Justice & sécurité

2 058 scrutins sur ce sujet. Retrouvez ce qui a été adopté ou rejeté et comment chaque groupe et député a voté, avec les sources officielles.

Explorer les sous-catégories

2 058 / 2 058 scrutins classés, avant les filtres. Un texte peut relever de plusieurs catégories. Les textes non traités ou insuffisamment documentés restent « À classer ». Sources et méthode de classement.

Tous les scrutins sur le sujet

Tous les textes · Justice & sécurité

Réinitialiser
2 058 scrutins publicsPage 53 / 86
22 janv. 2026N° 5093
Rappeler aux autorités de respecter les libertés de culte, d’association et de conscience dans la lutte contre l’obscurantisme
Tous les groupes

Dans la proposition de résolution visant l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, l’amendement ajouterait un rappel du respect des libertés de culte, d’association et de conscience. Il citerait leurs garanties dans la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Les auteurs veulent distinguer la lutte contre les actes illégaux de la stigmatisation des croyances, des pratiques religieuses ou des engagements associatifs. L’ajout affirmerait ainsi que la lutte contre l’obscurantisme doit respecter ces libertés. Il s’agirait d’un principe inscrit dans les motifs de la résolution, et non de la création de nouveaux droits ou d’une modification des sanctions.

Amendement n° 21 · Mme Voynet · Article unique

Amendement n° 21 de Mme Voynet à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Rejetéscrutin public ordinaire
58 pour96 contre1 abstention
22 janv. 2026N° 5092
Rappeler les critères du droit français pour qualifier les Frères musulmans d’organisation terroriste
Tous les groupes

La proposition de résolution européenne vise à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. L’amendement ajouterait un rappel de la définition française des actes terroristes. Il faudrait des infractions intentionnelles commises dans le but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur.

Selon les auteurs, une stratégie d’influence ou des actions militantes, même politiquement contestables, ne suffisent pas à justifier cette qualification. L’ajout viserait ainsi à distinguer contestation politique et qualification pénale. Il compléterait les motifs de la résolution, sans modifier le code pénal ni procéder lui-même à une inscription sur la liste européenne.

Amendement n° 19 · Mme Voynet · Article unique

Amendement n° 19 de Mme Voynet à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Rejetéscrutin public ordinaire
52 pour124 contre0 abstentions
22 janv. 2026N° 5090
Préciser dans la résolution que les Frères musulmans en France sont décrits comme groupusculaires et peu structurés
Tous les groupes

La proposition de résolution européenne vise à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. L’amendement ajouterait parmi ses motifs une appréciation attribuée au rapport présenté au Conseil de défense et de sécurité nationale du 21 mai 2025. Le mouvement en France y serait décrit comme groupusculaire, c’est-à-dire composé de petits groupes, et peu structuré.

Les auteurs souhaitent nuancer la présentation d’une mouvance secrète et organisée, qu’ils jugent contradictoire avec certains passages de ce rapport. Cet ajout introduirait cette appréciation sur l’implantation française dans l’argumentation de la résolution. Il ne supprimerait pas sa demande d’inscription sur la liste européenne.

Amendement n° 1 · M. Le Gall · Article unique

Amendement n° 1 de M. Le Gall à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Rejetéscrutin public ordinaire
77 pour148 contre1 abstention
13 janv. 2026N° 4963
Adapter les règles pour organiser les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises
Tous les groupes

Le projet de loi encadrerait la préparation des Jeux de 2030 pour les organisateurs, les collectivités, les entreprises et les habitants. Il dispenserait certaines installations temporaires de formalités d’urbanisme, permettrait la prise de possession immédiate de biens nécessaires aux Jeux par une procédure d’expropriation et autoriserait l’hébergement des participants dans des logements sociaux vacants au 15 janvier 2030.

Les deux régions d’accueil pourraient chacune garantir jusqu’à un quart du déficit final du comité d’organisation, sous plafond. Le contrôle de la Cour des comptes et des bilans environnementaux seraient prévus. Des voies pourraient être réservées à certains véhicules et des commerces autorisés à ouvrir le dimanche de janvier à mars 2030, avec des salariés volontaires pouvant revenir sur leur décision.

Le texte prolongerait aussi jusqu’à fin 2027 l’expérimentation du traitement algorithmique des images de surveillance, avec une évaluation indépendante et une formation portant notamment sur les libertés publiques.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble du projet de loi relative à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public solennel
403 pour99 contre18 abstentions
18 déc. 2025N° 4939
Demander au Gouvernement un rapport sur l’opportunité de régulariser les travailleurs étrangers des chantiers des Jeux de 2030
Tous les groupes

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les six mois suivant la promulgation de la loi, un rapport évaluant l’opportunité de régulariser les travailleurs étrangers ayant travaillé sur les chantiers des Jeux de 2030, c’est-à-dire de leur permettre d’obtenir un droit au séjour.

Les auteurs dénoncent l’exploitation de travailleurs sans papiers sur les chantiers olympiques et des promesses de régularisation restées sans suite. Ils évoquent notamment des documents nécessaires aux dossiers que des sous-traitants se seraient engagés à fournir.

Si leur exposé vise les Jeux de 2024 et de 2030, la demande inscrite dans l’amendement ne concernerait que les chantiers de 2030. Elle imposerait une étude, sans régulariser elle-même les travailleurs concernés.

Amendement n° 260 · Mme Élisa Martin · Après l’article 37

Amendement n° 260 de Mme Élisa Martin après l'article 37 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour44 contre9 abstentions
18 déc. 2025N° 4937
Demander au Gouvernement de chiffrer le coût public de la vidéosurveillance algorithmique, notamment aux Jeux de 2024 et 2030
Tous les groupes

La vidéosurveillance algorithmique utilise des logiciels pour analyser les images des caméras. Les auteurs souhaitent éclairer son coût public, au-delà de l’achat des logiciels, en tenant compte des équipements et des dépenses récurrentes. Ils citent notamment un marché de 8 millions d’euros attribué à quatre entreprises pour les Jeux de 2024 et interrogent les conditions de concurrence.

L’amendement demanderait au Gouvernement un rapport dans les cinq ans suivant la promulgation de la loi. Il chiffrerait l’ensemble des crédits publics consacrés à ces dispositifs et les dépenses effectuées pour les Jeux de Paris 2024 et des Alpes françaises 2030. Il évaluerait aussi le coût du parc de vidéosurveillance existant, installation, maintenance et remplacement compris. Cette obligation d’information ne modifierait pas les autorisations d’utilisation des dispositifs ni les crédits qui leur sont affectés.

Amendement n° 203 · Mme Élisa Martin · Après l’article 37

Amendement n° 203 de Mme Élisa Martin après l'article 37 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
11 pour44 contre9 abstentions
18 déc. 2025N° 4935
Demander au Gouvernement un bilan des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance pendant les Jeux de Paris 2024
Tous les groupes

Les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance, dites MICAS, peuvent notamment restreindre les déplacements des personnes visées. Les auteurs signalent des incohérences entre les informations transmises aux parlementaires, les données des juridictions et les observations de chercheurs. Ils évoquent aussi des mesures suspendues ou annulées faute d’éléments probants établissant une menace.

L’amendement demanderait au Gouvernement un rapport au Parlement dans les six mois suivant la publication de la loi. Il préciserait le nombre de MICAS appliquées pendant les Jeux de Paris 2024, leurs motifs, leur durée et les recours devant le juge des référés, qui statue en urgence, ainsi que les annulations et suspensions. Il examinerait aussi l’utilisation envisagée de l’interdiction de paraître prévue par le projet de loi, au regard des MICAS existantes, sans modifier ces mesures.

Amendement n° 196 · Mme Élisa Martin · Après l’article 37

Amendement n° 196 de Mme Élisa Martin après l'article 37 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour44 contre9 abstentions
18 déc. 2025N° 4934
Demander au Gouvernement un rapport sur les restrictions antiterroristes à la liberté de circulation lors des grands événements
Tous les groupes

Des règles antiterroristes permettent déjà de limiter les déplacements ou l’accès à de grands événements. L’exposé cite notamment les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance, qui peuvent imposer un périmètre de circulation, ainsi que les autorisations d’accès soumises à une enquête administrative. Les auteurs craignent une accumulation de restrictions, alors que le projet de loi prévoit un nouveau régime d’interdiction de paraître.

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les six mois suivant la promulgation de la loi, un rapport recensant les dispositions législatives et réglementaires du code de la sécurité intérieure susceptibles de restreindre la circulation lors de grands événements et rassemblements. Il étudierait aussi leur multiplication dans le temps. Cette demande fournirait un état des lieux, sans supprimer ni modifier les pouvoirs recensés.

Amendement n° 194 · M. Coulomme · Après l’article 37

Amendement n° 194 de M. Coulomme après l'article 37 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
13 pour44 contre9 abstentions
18 déc. 2025N° 4933
Demander au Gouvernement un bilan du recours aux agents de sécurité privée et de l’extension de leurs pouvoirs
Tous les groupes

Les agents de sécurité privée interviennent notamment lors de grands événements comme les Jeux olympiques et paralympiques. Les auteurs s’inquiètent de la place croissante confiée aux entreprises privées dans des missions de sécurité qu’ils estiment relever de l’État. Ils soulèvent aussi des difficultés de formation, de conditions d’emploi et de contrôle du secteur.

L’amendement demanderait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans les six mois suivant la publication de la loi, un bilan du recours croissant à ces agents et de l’extension de leurs pouvoirs, particulièrement lors des grands événements et rassemblements. Il permettrait de documenter ces évolutions, mais ne changerait ni les missions autorisées des agents, ni leurs obligations de formation, ni les moyens de contrôle du secteur.

Amendement n° 187 · Mme Élisa Martin · Après l’article 37

Amendement n° 187 de Mme Élisa Martin après l'article 37 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
19 pour38 contre9 abstentions
18 déc. 2025N° 4924
Homologuer les peines d’emprisonnement prévues en Polynésie française pour lutter contre le dopage
Tous les groupes

Le texte de référence prévoit d’homologuer, c’est-à-dire de valider par la loi nationale, les peines d’emprisonnement prévues par deux articles de la loi polynésienne du 26 décembre 2024 relative à la lutte contre le dopage. Cette homologation s’inscrirait dans la procédure prévue par le statut d’autonomie de la Polynésie française.

Le vote concernerait ces peines, et non l’ensemble de la réglementation antidopage. Les dispositions locales visées ne sont pas reproduites, ce qui ne permet pas de détailler les comportements sanctionnés ni la durée des peines. La version de référence ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 37 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
50 pour4 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4888
Autoriser les personnes publiques à prévoir un arbitrage dans les contrats d’organisation des Jeux de 2030
Tous les groupes

Le texte de référence autoriserait des clauses compromissoires dans le contrat hôte des Jeux de 2030 et certaines conventions qui le mettent en œuvre. Ces clauses permettent aux signataires de prévoir que leurs litiges seront tranchés par des arbitres plutôt que par les juridictions normalement compétentes. Il s’agirait d’une possibilité, non d’une obligation.

Cette dérogation au code civil concernerait le contrat signé le 9 avril 2025 et les conventions conclues depuis cette date entre les personnes publiques et les comités internationaux olympique ou paralympique pour planifier, organiser, financer et tenir les Jeux. Le texte présenté est une référence antérieure au vote, sans reconstitution des modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 4 du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
47 pour7 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4859
Empêcher les bailleurs d’invoquer les Jeux de 2030 comme motif légitime et sérieux pour donner congé aux locataires
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait de louer au comité d’organisation des Jeux certains logements sociaux et logements de foyers de jeunes travailleurs, dans les départements accueillant des sites olympiques. Ils devraient être vacants au 15 janvier 2030 et serviraient à héberger les personnes accréditées, les forces de sécurité, les bénévoles et les salariés nécessaires aux Jeux.

L’amendement préciserait que l’organisation des Jeux ne constitue pas un « motif légitime et sérieux » permettant au bailleur de donner congé, c’est-à-dire de mettre fin au bail sur ce fondement. Ses auteurs veulent éviter que des habitants, notamment des travailleurs saisonniers, perdent leur logement pour permettre cet accueil. Cette protection n’empêcherait pas la location des logements déjà vacants prévue par l’article.

Amendement n° 154 · Mme Bourouaha · Article 19

Amendement n° 154 de Mme Bourouaha à l'article 19 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour40 contre8 abstentions
18 déc. 2025N° 4848
Supprimer la possibilité prévue pour le préfet d’autoriser l’occupation temporaire de terrains pour les Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait au préfet, faute d’accord amiable, d’autoriser l’occupation temporaire de terrains pour installer, entretenir et démonter les équipements nécessaires aux Jeux de 2030. Il pourrait accomplir certaines formalités à la place du maire, après l’en avoir informé. Une indemnité tiendrait compte des atteintes à l’usage habituel des biens et des modifications des lieux.

L’amendement supprimerait cet article et les règles particulières qu’il prévoit. Ses auteurs invoquent la protection des propriétaires et occupants. Ils soulignent que les terrains concernés seraient principalement agricoles, selon l’étude d’impact citée, et dénoncent l’absence d’évaluation des coûts et des délais de remise en herbe. Ils relaient aussi une inquiétude concernant des terrains en zone Natura 2000 ou protégée. La suppression retirerait cette possibilité spécifique d’occupation sans accord, sans constituer une interdiction générale des travaux liés aux Jeux.

Amendement n° 126 · Mme Élisa Martin · Article 16

Amendement n° 126 de Mme Élisa Martin et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 16 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour45 contre10 abstentions
18 déc. 2025N° 4846
Supprimer la prise de possession immédiate des terrains et bâtiments prévue pour les Jeux de 2030
Tous les groupes

Le projet de loi permettrait d’utiliser une procédure d’expropriation d’extrême urgence pour prendre immédiatement possession de terrains ou de bâtiments nécessaires aux villages olympiques et paralympiques, aux compétitions et au déroulement des Jeux de 2030. Les décrets autorisant cette procédure devraient être publiés au plus tard le 1er janvier 2028.

L’amendement supprimerait cette possibilité particulière. Ses auteurs souhaitent conserver la procédure ordinaire d’expropriation plutôt que permettre une prise de possession anticipée en cas de blocage avec les propriétaires. Ils craignent un préjudice pour les propriétaires et occupants, notamment au regard du paiement préalable de l’indemnité, et relaient des inquiétudes pour les espaces naturels protégés. Cette suppression retirerait le recours prévu à l’extrême urgence, sans interdire toute expropriation ni toute construction pour les Jeux.

Amendement n° 44 · M. Raux · Article 15

Amendement n° 44 de M. Raux et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 15 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
17 pour40 contre8 abstentions
18 déc. 2025N° 4839
Reconnaître les préjudices de la pénalisation de l’avortement avant 1975 et créer une commission pour en transmettre la mémoire
Tous les groupes

La proposition de loi reconnaîtrait que la pénalisation de l’avortement par l’État a porté atteinte à la santé des femmes, à leur autonomie sexuelle et reproductive, à l’égalité et à la vie privée. Cette reconnaissance couvrirait les décès et les souffrances physiques et morales des personnes concernées et de leurs proches, ainsi que les traumatismes des personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements.

Une commission nationale indépendante serait créée auprès du Premier ministre pour recueillir et transmettre la mémoire de ces atteintes avant la loi du 17 janvier 1975. Elle réunirait un magistrat, des spécialistes de l’histoire, des professionnels de santé et des personnes engagées pour le droit à l’avortement. Un décret préciserait notamment comment les personnes concernées pourraient être entendues. Le texte organiserait ainsi une reconnaissance et un travail de mémoire, sans prévoir d’indemnisation.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
93 pour0 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4837
Reconnaître les atteintes aux droits et les souffrances causées par la pénalisation de l’avortement
Tous les groupes

Le texte de référence ferait reconnaître par la Nation que l’application par l’État des anciennes règles pénalisant le recours à l’avortement, sa pratique et l’information à son sujet a porté atteinte aux droits des femmes. Il nomme notamment la santé, l’autonomie sexuelle et reproductive, l’égalité entre femmes et hommes et le respect de la vie privée. Cette version ne reconstitue pas les modifications de séance.

La reconnaissance porterait aussi sur les nombreux décès et les souffrances physiques et morales causés aux personnes concernées et à leurs proches. Elle inclurait les traumatismes des personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements. Cet article formulerait une reconnaissance nationale de ces préjudices, sans instaurer lui-même d’indemnisation.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article premier de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
71 pour0 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4836
Reconnaître les discriminations et indemniser les personnes condamnées pour homosexualité entre 1942 et 1982
Tous les groupes

La proposition de loi reconnaîtrait que l’application de dispositions pénales visant les relations homosexuelles a constitué une discrimination et une violation de la vie privée. Cette reconnaissance concernerait aussi les personnes poursuivies de manière discriminatoire ou contraintes de dissimuler leur orientation sexuelle pour échapper à ces dispositions, mais l’indemnisation serait réservée aux personnes condamnées sur leur fondement.

Ces dernières auraient droit à une allocation fixe de 10 000 euros, à 150 euros par jour de privation de liberté et au remboursement de l’amende payée, avec un montant actualisé. Ces sommes seraient exonérées d’impôt sur le revenu et de contribution sociale généralisée.

Une commission nationale indépendante placée auprès du Premier ministre statuerait sur les demandes. Elle contribuerait également à recueillir et transmettre la mémoire de ces discriminations. Le texte fourni couvre la période du 6 août 1942 au 4 août 1982, malgré l’intitulé du vote mentionnant 1945–1982.

Intitulé officiel et portée du vote

Ensemble de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

Adoptéscrutin public ordinaire
114 pour0 contre0 abstentions
18 déc. 2025N° 4835
Reconnaître les discriminations subies par les personnes poursuivies pour homosexualité ou contraintes de dissimuler leur orientation sexuelle
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît comme discriminatoire et contraire au respect de la vie privée l’application de certaines dispositions pénales visant les relations entre personnes de même sexe. Il ouvre une réparation aux personnes condamnées sur ce fondement, dans les conditions prévues par un autre article.

L’amendement étendrait explicitement cette reconnaissance aux personnes poursuivies de manière discriminatoire, même sans condamnation, ainsi qu’à celles contraintes de cacher leur orientation sexuelle pour échapper à ces dispositions. Les auteurs soulignent la stigmatisation et les souffrances liées aux poursuites, mais aussi à la peur des sanctions. L’ajout porterait sur la reconnaissance de ces atteintes, sans étendre lui-même le bénéfice de la réparation à ces personnes non condamnées.

Amendement n° 14 · Mme Regol · Article premier

Amendement n° 14 de Mme Regol à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Adoptéscrutin public ordinaire
93 pour8 contre3 abstentions
18 déc. 2025N° 4834
Reconnaître les discriminations subies par les personnes condamnées pour leur orientation sexuelle pendant l’Occupation en Alsace-Moselle
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît comme discriminatoire et contraire au respect de la vie privée l’application de plusieurs dispositions pénales françaises visant les relations entre personnes de même sexe. Il prévoit une réparation pour les personnes condamnées sur ces fondements, selon les conditions fixées par la proposition de loi.

L’amendement ajouterait une reconnaissance des discriminations et des atteintes à la vie privée subies par les personnes condamnées pour leur orientation sexuelle pendant l’Occupation dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, sur le fondement de dispositions équivalentes. Il vise ainsi à inclure cette répression dans la reconnaissance nationale. L’ajout ne précise pas les conditions d’une réparation pour ces condamnations.

Amendement n° 15 · Mme Regol · Article premier

Amendement n° 15 de Mme Regol à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
42 pour49 contre7 abstentions
18 déc. 2025N° 4833
Reconnaître les souffrances particulières des personnes homosexuelles réprimées dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît les discriminations liées à l’application de plusieurs dispositions pénales françaises visant les relations entre personnes de même sexe. L’amendement y ajouterait la reconnaissance, par la Nation, des souffrances et traumatismes particuliers endurés dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle.

Ses auteurs invoquent l’enchaînement de deux répressions. Sous l’annexion nazie, le paragraphe 175 du code pénal allemand y criminalisait l’homosexualité. Après la Libération, selon l’exposé, des fichiers policiers constitués sous l’Occupation ont pu être réutilisés pour surveiller et réprimer les personnes homosexuelles. L’ajout reconnaîtrait cette histoire particulière, sans ajouter expressément les condamnations fondées sur le paragraphe 175 à celles ouvrant droit à réparation.

Amendement n° 5 · M. Fernandes · Article premier

Amendement n° 5 de M. Fernandes à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
39 pour54 contre3 abstentions
18 déc. 2025N° 4832
Reconnaître les souffrances des personnes poursuivies ou contraintes de cacher leur orientation sexuelle ou leur genre pour échapper à la répression
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît le caractère discriminatoire de plusieurs dispositions pénales visant les relations entre personnes de même sexe. Il ouvre une réparation aux personnes condamnées sur ces fondements, dans les conditions prévues par la proposition de loi.

L’amendement reconnaîtrait aussi les souffrances et traumatismes des personnes poursuivies, même sans condamnation, et de celles contraintes de dissimuler leur orientation sexuelle ou leur genre pour échapper à l’application de ces dispositions. Ses auteurs souhaitent ainsi prendre en compte une répression qui a également pesé sur la manière de vivre et de se présenter aux autres. Cette reconnaissance plus large ne modifierait pas la condition de condamnation prévue pour accéder à la réparation.

Amendement n° 7 · Mme Amiot · Article premier

Amendement n° 7 de Mme Amiot à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
28 pour64 contre1 abstention
18 déc. 2025N° 4830
Reconnaître les discriminations fondées sur le genre dans l’application des dispositions pénales visant les relations entre personnes de même sexe
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît que l’application de plusieurs dispositions pénales françaises visant les relations entre personnes de même sexe a constitué une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et une atteinte à la vie privée. L’amendement ajouterait le genre parmi les motifs de discrimination reconnus.

Ses auteurs souhaitent rendre visibles les discriminations liées à l’identité de genre, notamment celles subies par les personnes transgenres. Ils évoquent en particulier un harcèlement policier violent dans les années 1960. L’ajout élargirait les motifs de la reconnaissance nationale, mais ne changerait ni la liste des dispositions pénales concernées ni la condition d’une condamnation sur leur fondement pour bénéficier de la réparation prévue par le texte.

Amendement n° 3 · M. Kerbrat · Article premier

Amendement n° 3 de M. Kerbrat à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
24 pour64 contre2 abstentions
18 déc. 2025N° 4829
Reconnaître la responsabilité de la République pour les condamnations pour homosexualité à partir de 1945, sans ouvrir droit à réparation
Tous les groupes

Le texte en discussion reconnaît le caractère discriminatoire de dispositions pénales réprimant l’homosexualité, dont une disposition de 1942, ainsi qu’une violation de la vie privée. Il prévoit que cette reconnaissance ouvre aux personnes condamnées un droit à réparation dans les conditions d’un autre article.

L’amendement ferait reconnaître la responsabilité de la République française à compter du 8 février 1945 et retirerait la référence à la disposition de 1942. Il remplacerait aussi la phrase ouvrant droit à réparation par une reconnaissance des souffrances et traumatismes des personnes condamnées de manière discriminatoire.

Ses auteurs souhaitent distinguer la répression sous Vichy des discriminations commises sous les institutions républicaines. Ils invoquent aussi des difficultés juridiques liées à l’amnistie de 1981 et à la prescription pour justifier le retrait de la référence à une réparation financière.

Amendement n° 1 · Mme Duby-Muller · Article premier

Amendement n° 1 de Mme Duby-Muller à l'article premier de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 (deuxième lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
7 pour58 contre17 abstentions
17 déc. 2025N° 4819
Obliger les préfets à publier les autorisations de vidéosurveillance algorithmique au moins 48 heures avant leur mise en œuvre
Tous les groupes

Le projet de loi prévoit de prolonger jusqu’au 31 décembre 2027 l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique, qui analyse les images de caméras à l’aide d’algorithmes. L’amendement imposerait de publier les arrêtés préfectoraux qui l’autorisent au recueil des actes administratifs au moins 48 heures avant le début du traitement des images.

L’objectif est de laisser aux personnes concernées le temps de contester l’autorisation devant le juge des référés, qui peut être saisi en urgence. Selon la Défenseure des droits, citée dans l’exposé, certaines autorisations ont été publiées la veille, voire après le début de la surveillance, empêchant une contestation préalable. Ce délai reprendrait sa préconisation, sans supprimer l’autorisation de recourir à cette technologie.

Amendement n° 201 · Mme Élisa Martin · Après l’article 35

Amendement n° 201 de Mme Élisa Martin après l'article 35 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour59 contre26 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.