Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

1 953 scrutins publics Tous les textes · Aurélie Trouvé
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27 nov. 2025N° 4271
Étendre le tarif postal unique aux colis commerciaux des entreprises et usagers ultramarins sous un plafond de poids fixé par décret
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit un tarif postal unique pour les envois à l’unité en provenance ou à destination des territoires ultramarins concernés. L’amendement l’étendrait explicitement aux colis commerciaux dont le poids serait inférieur ou égal à un plafond fixé par décret. Le texte ne précise donc pas lui-même ce poids maximal.

Selon les auteurs, les surcoûts d’acheminement des colis freinent l’activité des petites entreprises, artisans, producteurs locaux et commerçants ultramarins. L’extension vise à faciliter leurs opérations économiques courantes et leurs échanges avec le marché national. Le plafond de poids est présenté comme un moyen de préserver l’équilibre économique du service postal, tout en ouvrant le tarif unique à ces envois.

Amendement n° 27 · M. Fayssat · Article premier

Amendement n° 27 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
71 pour151 contre9 abstentions
27 nov. 2025N° 4270
Définir la péréquation postale comme une mutualisation nationale des coûts pour assurer un même tarif aux usagers
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit un tarif postal unique incluant les territoires ultramarins concernés et mentionne une « péréquation nationale des tarifs ». L’amendement définirait cette notion comme une mise en commun des coûts d’acheminement à l’échelle nationale, destinée à assurer l’égalité tarifaire quelle que soit la localisation des usagers.

Les auteurs souhaitent ainsi expliciter la solidarité entre zones denses et peu denses, métropole et outre-mer, malgré leurs différences logistiques. Ils craignent un contournement de l’égalité tarifaire si l’opérateur distingue l’affranchissement des services complémentaires. La définition proposée vise aussi à donner au régulateur, au Gouvernement et au Parlement une référence juridique pour évaluer la péréquation. Elle ne fixe pas elle-même le prix de ces services complémentaires.

Amendement n° 26 · M. Fayssat · Article premier

Amendement n° 26 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
70 pour151 contre7 abstentions
27 nov. 2025N° 4269
Rapprocher l’égalité d’accès des usagers au service postal de celle des autres services publics essentiels
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit un tarif national pour les envois postaux à l’unité en provenance et à destination des territoires ultramarins concernés, quelle que soit leur tranche de poids. L’amendement auquel ce sous-amendement se rattache expliquerait la péréquation tarifaire, c’est-à-dire la mise en commun des coûts d’acheminement à l’échelle nationale pour assurer l’égalité tarifaire indépendamment de la localisation.

Le sous-amendement ajouterait que ce mécanisme s’inscrit dans une logique comparable à celle des autres services publics essentiels assurant l’égalité d’accès. Ses auteurs souhaitent ainsi souligner l’accès au service postal quel que soit le lieu de résidence. Cet ajout ne fixerait pas de tarif ni de nouvelle règle pour les autres services publics.

Sous-amendement n° 83 · M. Trébuchet · Article premier

Sous-amendement n° 83 de M. Trébuchet à l'amendement n° 26 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour148 contre8 abstentions
27 nov. 2025N° 4268
Préciser que la géographie et la population ne doivent pas influencer l'égalité des tarifs postaux
Tous les groupes

Envoyer un colis vers l'outre-mer peut coûter plus cher qu'en France hexagonale, notamment à cause des distances. Une proposition de loi veut réduire ces différences de tarifs.

Le texte discuté prévoit d'étendre le tarif postal national aux envois concernés. Un autre amendement préciserait que les coûts de transport seraient partagés à l'échelle nationale pour garantir l'égalité des tarifs, quel que soit le lieu.

Le sous-amendement ajouterait explicitement que cette égalité ne doit pas dépendre non plus des caractéristiques géographiques ou démographiques des usagers.

Ses auteurs veulent renforcer l'égalité entre territoires. Objection possible : cette précision répète un principe déjà présent, sans modifier directement les tarifs.

Sous-amendement n° 73 · M. Trébuchet · Article premier

Sous-amendement n° 73 de M. Trébuchet à l'amendement n° 26 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
67 pour149 contre8 abstentions
27 nov. 2025N° 4267
Préciser que l’égalité tarifaire du service postal s’applique indépendamment de la localisation des usagers
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit un tarif national pour les envois postaux à l’unité en provenance et à destination des territoires ultramarins concernés, quelle que soit leur tranche de poids. L’amendement auquel ce sous-amendement se rattache définirait la péréquation tarifaire comme une mise en commun des coûts d’acheminement à l’échelle nationale, destinée à assurer l’égalité tarifaire indépendamment de « leur localisation ».

Le sous-amendement remplacerait ces derniers mots par « la localisation des usagers ». Il lèverait ainsi l’ambiguïté sur les personnes dont le lieu de résidence ne doit pas déterminer le tarif. Cette précision de rédaction ne modifierait ni les envois concernés ni la règle tarifaire proposée.

Sous-amendement n° 127 · M. Jacobelli · Article premier

Sous-amendement n° 127 de M. Jacobelli à l'amendement n° 26 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour146 contre7 abstentions
27 nov. 2025N° 4266
Mutualiser les coûts d’acheminement postal à l’échelle nationale selon des modalités transparentes et prévisibles
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit un tarif national pour les envois postaux à l’unité en provenance ou à destination des territoires ultramarins concernés, quelle que soit leur tranche de poids. L’amendement auquel se rattache ce sous-amendement définirait la péréquation nationale des tarifs comme une mise en commun des coûts d’acheminement à l’échelle nationale, afin d’assurer l’égalité tarifaire indépendamment du lieu de résidence.

Le sous-amendement préciserait que cette mutualisation devrait suivre des modalités « transparentes et prévisibles ». Ses auteurs invoquent la continuité territoriale et l’égalité d’accès au service postal pour justifier ce partage des coûts. Le changement porterait sur les conditions de la mutualisation, sans préciser les informations à publier ni les règles permettant d’en assurer la prévisibilité.

Sous-amendement n° 78 · M. Trébuchet · Article premier

Sous-amendement n° 78 de M. Trébuchet à l'amendement n° 26 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour147 contre7 abstentions
27 nov. 2025N° 4265
Qualifier de « solidarité tarifaire » le mécanisme soutenant le tarif postal unique pour les usagers du territoire national
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit le tarif postal national pour les envois à l’unité en provenance et à destination des collectivités ultramarines mentionnées, quelle que soit leur tranche de poids. Elle indique que ce tarif unique contribue à la cohésion sociale grâce à la « péréquation nationale des tarifs », un mécanisme de compensation entre zones aux charges d’exploitation différentes.

L’amendement remplacerait cette expression par « solidarité tarifaire ». Selon ses auteurs, cette formulation exprimerait plus directement l’objectif d’égalité d’accès aux prestations postales, au-delà d’un rééquilibrage comptable entre zones rentables et déficitaires. La modification porterait sur la qualification du mécanisme, sans préciser de nouvelles modalités de compensation ni modifier elle-même les tarifs.

Amendement n° 40 · M. Fayssat · Article premier

Amendement n° 40 (rect.) de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour143 contre7 abstentions
27 nov. 2025N° 4264
Affirmer que le tarif postal unique assure la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire national
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit d’appliquer le tarif postal national aux envois à l’unité en provenance et à destination des collectivités ultramarines mentionnées, quelle que soit leur tranche de poids. Elle énonce que le tarif unique « concourt à » la cohésion sociale grâce à la péréquation nationale des tarifs, un mécanisme de compensation tarifaire à l’échelle du pays.

L’amendement remplacerait « concourt à » par « assure ». Ses auteurs souhaitent affirmer plus fermement le rôle du tarif unique dans l’égalité d’accès au service postal entre usagers métropolitains et ultramarins. Le changement renforcerait cette affirmation dans la loi, sans ajouter de règle de calcul des tarifs ni de modalité de compensation.

Amendement n° 34 · M. Fayssat · Article premier

Amendement n° 34 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
70 pour143 contre7 abstentions
27 nov. 2025N° 4263
Affirmer que le tarif postal unique concerne l’ensemble du territoire de la République
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit d’appliquer aux envois postaux à l’unité provenant des collectivités ultramarines citées ou leur étant destinés le tarif en vigueur sur le territoire national, pour toutes les tranches de poids. Elle relie ce tarif unique à la cohésion sociale et à la péréquation nationale des tarifs, un mécanisme de solidarité tarifaire entre territoires.

Dans cette dernière disposition, l’amendement remplacerait « territoire national » par « territoire de la République ». Ses auteurs souhaitent ainsi affirmer l’inclusion de toutes les collectivités, métropolitaines et ultramarines, au nom de l’unité de la République et de l’égalité d’accès aux services publics. Cette modification de formulation ne fixerait pas un nouveau montant d’affranchissement et ne modifierait pas la liste des collectivités concernées.

Amendement n° 41 · M. Fayssat · Article premier

Amendement n° 41 de M. Fayssat à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
71 pour137 contre7 abstentions
27 nov. 2025N° 4262
Reformuler le tarif postal national pour tous les poids d’envois ultramarins et séparer l’affirmation de solidarité territoriale
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit que les envois postaux à l’unité provenant des collectivités ultramarines citées ou leur étant destinés bénéficient du tarif national, quelle que soit leur tranche de poids. Elle précise que le tarif unique contribue à la cohésion sociale par la péréquation nationale des tarifs, c’est-à-dire la solidarité tarifaire entre territoires.

L’amendement remplacerait « quelle que soit la tranche » par « pour toutes les tranches ». Il placerait aussi la disposition sur la cohésion sociale dans un nouvel article du code, en précisant qu’il s’agit du tarif « postal » et en adaptant les renvois. Présentés comme rédactionnels, ces changements conserveraient le principe tarifaire proposé et son application à toutes les tranches de poids, sans créer un droit supplémentaire.

Amendement n° 24 · M. Gaillard · Article premier

Amendement n° 24 de M. Gaillard à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
123 pour60 contre31 abstentions
27 nov. 2025N° 4261
Reformuler la règle d’application du tarif postal national aux envois ultramarins indépendamment de leur poids
Tous les groupes

La proposition de loi prévoit d’appliquer le tarif national aux envois postaux à l’unité en provenance ou à destination des territoires ultramarins concernés, quelle que soit leur tranche de poids. L’amendement auquel se rattache ce sous-amendement propose notamment de remplacer cette dernière expression par « pour toutes les tranches ».

Le sous-amendement proposerait la formulation « indifféremment du ». Son exposé le présente comme une clarification. Il s’agirait donc de reformuler la condition relative au poids, et non de fixer un nouveau tarif ou d’ajouter une limite de poids aux envois concernés.

Sous-amendement n° 126 · M. Jacobelli · Article premier

Sous-amendement n° 126 de M. Jacobelli à l'amendement n° 24 de M. Gaillard à l'article premier de la proposition de loi relative à l’établissement de l’égalité d’accès au service public postal en outre-mer (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
74 pour136 contre6 abstentions
27 nov. 2025N° 4244
Inviter le Gouvernement à bloquer l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur et à saisir la justice européenne
Tous les groupes

Cette résolution inviterait le Gouvernement à s’opposer à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Il devrait chercher à réunir suffisamment d’États au Conseil de l’Union européenne pour empêcher son adoption. Elle demanderait aussi de saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier sa conformité aux traités, notamment sa division en plusieurs parties et le respect du principe de précaution. Cette résolution exprimerait une position politique, sans contraindre juridiquement le Gouvernement.

Le texte invoque une concurrence agricole qu’il juge déloyale en raison de normes sociales et environnementales moins strictes hors de l’Union. Il redoute une pression sur les revenus agricoles, la survie des petites exploitations et une hausse des émissions liées aux échanges.

Cette présentation repose sur le dernier texte de référence disponible avant le vote, sans reconstituer les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

Proposition de résolution invitant le Gouvernement de la République française à s’opposer à l’adoption de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur (article 34-1 de la Constitution).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Aurélie Trouvé : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
244 pour1 contre5 abstentions
21 nov. 2025N° 4241
Autoriser l’État à percevoir les impôts en 2026 et fixer les recettes et l’équilibre général du budget
Tous les groupes

Le vote porte sur l’ensemble de la première partie du budget pour 2026, qui autoriserait la perception des impôts, modifierait des règles fiscales et fixerait l’équilibre financier de l’État. Le texte de référence disponible ne reconstitue pas les modifications intervenues en séance.

Il prévoit notamment de prolonger la contribution minimale sur certains hauts revenus, de taxer les actifs non professionnels de certaines holdings patrimoniales et de reconduire, avec des taux divisés par deux, la contribution exceptionnelle des grandes entreprises. Il remplacerait aussi l’abattement de 10 % sur les retraites par une déduction de 2 000 € par pensionné et supprimerait plusieurs avantages fiscaux. Le Gouvernement présente ces mesures comme une répartition de l’effort de redressement des comptes publics.

Cette partie déterminerait également les ressources transférées aux collectivités et à l’Union européenne. Dans la version de référence, le déficit de l’État serait de 124,4 milliards d’euros en 2026, avec 310 milliards d’euros d’émissions de dette à moyen et long termes, nettes des rachats.

Intitulé officiel et portée du vote

la première partie du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public solennel
1 pour404 contre84 abstentions
21 nov. 2025N° 4169
Réduire à 560 millions d’euros les recettes des enchères de quotas carbone attribuables à l’Agence nationale de l’habitat en 2026
Tous les groupes

Le projet de budget pour 2026 prévoit d’attribuer à l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) les recettes des enchères de « quotas carbone », dans la limite de 700 millions d’euros. L’amendement abaisserait ce plafond à 560 millions, soit 140 millions de moins pour cette ressource, et non pour l’ensemble du budget de l’agence.

Les auteurs souhaitent réduire les dépenses des organismes publics et préparer une reprise des missions de l’ANAH par l’État. L’amendement n’organiserait toutefois pas cette reprise. Selon leur exposé, les recettes non attribuées à l’agence reviendraient au budget général de l’État, sans réduire les recettes publiques totales.

Le dispositif prévoit aussi une taxe additionnelle sur les tabacs comme gage formel de compensation. Les auteurs demandent sa suppression au Gouvernement, estimant que la réaffectation des recettes rend cette compensation inutile.

Amendement n° 908 · M. Renault · Article 36

Amendement n° 908 de M. Renault à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
82 pour133 contre7 abstentions
21 nov. 2025N° 4168
Supprimer le plafond des recettes issues des quotas carbone affectées à l’Agence nationale de l’habitat en 2026
Tous les groupes

Le projet de budget pour 2026 plafonne à 700 millions d’euros les recettes des enchères de « quotas carbone » affectées à l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), pour un rendement prévu de 1,46 milliard d’euros. L’agence finance notamment la rénovation énergétique des logements, comme l’isolation ou un chauffage performant, via MaPrimeRénov’.

L’amendement supprimerait la ligne fixant ce plafond. Ses auteurs souhaitent ainsi donner à l’ANAH davantage de moyens pour lutter contre le mal-logement et réhabiliter les logements anciens. À l’inverse, le gouvernement présente le plafonnement des ressources des organismes publics comme un moyen de maîtriser leurs dépenses et de contribuer au redressement des finances publiques.

La mesure porterait sur les ressources de l’agence, sans modifier les conditions des aides aux ménages. Elle comporte un gage formel prévoyant une taxe additionnelle sur les tabacs pour compenser la perte de recettes de l’État.

Amendement n° 1222 · M. Le Coq · Article 36

Amendement n° 1222 de M. Le Coq à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
80 pour142 contre0 abstentions
21 nov. 2025N° 4167
Réduire le plafond des recettes de vente de biens confisqués attribuées à l’AGRASC en 2026
Tous les groupes

Le projet de loi de finances prévoit que l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, l’AGRASC, recevrait une fraction des recettes annuelles de vente de biens confisqués, dans la limite de 9,9 millions d’euros en 2026. L’amendement abaisserait ce plafond à 7,92 millions d’euros, soit 1,98 million de moins. Il réduirait cette ressource attribuée à l’agence, et non directement son budget total.

Les auteurs souhaitent réduire les dépenses des organismes publics et préparer, à terme, la reprise des missions de l’agence par l’État. L’amendement n’organiserait toutefois pas cette reprise. Selon leur exposé, les recettes libérées reviendraient au budget général. Le texte comporte aussi un gage formel, sous la forme d’une taxe additionnelle sur les tabacs destinée à compenser une éventuelle perte de recettes pour l’État.

Amendement n° 907 · M. Renault · Article 36

Amendement n° 907 de M. Renault à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
83 pour133 contre8 abstentions
21 nov. 2025N° 4166
Permettre aux agences de l’eau de conserver toutes leurs recettes de taxes et de redevances sans plafond
Tous les groupes

Les agences de l’eau financent des actions pour la ressource en eau. Le « plafond mordant » limite les recettes de taxes et de redevances qu’elles peuvent conserver, l’excédent allant au budget de l’État. Le projet de budget fixe ce plafond à 2,398 milliards d’euros pour 2026. Selon le Gouvernement, le plafonnement sert à maîtriser les ressources des organismes et les dépenses publiques.

L’amendement supprimerait ce mécanisme pour les agences de l’eau. Selon ses auteurs, certaines doivent refuser des projets avant la fin de l’année faute de ressources, alors que les risques pour la qualité et la quantité d’eau augmentent. Les recettes excédentaires resteraient ainsi aux agences plutôt qu’à l’État.

Le texte prévoit une compensation pour l’État par des taxes additionnelles sur les produits phytopharmaceutiques et les tabacs, sans en préciser les taux. Ce gage ne constitue pas un financement effectif détaillé.

Amendement n° 1128 · M. Raux · Article 36

Amendement n° 1128 de M. Raux à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
113 pour109 contre3 abstentions
21 nov. 2025N° 4165
Affecter à l’Agence de financement des infrastructures de transport 200 millions d’euros par an de recettes des quotas carbone
Tous les groupes

L’amendement attribuerait dès 2026 à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) 200 millions d’euros par an provenant de la vente aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre. Il réorienterait ainsi une partie de ces recettes de l’État vers l’agence, sans modifier les règles de vente des quotas.

Les auteurs souhaitent financer la rénovation et la modernisation du réseau ferroviaire national. Ils invoquent un besoin d’investissement supplémentaire de 1,5 milliard d’euros par an à compter de 2028, identifié par la Conférence nationale sur le financement des mobilités.

L’exposé envisage 600 millions d’euros sur 2026–2028, mais la règle proposée ne fixerait aucune date de fin. Elle attribuerait les recettes à l’AFITF sans les réserver explicitement au ferroviaire. Une taxe additionnelle sur les tabacs est prévue comme compensation formelle de la perte de recettes de l’État.

Amendement n° 447 · Mme Arrighi · Article 36

Amendement n° 447 de Mme Arrighi à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
77 pour144 contre1 abstention
21 nov. 2025N° 4164
Réduire le plafond de la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance attribuée à l’Agence de financement des infrastructures de transport
Tous les groupes

Le projet de budget pour 2026 prévoit d’attribuer à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France jusqu’à 500 millions d’euros issus de la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance. L’amendement abaisserait ce plafond à 400 millions d’euros. Il changerait l’utilisation des recettes, sans modifier le taux de cette taxe. Selon ses auteurs, la différence reviendrait au budget général de l’État.

Les auteurs souhaitent préparer la reprise à terme des missions de l’agence par l’État, pour maîtriser les dépenses et rendre les responsabilités publiques plus lisibles. L’amendement ne supprimerait toutefois pas l’agence et ne transférerait pas ses missions. Il prévoit aussi une taxe additionnelle sur les tabacs comme compensation formelle. Les auteurs demandent de retirer cette clause, considérant la réaffectation comme neutre pour les recettes publiques.

Amendement n° 905 · M. Renault · Article 36

Amendement n° 905 de M. Renault à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
80 pour143 contre6 abstentions
21 nov. 2025N° 4163
Réduire en 2026 la part de taxe autoroutière affectée à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France
Tous les groupes

Le projet de budget pour 2026 prévoit de plafonner à 566 667 000 euros la recette de taxe sur la distance parcourue sur le réseau autoroutier concédé affectée à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). L’amendement abaisserait ce maximum à 453 333 600 euros, soit 113 333 400 euros de moins. Il modifierait la destination des recettes, et non le taux de cette taxe.

Selon ses auteurs, cette somme serait réaffectée au budget général de l’État. Ils souhaitent préparer la reprise des missions de l’agence par l’État pour réduire les coûts et rendre les responsabilités plus lisibles. L’amendement ne supprimerait toutefois pas l’AFITF et ne préciserait pas quels financements d’infrastructures seraient modifiés.

Il prévoirait aussi une taxe additionnelle sur les tabacs comme compensation formelle, dont les auteurs demandent la suppression, estimant le transfert neutre pour les recettes publiques.

Amendement n° 904 · M. Renault · Article 36

Amendement n° 904 de M. Renault à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
81 pour144 contre5 abstentions
21 nov. 2025N° 4162
Réduire les plafonds de taxes affectées à six organismes en 2026 et relever ceux de CCI France
Tous les groupes

Des taxes affectées financent directement certains organismes publics. Le plafond d’affectation limite la somme qu’un organisme peut recevoir, sans fixer le taux payé par les contribuables. Le projet de budget pour 2026 prévoit plusieurs hausses pour accompagner l’évolution des missions ou du financement des bénéficiaires.

L’amendement réduirait onze plafonds concernant l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, le Centre national de la musique, France compétences, l’Institut national de la propriété industrielle, la Société des Grands projets et Voies navigables de France. À l’inverse, il porterait les deux plafonds de CCI France de 350 à environ 525 millions d’euros au total, annulant la baisse prévue.

Les auteurs souhaitent freiner la croissance de ces ressources et renforcer leur contrôle parlementaire. Ils évaluent le gain pour l’État à 749 millions d’euros. La mesure limiterait les recettes attribuables aux six organismes, plutôt que diminuer les taxes correspondantes.

Amendement n° 3509 · M. Juvin · Article 36

Amendement n° 3509 de M. Juvin à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
121 pour106 contre2 abstentions
21 nov. 2025N° 4161
Maintenir à 150,3 millions d’euros le plafond de redevance hydraulique attribuée à Voies navigables de France en 2026
Tous les groupes

Voies navigables de France (VNF) entretient et modernise le réseau fluvial. Le projet de budget prévoit de plafonner à 150,3 millions d’euros la redevance hydraulique qu’il pourrait conserver en 2026. L’amendement auquel ce sous-amendement s’applique abaisserait ce plafond à 143,1 millions d’euros. Le sous-amendement supprimerait cette baisse, maintenant ainsi 7,2 millions d’euros de capacité de recettes pour VNF.

Les auteurs souhaitent préserver les investissements nécessaires à la sécurité et à la modernisation des canaux et rivières navigables, utiles notamment au transport de marchandises. Ils critiquent le reversement à l’État des recettes dépassant le plafond. Toutefois, le changement proposé maintiendrait le plafond prévu dans le projet de budget, sans le supprimer ni modifier le taux de la redevance. Le plafonnement vise, selon les motifs du budget, à maîtriser les ressources des organismes bénéficiaires et les dépenses publiques.

Sous-amendement n° 4072 · Mme Arrighi · Article 36

Sous-amendement n° 4072 de Mme Arrighi à l'amendement n° 3509 de M. Juvin à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
119 pour93 contre8 abstentions
21 nov. 2025N° 4160
Maintenir le plafond de taxe de séjour affectée à la Société des grands projets pour financer les réseaux ferroviaires
Tous les groupes

La Société des grands projets (SGP) réalise le Grand Paris Express et accompagne les collectivités dans le développement des services express régionaux métropolitains, des réseaux ferroviaires métropolitains. Elle reçoit notamment une taxe additionnelle égale à 15 % de la taxe de séjour en Île-de-France.

L’amendement que ce sous-amendement propose de modifier abaisserait de 21 294 000 à 20 000 000 euros le plafond de cette recette affectée à la SGP pour 2026, c’est-à-dire le maximum qu’elle pourrait recevoir. Le sous-amendement supprimerait cette baisse. Il porterait sur l’affectation des recettes, et non sur le taux de 15 %.

Les auteurs craignent qu’une réduction des ressources affaiblisse la capacité d’investissement de la SGP et retarde ses projets. Plus généralement, le plafonnement des taxes affectées vise, selon le projet de loi, à adapter les ressources aux besoins des organismes et à les faire contribuer au redressement des finances publiques.

Sous-amendement n° 4071 · Mme Arrighi · Article 36

Sous-amendement n° 4071 de Mme Arrighi à l'amendement n° 3509 de M. Juvin à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
122 pour95 contre6 abstentions
21 nov. 2025N° 4159
Maintenir les plafonds des taxes sur la billetterie et le streaming affectées au Centre national de la musique en 2026
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Le projet de budget pour 2026 plafonne les recettes de deux taxes affectées au Centre national de la musique (CNM). Un amendement propose d’abaisser ces plafonds de 58 à 53 millions d’euros pour les spectacles de variétés et de 21 à 18 millions d’euros pour le streaming musical. Ces plafonds limitent les sommes attribuées au CNM, et non le taux des taxes.

Le sous-amendement supprimerait ces deux baisses et maintiendrait ainsi 8 millions d’euros de plafonds d’affectation. Son auteur souhaite préserver les ressources du CNM et craint des conséquences graves pour le secteur musical, alors que, selon son exposé, le projet de budget prévoit déjà une baisse de 7 millions d’euros de la subvention de l’État à cet organisme. Il ne supprimerait toutefois pas les plafonds, contrairement au déplafonnement souhaité à terme par son auteur.

Sous-amendement n° 4058 · M. Masséglia · Article 36

Sous-amendement n° 4058 de M. Masséglia et le sous-amendement identique suivant à l'amendement n° 3509 de M. Juvin à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Aurélie Trouvé : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
127 pour94 contre12 abstentions
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