote ou sans position enregistrée × 100, pendant le mandat. Les motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées sont exclus du numérateur et du dénominateur de présence. Les interruptions et les périodes hors mandat sont exclues. Les dates de prise de fonction et de fin sont incluses. Les mois sans scrutin ne sont pas représentés.

Décomptes de Gabriel Amard · Tous les secteurs · toute la période
MoisScrutinsPourContreAbstentionNon-votant expliciteAucun vote enregistréPosition indéterminée
octobre 24219283101870
novembre 242695883401240
décembre 243710230220
janvier 251662214101290
février 251901133201440
mars 253122417302680
avril 253452224402950
mai 256681022313602990
juin 256674824105940
juillet 25180404520930
septembre 251010000
octobre 252677325601630
novembre 251 1171332231307480
décembre 25509103741503170
janvier 263367420402380
février 2654561138503410
mars 26129211020960
avril 263288823002170
mai 2692313580507030
juin 26695891421004540
juillet 265311117305000
Total8 4341 1531 22912005 9320

Mandats retenus : du 8 juil. 2024 au 30 sept. 2026.

Ses votes personnels et délégués Comparer avec les autres députés

Les positions de Gabriel Amard, par sujet

Pour, contre et abstention : parmi les participations enregistrées. L’absence de vote est calculée sur les scrutins retenus pendant le mandat, sans établir une absence physique.

Agriculture56,7 %pour 118 favorables / 208 voix retenues · 708 scrutins du mandat
Contre
39,9 % 83 / 208 participations
Abstention
3,4 % 7 / 208 participations
Absence de vote
70,8 % 500 / 706 scrutins retenus
Autres scrutins36 %pour 145 favorables / 403 voix retenues · 1 572 scrutins du mandat
Contre
60,8 % 245 / 403 participations
Abstention
3,2 % 13 / 403 participations
Absence de vote
74,4 % 1 168 / 1 570 scrutins retenus
Éducation51,2 %pour 43 favorables / 84 voix retenues · 266 scrutins du mandat
Contre
40,5 % 34 / 84 participations
Abstention
8,3 % 7 / 84 participations
Absence de vote
68,4 % 182 / 266 scrutins retenus
Énergie & climat50,6 %pour 80 favorables / 158 voix retenues · 919 scrutins du mandat
Contre
45,6 % 72 / 158 participations
Abstention
3,8 % 6 / 158 participations
Absence de vote
83 % 760 / 916 scrutins retenus
Impôts & budget55 %pour 286 favorables / 520 voix retenues · 1 970 scrutins du mandat
Contre
37,7 % 196 / 520 participations
Abstention
7,3 % 38 / 520 participations
Absence de vote
73,7 % 1 448 / 1 965 scrutins retenus
Institutions53,2 %pour 223 favorables / 419 voix retenues · 1 138 scrutins du mandat
Contre
43,9 % 184 / 419 participations
Abstention
2,9 % 12 / 419 participations
Absence de vote
63,9 % 713 / 1 115 scrutins retenus
Justice & sécurité49,8 %pour 249 favorables / 500 voix retenues · 1 848 scrutins du mandat
Contre
48,2 % 241 / 500 participations
Abstention
2 % 10 / 500 participations
Absence de vote
72,9 % 1 348 / 1 848 scrutins retenus
Mobilités28,4 %pour 25 favorables / 88 voix retenues · 334 scrutins du mandat
Contre
37,5 % 33 / 88 participations
Abstention
34,1 % 30 / 88 participations
Absence de vote
73,7 % 246 / 334 scrutins retenus
Pouvoir d’achat72,3 %pour 34 favorables / 47 voix retenues · 241 scrutins du mandat
Contre
19,1 % 9 / 47 participations
Abstention
8,5 % 4 / 47 participations
Absence de vote
80,5 % 194 / 241 scrutins retenus
Santé36,4 %pour 280 favorables / 770 voix retenues · 1 839 scrutins du mandat
Contre
60,3 % 464 / 770 participations
Abstention
3,4 % 26 / 770 participations
Absence de vote
58,2 % 1 069 / 1 837 scrutins retenus
Solidarités & logement49,5 %pour 94 favorables / 190 voix retenues · 715 scrutins du mandat
Contre
44,2 % 84 / 190 participations
Abstention
6,3 % 12 / 190 participations
Absence de vote
73,4 % 525 / 715 scrutins retenus
Emploi & travail43,3 %pour 107 favorables / 247 voix retenues · 641 scrutins du mandat
Contre
51,8 % 128 / 247 participations
Abstention
4,9 % 12 / 247 participations
Absence de vote
61,6 % 394 / 640 scrutins retenus

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2 502 scrutins publicsPage 15 / 105
29 mai 2026N° 7109
Exempter de préemption les ventes agricoles entre parents ou alliés jusqu’au sixième degré, sous condition d’activité agricole
Tous les groupes

L’amendement écarterait les règles de préemption visées pour les cessions payantes de biens à usage ou à vocation agricole entre parents ou alliés jusqu’au sixième degré inclus. Les alliés sont les membres de la famille liés par mariage. Le degré mesure les générations séparant les personnes, en remontant à leur ancêtre commun puis en redescendant pour les parents qui ne descendent pas l’un de l’autre.

La SAFER, société d’aménagement foncier et d’établissement rural, ne pourrait pas acheter à la place de l’acquéreur prévu. Celui-ci devrait exercer une activité agricole sur les biens ou s’engager à le faire dans l’année suivant la cession.

Une déclaration simplifiée serait transmise à la SAFER dans les deux mois suivant la signature, sans pouvoir d’autorisation ni d’opposition. Les auteurs souhaitent sécuriser la continuité familiale des exploitations. Un décret préciserait le contrôle de l’usage agricole effectif.

Amendement n° 1981 · M. Dufosset · Après l’article 12

Amendement n° 1981 de M. Dufosset après l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
49 pour68 contre1 abstention
29 mai 2026N° 7108
Limiter à un mois le délai des SAFER pour préempter une vente agricole et rendre leur silence définitif
Tous les groupes

Les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, ou SAFER, disposent d’un droit de préemption, qui leur permet d’acheter un bien à la place de l’acquéreur prévu. Selon les auteurs, l’attente de leur décision immobilise les transactions alors que vendeur et acquéreur souhaitent conclure.

L’amendement ramènerait à un mois, à compter de la réception de la notification de l’opération, le délai pour exercer ce droit. Sans réponse à cette échéance, la SAFER serait réputée y renoncer définitivement, sans possibilité de revenir sur cette renonciation. Les auteurs veulent ainsi raccourcir l’attente et empêcher les prolongations qu’ils attribuent à des demandes tardives d’informations. Ils estiment qu’un mois suffit à l’examen des dossiers dématérialisés. Cette modification ne concernerait pas le droit de préemption du locataire agricole.

Amendement n° 1209 · Mme Hamelet · Après l’article 12

Amendement n° 1209 de Mme Hamelet après l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
50 pour63 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7107
Exempter de préemption les achats de terres par des agriculteurs voisins à titre principal s’engageant à les exploiter cinq ans
Tous les groupes

Les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, ou SAFER, peuvent préempter certaines ventes agricoles, c’est-à-dire acheter à la place de l’acquéreur prévu. L’amendement ajouterait une exception pour un agriculteur exerçant à titre principal qui exploite déjà, au moment de la notification de la vente, des terres dans la même commune ou une commune limitrophe.

L’acquéreur devrait s’engager dans l’acte d’acquisition à maintenir une exploitation agricole effective des biens pendant au moins cinq ans. Un décret préciserait cet engagement et son contrôle. Les auteurs souhaitent faciliter l’agrandissement des exploitations par l’achat de terres voisines et réduire l’intervention des SAFER, qu’ils jugent excessive dans ces transactions. L’engagement d’exploitation vise, selon eux, à prévenir le détournement de cette exception.

Amendement n° 1205 · Mme Hamelet · Après l’article 12

Amendement n° 1205 de Mme Hamelet après l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
52 pour64 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7106
Permettre aux SAFER de préempter pour favoriser l’agriculture biologique dans les aires d’alimentation de captages
Tous les groupes

Les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, les SAFER, disposent d’un droit de préemption leur permettant d’acheter prioritairement certains biens agricoles mis en vente. L’amendement ajouterait un objectif légal à ce droit, favoriser la conversion, le maintien ou l’installation d’exploitations biologiques dans les aires d’alimentation de captages, les territoires dont les eaux alimentent ces captages.

Selon les auteurs, les changements de propriétaires ou d’exploitants sont des moments décisifs pour orienter les pratiques agricoles et protéger l’eau potable. Les SAFER pourraient mobiliser ce nouvel objectif lors des ventes concernées. L’amendement ne contraindrait pas, à lui seul, toutes les exploitations de ces zones à passer au biologique.

Amendement n° 1841 · Mme Hignet · Après l’article 12

Amendement n° 1841 de Mme Hignet après l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour88 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7105
Permettre aux propriétaires et aux SAFER de négocier le découpage des ventes mixtes et de contester le prix global
Tous les groupes

Lorsqu’une vente réunit des terres agricoles et un logement, la SAFER, organisme de régulation du foncier agricole, peut exercer une préemption partielle pour acheter prioritairement les terres. Selon les auteurs, le vendeur peut aujourd’hui lui imposer l’achat de l’ensemble, à un prix qui peut la conduire à renoncer.

L’amendement permettrait au vendeur d’accepter la préemption partielle ou, avec l’accord de la SAFER, de conserver davantage de terrain avec le logement et d’accepter la préemption du reste. Il pourrait toujours exiger l’achat de l’ensemble. Dans ce cas, la SAFER pourrait aussi proposer un prix révisé pour tous les biens, avec l’accord des commissaires du Gouvernement.

Les auteurs cherchent à éviter que des terres vendues avec du bâti perdent leur usage agricole, tout en facilitant la vente du logement et en limitant les prix qu’ils jugent excessifs.

Amendement n° 1693 · M. Dufau · Après l’article 12

Amendement n° 1693 de M. Dufau et les amendements identiques suivants après l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
52 pour63 contre4 abstentions
29 mai 2026N° 7104
Clarifier les conditions permettant aux SAFER de préempter la nue-propriété de biens agricoles
Tous les groupes

Les SAFER, sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, disposent d’un droit de préemption permettant d’acheter prioritairement certains biens agricoles mis en vente. La nue-propriété est la propriété sans l’usage ni les revenus du bien, qui reviennent au titulaire de l’usufruit.

L’amendement ajouterait seulement « Mais » dans la phrase encadrant cette préemption. Les situations évoquées sont celles où la SAFER détient l’usufruit, peut l’acquérir simultanément ou lorsque sa durée restante ne dépasse pas le seuil légal. L’exposé formule toutefois de manière ambiguë le lien entre ces conditions et la possibilité de préempter.

Cette correction rédactionnelle ne créerait pas de droit nouveau. Elle serait distincte de l’article du projet de loi qui porterait de deux à cinq ans le seuil de durée d’usufruit restant à courir.

Amendement n° 209 · M. Vos · Après l’article 12

Amendement n° 209 de M. Vos après l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
50 pour64 contre1 abstention
29 mai 2026N° 7103
Obliger les parties aux cessions de droits sur des terres agricoles à fournir davantage d’informations aux SAFER
Tous les groupes

Une propriété agricole peut être partagée entre l’usufruitier, qui utilise le bien et en perçoit les revenus, et le nu-propriétaire, qui le possède sans cet usage ni ces revenus tant que dure l’usufruit. Les SAFER, sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, reçoivent des informations sur ces opérations.

L’amendement imposerait de préciser notamment la durée et le devenir de l’usufruit, son exploitation, les pouvoirs des titulaires, la finalité de l’opération, la méthode d’évaluation et la répartition du prix entre les droits. Le bail et l’autorisation d’exploiter seraient joints le cas échéant.

Selon ses auteurs, ces déclarations transmises par les notaires aideraient les SAFER à vérifier la réalité des opérations et à limiter les contournements de leur droit de préemption, qui permet d’acheter en priorité. La mesure renforcerait l’information exigée, sans élargir ce droit.

Amendement n° 1285 · Mme Rouaux · Après l’article 12

Amendement n° 1285 de Mme Rouaux après l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
31 pour81 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7102
Renforcer les droits de préemption des Safer pour préserver les terres et bâtiments agricoles lors des ventes
Tous les groupes

Les Safer, sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, peuvent préempter des biens, soit les acheter en priorité. L’amendement imposerait des déclarations séparées pour les biens préemptables et les autres lorsqu’ils ne se touchent pas. Elles pourraient ainsi acheter les terres sans acquérir les autres biens, dont le prix peut les conduire à renoncer.

Il porterait de cinq à dix ans la période de préemption des bâtiments à vocation agricole. Après changement de destination, la révision du prix resterait exclue, sauf changement illégal dans les dix années précédentes. Il conserverait l’extension de la préemption de la nue-propriété lorsque le vendeur garde l’usufruit, droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les revenus, pour cinq ans au plus, contre deux actuellement.

Le locataire devrait justifier de son droit prioritaire et d’une exploitation régulière pour écarter la Safer. Celle-ci pourrait demander une visite, avec suspension du délai de décision jusqu’à la visite ou au refus du propriétaire.

Amendement n° 1593 · Gouvernement · Article 12

Amendement n° 1593 du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article 12 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
59 pour52 contre3 abstentions
29 mai 2026N° 7101
Permettre au préfet d’imposer une servitude aux futurs terrains construits voisins de cultures pour protéger les riverains des pesticides
Tous les groupes

Le texte prévoit déjà une servitude, restriction imposée à l’usage d’un terrain voisin de cultures traitées. Selon l’exposé, elle vise à protéger les riverains tout en évitant de prendre de nouvelles zones sans traitement sur les terres agricoles.

L’amendement réserverait cette possibilité aux terrains non bâtis destinés à accueillir des constructions, hors projets dont la demande d’autorisation précède la loi. Le préfet pourrait imposer, après consultations et enquête parcellaire, une bande de dix mètres au maximum sans construction ni pesticides, à accès restreint. Des haies y seraient prescrites, sauf dans certaines zones à risque d’incendie.

Contrairement au texte discuté, qui exclut l’indemnisation, il renverrait aux règles d’indemnisation du code de l’urbanisme. Un décret déterminerait notamment dans quels cas cette bande pourrait réduire ou supprimer les obligations de protection imposées à proximité des lieux concernés.

Amendement n° 1622 · Gouvernement · Article 11

Amendement n° 1622 (rect.) du Gouvernement à l'article 11 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
84 pour25 contre10 abstentions
29 mai 2026N° 7100
Ne plus obliger le préfet à réaliser systématiquement une enquête parcellaire avant d’imposer une servitude près des cultures
Tous les groupes

Le texte auquel ce sous-amendement s’applique permettrait au préfet d’imposer une servitude, c’est-à-dire des restrictions d’usage, sur des terrains non bâtis destinés à la construction près de parcelles susceptibles d’être traitées aux pesticides. Une bande de dix mètres au maximum serait sans construction ni traitement, avec un accès restreint.

Le sous-amendement rendrait facultative l’enquête parcellaire préalable, qui sert à identifier les parcelles et les propriétaires concernés. Elle ne serait réalisée qu’en cas de besoin. Les avis du conseil municipal et de la chambre d’agriculture seraient explicitement consultatifs. Il supprimerait aussi la disposition prévoyant d’annexer la servitude aux documents d’urbanisme ou de la publier au service de la publicité foncière.

Les auteurs jugent l’enquête trop lourde pour être généralisée et souhaitent placer les deux avis au même niveau.

Sous-amendement n° 2314 · Mme Brulebois · Article 11

Sous-amendement n° 2314 de Mme Brulebois et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 1622 (rect.) du Gouvernement à l'article 11 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
56 pour62 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7099
Interdire aux riverains de se promener librement ou de pratiquer des loisirs dans la bande de protection près des cultures
Tous les groupes

L’amendement visé permettrait au préfet d’imposer une servitude, restriction à l’usage du terrain, sur certains terrains non bâtis destinés à accueillir des constructions près de cultures susceptibles d’être traitées aux pesticides. Il prévoirait une bande de dix mètres au maximum sans construction ni pesticides, dont l’accès serait restreint par décret.

Le sous-amendement inscrirait dans la loi l’interdiction, pour les occupants ou propriétaires des constructions riveraines, de s’y promener librement ou d’y pratiquer des loisirs. Par exemple, ils ne pourraient pas utiliser cette bande comme espace de promenade.

Selon ses auteurs, le seul renvoi au décret serait trop vague et risquerait de laisser les riverains s’approprier cet espace dans les faits. Le décret préciserait les modalités pratiques de cette interdiction.

Sous-amendement n° 2441 · M. Gabarron · Article 11

Sous-amendement n° 2441 de M. Gabarron à l'amendement n° 1622 (rect.) du Gouvernement à l'article 11 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
64 pour51 contre2 abstentions
29 mai 2026N° 7098
Viser le respect intégral des obligations des agriculteurs envers les riverains grâce à une servitude près des parcelles traitées
Tous les groupes

Le texte proposé permettrait au préfet d’instituer une servitude, c’est-à-dire des restrictions imposées à un terrain, sur des terrains non bâtis destinés à la construction près de parcelles susceptibles d’être traitées aux pesticides. Une bande de dix mètres au maximum serait interdite de construction et de traitement, avec un accès restreint, pour protéger les riverains tout en maintenant les activités agricoles.

Le sous-amendement remplacerait l’objectif de « contribuer » au respect des obligations de protection par celui d’y « satisfaire pleinement ». Ses auteurs souhaitent que les agriculteurs soient présumés respecter ces obligations une fois la servitude instituée, afin de réduire leur incertitude juridique. Le texte conserverait cependant le renvoi à un décret pour préciser les cas où la servitude pourrait réduire ou supprimer les obligations liées à la proximité des lieux protégés.

Sous-amendement n° 2440 · M. Gabarron · Article 11

Sous-amendement n° 2440 de M. Gabarron à l'amendement n° 1622 (rect.) du Gouvernement à l'article 11 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
52 pour63 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7093
Permettre à l’administration d’infliger sans prescription l’amende pour non-respect des obligations d’étude et de compensation agricoles
Tous les groupes

L’article discuté permettrait à l’administration de sanctionner les personnes qui, après une mise en demeure restée sans suite, ne réalisent pas l’étude préalable agricole ou les mesures de compensation collective exigées. Il prévoirait notamment une amende maximale de 75 000 euros, qui ne pourrait plus être prononcée trois ans après la constatation du manquement.

L’amendement supprimerait cette prescription, c’est-à-dire la limite de temps pour prononcer l’amende. Une personne ayant manqué à ses obligations pourrait donc encore recevoir cette amende après trois ans. Les auteurs souhaitent renforcer le respect des obligations environnementales. Le changement viserait l’amende, et non l’ensemble des sanctions prévues. Son plafond et l’obligation de la proportionner à la gravité du manquement resteraient inchangés.

Amendement n° 1811 · M. Biteau · Article 9

Amendement n° 1811 de M. Biteau à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
30 pour75 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7092
Sanctionner les aménageurs défaillants jusqu’à 75 000 euros par hectare agricole consommé par leur projet
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait à l’administration de sanctionner un aménageur qui ne réalise pas l’étude préalable agricole ou les mesures de compensation collective exigées, après une mise en demeure restée sans effet. Il prévoit une amende plafonnée à 75 000 euros.

L’amendement ferait passer ce plafond à 75 000 euros par hectare de surface agricole consommée par le projet soumis à cette étude. L’amende resterait proportionnée à la gravité du manquement, et ne serait donc pas automatiquement égale au plafond. Selon ses auteurs, un plafond indépendant de la surface risque d’être trop peu dissuasif pour les grands projets, dont les responsables pourraient préférer payer l’amende plutôt que financer la compensation.

Amendement n° 595 · M. Bataille · Article 9

Amendement n° 595 de M. Bataille à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
45 pour59 contre4 abstentions
29 mai 2026N° 7091
Calculer l’amende des promoteurs défaillants selon le chiffre d’affaires prévisionnel de leur projet soumis à compensation agricole
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit une amende maximale de 75 000 euros lorsqu’un responsable de projet ne réalise pas l’étude préalable agricole ou les compensations collectives exigées, malgré une mise en demeure. L’exposé de l’amendement signale des manquements au versement des compensations par des promoteurs construisant sur des terrains agricoles.

L’amendement remplacerait ce plafond par un barème fondé sur le chiffre d’affaires annuel prévisionnel du projet, chiffré par les services préfectoraux. L’amende serait de 1 % en dessous de 150 000 euros, de 2 % entre 150 000 et 500 000 euros et de 3 % au-delà. L’astreinte, paiement journalier destiné à faire respecter l’obligation, resterait plafonnée à 1 500 euros par jour. Les auteurs souhaitent ainsi adapter la sanction à la dimension économique du projet pour favoriser l’exécution des compensations.

Amendement n° 465 · Mme Riotton · Article 9

Amendement n° 465 de Mme Riotton à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
5 pour55 contre44 abstentions
29 mai 2026N° 7090
Confier aux opérateurs de compensation les sommes consignées pour les études et compensations agricoles plutôt qu’à la Caisse des dépôts
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’obliger un aménageur défaillant, après une mise en demeure infructueuse, à consigner une somme correspondant aux études ou compensations agricoles à réaliser. Cette consignation consiste à mettre l’argent de côté. Le comptable public devrait ensuite le déposer à la Caisse des dépôts et consignations. Les sommes pourraient servir à payer les mesures exécutées à la place de l’aménageur et à ses frais.

L’amendement remplacerait la Caisse des dépôts par des « opérateurs de compensations » comme destinataires de ce dépôt. Ses auteurs souhaitent diversifier les intervenants et les solutions, en invoquant l’efficacité écologique. Le changement juridique porte toutefois sur la garde des fonds destinés aux études et compensations agricoles, sans préciser quels opérateurs pourraient les recevoir.

Amendement n° 1799 · M. Biteau · Article 9

Amendement n° 1799 de M. Biteau à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour82 contre2 abstentions
29 mai 2026N° 7089
Obliger les porteurs de projets à lancer un appel à candidatures pour choisir leurs opérateurs de compensation agricole
Tous les groupes

Le projet de loi organise des mesures contre les responsables qui ne réalisent pas les études préalables ou les compensations collectives agricoles exigées. Il permettrait notamment de leur imposer de mettre de côté les sommes nécessaires après une mise en demeure restée sans effet.

L’amendement ajouterait l’obligation, pour le porteur de projet, de lancer un appel à candidatures auprès des opérateurs de compensation. Il demanderait aussi une vigilance particulière envers ces opérateurs afin de rechercher une amélioration réelle des systèmes agricoles et des écosystèmes locaux. Selon ses auteurs, rendre le choix plus transparent permettrait de prévenir les effets d’aubaine et une logique où la compensation devient avant tout une source de profit. Le texte ne précise pas les critères de sélection ni les modalités de cette vigilance.

Amendement n° 1920 · Mme Manon Meunier · Article 9

Amendement n° 1920 de Mme Manon Meunier à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
25 pour71 contre5 abstentions
29 mai 2026N° 7088
Obliger l’administration à agir contre les aménageurs défaillants en matière de compensation agricole, sauf motif d’intérêt général justifié
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit que l’administration mette en demeure les responsables qui ne réalisent pas l’étude préalable agricole ou les compensations collectives exigées. Si le délai accordé expire sans régularisation, elle pourrait imposer une ou plusieurs mesures, comme mettre les fonds nécessaires de côté, faire réaliser les mesures aux frais du responsable ou prononcer une amende et une astreinte journalière.

L’amendement rendrait obligatoire le recours à une ou plusieurs de ces mesures, sauf motif d’intérêt général dûment justifié. Il n’imposerait donc pas systématiquement une amende. Ses auteurs craignent qu’une simple faculté d’agir conduise à des pratiques différentes selon les territoires. Ils souhaitent rendre l’intervention administrative plus systématique, tout en conservant une exception motivée.

Amendement n° 1414 · M. David Magnier · Article 9

Amendement n° 1414 de M. David Magnier à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
43 pour65 contre3 abstentions
29 mai 2026N° 7087
Orienter la compensation collective agricole vers les productions répondant aux besoins alimentaires nationaux et les pratiques agroécologiques
Tous les groupes

La compensation collective agricole vise à réparer les impacts de projets sur l’économie agricole. L’article en discussion renforcerait les moyens d’en imposer la réalisation, notamment par des sanctions. L’amendement préciserait à quelles priorités ces mesures devraient contribuer.

Elles devraient servir prioritairement la souveraineté alimentaire, notamment en soutenant les productions répondant aux besoins alimentaires nationaux et les pratiques agroécologiques soutenables et sobres en ressources. Les auteurs souhaitent ainsi orienter les moyens mobilisés vers l’alimentation du pays et l’adaptation écologique de l’agriculture, plutôt que vers un accompagnement général. Ils expriment une vigilance envers les cultures d’exportation ou à vocation énergétique. Le dispositif établirait une priorité, sans exclure explicitement ces cultures des compensations.

Amendement n° 818 · Mme Manon Meunier · Article 9

Amendement n° 818 de Mme Manon Meunier à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour78 contre3 abstentions
29 mai 2026N° 7086
Privilégier le soutien aux exploitations et aux pratiques agroécologiques dans les mesures de compensation collective agricole
Tous les groupes

La compensation collective agricole finance des actions destinées à limiter les effets de projets sur l’économie agricole, par exemple des équipements collectifs ou un appui technique. L’article en discussion renforcerait les sanctions pour faire respecter ces obligations. Selon les auteurs, cette approche économique intègre insuffisamment les effets sur les sols et les milieux naturels.

L’amendement donnerait la priorité aux actions transformant les systèmes agricoles vers l’agroécologie. Il viserait notamment l’installation et le maintien d’exploitations biologiques ou en conversion, la transmission préservant les pratiques agroécologiques, la restauration des sols et de la biodiversité, ainsi que la formation et l’accompagnement technique. Il orienterait donc le choix des actions financées, sans instaurer dans son dispositif la condition de gain environnemental mesurable évoquée par ses auteurs.

Amendement n° 256 · Mme Manon Meunier · Article 9

Amendement n° 256 de Mme Manon Meunier à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour78 contre3 abstentions
29 mai 2026N° 7085
Permettre à l’administration de refuser les projets affectant l’économie agricole incompatibles avec l’objectif de zéro artificialisation nette
Tous les groupes

Les études préalables des projets susceptibles d’affecter l’économie agricole portent sur leurs impacts et les compensations collectives agricoles. Les auteurs souhaitent y intégrer la disparition des terres agricoles et naturelles sous l’effet des aménagements. Ils invoquent l’objectif national de zéro artificialisation nette en 2050 et la réduction de moitié de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers entre 2021 et 2031.

L’amendement obligerait à analyser dans ces études la compatibilité du projet avec l’objectif de zéro artificialisation nette. Si l’analyse révélait une incompatibilité avec cet objectif ou la trajectoire de réduction de l’artificialisation, l’administration pourrait refuser l’autorisation ou la conditionner à des modifications substantielles rendant le projet compatible. Le refus ne serait donc pas automatique. Les auteurs entendent ainsi permettre de limiter la disparition des terres, plutôt que de seulement en compenser les impacts sur l’économie agricole.

Amendement n° 255 · Mme Manon Meunier · Article 9

Amendement n° 255 de Mme Manon Meunier à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
22 pour80 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7084
Obliger les porteurs de projets à privilégier l’évitement et la réduction des impacts avant toute compensation collective agricole
Tous les groupes

La compensation collective agricole vise les effets des projets sur l’économie agricole. Selon les auteurs, elle risque de devenir un coût intégré aux aménagements plutôt qu’un dernier recours après la préservation des terres.

L’amendement imposerait de démontrer dans l’étude préalable la priorité donnée à l’évitement et à la réduction des impacts. La compensation ne pourrait intervenir que si les effets ne peuvent être évités ni suffisamment réduits. Elle ne pourrait justifier la consommation de terres agricoles ni remplacer ces obligations.

Sa mise en œuvre serait aussi soumise à l’avis de l’organisme public responsable de la production et de la distribution d’eau ou, à défaut, de l’administration compétente. Cet examen porterait sur la préservation de l’eau et la limitation de la consommation de terres agricoles. Le texte exige un avis, sans préciser qu’il devrait être favorable.

Amendement n° 254 · Mme Manon Meunier · Article 9

Amendement n° 254 de Mme Manon Meunier à l'article 9 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour78 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7081
Obliger les gestionnaires de restauration collective concernés à proposer une option végétarienne à chaque repas d’ici janvier 2028
Tous les groupes

L’amendement imposerait aux gestionnaires de restauration collective visés par le code rural de proposer une option végétarienne à tous les repas au plus tard le 1er janvier 2028. Il supprimerait aussi, dans la disposition existante sur cette option, la restriction aux services de l’État, de ses établissements publics et des entreprises publiques nationales.

Un convive pourrait ainsi choisir un repas sans viande, poisson ni crustacés, mais pouvant contenir des protéines animales. Il ne s’agirait pas d’imposer ce menu à tous. Les règles applicables d’équilibre nutritionnel devraient être respectées et la restauration scolaire devrait privilégier qualité, saisonnalité et préservation de l’environnement dans ses approvisionnements. Les auteurs invoquent la liberté de choix alimentaire, ainsi que des objectifs environnementaux, éthiques et de santé.

Amendement n° 1748 · Mme Stambach-Terrenoir · Après l’article 4

Amendement n° 1748 de Mme Stambach-Terrenoir après l'article 4 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Gabriel Amard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour74 contre0 abstentions
29 mai 2026N° 7080
Imposer des exigences d’origine aux repas de la restauration collective publique et publier l’origine de certains achats alimentaires
Tous les groupes

Le texte de référence imposerait à la restauration collective publique des produits et ingrédients primaires originaires de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, sauf offre insuffisante. Au moins 80 % des produits servis seraient issus de filières françaises. Dès 2028, les viandes bovines, porcines, ovines et de volaille servies dans les restaurants de l’État, de ses établissements publics et des entreprises publiques nationales proviendraient d’animaux élevés en France. Des adaptations seraient prévues outre-mer, avec priorité à la production locale ou régionale disponible.

L’article élargirait aussi les catégories de produits comptant dans les exigences de qualité et prévoirait un bilan public annuel. Au plus tard en 2030, les restaurants commerciaux de grands groupes et certains magasins alimentaires de plus de 400 m² appartenant à un réseau d’au moins cinq points de vente publieraient l’origine de leurs achats, mesurée en valeur. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 4 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Gabriel Amard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
107 pour0 contre1 abstention
Recherche et périmètre

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