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Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

3 757 scrutins publics Tous les textes · Andrée Taurinya
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30 mars 2026N° 5894
Empêcher les entreprises d’opposer la confidentialité de leurs avis juridiques à trois autorités de contrôle économique et financier
Tous les groupes

La confidentialité des consultations des juristes d’entreprise permet de protéger les avis juridiques rédigés en interne. Selon les auteurs, elle est déjà inopposable aux autorités pénales et fiscales, qui peuvent donc obtenir ces documents malgré cette protection.

L’amendement étendrait cette exception à l’Autorité des marchés financiers, à l’Autorité de la concurrence et à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Les entreprises ne pourraient plus invoquer cette confidentialité face à ces autorités lorsqu’elles exercent leurs pouvoirs d’enquête, de contrôle, de sanction et de communication.

Les auteurs veulent notamment permettre aux enquêteurs d’obtenir les avis adressés aux dirigeants lors d’investigations sur des abus de marché, des cartels ou le respect des obligations des établissements financiers. Ils craignent que la confidentialité entrave ces investigations et soulignent les exigences du droit européen. L’exception viserait ces trois autorités, sans supprimer toute confidentialité des avis internes.

Amendement n° 660 · M. Bernalicis · Après l’article 9

Amendement n° 660 de M. Bernalicis après l'article 9 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour48 contre4 abstentions
30 mars 2026N° 5893
Abaisser à 75 euros la pénalité maximale des micro-entrepreneurs des plateformes pour leurs manquements aux obligations d’information
Tous les groupes

La réforme de 2024 du recouvrement des cotisations sociales prévoit des obligations pour les micro-entrepreneurs et les plateformes. Selon l’exposé de l’amendement, un livreur peut être sanctionné pour ne pas avoir transmis ou actualisé ses informations personnelles. L’amendement abaisserait le plafond de cette pénalité de 3 250 à 75 euros, sans supprimer l’obligation d’information.

Les auteurs estiment cette sanction disproportionnée au regard de la dépendance des travailleurs envers les plateformes, notamment pour fixer leurs prix et organiser leur activité. Ils distinguent un oubli d’information du refus d’une plateforme de payer les cotisations. Malgré l’objectif plus large évoqué dans leur exposé, cet amendement ne relèverait pas la pénalité des plateformes, dont le plafond resterait à 15 000 euros.

Amendement n° 314 · M. Boyard · Après l’article 8

Amendement n° 314 de M. Boyard après l'article 8 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour54 contre5 abstentions
30 mars 2026N° 5892
Abaisser à 75 euros la pénalité maximale des micro-entrepreneurs et relever à 50 000 euros celle des plateformes pour le recouvrement des cotisations
Tous les groupes

La réforme de 2024 du recouvrement des cotisations sociales prévoit des obligations pour les micro-entrepreneurs et les plateformes. L’exposé distingue deux manquements, le défaut de transmission ou d’actualisation d’informations personnelles par un travailleur, comme un livreur, et le refus de paiement des cotisations par une plateforme.

L’amendement abaisserait de 3 250 à 75 euros le plafond de pénalité applicable au micro-entrepreneur et relèverait de 15 000 à 50 000 euros celui applicable à la plateforme. Il modifierait les sanctions maximales, sans supprimer les obligations correspondantes.

Les auteurs souhaitent différencier davantage les responsabilités. Ils jugent les plafonds actuels injustes compte tenu de la nature différente des manquements et de la dépendance des travailleurs envers les plateformes, notamment pour fixer leurs prix et organiser leur activité.

Amendement n° 312 · M. Boyard · Après l’article 8

Amendement n° 312 de M. Boyard après l'article 8 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour52 contre5 abstentions
30 mars 2026N° 5891
Abaisser à 75 euros la pénalité maximale des micro-entrepreneurs et relever à 100 000 euros celle des plateformes pour le recouvrement des cotisations
Tous les groupes

La réforme de 2024 du recouvrement des cotisations sociales prévoit des obligations pour les micro-entrepreneurs et les plateformes. L’exposé distingue deux manquements, le défaut de transmission ou d’actualisation d’informations personnelles par un travailleur, comme un livreur, et le refus de paiement des cotisations par une plateforme.

L’amendement abaisserait de 3 250 à 75 euros le plafond de pénalité applicable au micro-entrepreneur et relèverait de 15 000 à 100 000 euros celui applicable à la plateforme. Il modifierait les sanctions maximales, sans supprimer les obligations correspondantes.

Les auteurs souhaitent différencier davantage les responsabilités. Ils jugent les plafonds actuels injustes compte tenu de la nature différente des manquements et de la dépendance des travailleurs envers les plateformes, notamment pour fixer leurs prix et organiser leur activité.

Amendement n° 310 · M. Boyard · Après l’article 8

Amendement n° 310 de M. Boyard après l'article 8 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour54 contre5 abstentions
30 mars 2026N° 5890
Réduire à 75 euros le plafond des pénalités des micro-entrepreneurs et porter celui des plateformes à 250 000 euros
Tous les groupes

La réforme du recouvrement des cotisations de 2024 a introduit des obligations pour les micro-entrepreneurs et les plateformes par lesquelles ils travaillent. En cas de manquement, l’amendement abaisserait le plafond de pénalité du micro-entrepreneur de 3 250 à 75 euros et relèverait celui de la plateforme de 15 000 à 250 000 euros. Il s’agit de montants maximaux, non de sanctions automatiquement appliquées.

Les auteurs veulent distinguer davantage les responsabilités. Ils opposent le défaut de transmission ou d’actualisation d’informations personnelles par un livreur au refus d’une plateforme de s’acquitter des cotisations. Ils estiment aussi que les travailleurs dépendent des plateformes, notamment pour leurs prix et l’accès à l’activité. L’amendement modifierait les plafonds de sanction, sans changer le statut professionnel de ces travailleurs.

Amendement n° 309 · M. Boyard · Après l’article 8

Amendement n° 309 de M. Boyard après l'article 8 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour53 contre5 abstentions
30 mars 2026N° 5889
Réduire à 75 euros le plafond des pénalités des micro-entrepreneurs et porter celui des plateformes à 500 000 euros
Tous les groupes

La réforme du recouvrement des cotisations de 2024 a introduit des obligations pour les micro-entrepreneurs et les plateformes par lesquelles ils travaillent. En cas de manquement, l’amendement abaisserait le plafond de pénalité du micro-entrepreneur de 3 250 à 75 euros et relèverait celui de la plateforme de 15 000 à 500 000 euros. Il s’agit de montants maximaux, non de sanctions automatiquement appliquées.

Les auteurs jugent l’écart actuel insuffisant au regard des responsabilités respectives. Ils distinguent l’oubli de transmettre ou d’actualiser des informations personnelles par un livreur du refus d’une plateforme de s’acquitter des cotisations. Ils décrivent également des travailleurs dépendants des plateformes pour leurs prix et l’accès à l’activité. L’amendement modifierait les plafonds de sanction, sans changer le statut professionnel de ces travailleurs.

Amendement n° 308 · M. Boyard · Après l’article 8

Amendement n° 308 de M. Boyard après l'article 8 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour53 contre4 abstentions
30 mars 2026N° 5888
Réduire les pénalités maximales des micro-entrepreneurs et augmenter celles des plateformes pour les manquements au recouvrement des cotisations
Tous les groupes

La réforme du recouvrement des cotisations sociales instaurée en 2024 prévoit des obligations pour les micro-entrepreneurs et les plateformes. Selon l’exposé de l’amendement, les manquements concernés portent notamment sur la transmission ou l’actualisation d’informations par les travailleurs et sur le paiement des cotisations par les plateformes.

L’amendement abaisserait de 3 250 à 75 euros le plafond de pénalité applicable aux micro-entrepreneurs et porterait celui des plateformes de 15 000 à 750 000 euros. Il s’agit de montants maximaux, non de sanctions automatiquement appliquées. Les auteurs jugent les plafonds actuels disproportionnés au regard des moyens respectifs des travailleurs et des plateformes et de la nature de leurs manquements. La mesure modifierait ces sanctions, sans transformer le statut des travailleurs en salariat.

Amendement n° 307 · M. Boyard · Après l’article 8

Amendement n° 307 de M. Boyard après l'article 8 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
20 pour53 contre6 abstentions
30 mars 2026N° 5885
Conserver la désignation actuelle des agents de l’aviation civile habilités à contrôler le travail illégal
Tous les groupes

Le code du travail mentionne actuellement des agents de l’aviation civile « commissionnés à cet effet », c’est-à-dire spécialement habilités, parmi les agents compétents pour contrôler le travail illégal. L’article en discussion remplacerait cette formulation par une référence aux agents « et administratifs de l’aviation civile chargés de la lutte contre le travail illégal ».

L’amendement supprimerait cet article et conserverait donc la rédaction actuelle. Ses auteurs craignent que le changement permette à l’aviation civile de désigner elle-même les contrôleurs et éloigne l’Inspection du travail du secteur aérien, au détriment de la protection des salariés. Cette mise à l’écart est leur appréciation de la mesure. Le texte de l’article modifie la désignation des agents, sans prévoir explicitement de retirer les compétences de l’Inspection du travail.

Amendement n° 291 · M. Boyard · Article 6 ter

Amendement n° 291 de M. Boyard de suppression de l'article 6 ter du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour54 contre5 abstentions
30 mars 2026N° 5883
Inclure les départements dans une disposition du code de la sécurité sociale
Tous les groupes

Le texte de référence ajouterait les mots « et par les départements » dans une disposition du code de la sécurité sociale. Il ferait ainsi entrer les départements dans le champ de cette disposition.

La règle modifiée n’est pas reproduite. Il est donc impossible de préciser les opérations concernées ou les obligations et possibilités qui changeraient pour les départements. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 6 bis du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andrée Taurinya : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
48 pour29 contre0 abstentions
30 mars 2026N° 5882
Ne plus obliger les bénéficiaires de prestations départementales d’autonomie et de handicap à les recevoir sur un compte en France ou dans la zone euro
Tous les groupes

L’article en discussion ajouterait les départements à une règle du code de la sécurité sociale concernant les comptes bancaires de versement des prestations. Selon l’exposé de l’amendement, les prestations liées à l’autonomie et au handicap devraient ainsi être versées sur un compte domicilié en France ou dans la zone euro. L’amendement supprimerait cette extension aux départements, sans supprimer la règle applicable aux organismes déjà concernés.

Les auteurs contestent le lien entre le pays du compte bancaire et le risque de fraude. Ils invoquent le caractère marginal de la fraude à ces prestations selon la Défenseure des droits et rappellent que les organismes de sécurité sociale peuvent contrôler la résidence des bénéficiaires. Ils craignent une discrimination liée à la domiciliation bancaire, en s’appuyant sur une critique formulée par la Défenseure des droits à propos d’une mesure similaire pour les allocations chômage.

Amendement n° 290 · M. Boyard · Article 6 bis

Amendement n° 290 de M. Boyard de suppression de l'article 6 bis du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
21 pour47 contre3 abstentions
30 mars 2026N° 5881
Inclure les agents des services du handicap, des départements et de coopération transfrontalière dans les échanges antifraude
Tous les groupes

Le texte de référence élargirait la liste des agents concernés par les échanges d’informations en matière de fraude sociale. Il y ajouterait des agents désignés des maisons départementales des personnes handicapées ou des services exerçant leurs missions, certains agents départementaux et les policiers, gendarmes et douaniers affectés à un organisme de coopération transfrontalière.

Il ajouterait aussi les services du handicap et les collectivités compétentes pour certaines allocations départementales parmi les destinataires mentionnés par le code. Les dispositions modifiées n’étant pas reproduites intégralement, la nature des informations transmises et les conditions de ces échanges ne peuvent pas être précisées. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 6 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andrée Taurinya : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
54 pour19 contre1 abstention
30 mars 2026N° 5880
Remplacer « et » par « ou » dans la liste des policiers, gendarmes et douaniers concernés par les échanges transfrontaliers
Tous les groupes

Le projet de loi ajouterait les policiers, gendarmes et douaniers affectés à un organisme de coopération transfrontalière policière et douanière à une liste d’agents du code de la sécurité sociale. Cet ajout figure dans un article qui modifie notamment les échanges d’informations avec les acteurs de la protection sociale.

L’amendement remplacerait le « et » reliant la gendarmerie aux douanes par « ou ». Le texte viserait ainsi « les agents de la police nationale, de la gendarmerie nationale ou des douanes », toujours à condition qu’ils soient affectés à cet organisme transfrontalier. Les auteurs présentent cette modification comme une correction rédactionnelle, et non comme l’ajout d’une catégorie d’agents ou d’un pouvoir de contrôle.

Amendement n° 191 · M. Hetzel · Article 6

Amendement n° 191 de M. Hetzel à l'article 6 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
56 pour16 contre3 abstentions
30 mars 2026N° 5879
Écarter les agents affectés à la coopération transfrontalière de l’élargissement des échanges d’informations contre la fraude sociale
Tous les groupes

Le projet de loi ajouterait les policiers, gendarmes et douaniers affectés à un organisme de coopération transfrontalière à la liste des agents autorisés à échanger des informations contre la fraude sociale. Selon la justification citée dans l’exposé, ces échanges, permis malgré le secret professionnel, visent notamment à vérifier la résidence, la composition familiale et les ressources déclarées.

L’amendement supprimerait cet ajout, sans retirer les autres catégories d’agents nouvellement prévues par l’article. Ses auteurs craignent que cette ouverture facilite la transmission de données d’assurés sociaux à des services étrangers et stigmatise les bénéficiaires. La disposition visée désigne toutefois les agents affectés à ces organismes, et non directement l’ensemble des services policiers ou douaniers étrangers.

Amendement n° 392 · Mme Feld · Article 6

Amendement n° 392 de Mme Feld à l'article 6 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour52 contre0 abstentions
30 mars 2026N° 5878
Écarter les agents départementaux du handicap et de l’autonomie de l’élargissement des échanges d’informations contre la fraude sociale
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait à des agents départementaux chargés notamment des prestations liées au handicap et à l’autonomie, désignés par le président du conseil départemental, de participer aux échanges d’informations contre la fraude sociale. Ils pourraient ainsi échanger avec d’autres organismes, comme les préfectures ou France Travail, sur les données des bénéficiaires.

L’amendement supprimerait cet ajout à la liste des agents habilités. Il ne supprimerait pas les ajouts distincts concernant les maisons départementales des personnes handicapées ou la coopération transfrontalière. Ses auteurs jugent cette extension disproportionnée au regard de la faible part de la fraude liée au handicap et à l’autonomie dans la fraude aux prestations. Ils invoquent aussi les risques pour la sécurité des données personnelles et la stigmatisation des bénéficiaires.

Amendement n° 393 · M. Boyard · Article 6

Amendement n° 393 de M. Boyard à l'article 6 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour51 contre3 abstentions
30 mars 2026N° 5856
Élargir le droit des parlementaires et des bâtonniers de visiter les lieux de privation de liberté
Tous les groupes

La proposition de loi étendrait le droit de visite à tout moment des parlementaires et des bâtonniers, responsables d’un ordre d’avocats, à tous les lieux où une personne est privée de liberté dans une procédure pénale ou administrative. Les bâtonniers ou leurs délégués pourraient aussi visiter les établissements psychiatriques concernés par le code de la santé publique, dans leur ressort territorial.

Les parlementaires pourraient s’entretenir confidentiellement avec une personne rencontrée fortuitement, avec son consentement et sous réserve des impératifs de sécurité. Ils pourraient être accompagnés de collaborateurs ou d’administrateurs parlementaires, et les bâtonniers d’avocats désignés au sein du conseil de l’ordre.

L’accompagnement des parlementaires par des journalistes deviendrait également possible dans les locaux de garde à vue. Ses conditions seraient fixées par décret pour préserver la sécurité, la vie privée, la présomption d’innocence et le secret des enquêtes et de l’instruction.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à garantir le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andrée Taurinya : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
55 pour4 contre25 abstentions
30 mars 2026N° 5855
Inscrire dans le code de procédure pénale réécrit le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers
Tous les groupes

La proposition de loi modifie le droit de visite des lieux de privation de liberté. Selon l’exposé de l’amendement, la réécriture du code de procédure pénale risquerait de faire disparaître ces dispositions. L’amendement les inscrirait donc aussi dans le code réécrit.

Il y autoriserait les députés, sénateurs, députés européens élus en France et bâtonniers, responsables locaux de l’ordre des avocats, ou leurs délégués, à visiter à tout moment les lieux de privation de liberté pénale ou administrative. Les parlementaires pourraient avoir un entretien confidentiel lors d’une rencontre fortuite, avec le consentement de la personne et sous réserve de la sécurité. Ils pourraient être accompagnés de journalistes et de collaborateurs, les bâtonniers d’un avocat désigné. L’accompagnement journalistique serait encadré pour protéger notamment la sécurité, la vie privée et le secret des enquêtes.

Amendement n° 13 · M. Amirshahi · Après l’article premier

Amendement n° 13 de M. Amirshahi après l'article premier de la proposition de loi visant à garantir le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour21 contre3 abstentions
30 mars 2026N° 5854
Autoriser les parlementaires et les bâtonniers à utiliser des appareils pour documenter les conditions de privation de liberté
Tous les groupes

Les parlementaires et les bâtonniers, responsables locaux de l’ordre des avocats, disposent d’un droit de visite des lieux de privation de liberté. Selon les auteurs, l’observation directe ne suffit pas toujours à établir précisément les conditions matérielles, notamment la température, l’humidité ou l’état des installations.

L’amendement autoriserait expressément les titulaires de ce droit à emporter des appareils photo ou vidéo et des instruments de mesure pour compléter leurs observations. Un capteur pourrait ainsi documenter la température d’un local visité. La liste des matériels ne serait pas limitative. Leur usage serait strictement réservé à la mission de contrôle parlementaire et devrait respecter les droits fondamentaux des personnes privées de liberté, notamment leur consentement et leur intimité. Les auteurs souhaitent ainsi sécuriser juridiquement cette pratique et mieux étayer les rapports et recommandations.

Amendement n° 4 · Mme Taurinya · Après l’article premier

Amendement n° 4 de Mme Taurinya après l'article premier de la proposition de loi visant à garantir le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour30 contre3 abstentions
30 mars 2026N° 5853
Élargir les visites des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté
Tous les groupes

Le texte de référence étendrait le droit de visite aux lieux où une personne est privée de liberté dans une procédure pénale ou administrative. Pour les établissements de soins psychiatriques sans consentement, il renverrait aux conditions prévues par le code de la santé publique.

Les parlementaires pourraient s’entretenir confidentiellement avec une personne rencontrée fortuitement, avec son consentement et sous réserve des impératifs de sécurité. Ils pourraient être accompagnés d’au moins un collaborateur parlementaire ou administrateur des assemblées. Les bâtonniers, responsables de leur ordre d’avocats, ou leurs délégués pourraient être accompagnés d’au moins un avocat désigné au conseil de l’ordre.

Les conditions de visite devraient préserver la sécurité, la vie privée, la présomption d’innocence et le secret des enquêtes. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article premier de la proposition de loi visant à garantir le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andrée Taurinya : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
41 pour0 contre13 abstentions
30 mars 2026N° 5852
Obliger l’administration à communiquer aux parlementaires et bâtonniers les documents de fonctionnement des lieux de privation de liberté
Tous les groupes

Les parlementaires et les bâtonniers, qui représentent les avocats de leur barreau, disposent d’un droit de visite des lieux de privation de liberté. Selon les auteurs, les refus de communication de documents et les démarches pour les contester peuvent empêcher de comprendre les politiques internes du lieu visité.

L’amendement obligerait l’administration à leur communiquer les documents portant sur son fonctionnement. Cela comprendrait notamment les rapports d’activité, les rapports médicaux anonymisés, les notes sur les fouilles et les rapports de sécurité incendie. Un décret préciserait la liste des documents concernés.

Le silence de l’administration pendant un mois vaudrait acceptation de la demande, plutôt que refus comme le décrivent les auteurs pour les demandes ordinaires. L’objectif serait de permettre des visites mieux informées afin de contrôler le respect des droits des personnes privées de liberté.

Amendement n° 8 · M. Coulomme · Article premier

Amendement n° 8 de M. Coulomme à l'article premier de la proposition de loi visant à garantir le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour33 contre4 abstentions
30 mars 2026N° 5851
Permettre aux parlementaires de documenter leurs visites des lieux de privation de liberté et de contester les entraves en urgence
Tous les groupes

Les parlementaires disposent d’un droit de visite des lieux de privation de liberté pour contrôler les conditions de détention. L’amendement les autoriserait à utiliser des appareils photo ou vidéo et des instruments mesurant, par exemple, la température ou l’humidité. Leur usage serait réservé au contrôle et devrait respecter le consentement et l’intimité des personnes.

Chaque assemblée devrait tenir un registre des visites, des éventuels rapports et des observations des autorités. Tout refus ou restriction devrait être expliqué par écrit et notifié sans délai, avec sa durée et les recours possibles.

Les personnes titulaires du droit de visite pourraient saisir le juge administratif par les procédures d’urgence prévues, sans devoir démontrer l’urgence. Les auteurs souhaitent ainsi rendre les constats plus exploitables et faciliter la contestation des obstacles au contrôle.

Amendement n° 2 · Mme Taurinya · Article premier

Amendement n° 2 de Mme Taurinya à l'article premier de la proposition de loi visant à garantir le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
16 pour31 contre3 abstentions
30 mars 2026N° 5850
Permettre aux bâtonniers de mener des entretiens confidentiels et de prendre des photographies dans les lieux de privation de liberté
Tous les groupes

La proposition de loi élargirait les lieux accessibles aux parlementaires et aux bâtonniers, représentants des avocats de leur barreau. L’exposé rappelle que le Conseil constitutionnel a censuré l’exclusion des geôles et dépôts des tribunaux de ce droit de visite.

L’amendement permettrait aux bâtonniers ou à leur délégué de s’entretenir confidentiellement avec les personnes privées de liberté et les personnels, et de recueillir des informations, notamment par photographie. En revanche, il supprimerait la disposition du texte accordant explicitement aux parlementaires des entretiens confidentiels sous conditions de sécurité, de rencontre fortuite et de consentement.

Il maintiendrait les possibilités d’accompagnement, mais retirerait le renvoi particulier aux visites en psychiatrie sans consentement et la phrase ajoutant des garanties de sécurité, de vie privée et de secret de l’enquête aux visites avec journalistes. Les auteurs souhaitent renforcer le contrôle indépendant des conditions de privation de liberté.

Amendement n° 18 · Mme Morel · Article premier

Amendement n° 18 de Mme Morel à l'article premier de la proposition de loi visant à garantir le droit de visite des parlementaires et des bâtonniers dans les lieux de privation de liberté (première lecture).

Andrée Taurinya : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour34 contre1 abstention
30 mars 2026N° 5849
Permettre aux candidats de faire rembourser par l’État les frais d’expertise comptable de leur campagne électorale
Tous les groupes

La proposition de loi rendrait les frais d’expertise comptable liés au compte de campagne éligibles au remboursement forfaitaire de l’État. Ces frais seraient inscrits dans le compte de campagne, qui retrace les finances de la campagne électorale. Les candidats pourraient ainsi les faire prendre en compte dans ce remboursement.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques pourrait toutefois ne retenir qu’une partie des frais manifestement excessifs. Elle apprécierait leur montant au regard du travail effectivement réalisé, des justificatifs fournis ou des difficultés présentées par le compte. Le texte ouvrirait donc la possibilité de rembourser ces dépenses, sans prévoir la prise en charge intégrale de toute facture d’expertise comptable.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à permettre le remboursement des frais d'expertise comptable aux candidats (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andrée Taurinya : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour0 contre0 abstentions
30 mars 2026N° 5848
Permettre aux candidats de faire rembourser leurs frais d’expertise comptable de campagne par l’État
Tous les groupes

Le texte de référence permettrait d’inscrire dans le compte de campagne les frais d’expertise comptable liés à sa présentation et de les rendre éligibles au remboursement forfaitaire de l’État. Il ne prévoirait donc pas un remboursement intégral et automatique de toute facture.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques pourrait ne retenir qu’une partie des frais manifestement excessifs. Elle apprécierait les prestations accomplies, les justificatifs produits et les difficultés du compte de campagne. Cette version antérieure ne permet pas de reconstituer les éventuelles modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article premier de la proposition de loi visant à permettre le remboursement des frais d'expertise comptable aux candidats (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andrée Taurinya : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
34 pour1 contre1 abstention
26 mars 2026N° 5839
Associer les représentants des productions agricoles à l’urbanisme et sécuriser les changements d’horaires agricoles liés aux aléas climatiques
Tous les groupes

La proposition de loi renforcerait la place des organismes de défense et de gestion des productions agricoles dans les procédures d’urbanisme. Les chambres d’agriculture devraient assurer la liaison avec les organisations professionnelles intéressées. Elles devraient aussi informer sans délai ces organismes lorsqu’un projet d’aménagement ou un document d’urbanisme réduirait les surfaces consacrées à des productions bénéficiant d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine.

Le texte prévoirait également que les activités agricoles dont les horaires changent en raison d’aléas climatiques seraient juridiquement considérées comme s’étant poursuivies dans les mêmes conditions. Cette règle concernerait uniquement les modifications d’horaires exceptionnelles et saisonnières, et non tout changement dans l’exercice d’une activité agricole.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la place des agriculteurs dans l'aménagement du territoire et à sécuriser l'exercice des activités agricoles face au changement climatique (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Andrée Taurinya : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
122 pour0 contre0 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.

Les sujets sont attribués à partir du dispositif, avec des citations contrôlées. Les textes insuffisamment documentés restent « À classer ». Ce classement ne détermine pas le sens politique du vote.