Le texte en discussion prévoit une évaluation associant plusieurs professionnels avant la décision sur une demande d’aide à mourir. Il exclut déjà qu’une personne dont le discernement est gravement altéré par une maladie puisse manifester une volonté libre et éclairée, c’est-à-dire sans contrainte et avec les informations nécessaires.
L’amendement rendrait obligatoire un avis écrit supplémentaire d’un psychiatre n’intervenant pas habituellement auprès de la personne. Celui-ci aurait accès au dossier médical et devrait examiner la personne avant de se prononcer. Les auteurs souhaitent ainsi rechercher une maladie ou un état, comme une dépression, susceptible d’affecter son jugement, sans réserver cet examen aux situations de doute.
L’avis psychiatrique serait aussi exclu de l’application de l’article 18, dont le contenu n’est pas précisé dans les éléments disponibles.
Amendement n° 2505 · M. Juvin · Article 6
Amendement n° 2505 de M. Juvin à l'article 6 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).
Aymeric Caron : Contre

