Qui a voté quoi ?

Pour, contre, abstention : retrouvez les votes de chaque député et de chaque groupe à l’Assemblée nationale, scrutin par scrutin. Données de la 17e législature.

1 163 scrutins publics Tous les textes · Sacha Houlié
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3 nov. 2025N° 3395
Maintenir les avantages fiscaux des carburants E85 et B100 et l’exonération de taxe à l’essieu des véhicules lourds de collection
Tous les groupes

Le projet de loi supprimerait le tarif fiscal particulier du B100 et réduirait progressivement l’avantage fiscal de l’E85, en augmentant son tarif de taxation jusqu’en 2028. Il supprimerait aussi l’exonération de taxe à l’essieu des véhicules lourds de collection. Le Gouvernement présente ces avantages comme des dépenses fiscales dont la justification ou l’efficacité est contestable, ou dont le nombre de bénéficiaires est faible.

L’amendement retirerait ces trois changements. Ses auteurs défendent surtout les biocarburants, en invoquant le pouvoir d’achat des ménages, les coûts des professionnels et les débouchés des filières agricoles et industrielles françaises. Ils craignent qu’une hausse de taxation freine les investissements et la décarbonation des transports. Le dispositif préserverait également l’exonération des véhicules lourds de collection, sans que l’exposé développe ce point. Il ne fixerait pas les prix des carburants à la pompe.

Amendement n° 202 · M. Casterman · Article 5

Amendement n° 202 de M. Casterman à l'article 5 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
83 pour122 contre23 abstentions
3 nov. 2025N° 3394
Abroger l’article 1757 du code général des impôts dans le cadre de la suppression de dispositifs fiscaux
Tous les groupes

Le projet de loi de finances prévoit de supprimer ou de limiter plusieurs avantages fiscaux que le Gouvernement juge obsolètes ou inefficaces. L’amendement ajouterait à cet ensemble l’abrogation de l’article 1757 du code général des impôts, c’est-à-dire sa suppression.

Ses auteurs présentent cette modification comme une coordination destinée à rendre les dispositions cohérentes entre elles. Toutefois, le contenu de l’article 1757 et son lien avec les avantages supprimés ne sont pas précisés dans les textes disponibles. Ils ne permettent donc pas d’identifier les contribuables concernés ni la règle concrète qui disparaîtrait.

Amendement n° 3098 · M. Juvin · Article 5

Amendement n° 3098 de M. Juvin à l'article 5 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
114 pour38 contre40 abstentions
3 nov. 2025N° 3393
Maintenir pour les propriétaires de terrains en zone humide l’accès à l’exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties
Tous les groupes

Le projet de loi réserverait l’exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties en zone humide aux terrains dont le propriétaire a transmis l’engagement requis aux impôts avant l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2026. L’amendement supprimerait cette date limite, maintenant l’accès au dispositif sous ses conditions actuelles.

Le Gouvernement classe cette exonération parmi les petites dépenses fiscales ayant peu de bénéficiaires et des gains unitaires souvent limités. Les auteurs de l’amendement y voient plutôt une compensation partielle des contraintes environnementales imposées aux exploitants et un soutien à la préservation des sols. Ils évaluent son coût à moins de 3 millions d’euros par an pour l’État. Le changement concernerait donc l’accès futur à l’exonération, et non la suppression immédiate de celle déjà accordée.

Amendement n° 1081 · M. Dessigny · Article 5

Amendement n° 1081 de M. Dessigny et les amendements identiques suivants à l'article 5 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
169 pour35 contre16 abstentions
3 nov. 2025N° 3385
Taxer les vendeurs de logements à 10 % sur la part du prix dépassant 15 000 euros par mètre carré
Tous les groupes

L’amendement créerait une taxe sur les ventes de logements situés en France dont le prix dépasse 15 000 euros par mètre carré de surface habitable. Le vendeur la paierait. Le taux de 10 % s’appliquerait uniquement à la fraction du prix dépassant ce seuil, et non à l’ensemble du prix de vente. Le recouvrement suivrait les règles des droits d’enregistrement perçus lors des ventes immobilières.

Les auteurs souhaitent faire contribuer le marché immobilier de très haut standing au financement du logement social. Ils estiment le rendement à environ 200 millions d’euros par an. Toutefois, le dispositif créerait la taxe sans affecter juridiquement ses recettes au logement social.

Amendement n° 596 · M. Maurel · Après l’article 3

Amendement n° 596 de M. Maurel après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
71 pour151 contre1 abstention
3 nov. 2025N° 3384
Obliger les détenteurs d’un plan d’épargne retraite à le liquider à l’échéance de la retraite
Tous les groupes

Le plan d’épargne retraite, ou PER, permet de constituer un complément de retraite en bénéficiant d’avantages fiscaux à l’entrée. Selon les auteurs, un détenteur peut aujourd’hui conserver son PER jusqu’à son décès, ce qui permettrait de transmettre le capital sans payer l’impôt sur le revenu correspondant aux sommes auparavant déduites.

L’amendement imposerait de liquider ou de racheter les droits du PER à l’échéance de la retraite, c’est-à-dire de mobiliser l’épargne plutôt que de la laisser dans le plan jusqu’au décès. Les auteurs veulent ainsi recentrer ce placement sur les revenus de retraite et supprimer cette possibilité d’optimisation fiscale. Ils évaluent les recettes supplémentaires à 200 millions d’euros par an, sans modifier les abattements sur les droits de succession.

Amendement n° 606 · Mme Pirès Beaune · Après l’article 3

Amendement n° 606 de Mme Pirès Beaune après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
73 pour152 contre1 abstention
3 nov. 2025N° 3383
Permettre aux épargnants de détenir plusieurs PEA sans plafond de versement et d’y acheter des fractions d’actions
Tous les groupes

Le plan d’épargne en actions, ou PEA, est une enveloppe de placement en titres d’entreprises. L’amendement permettrait à une même personne d’en détenir plusieurs et supprimerait le plafond de versement. Il intégrerait au PEA des placements destinés aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire, afin de réunir des possibilités d’investissement aujourd’hui distinguées.

Il autoriserait aussi des instruments représentant une fraction d’action, avec des droits financiers proportionnels au dividende. L’émetteur devrait conserver les actions correspondantes et convertir les fractions en action entière lorsque le détenteur en aurait accumulé suffisamment.

Les auteurs souhaitent faciliter les petits investissements et permettre aux épargnants de choisir plusieurs courtiers. L’élargissement des placements resterait encadré par des conditions portant notamment sur les entreprises et les fonds éligibles.

Amendement n° 1338 · M. Ciotti · Après l’article 3

Amendement n° 1338 de M. Ciotti après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
95 pour122 contre1 abstention
3 nov. 2025N° 3382
Accorder un abattement de succession aux enfants du conjoint ou partenaire de PACS durablement pris en charge par le défunt
Tous les groupes

Sans adoption, aucun avantage successoral particulier n’est prévu pour l’enfant du conjoint ou partenaire de PACS, selon l’exposé. L’amendement créerait un abattement de 15 932 € par enfant sans lien de filiation avec le défunt. Cette somme serait déduite de la part transmise pour calculer les droits de succession, sans modifier leur taux.

Le défunt devrait avoir assuré une prise en charge continue et principale depuis le mariage ou le PACS. Pour un enfant mineur au décès, les secours et soins devraient avoir duré jusqu’au décès ou au moins cinq ans. Pour un majeur, ils devraient avoir duré cinq ans pendant sa minorité, ou dix ans pendant sa minorité et sa majorité. L’objectif annoncé est de mieux reconnaître les liens des familles recomposées sans imposer une adoption.

Amendement n° 3924 · Gouvernement · Après l’article 3

Amendement n° 3924 du Gouvernement après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
120 pour79 contre17 abstentions
3 nov. 2025N° 3381
Augmenter la taxe due par les vendeurs sur les plus-values immobilières supérieures à 260 000 €
Tous les groupes

L’amendement modifierait la taxe sur les plus-values immobilières élevées, c’est-à-dire les gains réalisés lors d’une vente, et non le prix total du bien. Il prévoirait un taux de 14 % pour une plus-value de 260 001 à 500 000 €, et de 22 % au-delà de 500 000 €. Selon l’exposé, les ventes de résidences principales ne sont pas concernées par cette taxe.

Les auteurs souhaitent dissuader les achats suivis de reventes à visée spéculative, notamment dans les secteurs où le marché immobilier est tendu. Ils estiment que les gains les plus élevés sont souvent liés à la spéculation ou à un dérèglement du marché. Ils visent aussi des recettes supplémentaires pour l’État, notamment pour le logement, sans que le dispositif réserve ces recettes à cette politique.

Amendement n° 1469 · M. Dufau · Après l’article 3

Amendement n° 1469 (rect.) de M. Dufau après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
76 pour152 contre0 abstentions
3 nov. 2025N° 3380
Ramener de 14 % à 8 % la taxe proposée sur les plus-values immobilières de 260 001 à 500 000 €
Tous les groupes

L’amendement que ce sous-amendement propose de modifier prévoirait une taxe de 14 % pour les plus-values immobilières comprises entre 260 001 et 500 000 €, et de 22 % au-delà. Le montant considéré est le gain réalisé lors de la vente, et non le prix total du bien.

Le sous-amendement ramènerait le premier taux à 8 %, au lieu des 14 % proposés. Il réduirait donc la taxation prévue pour les vendeurs concernés par cette tranche, sans modifier le taux de 22 % au-delà de 500 000 €. L’exposé indique seulement vouloir revoir le pourcentage, sans préciser la raison du choix de 8 %.

Sous-amendement n° 3929 · Mme Le Meur · Après l’article 3

Sous-amendement n° 3929 de Mme Le Meur après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
133 pour58 contre29 abstentions
3 nov. 2025N° 3379
Ramener de 14 % à 7 % la taxe proposée sur les plus-values immobilières de 260 001 à 500 000 €
Tous les groupes

L’amendement que ce sous-amendement propose de modifier prévoirait une taxe de 14 % pour les plus-values immobilières comprises entre 260 001 et 500 000 €, et de 22 % au-delà. Le montant considéré est le gain réalisé lors de la vente, et non le prix total du bien.

Le sous-amendement ramènerait le premier taux à 7 %, soit la moitié des 14 % proposés. Il réduirait donc la taxation prévue pour les vendeurs concernés par cette tranche, sans modifier le taux de 22 % au-delà de 500 000 €. L’exposé indique seulement vouloir revoir le pourcentage, sans préciser la raison du choix de 7 %.

Sous-amendement n° 3931 · Mme Le Meur · Après l’article 3

Sous-amendement n° 3931 de Mme Le Meur après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
104 pour118 contre1 abstention
3 nov. 2025N° 3378
Taxer les nus-propriétaires sur la moitié de la valeur du bien lors de sa réunion avec l’usufruit
Tous les groupes

La propriété d’un bien peut être partagée entre l’usufruit, qui permet de l’utiliser ou d’en percevoir les loyers, et la nue-propriété. Un parent peut ainsi transmettre la nue-propriété tout en conservant les loyers. Selon l’exposé, à son décès, l’enfant récupère la pleine propriété sans droits de succession sur cette réunion.

L’amendement rendrait cette réunion imposable lorsqu’elle résulte du décès de l’usufruitier ou de l’expiration de la durée prévue pour l’usufruit. Les droits de mutation à titre gratuit, les impôts sur les transmissions sans paiement, seraient calculés sur la moitié de la valeur du bien à cette date. Il ne s’agit donc pas d’un taux de 50 %. Les auteurs souhaitent limiter une pratique qu’ils considèrent comme un moyen d’évitement des droits de succession favorisant la concentration des patrimoines.

Amendement n° 2745 · Mme Feld · Après l’article 3

Amendement n° 2745 de Mme Feld après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
67 pour150 contre1 abstention
3 nov. 2025N° 3377
Permettre aux titulaires d’un PEA de transmettre leur épargne à des bénéficiaires désignés hors succession
Tous les groupes

L’amendement créerait pour le plan d’épargne en actions (PEA) une transmission inspirée de l’assurance-vie, afin, selon ses auteurs, d’encourager l’investissement dans les entreprises.

Au décès, les bénéficiaires pourraient recevoir l’argent ou les titres sur leur propre PEA. Ces actifs échapperaient à la succession et aux règles protégeant la part minimale des héritiers, sauf versements manifestement exagérés. Du vivant du titulaire, l’acceptation formelle du bénéficiaire rendrait sa désignation irrévocable et imposerait son accord pour retirer l’épargne.

Les versements après 70 ans seraient soumis aux droits de succession selon le lien de parenté, après un abattement global de 30 500 €. Un autre prélèvement comporterait un abattement de 20 %, mais le dispositif n’en fixe pas le taux et ne reprend pas l’abattement supplémentaire de 152 500 € annoncé par les auteurs. L’avantage fiscal annoncé reste donc partiellement indéfini.

Amendement n° 1335 · M. Ciotti · Après l’article 3

Amendement n° 1335 de M. Ciotti après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
91 pour116 contre2 abstentions
3 nov. 2025N° 3376
Réduire à 50 % l’exonération d’IFI des propriétaires forestiers et la conditionner à des engagements pour le carbone et les habitats
Tous les groupes

Les propriétaires de bois, de forêts ou de parts de groupements forestiers bénéficient actuellement, sous conditions, d’une exonération de 75 % de leur valeur pour le calcul de l’impôt sur la fortune immobilière, l’IFI. L’amendement ramènerait cette part exonérée à 50 %. Il modifierait donc la valeur soumise à l’impôt, pas son taux.

Pour conserver cet avantage réduit, les propriétaires devraient s’engager, pour eux-mêmes et leurs successeurs, à augmenter le stockage de carbone, notamment dans les sols, et à améliorer la conservation des habitats forestiers. Des garanties de gestion durable ou une obligation réelle environnementale mentionnant la libre évolution seraient également exigées. Un décret préciserait les engagements et leur attestation.

Selon les auteurs, les garanties actuelles prennent insuffisamment en compte le climat et la biodiversité. Ils souhaitent ainsi inciter à une gestion forestière plus proche des cycles naturels tout en réduisant cet avantage fiscal.

Amendement n° 1071 · Mme Feld · Après l’article 3

Amendement n° 1071 de Mme Feld après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour134 contre18 abstentions
3 nov. 2025N° 3375
Exonérer d’IFI les propriétaires de monuments historiques classés ou inscrits ouverts au public pour ces immeubles
Tous les groupes

L’amendement retirerait de l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière, c’est-à-dire du patrimoine pris en compte pour calculer cet impôt, les immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ouverts au public. L’ouverture devrait respecter les conditions réglementaires auxquelles le texte renvoie, et non simplement être laissée au choix du propriétaire.

Selon les auteurs, les coûts d’entretien et d’investissement de ces monuments pèsent sur leurs propriétaires privés, notamment sans subventions publiques. L’exonération viserait à leur laisser davantage de fonds pour les travaux. Elle serait toutefois liée au statut du monument et à son ouverture au public, sans obligation nouvelle d’affecter l’économie d’impôt aux travaux. Le texte prévoit un gage de la perte de recettes par une taxe additionnelle sur les acquisitions de titres de capital.

Amendement n° 885 · M. Lottiaux · Après l’article 3

Amendement n° 885 de M. Lottiaux après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
80 pour105 contre1 abstention
3 nov. 2025N° 3374
Plafonner à 400 000 euros l’abattement des contribuables à l’IFI sur leur résidence principale
Tous les groupes

Pour calculer l’impôt sur la fortune immobilière, les contribuables bénéficient actuellement d’un abattement de 30 % sur la valeur de leur résidence principale. Cette somme est retranchée du patrimoine imposable, et non directement de l’impôt à payer. Elle augmente aujourd’hui avec la valeur du logement, sans plafond.

L’amendement conserverait le taux de 30 %, mais limiterait la somme retranchée à 400 000 euros. Pour une résidence valant 10 millions d’euros, l’abattement passerait ainsi de 3 millions à 400 000 euros. Les auteurs souhaitent limiter un avantage qu’ils jugent concentré sur les patrimoines les plus élevés. Ils citent une estimation de l’administration fiscale d’environ 54 millions d’euros de recettes supplémentaires, sans que le dispositif affecte ces recettes à une dépense particulière.

Amendement n° 2379 · M. Coquerel · Après l’article 3

Amendement n° 2379 de M. Coquerel après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
46 pour82 contre1 abstention
3 nov. 2025N° 3343
Permettre aux héritiers de déduire de la succession la réparation versée aux harkis et à leurs familles
Tous les groupes

La loi de 2022 prévoit une somme forfaitaire réparant les préjudices liés aux conditions indignes d’accueil et de vie de harkis, d’autres rapatriés d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et de leurs familles. Selon l’exposé, cette réparation n’est actuellement pas déductible de la succession, contrairement aux indemnités pour dommages corporels liés à un accident ou une maladie.

L’amendement ajouterait cette somme aux montants déductibles de l’actif successoral, c’est-à-dire des biens et sommes servant à calculer les droits de succession. Lors du décès d’un bénéficiaire, les héritiers pourraient ainsi la soustraire de la base imposable. Les auteurs souhaitent aligner son traitement fiscal sur celui des autres réparations, sans créer une nouvelle indemnité.

Amendement n° 39 · Mme Roy · Après l’article 3

Amendement n° 39 de Mme Roy après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
81 pour64 contre8 abstentions
3 nov. 2025N° 3342
Limiter à 600 000 euros l’abattement dont les héritiers peuvent bénéficier sur la résidence principale dans une succession
Tous les groupes

Un abattement de 20 % s’applique à la résidence principale dans les successions qui remplissent les conditions prévues par le code des impôts. Il réduit la valeur du logement retenue pour calculer les droits de succession, et non directement le montant de l’impôt.

L’amendement plafonnerait cette réduction de valeur à 600 000 euros. Le taux de 20 % serait conservé, mais la déduction ne pourrait plus augmenter au-delà de ce montant. Le plafond commencerait donc à limiter l’abattement lorsque la valeur servant à son calcul dépasserait 3 millions d’euros. Le texte ne modifierait ni les conditions d’accès à cet abattement ni les taux des droits de succession.

Amendement n° 3254 · M. Sansu · Après l’article 3

Amendement n° 3254 de M. Sansu après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
66 pour129 contre0 abstentions
3 nov. 2025N° 3341
Imposer les donations et héritages reçus de l’étranger sans exiger six années de résidence fiscale en France du bénéficiaire
Tous les groupes

Lorsqu’un donateur ou un défunt réside fiscalement à l’étranger, l’imposition des biens situés hors de France dépend notamment de la durée de résidence du bénéficiaire en France. La règle visée exige qu’il y ait résidé fiscalement pendant au moins six des dix dernières années.

L’amendement supprimerait cette condition pour les bénéficiaires résidant fiscalement en France. Les auteurs veulent empêcher qu’une personne fortunée parte à l’étranger puis transmette des actifs à un enfant de moins de six ans vivant en France, sans droits de donation sur ces actifs étrangers faute de durée de résidence suffisante. La suppression concernerait aussi les autres bénéficiaires ne remplissant pas cette condition, et pas seulement les jeunes enfants. Elle modifierait le champ des donations et successions imposables, sans fixer de nouveau taux.

Amendement n° 645 · Mme Pirès Beaune · Après l’article 3

Amendement n° 645 de Mme Pirès Beaune après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
71 pour125 contre8 abstentions
3 nov. 2025N° 3340
Supprimer le droit de partage payé par les héritiers, copropriétaires et associés lorsqu’ils se répartissent des biens
Tous les groupes

Le droit de partage est un impôt prélevé lorsque des personnes se répartissent des biens détenus ensemble. Il peut notamment s’ajouter aux droits de succession lorsque des héritiers partagent un patrimoine. Les auteurs dénoncent ce cumul et soulignent que l’absence de partage écrit permet d’éviter ce droit, ce qu’ils considèrent comme une source d’insécurité juridique.

L’amendement supprimerait le droit de partage, au-delà des seules successions, et exonérerait également certaines opérations de rachat ou d’attribution de biens. Il conserverait une imposition sur la soulte, somme versée pour équilibrer un partage, ou sur la plus-value dans les cas prévus. Il ne supprimerait pas les droits de succession. Une taxe additionnelle sur les tabacs est prévue comme compensation formelle de la perte de recettes pour l’État.

Amendement n° 150 · M. Pauget Beaune · Après l’article 3

Amendement n° 150 de M. Pauget Beaune après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
7 pour191 contre3 abstentions
3 nov. 2025N° 3339
Soumettre à l’impôt sur le revenu l’épargne conservée dans un PER au décès de son titulaire
Tous les groupes

Le plan d’épargne retraite, ou PER, permet de déduire des versements du revenu imposable, en contrepartie d’une imposition lors du retrait de l’épargne. Selon l’exposé, conserver le plan jusqu’au décès permet aujourd’hui de transmettre ce capital sans acquitter l’impôt sur le revenu correspondant, même lorsque les versements ont été déduits.

L’amendement inclurait les sommes détenues dans le PER dans l’imposition des revenus du défunt, en excluant les versements qui n’ont pas été déduits du revenu imposable. Les auteurs entendent ainsi appliquer le taux et le barème du défunt avant les droits de succession, dont les abattements ne seraient pas modifiés. Leur objectif est de limiter l’utilisation du PER comme outil de transmission exonérée d’impôt sur le revenu, sans imposer sa clôture au départ à la retraite.

Amendement n° 3304 · Mme Pirès Beaune · Après l’article 3

Amendement n° 3304 de Mme Pirès Beaune après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
69 pour130 contre8 abstentions
3 nov. 2025N° 3334
Porter à quinze ans la conservation des titres permettant aux contribuables partis à l’étranger d’échapper à l’exit tax
Tous les groupes

L’exit tax vise les gains de valeur de titres détenus par des contribuables qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France, même sans vente immédiate. L’amendement porterait à quinze ans le délai de conservation permettant d’obtenir la suppression ou le remboursement de cet impôt, contre le délai de deux ans décrit dans l’exposé des motifs.

Il resserrerait aussi le sursis automatique, qui permet de différer le paiement, sur les départs vers l’Union européenne ou les États de l’Espace économique européen répondant aux conditions de coopération fiscale. Pour un départ professionnel vers un autre État disposant des conventions requises, aucune garantie ne serait exigée pour le sursis demandé.

Les auteurs veulent décourager les départs destinés à éviter l’impôt sur une vente ultérieure. Cela prolongerait la période pendant laquelle conserver ses titres conditionne l’allègement de l’impôt.

Amendement n° 807 · M. Tanguy · Après l’article 3

Amendement n° 807 de M. Tanguy après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
70 pour55 contre9 abstentions
3 nov. 2025N° 3333
Permettre aux épargnants d’utiliser pendant cinq ans leurs plafonds de déduction inutilisés pour leur épargne retraite
Tous les groupes

Les versements volontaires sur un plan d’épargne retraite, ou PER, peuvent être déduits du revenu imposable dans une certaine limite. Lorsqu’un épargnant n’utilise pas tout son plafond annuel, il peut actuellement employer la part restante au cours des trois années suivantes. L’amendement porterait ce délai à cinq ans.

Une personne qui n’a pas pu épargner une année pourrait ainsi utiliser plus tard cette capacité de déduction, lorsqu’elle dispose de davantage de ressources. Les auteurs souhaitent notamment faciliter les versements de ceux qui commencent tardivement à préparer leur retraite. La mesure allongerait la durée d’utilisation des plafonds non consommés, sans relever le plafond annuel lui-même. Le texte prévoit un gage sur les tabacs pour compenser formellement la perte de recettes de l’État.

Amendement n° 487 · Mme Gérard · Après l’article 3

Amendement n° 487 de Mme Gérard et l'amendement identique suivant après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
104 pour62 contre3 abstentions
3 nov. 2025N° 3332
Permettre aux entreprises d’attribuer des BSPCE aux salariés et dirigeants de leurs sous-filiales sous conditions
Tous les groupes

Les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise, ou BSPCE, permettent d’intéresser des salariés et dirigeants au capital de leur entreprise. Selon les auteurs, ils aident les jeunes entreprises innovantes à attirer des compétences malgré leurs moyens financiers limités. Leur attribution est déjà possible au personnel de certaines filiales.

L’amendement étendrait cette possibilité aux salariés, dirigeants relevant du régime fiscal des salariés et membres des organes de gouvernance des sous-filiales. La détention indirecte, calculée en multipliant les pourcentages de détention aux deux niveaux, devrait atteindre au moins 85 %. Les sous-filiales devraient aussi respecter les conditions d’éligibilité prévues, sauf celle relative à la détention du capital.

Pour limiter les possibilités d’optimisation, le seuil de capitalisation boursière de 150 millions d’euros serait apprécié sur l’ensemble concerné. Ces règles s’appliqueraient aux bons attribués à compter du 1er janvier 2026.

Amendement n° 3134 · M. Midy · Après l’article 3

Amendement n° 3134 de M. Midy après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
113 pour51 contre0 abstentions
3 nov. 2025N° 3331
Supprimer l’exonération des non-résidents pour les cessions et exportations de métaux précieux, bijoux et objets d’art, de collection ou d’antiquité
Tous les groupes

Les non-résidents bénéficient d’une exonération de taxe forfaitaire pour les cessions et exportations de métaux précieux, bijoux, objets d’art, de collection et d’antiquité. L’amendement supprimerait cette exonération, sans modifier les taux de la taxe.

Selon ses auteurs, cet avantage a représenté près de 7 millions d’euros de recettes non perçues en 2024. Ils jugent sa suppression justifiée par les difficultés budgétaires et par un objectif d’équité fiscale. Ils estiment que l’exonération bénéficie principalement à des investisseurs ou collectionneurs fortunés non-résidents réalisant des transactions sur ces biens en France.

Amendement n° 1832 · M. Buisson · Après l’article 3

Amendement n° 1832 de M. Buisson après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Sacha Houlié : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
53 pour82 contre4 abstentions
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