Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

3 850 scrutins publics Tous les textes · Anne Sicard
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18 mai 2026N° 6704
Obliger les employeurs concernés par le service de sécurité nationale à préparer la continuité de leur activité
Tous les groupes

Le texte de référence obligerait les employeurs visés par le service de sécurité nationale à élaborer des plans de continuité ou de rétablissement d’activité. Ces plans identifieraient les emplois indispensables. Ils devraient aussi prendre en compte les fournisseurs, prestataires et sous-traitants critiques lorsque leur défaillance compromettrait la continuité des missions.

Les personnes occupant ces emplois devraient être averties qu’elles pourraient être placées sous le régime du service de sécurité nationale. Le manquement aux obligations serait puni d’une amende de 150 000 euros. La disposition qui définit précisément les employeurs concernés n’est pas fournie. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 22 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Anne Sicard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
66 pour16 contre5 abstentions
18 mai 2026N° 6703
Obliger les employeurs à informer sans délai les salariés susceptibles de relever du service de sécurité nationale et à préciser leurs obligations
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit que les employeurs concernés établissent des plans pour maintenir ou rétablir leur activité. Ces plans désigneraient les emplois indispensables, dont les occupants devraient être informés qu’ils pourraient relever du service de sécurité nationale, un régime comportant des obligations particulières pour les salariés concernés.

L’amendement imposerait de transmettre cette notification « sans délai » et d’y mentionner les obligations attachées à ce régime. Selon ses auteurs, le texte ne fixe actuellement aucun délai pour cette information, ce qui permettrait d’en différer l’annonce. Ils veulent aussi que les salariés connaissent les obligations auxquelles ils pourraient être soumis, plutôt que de recevoir seulement une notification de leur éventuel placement sous ce régime.

Amendement n° 355 · Mme Catherine Hervieu · Article 22

Amendement n° 355 de Mme Catherine Hervieu à l'article 22 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour55 contre0 abstentions
18 mai 2026N° 6702
Obliger les employeurs à consulter les représentants du personnel avant d’élaborer les plans de continuité ou de rétablissement d’activité
Tous les groupes

Le projet de loi imposerait aux employeurs concernés d’élaborer des plans de continuité ou de rétablissement d’activité, destinés à organiser le maintien ou la reprise de leur activité. Ces plans détermineraient les emplois indispensables, dont les occupants pourraient être placés sous le régime du service de sécurité nationale.

L’amendement obligerait les employeurs à informer et consulter au préalable les instances représentatives du personnel compétentes. Les représentants des salariés pourraient ainsi être consultés sur ces plans avant leur élaboration, sans que leur accord soit exigé par l’amendement. Ses auteurs souhaitent préserver un minimum de dialogue social sur les conditions de travail, tout en tenant compte des impératifs de confidentialité liés à la sécurité nationale.

Amendement n° 354 · Mme Catherine Hervieu · Article 22

Amendement n° 354 de Mme Catherine Hervieu et l'amendement identique suivant à l'article 22 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour54 contre0 abstentions
18 mai 2026N° 6701
Accorder aux salariés soumis au service de sécurité nationale une compensation financière et un repos compensateur à la charge de l’employeur
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit de désigner, dans des plans de continuité ou de rétablissement d’activité, les emplois indispensables dont les occupants pourraient relever du service de sécurité nationale. Selon les auteurs de l’amendement, les obligations de ce régime peuvent imposer aux salariés des contraintes exceptionnelles justifiant des contreparties spécifiques.

L’amendement ouvrirait un droit cumulatif à une compensation financière et à un repos compensateur, à la charge de l’employeur. Ces contreparties sont présentées par ses auteurs comme s’ajoutant à la rémunération et aux repos habituels. Leur montant et la durée du repos ne seraient pas fixés par l’amendement. Un décret en Conseil d’État en préciserait les modalités, après consultation des organisations représentatives des salariés.

Amendement n° 353 · Mme Catherine Hervieu · Article 22

Amendement n° 353 de Mme Catherine Hervieu et l'amendement identique suivant à l'article 22 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
22 pour48 contre0 abstentions
18 mai 2026N° 6700
Limiter dans le temps les obligations des salariés soumis au service de sécurité nationale et prévoir leur cessation automatique
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit des plans de continuité ou de rétablissement d’activité désignant les emplois indispensables. Leurs occupants pourraient relever du service de sécurité nationale. Selon les auteurs de l’amendement, ce régime peut leur imposer des contraintes importantes de disponibilité, d’organisation du temps de travail et de mobilité.

L’amendement limiterait ces obligations à la durée strictement nécessaire à la continuité de l’activité. Elles cesseraient automatiquement lorsque prendraient fin les circonstances justifiant le recours au régime, sans fixer un nombre maximal de jours. Ses auteurs craignent qu’en l’absence de limite explicite, des contraintes exceptionnelles puissent se prolonger durablement. Ils souhaitent donc lier leur durée au besoin de continuité de l’activité et à la persistance de la situation de crise.

Amendement n° 352 · Mme Catherine Hervieu · Article 22

Amendement n° 352 de Mme Catherine Hervieu et l'amendement identique suivant à l'article 22 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour36 contre7 abstentions
18 mai 2026N° 6698
Permettre au Gouvernement de déclarer un état d’alerte de sécurité nationale et d’activer des dérogations exceptionnelles
Tous les groupes

Le texte de référence créerait un état d’alerte de sécurité nationale, déclaré en conseil des ministres face à une menace grave et actuelle pour la sécurité nationale, les engagements de défense ou le déploiement rapide de forces. Le Parlement serait informé sans délai et une prolongation au-delà de deux mois nécessiterait une loi.

Ce régime permettrait de contrôler certains accès aux installations essentielles, d’imposer le signalement d’incidents et d’adapter les marchés publics et l’organisation sanitaire. Des dérogations réglementaires strictement nécessaires et proportionnées pourraient notamment concerner l’environnement, les transports et, pour les emplois du service de sécurité nationale, le temps et la sécurité au travail.

Certains travaux militaires ou d’hébergement civil pourraient être dispensés d’évaluation environnementale et de participation du public, avec des règles de régularisation ou de remise en état. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Anne Sicard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
62 pour19 contre7 abstentions
18 mai 2026N° 6697
Faire expirer la loi prolongeant l’état d’alerte de sécurité nationale après l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale
Tous les groupes

Le projet de loi créerait un état d’alerte de sécurité nationale pour répondre à une menace grave et actuelle. Ce régime permettrait notamment, sous conditions, de déroger à des règles d’urbanisme, d’environnement ou de temps de travail. Sa prolongation au-delà de deux mois devrait être autorisée par une loi, qui en fixerait la durée.

L’amendement rendrait cette loi de prolongation caduque, c’est-à-dire sans effet, quinze jours francs après l’annonce présidentielle d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Il limiterait ainsi la poursuite de l’alerte prolongée alors que les députés ne peuvent plus exercer leur contrôle. Les auteurs invoquent ce risque démocratique et la difficulté de respecter l’obligation d’informer sans délai les deux assemblées des mesures prises. La règle proposée viserait la loi de prolongation, et non la déclaration initiale de l’alerte.

Amendement n° 550 · Mme Récalde · Article 21

Amendement n° 550 de Mme Récalde à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour57 contre0 abstentions
18 mai 2026N° 6696
Faire expirer la loi prolongeant l’état d’alerte de sécurité nationale après la dissolution de l’Assemblée nationale
Tous les groupes

Le projet de loi créerait un état d’alerte de sécurité nationale face à une menace grave et actuelle. Il autoriserait notamment, sous conditions, des dérogations aux règles d’urbanisme, d’environnement ou de temps de travail. Au-delà de deux mois, une loi devrait autoriser sa prolongation et en fixer la durée.

L’amendement prévoirait que cette loi de prolongation devienne caduque, donc cesse de produire ses effets, quinze jours francs après la date de dissolution de l’Assemblée nationale. Les auteurs souhaitent éviter que l’alerte prolongée se poursuive sans contrôle des députés. Ils soulignent aussi que le texte impose d’informer sans délai l’Assemblée nationale et le Sénat des mesures prises, ce qu’ils jugent irréalisable pour l’Assemblée dissoute. Cette cessation automatique concernerait la loi de prolongation, pas la déclaration initiale de l’alerte.

Amendement n° 282 · M. Lachaud · Article 21

Amendement n° 282 de M. Lachaud à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour57 contre0 abstentions
18 mai 2026N° 6695
Permettre au Parlement de mettre fin par une loi à l’état d’alerte de sécurité nationale prolongé
Tous les groupes

Le projet de loi créerait un état d’alerte de sécurité nationale, déclaré par le Gouvernement face à une menace grave et actuelle. Ce régime permettrait notamment, sous conditions, de déroger à certaines règles d’urbanisme, d’environnement ou de transport pour répondre à la menace. Au-delà de deux mois, sa prolongation devrait être autorisée par une loi fixant sa durée.

Le texte prévoit que le Gouvernement pourrait mettre fin à cette prolongation avant son échéance par décret en conseil des ministres. L’amendement permettrait aussi au Parlement d’y mettre fin par une nouvelle loi. Ses auteurs souhaitent renforcer le contrôle parlementaire, notamment si le Parlement estimait que le Gouvernement abuse des pouvoirs liés à l’alerte. Cette possibilité s’ajouterait à celle du Gouvernement, sans la supprimer.

Amendement n° 277 · M. Saintoul · Article 21

Amendement n° 277 de M. Saintoul à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour59 contre1 abstention
18 mai 2026N° 6694
Exiger une loi pour prolonger l’état d’alerte de sécurité nationale au-delà d’un mois au lieu de deux
Tous les groupes

Le projet de loi créerait un état d’alerte de sécurité nationale que le Gouvernement pourrait déclarer face à une menace grave et actuelle. Il permettrait notamment, sous conditions, de déroger à certaines règles d’urbanisme, d’environnement ou de transport. Le Parlement serait informé sans délai, mais une loi ne serait nécessaire pour prolonger l’alerte qu’au-delà de deux mois.

L’amendement ramènerait ce seuil à un mois. Le Gouvernement devrait donc obtenir plus tôt une autorisation législative pour maintenir l’alerte, sans devoir la demander avant sa déclaration. Les auteurs reconnaissent l’intérêt d’une réaction administrative rapide, mais estiment que le Parlement peut voter une prolongation en un mois. Ils souhaitent ainsi avancer son contrôle sur la durée de ces pouvoirs exceptionnels.

Amendement n° 360 · M. Damien Girard · Article 21

Amendement n° 360 de M. Damien Girard et l'amendement identique suivant à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour58 contre1 abstention
18 mai 2026N° 6693
Exiger une loi pour prolonger l’état d’alerte de sécurité nationale au-delà de deux semaines plutôt que deux mois
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au gouvernement de déclarer un état d’alerte de sécurité nationale en cas de menace grave et actuelle, notamment pour déployer rapidement des forces françaises ou alliées. Ce régime permettrait, sous conditions, de déroger à certaines règles, par exemple en matière d’urbanisme ou de transports. Le Parlement serait informé immédiatement, mais une loi ne serait nécessaire pour le prolonger qu’au-delà de deux mois.

L’amendement ramènerait ce seuil à deux semaines. Pour maintenir l’alerte au-delà, le gouvernement devrait obtenir une loi fixant sa durée de prolongation. Selon ses auteurs, ce délai préserverait la capacité d’agir rapidement tout en permettant au Parlement de débattre plus tôt de la poursuite de l’alerte, notamment face à un conflit en Europe nécessitant le transit de troupes alliées.

Amendement n° 275 · M. Lachaud · Article 21

Amendement n° 275 de M. Lachaud et l'amendement identique suivant à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour59 contre1 abstention
18 mai 2026N° 6692
Exiger une loi pour prolonger l’état d’alerte de sécurité nationale au-delà de deux jours plutôt que deux mois
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au gouvernement de déclarer un état d’alerte de sécurité nationale en cas de menace grave et actuelle, notamment pour déployer rapidement des forces françaises ou alliées. Ce régime permettrait, sous conditions, de déroger à certaines règles, par exemple en matière d’urbanisme ou de transports. Le Parlement serait informé immédiatement, mais une loi ne serait nécessaire pour le prolonger qu’au-delà de deux mois.

L’amendement ramènerait ce seuil à deux jours. Le gouvernement pourrait toujours déclencher l’alerte sans autorisation parlementaire préalable, mais devrait obtenir très rapidement une loi pour la poursuivre. Les auteurs souhaitent ainsi que le Parlement se prononce dès le début de la crise, notamment dans le scénario d’un conflit en Europe nécessitant le transit de troupes alliées. La loi de prolongation en fixerait la durée.

Amendement n° 274 · M. Saintoul · Article 21

Amendement n° 274 de M. Saintoul à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
23 pour59 contre1 abstention
18 mai 2026N° 6691
Informer sans délai les maires et les présidents d’intercommunalités, de départements et de régions des mesures d’alerte de sécurité nationale les concernant
Tous les groupes

Le projet de loi créerait un état d’alerte de sécurité nationale, déclaré en cas de menace grave et actuelle. Il permettrait notamment d’accélérer des travaux nécessaires aux forces armées ou à l’hébergement de populations civiles et de déroger à certaines règles. Ces décisions pourraient concerner directement les territoires.

L’amendement imposerait d’informer sans délai les maires et les présidents d’intercommunalités, de conseils départementaux et de conseils régionaux concernés. Selon ses auteurs, ces élus doivent pouvoir disposer de ces informations pour gérer la crise et informer les populations, par exemple lorsque des infrastructures sont mobilisées ou que des hébergements sont aménagés. Cette obligation resterait soumise à la protection du secret de la défense nationale et de la sécurité nationale. Elle ne donnerait pas aux élus un pouvoir d’autorisation des mesures.

Amendement n° 454 · M. Saint-Pasteur · Article 21

Amendement n° 454 de M. Saint-Pasteur à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
73 pour6 contre2 abstentions
5 mai 2026N° 6344
Porter une attention particulière au financement des infrastructures et des petits équipements pour la réserve et le service national
Tous les groupes

L’actualisation de la programmation militaire fixe les orientations de défense et les moyens prévus pour 2026–2030. Selon les auteurs de l’amendement, le développement de la réserve opérationnelle et les ambitions concernant le service national nécessitent davantage d’infrastructures et d’équipements de proximité.

L’amendement ajouterait au rapport annexé une orientation demandant une attention particulière au financement des infrastructures et à l’acquisition des petits équipements. Il vise à ce que les moyens consacrés à ces besoins accompagnent le développement des deux dispositifs. Il ne fixerait toutefois aucun montant et n’ouvrirait pas lui-même de crédits supplémentaires.

Amendement n° 579 · M. Tonussi · Article premier

Amendement n° 579 (rect.) de M. Tonussi à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
53 pour33 contre22 abstentions
5 mai 2026N° 6343
Demander au Gouvernement de distinguer chaque année les créations de postes militaires du renouvellement des effectifs existants
Tous les groupes

Selon les auteurs de l’amendement, les documents budgétaires des armées mêlent deux évolutions différentes des effectifs. Les créations de postes destinées à renforcer les capacités militaires sont regroupées avec le solde des arrivées et des départs sur les postes existants. Ils estiment que cette présentation empêche de vérifier les recrutements ciblés prévus par la programmation militaire.

L’amendement demanderait au Gouvernement de transmettre chaque année ces deux composantes séparément dans le schéma d’emploi, qui retrace l’évolution des effectifs. Les auteurs destinent cette information au Parlement pour lui permettre de contrôler la réalisation des objectifs. La mesure porterait sur le suivi des postes et des recrutements, sans créer elle-même de postes supplémentaires.

Amendement n° 676 · M. Gonzalez · Article premier

Amendement n° 676 de M. Gonzalez à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
44 pour72 contre4 abstentions
5 mai 2026N° 6342
Fixer l’objectif de reconnaître « Mort pour le service de la Nation » les militaires décédés lors d’entraînements particulièrement dangereux exécutés sur ordre
Tous les groupes

Les auteurs de l’amendement souhaitent mieux reconnaître les militaires décédés lors d’entraînements ou d’exercices particulièrement dangereux. Ils jugent la mention « Mort en service » insuffisante pour reconnaître leur engagement et protéger leur famille.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé l’objectif d’attribuer, au 1er janvier 2027, la mention « Mort pour le service de la Nation » à tout militaire décédé lors d’un exercice, d’un entraînement ou d’une préparation exécuté sur ordre et présentant une dangerosité particulière. Il viserait aussi à accorder les protections associées au conjoint survivant et aux ayants droit, les proches pouvant bénéficier de droits après le décès.

Selon les auteurs, ces protections comprendraient une pension de réversion à taux plein pour le conjoint et le statut de pupille de la Nation pour les ayants droit. Le texte fixerait un objectif, plutôt qu’une attribution immédiate de ces droits.

Amendement n° 283 · M. Monnier · Article premier

Amendement n° 283 de M. Monnier à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
47 pour58 contre14 abstentions
5 mai 2026N° 6340
Renforcer la validation des acquis de l’expérience des personnels du ministère des Armées pour fidéliser les compétences
Tous les groupes

Les auteurs présentent la fidélisation des personnels comme nécessaire pour atteindre les objectifs d’effectifs de la programmation militaire 2024–2030. Le ministère fait notamment face à la concurrence du secteur civil dans le nucléaire, le renseignement et le cyber.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé le renforcement de la validation des acquis de l’expérience, qui permet de faire reconnaître les compétences acquises au travail, en complément de la formation initiale. L’objectif serait de favoriser les carrières au sein du ministère et de conserver les compétences clés.

Selon les auteurs, cette voie reste peu utilisée et parfois mal adaptée aux besoins des armées ou aux diplômes civils lors d’une reconversion. Le texte fixerait une orientation, sans préciser les modalités de ce renforcement.

Amendement n° 118 · Mme Martinez · Article premier

Amendement n° 118 (rect.) de Mme Martinez à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
54 pour81 contre17 abstentions
5 mai 2026N° 6339
Rénover les logements et construire des hébergements pour les personnels des armées et leurs familles sans gestion privée
Tous les groupes

Selon l’exposé des motifs, la vétusté de nombreux hébergements dégrade les conditions de vie militaires. Il cite un rapport de 2025 du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire jugeant les infrastructures insuffisantes au regard des exigences de disponibilité des militaires.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la programmation militaire une politique de rénovation des logements et de construction d’hébergements pour les personnels du ministère et leurs familles. Il préciserait que leur gestion ne devrait pas être déléguée à des acteurs privés.

Les auteurs critiquent aussi les conventions d’occupation précaire utilisées par le prestataire privé du parc locatif, plutôt que des baux classiques, qui excluraient les occupants de certaines aides. L’amendement ne modifierait toutefois pas directement ces conventions et ne chiffrerait pas les travaux.

Amendement n° 117 · M. Saintoul · Article premier

Amendement n° 117 de M. Saintoul à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
37 pour68 contre51 abstentions
5 mai 2026N° 6338
Renforcer le logement et l’accompagnement des mutations des militaires et de leurs familles
Tous les groupes

Les contraintes de l’engagement militaire pèsent sur la vie quotidienne des militaires et de leurs familles. Les auteurs souhaitent prolonger les efforts du Plan Famille 2 et faire des conditions de vie un moyen de retenir les personnels dans les armées.

L’amendement inscrirait cette priorité dans le rapport annexé qui fixe les orientations de défense pour 2026–2030. Il demanderait une attention particulière à l’offre de logement, à la rénovation du parc existant et à l’accompagnement des mobilités géographiques. Pour une famille qui doit déménager à la suite d’une mutation, cet accompagnement ferait ainsi partie des priorités affichées du ministère.

Il s’agirait d’une orientation de programmation, sans nombre de logements, budget supplémentaire ou prestation individuelle précisés dans l’amendement.

Amendement n° 375 · M. Favennec-Bécot · Article premier

Amendement n° 375 de M. Favennec-Bécot à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
41 pour67 contre50 abstentions
5 mai 2026N° 6337
Simplifier les démarches des militaires et de leurs familles pour obtenir un logement auprès du ministère des Armées
Tous les groupes

Obtenir un logement lors d’une mutation peut imposer aux militaires des démarches lourdes. Selon les auteurs, les dossiers internes au ministère demandent parfois une quarantaine de pièces justificatives. Ils présentent cette complexité comme une difficulté quotidienne pour les familles et un enjeu de fidélisation.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la programmation militaire la nécessité de simplifier ces démarches. Il soulignerait les difficultés particulières des zones où se loger est difficile, comme l’Île-de-France ou certains littoraux, tout en reconnaissant les efforts de l’administration.

Cette orientation viserait les procédures d’accès au logement. Elle ne déterminerait ni les justificatifs à supprimer ni de nouvelles règles d’attribution des logements.

Amendement n° 120 · Mme Martinez · Article premier

Amendement n° 120 de Mme Martinez à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
61 pour89 contre15 abstentions
5 mai 2026N° 6336
Maintenir les objectifs de construction du plan « Ambition logement » pour les militaires et leurs familles
Tous les groupes

Selon les auteurs, les mutations et le coût du logement compliquent la vie des militaires et de leurs familles, notamment en Île-de-France et dans les régions attractives. La difficulté s’accentue lorsque le conjoint est sans emploi et que la rémunération militaire constitue la seule ressource du foyer. Ils signalent aussi des retards du plan « Ambition logement » et la persistance de logements insalubres.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la programmation militaire le maintien des objectifs de construction de ce plan pour développer l’offre. Il présenterait l’amélioration du logement comme un moyen d’attirer et de retenir les militaires, malgré une offre encore insuffisante et vétuste.

Il conforterait ainsi des objectifs existants, sans fixer lui-même de nombre de constructions ni de crédits supplémentaires.

Amendement n° 97 · Mme Martinez · Article premier

Amendement n° 97 de Mme Martinez à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
59 pour86 contre17 abstentions
5 mai 2026N° 6335
Réviser le calcul de la solde des réservistes pour l’aligner sur celle des militaires d’active
Tous les groupes

Le gouvernement vise un total de 80 000 réservistes opérationnels. Selon les auteurs de l’amendement, rendre la réserve plus attractive suppose de revoir leur solde, c’est-à-dire leur rémunération. Ils indiquent que la solde journalière correspond à un trentième de celle d’un militaire d’active de même grade et ancienneté, soit 55 euros brut par jour pour un militaire du rang débutant.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la programmation militaire une révision de ce calcul pour aligner véritablement les soldes des réservistes sur celles des militaires d’active. Il ne préciserait toutefois ni la nouvelle formule ni le montant journalier qui en résulterait.

Amendement n° 115 · M. Lachaud · Article premier

Amendement n° 115 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
38 pour66 contre57 abstentions
5 mai 2026N° 6334
Consolider le plan « Fidélisation 360 » pour encourager les militaires à rester dans les armées
Tous les groupes

Le plan « Fidélisation 360 », engagé en 2024, rassemble la politique du ministère des armées pour retenir ses personnels. Selon l’exposé de l’amendement, il prolonge notamment les mesures relatives à la rémunération et aux familles. Les auteurs rappellent que le Conseil d’État a jugé l’actualisation de la programmation militaire trop peu développée sur les ressources humaines, par rapport aux équipements.

L’amendement ajouterait au rapport annexé que ce plan serait consolidé et adapté aux nouveaux besoins. Il donnerait ainsi une place explicite à ce programme dans les orientations de défense pour 2026–2030, sans remplacer celles de 2023. La phrase ajoutée ne définirait pas de nouvelle prestation ni de montant consacré à cette consolidation.

Amendement n° 148 · Mme Lise Magnier · Article premier

Amendement n° 148 de Mme Lise Magnier à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
84 pour59 contre13 abstentions
5 mai 2026N° 6333
Inclure certaines primes des militaires dans le calcul de leur retraite et de leurs allocations de chômage
Tous les groupes

Selon les auteurs de l’amendement, les primes représentent une part importante de la rémunération des militaires mais ne sont pas prises en compte dans le calcul de leur pension de retraite. Ils rappellent un engagement pris en mars 2024 dans le plan « Fidélisation 360 » pour intégrer certaines de ces primes, dont ils constatent l’absence dans les projets de budgets concernés.

L’amendement inscrirait dans le rapport annexé à la programmation militaire la mise en place de ce mécanisme. Les mêmes primes seraient également intégrées aux revenus servant à calculer les allocations de chômage des anciens militaires. L’enjeu serait de faire compter cette part de rémunération après le départ des armées. Le texte ne préciserait ni les primes retenues ni les modalités de calcul.

Amendement n° 108 · M. Lachaud · Article premier

Amendement n° 108 de M. Lachaud à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).

Anne Sicard : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
35 pour84 contre46 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.