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Tous les textes · Charles de Courson

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16 oct. 2026N° 8840
Augmenter de 12,8 % à 17,8 % la part d’impôt sur le revenu du PFU payée sur les revenus du capital
Tous les groupes

Le prélèvement forfaitaire unique, ou PFU, soumet les revenus du capital concernés à un taux forfaitaire plutôt qu’à une imposition progressive. L’amendement porterait sa composante d’impôt sur le revenu de 12,8 % à 17,8 %, soit une hausse de cinq points. Ce taux ne représente pas l’ensemble des prélèvements sur ces revenus.

Les auteurs souhaitent réduire l’écart de taxation entre revenus du capital et du travail et faire davantage contribuer les détenteurs de capital. Ils soulignent la concentration des dividendes parmi les foyers les plus aisés. Ils estiment les recettes fiscales supplémentaires à 3,2 milliards d’euros pour financer les services publics et la solidarité, sans que le dispositif affecte ces recettes à une dépense particulière.

Amendement n° 3933 · M. Sansu · Après l’article 4

Amendement n° 3933 de M. Sansu après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour65 contre0 abstentions
16 oct. 2026N° 8839
Supprimer le PFU et intégrer les gains de cession de titres au revenu global des contribuables
Tous les groupes

Le prélèvement forfaitaire unique, ou PFU, permet une taxation forfaitaire des revenus du capital. L’amendement réécrirait l’article qui le régit pour prévoir que les gains nets de cession de titres concernés entreraient dans le revenu net global du contribuable. Ils seraient ainsi soumis à l’imposition progressive, dont le taux dépend du revenu, plutôt qu’au prélèvement forfaitaire.

Les auteurs présentent cette suppression comme un moyen de faire davantage contribuer les revenus du capital et de dégager des ressources pour les services publics. Ils critiquent aussi une fiscalité qui, selon eux, favorise les distributions de dividendes au détriment du réinvestissement des bénéfices. Le dispositif modifierait les règles d’imposition, sans imposer aux entreprises de réinvestir leurs bénéfices ni affecter les recettes à des services précis.

Amendement n° 260 · M. Arnaud Bonnet · Après l’article 4

Amendement n° 260 de M. Arnaud Bonnet après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour66 contre2 abstentions
16 oct. 2026N° 8838
Imposer comme des salaires l’ensemble des gains des dirigeants issus des « management packages » concernés
Tous les groupes

Les « management packages » permettent notamment aux dirigeants de bénéficier d’une part de la plus-value lors de la revente de leur entreprise. Une partie des gains bénéficie d’une imposition selon le régime des plus-values mobilières, plutôt que comme une rémunération du travail.

L’amendement supprimerait cette distinction et soumettrait l’ensemble du gain concerné aux règles ordinaires de l’impôt sur le revenu applicables aux traitements et salaires. Cette règle s’appliquerait aux gains réalisés à compter du 1er janvier 2027, au titre de l’année où le bénéficiaire a disposé des titres, les a cédés, convertis ou mis en location.

Les auteurs souhaitent traiter comme du travail les gains acquis en contrepartie des fonctions exercées. Ils craignent que l’avantage fiscal encourage les dirigeants à privilégier une hausse rapide de la valeur financière de l’entreprise plutôt que ses investissements de long terme.

Amendement n° 3469 · Mme Trouvé · Après l’article 4

Amendement n° 3469 de Mme Trouvé après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
31 pour62 contre4 abstentions
16 oct. 2026N° 8837
Permettre aux contribuables de déduire leurs pertes sur actifs numériques de leurs gains pendant dix ans
Tous les groupes

Aujourd’hui, les pertes de cession d’actifs numériques ne peuvent être déduites que des gains de même nature réalisés la même année. Une perte inutilisée ne peut donc pas réduire les gains imposables d’une année suivante, contrairement au mécanisme prévu pour les valeurs mobilières.

L’amendement permettrait de reporter pendant dix ans les moins-values, c’est-à-dire les pertes, qui n’ont pas pu être déduites. Lorsqu’un contribuable dégagerait ensuite un solde positif, il pourrait en retrancher les pertes de même nature des dix années précédentes.

Les auteurs souhaitent ainsi tenir compte des variations importantes du marché des crypto-actifs et rapprocher leur fiscalité de celle des titres financiers. La mesure changerait le montant des gains soumis à l’impôt, et non le taux d’imposition. Elle pourrait réduire la base imposable d’une année bénéficiaire grâce aux pertes antérieures.

Amendement n° 3653 · M. Attal · Après l’article 4

Amendement n° 3653 de M. Attal après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour75 contre3 abstentions
16 oct. 2026N° 8836
Imposer les gains des détenteurs de crypto-actifs dès leur conversion en jetons de monnaie électronique
Tous les groupes

Les échanges de crypto-actifs bénéficient d’un sursis d’imposition, qui reporte la taxation du gain. L’amendement exclurait de ce sursis les conversions en jetons de monnaie électronique, une catégorie de stablecoins adossés à une monnaie. Selon ses auteurs, ces conversions devraient être traitées comme les conversions en monnaie classique.

À compter du 1er janvier 2027, le gain serait calculé par différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition des actifs cédés, frais justifiés compris. Pour des actifs de même nature achetés à différents prix, un coût moyen pondéré serait retenu. Pour les actifs déjà détenus, le contribuable choisirait irrévocablement entre les coûts d’acquisition justifiés et une répartition du coût du portefeuille selon sa composition fin 2026. La mesure modifierait ainsi à la fois le moment de l’imposition et le calcul des gains.

Amendement n° 3898 · M. Sansu · Après l’article 4

Amendement n° 3898 de M. Sansu après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
38 pour37 contre25 abstentions
16 oct. 2026N° 8835
Calculer les plus-values immobilières des vendeurs selon l’inflation plutôt que la durée de détention et modifier leur taux d’imposition
Tous les groupes

Pour les ventes immobilières imposables, hors résidence principale, les abattements réduisent actuellement le gain taxable selon la durée de détention. L’exposé indique une exonération après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux. Les auteurs estiment que ces règles incitent à conserver les biens plutôt qu’à les remettre sur le marché.

L’amendement remplacerait les abattements de l’impôt sur le revenu par une actualisation du prix d’achat selon l’inflation hors tabac. Il remplacerait aussi le taux de 19 % par celui auquel renvoie le régime du prélèvement forfaitaire unique. L’exposé annonce un taux global de 30 %, mais le dispositif ne modifie pas explicitement les règles des prélèvements sociaux. La réforme s’appliquerait aux terrains à bâtir dès janvier 2027, puis aux autres biens et droits concernés dès janvier 2028.

Amendement n° 1460 · M. Echaniz · Après l’article 4

Amendement n° 1460 de M. Echaniz après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour55 contre10 abstentions
16 oct. 2026N° 8834
Taxer les communes sur les plus-values de vente de leurs forêts sauf engagement de conservation pendant trente ans
Tous les groupes

Selon les auteurs, les communes peuvent actuellement vendre un bois devenu constructible sans impôt sur la plus-value, ce qui encourage l’urbanisation des espaces forestiers. L’amendement soumettrait les gains réalisés sur les ventes de bois et forêts communaux non bâtis à l’impôt sur les plus-values immobilières, qu’ils relèvent ou non du régime forestier.

La commune serait exonérée si l’acquéreur s’engageait dans l’acte de vente à maintenir la vocation forestière pendant au moins trente ans et à respecter la réglementation des bois et forêts. En cas de manquement, l’acquéreur devrait payer l’impôt initialement dû, augmenté d’intérêts. Le texte couvrirait donc les ventes sans cet engagement, et pas seulement les terrains destinés à l’urbanisation. Les auteurs souhaitent affecter les recettes au Fonds stratégique de la forêt et du bois, mais le dispositif ne le prévoit pas.

Amendement n° 300 · Mme Lejeune · Après l’article 4

Amendement n° 300 de Mme Lejeune après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour49 contre2 abstentions
16 oct. 2026N° 8833
Supprimer l’exonération de plus-value des vendeurs cédant un bien à certains organismes de logement social
Tous les groupes

Certains vendeurs de biens immobiliers bénéficient d’une exonération d’impôt sur leur plus-value lorsque l’acquéreur est un organisme de logement social. Cet avantage fiscal encourage les ventes au profit de ces organismes. L’amendement supprimerait cette exonération spécifique, sans supprimer l’ensemble des exonérations immobilières.

Les auteurs estiment son coût à environ 10 millions d’euros par an et critiquent la différence de traitement avec les opérateurs privés. Ils souhaitent privilégier les ressources propres des bailleurs sociaux, notamment par des ventes de logements aux occupants et une meilleure gestion. Le dispositif ne leur imposerait toutefois ni de vendre des logements ni de modifier leur gestion. Le changement fiscal concernerait les vendeurs bénéficiant aujourd’hui de l’exonération, et non un nouvel impôt directement acquitté par les bailleurs sociaux.

Amendement n° 113 · M. Falcon · Après l’article 4

Amendement n° 113 de M. Falcon après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour45 contre1 abstention
16 oct. 2026N° 8832
Supprimer l’exonération de plus-value immobilière accordée à certains non-résidents vendant un logement en France
Tous les groupes

Une exonération spécifique bénéficie à certains contribuables non-résidents, ressortissants de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, lors de la première vente d’un logement en France, selon l’exposé des motifs. Elle les dispense de l’imposition de la plus-value dans le cadre de ce régime dérogatoire.

L’amendement supprimerait ce régime. Les vendeurs concernés relèveraient alors des règles ordinaires d’imposition des plus-values, au lieu de bénéficier de cette exonération particulière. Les auteurs évaluent son coût à 15 millions d’euros par an et souhaitent réduire les avantages fiscaux liés à la détention immobilière par des non-résidents. Ils estiment que cette suppression favoriserait l’égalité de traitement et donnerait la priorité aux résidents permanents dans un contexte de difficultés d’accès au logement.

Amendement n° 3443 · M. Piquemal · Après l’article 4

Amendement n° 3443 de M. Piquemal après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour57 contre5 abstentions
16 oct. 2026N° 8831
Conditionner l’exonération des vendeurs de leur résidence principale à cinq ans d’occupation, sauf exceptions familiales, médicales, professionnelles ou de rachat
Tous les groupes

La vente d’une résidence principale bénéficie actuellement d’une exonération d’impôt sur la plus-value, le gain réalisé à la revente, si le logement constitue la résidence principale au jour de la vente. Les auteurs souhaitent lutter contre les achats suivis de reventes rapides utilisant cette exonération, notamment dans les zones touristiques où ils signalent une forte tension immobilière.

L’amendement exigerait que le logement ait constitué la résidence principale pendant les cinq années précédant la vente. Cette condition ne s’appliquerait pas si la vente sert à acheter une autre résidence principale ou répond à un motif impérieux familial, médical ou professionnel. Ainsi, une vente liée à une mutation ou à une séparation pourrait échapper au délai. Les vendeurs ne relevant pas de ces exceptions perdraient cette exonération s’ils revendent avant cinq ans d’occupation.

Amendement n° 1665 · M. Dufau · Après l’article 4

Amendement n° 1665 de M. Dufau et l'amendement identique suivant après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour55 contre5 abstentions
16 oct. 2026N° 8830
Prélever à la source l’impôt sur les gains financiers des particuliers et supprimer l’imputation des moins-values mobilières
Tous les groupes

Selon l’exposé, les plus-values sur les ventes d’actions et de titres sont imposées selon les modalités déclaratives de l’année suivante, contrairement aux revenus financiers distribués déjà prélevés à la source. Les auteurs souhaitent avancer et sécuriser les recettes de l’État.

L’amendement instaurerait un prélèvement de 12,8 % pour les résidents fiscaux français concernés, sans les libérer de l’impôt sur le revenu restant dû. Lorsque le payeur est établi en France, la retenue porterait, selon le dispositif, sur le montant total du paiement, et non explicitement sur le seul gain. Sous réserve des conventions fiscales, elle viserait aussi les Français établis à l’étranger ayant résidé en France au moins trois des dix années précédant leur départ.

Il supprimerait également la règle permettant d’imputer les pertes mobilières sur les gains, notamment leur report sur dix ans. Les contribuables ne pourraient donc plus utiliser cette règle pour réduire leurs gains imposables.

Amendement n° 2565 · M. Le Coq · Après l’article 4

Amendement n° 2565 de M. Le Coq après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
30 pour55 contre2 abstentions
16 oct. 2026N° 8829
Calculer les plus-values des héritiers et donataires à partir du prix d’achat initial des biens transmis
Tous les groupes

Actuellement, la valeur des titres ou immeubles au jour d’une succession ou d’une donation devient leur nouveau prix d’acquisition pour calculer une plus-value lors de leur revente. Selon les auteurs, cela efface de l’assiette de cet impôt la hausse de valeur accumulée avant la transmission.

Pour les successions ouvertes et les donations consenties à compter du 1er janvier 2027, les bénéficiaires reprendraient le prix et la date d’acquisition du défunt ou du donateur. Le prix serait majoré des frais de transmission supportés, ainsi que des droits pour les titres. La date initiale préserverait les abattements liés à la durée de détention.

La transmission ne déclencherait pas elle-même l’imposition de la plus-value. En cas de vente ultérieure, le calcul intégrerait aussi l’appréciation antérieure à la transmission, plutôt que la seule hausse depuis celle-ci. Les auteurs présentent cette continuité comme un objectif de justice fiscale.

Amendement n° 2925 · Mme Mercier · Après l’article 4

Amendement n° 2925 de Mme Mercier après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
30 pour62 contre0 abstentions
16 oct. 2026N° 8828
Imposer les gains accumulés avant une donation ou succession dépassant 1,3 million d’euros par bénéficiaire, avec report jusqu’à la vente
Tous les groupes

Actuellement, les gains accumulés sur des titres ou biens immobiliers avant leur donation ou succession sont effacés du calcul de la plus-value imposable à la revente. Les auteurs souhaitent supprimer cet avantage pour les transmissions les plus importantes.

Pour les transmissions réalisées dès le 1er janvier 2027, l’amendement constaterait ces gains lorsque la part nette reçue par un bénéficiaire dépasse 1,3 million d’euros. L’impôt serait calculé selon les règles de l’année de transmission, puis reporté jusqu’à la vente. L’héritier ou le bénéficiaire de la donation devrait avoir été informé avant d’accepter. Sinon, l’impôt serait établi au nom du donateur ou du défunt.

Les baisses de valeur ultérieures réduiraient les gains restant à imposer. Une fraction des droits de donation ou succession déjà payés serait déduite de cet impôt, dans la limite de son montant.

Amendement n° 53 · Mme Sas · Après l’article 4

Amendement n° 53 de Mme Sas après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour65 contre0 abstentions
16 oct. 2026N° 8827
Taxer les gains accumulés sur les titres donnés ou hérités, avec possibilité de reporter l’impôt jusqu’à leur revente
Tous les groupes

Aujourd’hui, un titre acheté 100 euros, transmis pour 300 euros puis revendu 350 euros ne donne lieu qu’à l’imposition des 50 euros gagnés après la transmission. Les 200 euros de hausse antérieure sont effacés. Selon les auteurs, cette règle avantage les ménages aisés capables de conserver leurs titres jusqu’à leur transmission plutôt que de les vendre.

Pour les donations et successions intervenant dès le 1er janvier 2027, l’amendement ferait constater la plus-value latente, c’est-à-dire le gain accumulé sans vente, au moment de la transmission. Le donateur ou l’héritier pourrait opter pour un report d’imposition jusqu’à la revente par le bénéficiaire. Le montant serait déterminé dès la transmission et constituerait une dette fiscale certaine. Le dispositif ne prévoit aucun seuil de patrimoine pour appliquer cette règle.

Amendement n° 3914 · M. Sansu · Après l’article 4

Amendement n° 3914 de M. Sansu après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour68 contre0 abstentions
16 oct. 2026N° 8826
Taxer les gains sur les titres avant leur transmission et permettre aux héritiers de payer en titres faute d’argent disponible
Tous les groupes

Selon l’exposé, les gains accumulés sur les titres avant un décès échappent à l’impôt sur les plus-values lors de leur transmission. Les auteurs veulent mettre fin à cet effacement, qu’ils jugent favorable à la concentration du patrimoine.

L’amendement soumettrait les plus-values latentes, les gains accumulés sans vente, à une taxation préalable à toute transmission gratuite de titres, donc par donation ou succession. Il ne prévoit pas de seuil de patrimoine et ne concerne pas l’immobilier. Il renvoie aux conditions fiscales d’un article du code sans chiffrer le taux dans son dispositif.

Faute d’argent disponible pour régler l’impôt, les héritiers pourraient remettre des titres à l’État, évalués à leur valeur d’acquisition. Cette remise vaudrait paiement, sans nomination de représentants supplémentaires de l’État dans les sociétés. L’exposé évoque une allocation d’autonomie pour les jeunes, mais le dispositif n’affecte pas les recettes à cette dépense.

Amendement n° 1088 · M. Coquerel · Après l’article 4

Amendement n° 1088 de M. Coquerel après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour63 contre1 abstention
16 oct. 2026N° 8825
Taxer les plus-values non réalisées lors des donations et successions de titres financiers
Tous les groupes

Selon l’exposé, une succession efface actuellement les plus-values latentes des titres, c’est-à-dire les gains de valeur qui n’ont pas encore été encaissés par une vente. L’amendement les taxerait préalablement à une transmission à titre gratuit, donation ou succession. L’impôt porterait sur ces gains, non sur toute la valeur des titres.

Le barème prévoirait quatre tranches, à 2,5 % sous 100 000 euros, 12,5 % entre 100 001 et 250 000 euros, 15,5 % entre 250 001 et 500 000 euros et 25,5 % au-delà de 500 001 euros. Il tiendrait compte de l’ensemble des plus-values transmises au cours de la vie.

Faute d’argent disponible, les héritiers pourraient, sous agrément, régler l’impôt en transférant des titres à l’État. Un pacte pourrait leur restituer les droits de vote et prévoir un rachat. Les auteurs souhaitent réduire les inégalités d’héritage et financer le modèle social, sans que le dispositif affecte les recettes à une dépense précise.

Amendement n° 469 · Mme Mercier · Après l’article 4

Amendement n° 469 de Mme Mercier après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour68 contre1 abstention
16 oct. 2026N° 8824
Relever de 12,8 % à 15,8 % le prélèvement d’impôt sur le revenu des bénéficiaires de dividendes
Tous les groupes

Les dividendes, revenus distribués par les entreprises à leurs actionnaires, sont concernés par le prélèvement forfaitaire que l’amendement modifierait. Le taux inscrit dans le code passerait de 12,8 % à 15,8 %, soit une hausse de trois points. Cette modification porterait sur le prélèvement d’impôt sur le revenu, et non sur un taux total incluant les prélèvements sociaux.

Les auteurs souhaitent accroître la contribution des revenus du capital et renforcer l’équité fiscale. Ils invoquent les pertes de recettes liées au prélèvement forfaitaire unique et une évaluation selon laquelle sa création n’aurait pas bénéficié à l’économie réelle. Ils espèrent aussi encourager l’investissement des entreprises plutôt que la distribution de dividendes. Le dispositif augmenterait le taux sans imposer aux entreprises une utilisation particulière de leurs bénéfices.

Amendement n° 1084 · Mme Feld · Après l’article 4

Amendement n° 1084 de Mme Feld après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour66 contre4 abstentions
16 oct. 2026N° 8823
Relever de 12,8 % à 22,8 % le prélèvement d’impôt sur le revenu des bénéficiaires de dividendes
Tous les groupes

Les dividendes sont les revenus que les entreprises distribuent à leurs actionnaires. L’amendement porterait de 12,8 % à 22,8 % le taux du prélèvement d’impôt sur le revenu qui les concerne, soit une hausse de dix points. Il ne s’agit pas d’un taux total incluant les prélèvements sociaux.

Les auteurs présentent cette hausse comme une solution de repli par rapport à la suppression du prélèvement forfaitaire unique. Ils estiment que celui-ci a surtout bénéficié aux ménages les plus aisés et réduit les recettes publiques, sans effet favorable sur l’économie. Leur objectif est d’accroître la contribution des revenus du capital pour financer les services publics. L’amendement conserverait toutefois un taux forfaitaire, plutôt que de rétablir une imposition progressive, et n’affecterait pas les recettes à un service particulier.

Amendement n° 1083 · M. Coquerel · Après l’article 4

Amendement n° 1083 de M. Coquerel après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
31 pour66 contre2 abstentions
16 oct. 2026N° 8819
Élargir le sursis d’imposition des salariés apportant leurs actions gratuites à une société commune d’actionnariat salarié
Tous les groupes

Les salariés peuvent regrouper leurs actions dans une société commune, appelée holding d’actionnariat salarié, pour organiser ensemble la détention du capital. Selon l’exposé, y apporter des actions attribuées gratuitement déclenche l’imposition du gain d’acquisition sans que le salarié ait reçu d’argent. Le sursis d’imposition, qui reporte cet impôt, n’est actuellement ouvert que si l’attribution a bénéficié à tous les salariés.

L’amendement étendrait ce sursis aux attributions bénéficiant à au moins 50 % des salariés de la société, représentant au moins 25 % du total des salaires bruts. Les autres conditions resteraient inchangées.

Les auteurs souhaitent faciliter les reprises collectives d’entreprises, même lorsque certains salariés ne participent pas à l’actionnariat. L’impôt serait différé, et non supprimé, afin d’éviter une imposition avant la perception du produit des titres.

Amendement n° 3652 · M. Attal · Après l’article 4

Amendement n° 3652 de M. Attal et l'amendement identique suivant après l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
39 pour10 contre3 abstentions
16 oct. 2026N° 8818
Alléger temporairement les droits sur les dons familiaux d’argent pour accélérer les transmissions entre générations
Tous les groupes

Selon l’exposé des motifs, les héritages arrivent souvent à un âge tardif pour financer un projet familial ou professionnel. Le texte de référence proposerait deux allègements pour les dons d’argent réalisés du 1er janvier au 30 juin 2027. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Un taux de 6 % s’appliquerait aux sommes reçues, dans la limite de 100 000 euros par donateur et bénéficiaire. Le bénéficiaire devrait être majeur ou émancipé, avoir moins de 50 ans et être un descendant ou, à défaut de descendance, un neveu ou une nièce, éventuellement représenté par son enfant. Il devrait déclarer le don sous un mois. Le taux passerait à 5 % s’il reversait au moins 1,1 % du don à certains organismes d’aide aux personnes démunies ou victimes de violences domestiques, sans réduction d’impôt supplémentaire.

Par ailleurs, le plafond d’exonération des dons familiaux d’argent passerait temporairement de 31 865 à 50 000 euros.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Charles de Courson : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
66 pour25 contre2 abstentions
16 oct. 2026N° 8817
Compter toutes les donations antérieures d’un même donateur au même bénéficiaire dans le plafond temporaire de 100 000 euros
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit, du 1er janvier au 30 juin 2027, un taux de taxation de 6 % sur certains dons familiaux d’argent, dans la limite de 100 000 euros par donateur et bénéficiaire. Le bénéficiaire devrait être majeur ou émancipé et avoir moins de 50 ans. Cette mesure vise à accélérer les transmissions pour aider les jeunes générations à investir ou à consommer.

L’amendement ferait compter toutes les donations antérieures du même donateur au même bénéficiaire, quelle que soit leur date, pour apprécier ce plafond. Les dons anciens réduiraient donc le montant pouvant encore bénéficier du taux temporaire.

Les auteurs veulent éviter que l’avantage profite à répétition aux familles ayant déjà beaucoup transmis. Le dispositif vise précisément ce plafond de 100 000 euros, et non l’ensemble des abattements ou des dons reçus d’autres personnes.

Amendement n° 320 · Mme Maximi · Article 4

Amendement n° 320 de Mme Maximi à l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour65 contre1 abstention
16 oct. 2026N° 8816
Porter de 6 % à 20 % le taux temporaire applicable aux dons d’argent à certains proches de moins de 50 ans
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit, du 1er janvier au 30 juin 2027, un taux de 6 % sur les dons d’argent allant jusqu’à 100 000 € par donateur et bénéficiaire. Il concerne les descendants majeurs ou émancipés de moins de 50 ans et, en l’absence de descendance, certains neveux et nièces. Le gouvernement veut encourager des transmissions plus précoces pour faciliter les projets des jeunes générations.

L’amendement porterait ce taux à 20 %. Ses auteurs estiment que l’allègement profiterait surtout aux familles ayant un patrimoine important à transmettre. Il ne supprimerait ni le relèvement temporaire de l’exonération à 50 000 €, ni le taux de 5 % prévu lorsque le bénéficiaire reverse au moins 1,1 % du don à certains organismes d’aide.

Amendement n° 319 · M. Coquerel · Article 4

Amendement n° 319 de M. Coquerel à l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour71 contre0 abstentions
16 oct. 2026N° 8815
Supprimer les allègements temporaires sur les dons d’argent aux proches prévus pour le premier semestre 2027
Tous les groupes

Pour encourager les transmissions plus tôt dans la vie, le projet de loi prévoit deux allègements du 1er janvier au 30 juin 2027. Il porterait à 50 000 € une exonération de dons d’argent et instaurerait un taux de 6 % jusqu’à 100 000 € par donateur et bénéficiaire. Ce taux concernerait les descendants majeurs ou émancipés de moins de 50 ans et, sans descendance, certains neveux et nièces. Il serait abaissé à 5 % sous condition de reversement à certains organismes d’aide.

L’amendement supprimerait l’ensemble de cet article, maintenant les règles existantes plutôt que ces avantages temporaires. Le gouvernement souhaite faciliter notamment les projets de logement ou d’entreprise des jeunes générations. Les auteurs de l’amendement craignent surtout un avantage pour les ménages disposant déjà d’un patrimoine important, renforçant les inégalités de transmission.

Amendement n° 456 · M. Lahais · Article 4

Amendement n° 456 de M. Lahais et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 4 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
30 pour82 contre0 abstentions
16 oct. 2026N° 8814
Accorder aux foyers un avantage fiscal pour adapter leur logement et leur véhicule au handicap moteur
Tous les groupes

L’amendement créerait un crédit d’impôt pour les dépenses payées de 2027 à 2029 afin d’adapter la résidence principale ou un véhicule personnel, hors achat du véhicule. Il viserait les limitations motrices durables d’un membre du foyer ou d’un enfant mineur accueilli dans le cadre d’un droit de visite. Une incapacité reconnue d’au moins 50 % ou la prestation de compensation du handicap serait exigée, avec une attestation médicale ou d’ergothérapeute.

L’avantage couvrirait 50 % des dépenses restant après les aides, plafonnées par foyer à 20 000 € sur trois ans, ou 40 000 € pour des adaptations concernant un mineur. Il pourrait ainsi aider à élargir une porte ou adapter une salle de bains. Toutefois, malgré une clause prévoyant un remboursement, le II limite l’avantage aux sommes déduites de l’impôt dû. En l’état, les foyers non imposables ne recevraient donc pas la restitution souhaitée par les auteurs.

Amendement n° 3826 · Mme Mette · Après l’article 3

Amendement n° 3826 de Mme Mette après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

Charles de Courson : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour12 contre10 abstentions
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