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Mandat en cours

Aisne : 4ᵉ circonscription

Mandat depuis le (2 ans, 3 mois et 25 jours).

Amendements votés
2 531
Rang 130 / 510 Rang 130 sur 510, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 5 953, Marine Hamelet. 732 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements votés, tous les députés.
Amendements proposés
7
Rang 492 / 507 · ex æquo Rang 492 sur 507, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 763 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements proposés, tous les députés.
Taux de présence
32,2 %
Rang 137 / 510 Rang 137 sur 510, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 745 jours couverts. Voir le classement complet : Taux de présence, tous les députés.
2 917 / 9 045 scrutins
Position par rapport à son groupe
97 % 87 désaccords 2 840 / 2 927 positions identiques
Amendements votés
2 531
Rang 130 sur 510, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 5 953, Marine Hamelet. 732 jours couverts.
Rang 130 sur 510 Rang 130 sur 510, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 5 953, Marine Hamelet. 732 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements votés, tous les députés.
Amendements proposés
7
Rang 492 sur 507, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 763 jours couverts.
Rang 492 sur 507 · ex æquo Rang 492 sur 507, ex æquo, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 2 590, Bastien Lachaud. 763 jours couverts. Voir le classement complet : Amendements proposés, tous les députés.
Taux de présenceÀ combien de scrutins a-t-il participé ?
32,2 % 2 917 / 9 045 scrutins
Rang 137 sur 510, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 745 jours couverts.
Rang 137 sur 510 Rang 137 sur 510, parmi les députés à 30 jours de mandat couvert près. Meilleur score : 100 %, Yaël Braun-Pivet. 745 jours couverts. Voir le classement complet : Taux de présence, tous les députés.
Périmètre des chiffres

Chaque barre compare la valeur au meilleur score parmi les députés dont la durée de mandat couverte diffère de 30 jours au maximum, sur la période de chaque source. Le rang, l’effectif comparable et les éventuels ex æquo sont affichés sous chaque barre. Une comparaison indisponible reste sans barre.

Le taux de présence rapporte les votes pour, contre et abstentions aux scrutins avec vote ou sans position enregistrée pendant les mandats, sur toute la période du corpus. Motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées sont exclus. Les délégations sont incluses ; ce taux ne mesure pas la présence physique. Il reste non calculable sans mandat connu ou sans scrutin retenu. Les filtres d’activité plus bas ne modifient pas ce résumé.

Amendements et sous-amendements du corpus, du au . Un scrutin d’amendement avec une position pour, contre ou abstention compte une fois, délégations incluses. Les positions contradictoires et non-votants sont exclus.

Les propositions comptent les dépôts attribués comme auteur principal, dédupliqués par identifiant officiel. Cosignatures et dépôts comme rapporteur sont exclus. Ce décompte porte sur les dépôts de l’archive officielle disponible, y compris ceux qui n’ont pas été soumis à un scrutin public. Archive de 141 211 amendements déposés du au . Archive officielle des amendements.

Position par rapport à son groupe

Vote-t-il dans le même sens que son groupe politique ?

97 % de positions identiques

Même position
2 840 scrutins
Position différente
87 scrutins (3 %)

Sur 2 927 scrutins comparables, du au .

Voir les 87 scrutins de désaccord
Comprendre les chiffres et leur méthode de calcul

Tous les sujets, sur toute la période du corpus. 1 scrutins non comparables sont exclus du calcul.

Un scrutin compte une fois. La position dominante est la plus fréquente parmi pour, contre et abstention, sans égalité ; elle ne nécessite pas une majorité absolue. Le vote du député est inclus dans les voix de son groupe. Une abstention face à un pour ou un contre compte comme un désaccord.

Le groupe est celui de la position nominative officielle à cette date, même si le député a changé de groupe. Les non-inscrits ne forment pas un groupe de comparaison. Votes délégués inclus ; aucun jugement de loyauté ni de présence physique n’est déduit.

Position nominative ambiguë ou dupliquée
0
Non-inscrit ou groupe non renseigné
0
Décomptes du groupe absents ou sans voix
0
Égalité entre positions du groupe
1
Statut explicite non-votant
0

Ces observations sont exclues du dénominateur. L’absence de position enregistrée n’est jamais transformée en désaccord. Les filtres de participation et de la liste des votes ne modifient pas ce bilan sur toute la période.

Scrutins officiels

Sa participation aux scrutins

8 oct. 2024 – 23 oct. 2026 · 9 068 scrutins pendant ses mandats · 2 928 participations.

Taux de vote pour

50,2 %
1 471 / 2 928 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux de vote contre

40,6 %
1 188 / 2 928 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux d’abstention

9,2 %
269 / 2 928 scrutinsParmi les votes pour, contre et abstentions.

Taux de présence

32,2 %
2 917 / 9 045 scrutinsHors motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées.

La répartition de ses votes

Tous les secteurs · 2 928 participations.

Pour1 47150,2 %
Contre1 18840,6 %
Abstention2699,2 %

Ses votes au fil des mois

Nombre de scrutins par position.

PourContreAbstentionNon-votant expliciteAucun vote enregistréPosition indéterminée

Statut explicite « non-votant » : 0 scrutins.

Le taux de présence mesure la participation aux scrutins, sans établir une présence physique. Un vote peut être délégué.

Voir les chiffres et la méthode de calcul

Abstention = abstentions ÷ (pour + contre + abstentions) × 100. Vote contre = contre ÷ ce même total × 100. Présence = votes pour, contre ou abstentions ÷ scrutins avec vote ou sans position enregistrée × 100, pendant le mandat. Les motions de censure, non-votants explicites et positions indéterminées sont exclus du numérateur et du dénominateur de présence. Les interruptions et les périodes hors mandat sont exclues. Les dates de prise de fonction et de fin sont incluses. Les mois sans scrutin ne sont pas représentés.

Décomptes de José Beaurain · Tous les secteurs · toute la période
MoisScrutinsPourContreAbstentionNon-votant expliciteAucun vote enregistréPosition indéterminée
octobre 242197661100720
novembre 2426958441001570
décembre 24377010290
janvier 2516661001590
février 25190113001760
mars 253125342902080
avril 253452624202930
mai 2566815923604800
juin 256673850105780
juillet 25180123201630
septembre 251010000
octobre 252675788201200
novembre 251 1172322335505970
décembre 2550955501203920
janvier 2633682003260
février 26545309505010
mars 26129162120900
avril 263282445202570
mai 269231271202306530
juin 26695221682303830
juillet 265311331862801840
octobre 266341221147603220
Total9 0681 4711 18826906 1400

Mandats retenus : du 1 juil. 2024 jusqu’au dernier scrutin importé.

Ses votes personnels et délégués Comparer avec les autres députés

Les positions de José Beaurain, par sujet

Pour, contre et abstention : parmi les participations enregistrées. L’absence de vote est calculée sur les scrutins retenus pendant le mandat, sans établir une absence physique.

Agriculture49,7 %pour 157 favorables / 316 voix retenues · 742 scrutins du mandat
Contre
37,7 % 119 / 316 participations
Abstention
12,7 % 40 / 316 participations
Absence de vote
57,4 % 425 / 740 scrutins retenus
Autres scrutins53,4 %pour 213 favorables / 399 voix retenues · 1 641 scrutins du mandat
Contre
34,6 % 138 / 399 participations
Abstention
12 % 48 / 399 participations
Absence de vote
75,8 % 1 242 / 1 639 scrutins retenus
Éducation66,1 %pour 39 favorables / 59 voix retenues · 279 scrutins du mandat
Contre
16,9 % 10 / 59 participations
Abstention
16,9 % 10 / 59 participations
Absence de vote
78,9 % 220 / 279 scrutins retenus
Énergie & climat47,4 %pour 99 favorables / 209 voix retenues · 934 scrutins du mandat
Contre
47,4 % 99 / 209 participations
Abstention
5,3 % 11 / 209 participations
Absence de vote
77,7 % 723 / 931 scrutins retenus
Impôts & budget37,9 %pour 356 favorables / 940 voix retenues · 2 280 scrutins du mandat
Contre
50,1 % 471 / 940 participations
Abstention
12 % 113 / 940 participations
Absence de vote
58,8 % 1 337 / 2 275 scrutins retenus
Institutions56 %pour 159 favorables / 284 voix retenues · 1 158 scrutins du mandat
Contre
35,6 % 101 / 284 participations
Abstention
8,5 % 24 / 284 participations
Absence de vote
75,9 % 862 / 1 135 scrutins retenus
Justice & sécurité46,5 %pour 368 favorables / 792 voix retenues · 2 058 scrutins du mandat
Contre
45,6 % 361 / 792 participations
Abstention
8 % 63 / 792 participations
Absence de vote
61,5 % 1 266 / 2 058 scrutins retenus
Mobilités49,3 %pour 75 favorables / 152 voix retenues · 350 scrutins du mandat
Contre
42,8 % 65 / 152 participations
Abstention
7,9 % 12 / 152 participations
Absence de vote
56,6 % 198 / 350 scrutins retenus
Pouvoir d’achat64,2 %pour 52 favorables / 81 voix retenues · 261 scrutins du mandat
Contre
29,6 % 24 / 81 participations
Abstention
6,2 % 5 / 81 participations
Absence de vote
69 % 180 / 261 scrutins retenus
Santé66,3 %pour 447 favorables / 674 voix retenues · 1 911 scrutins du mandat
Contre
28 % 189 / 674 participations
Abstention
5,6 % 38 / 674 participations
Absence de vote
64,7 % 1 235 / 1 909 scrutins retenus
Solidarités & logement48,4 %pour 106 favorables / 219 voix retenues · 773 scrutins du mandat
Contre
36,5 % 80 / 219 participations
Abstention
15,1 % 33 / 219 participations
Absence de vote
71,7 % 554 / 773 scrutins retenus
Emploi & travail43,2 %pour 115 favorables / 266 voix retenues · 794 scrutins du mandat
Contre
45,9 % 122 / 266 participations
Abstention
10,9 % 29 / 266 participations
Absence de vote
66,5 % 527 / 793 scrutins retenus

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2 928 scrutins publicsPage 12 / 122
2 oct. 2026N° 8499
Obliger les professionnels de la procédure pénale à prévenir les préjudices supplémentaires subis par les victimes
Tous les groupes

Le texte de référence définit la « victimisation secondaire » comme un préjudice psychologique, moral ou matériel causé à une victime par des conditions de procédure dépassant ses nécessités. Il vise notamment les pratiques humiliantes ou culpabilisantes, l’aggravation injustifiée d’un traumatisme et les atteintes à la sécurité ou à la vie privée.

Les professionnels devraient limiter les auditions, adapter leurs pratiques à la vulnérabilité des victimes et assurer un accompagnement sans pression ni dénigrement. L’État organiserait des formations régulières. La reconnaissance de ce préjudice par la juridiction pourrait ouvrir droit à réparation. Cette rédaction est antérieure au vote et les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 11 bis de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

José Beaurain : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
37 pour8 contre9 abstentions
2 oct. 2026N° 8497
Interdire de déduire le consentement des victimes de leurs réactions traumatiques ou de juger leur crédibilité sur ces seuls éléments
Tous les groupes

Le texte en discussion interdirait de considérer le passé sexuel ou certains aspects de la vie privée d’une victime comme des preuves de son consentement. L’amendement étendrait cette règle aux réactions traumatiques, notamment la sidération, qui peut empêcher de réagir, et la dissociation, décrite comme une déconnexion émotionnelle ou corporelle.

L’absence de résistance, une révélation tardive, des trous de mémoire ou un récit non chronologique ne pourraient pas davantage prouver le consentement. Ces éléments ne pourraient pas non plus être utilisés seuls pour apprécier la crédibilité du récit. Selon les auteurs, certaines réactions de protection psychique sont interprétées à tort comme des indices de consentement ou des raisons de douter des faits. Pour la crédibilité, l’interdiction viserait leur utilisation isolée, et non toute appréciation du récit.

Amendement n° 945 · Mme Maud Petit · Article 11

Amendement n° 945 de Mme Maud Petit à l'article 11 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
9 pour36 contre5 abstentions
2 oct. 2026N° 8490
Permettre au juge de transférer le bail au partenaire pacsé ou au concubin victime de violences qui n’en est pas titulaire
Tous les groupes

Le droit actuel permet d’attribuer l’usage du domicile à la victime de violences conjugales. Mais, selon les auteurs, une victime dont le partenaire est seul titulaire du bail peut craindre de perdre son logement en demandant une protection judiciaire.

Dans le cadre d’une ordonnance de protection, décision judiciaire destinée à protéger la victime, l’amendement permettrait au juge d’ordonner la subrogation du contrat de location. Le partenaire pacsé ou le concubin non titulaire et qui n’est pas l’auteur des violences remplacerait ainsi le titulaire dans le bail. Il ne s’agirait donc plus seulement de pouvoir occuper le logement, mais de devenir titulaire de sa location. Les auteurs souhaitent ainsi sécuriser la situation locative des victimes et les encourager à saisir la justice.

Amendement n° 378 · Mme Obono · Article 8

Amendement n° 378 de Mme Obono à l'article 8 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
14 pour57 contre1 abstention
2 oct. 2026N° 8489
Permettre au juge de protéger les comptes et revenus des victimes de violences et d’imposer une aide temporaire à leur concubin
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit des protections financières dans l’ordonnance de protection, une décision judiciaire protégeant une victime. Selon les auteurs, le contrôle des comptes et la captation des revenus peuvent empêcher une victime de quitter son partenaire violent.

L’amendement remplacerait le blocage ou l’usage réservé des comptes communs par l’accord de tous les cotitulaires pour chaque opération, sauf opérations autorisées par le juge pour la vie courante et les enfants. Le juge pourrait faire verser salaire et certaines prestations sur un compte personnel et révoquer les procurations, ces autorisations permettant à l’autre partie d’agir sur les comptes de la victime.

Pour les concubins, le juge pourrait obliger l’autre partenaire à verser à la victime une somme temporaire pour ses dépenses nécessaires si le danger la prive ou risque de la priver de ressources suffisantes. Son montant dépendrait des ressources et charges de chacun.

Amendement n° 700 · Mme Rixain · Article 8

Amendement n° 700 de Mme Rixain à l'article 8 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
27 pour29 contre13 abstentions
2 oct. 2026N° 8488
Maintenir l’exigence d’un danger pour la victime ou ses enfants pour délivrer une ordonnance de protection
Tous les groupes

Actuellement, le juge aux affaires familiales peut délivrer une ordonnance de protection, décision organisant des mesures de sécurité, lorsqu’il existe des raisons sérieuses de considérer les violences alléguées comme vraisemblables et la victime ou ses enfants comme exposés à un danger. Le texte discuté supprimerait cette seconde condition.

L’amendement supprimerait cette modification et conserverait donc les deux conditions actuelles. La vraisemblance des violences ne suffirait pas à elle seule. Selon les auteurs, l’appréciation du danger permet au juge de tenir compte des menaces, des comportements de contrôle et du risque de nouvelles violences, puis d’adapter la protection à la situation de la victime et des enfants.

Amendement n° 707 · Mme Blanc · Article 8

Amendement n° 707 de Mme Blanc à l'article 8 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
10 pour59 contre0 abstentions
2 oct. 2026N° 8487
Permettre au juge de délivrer une ordonnance de protection aux victimes de toute violence les mettant en danger, même hors du couple
Tous les groupes

Le texte discuté permettrait au juge aux affaires familiales de délivrer en urgence une ordonnance de protection pour des violences sexuelles et sexistes mettant la victime en danger, y compris en dehors du couple. Cette décision permet d’organiser des mesures judiciaires de protection.

L’amendement étendrait cette possibilité à « toute autre violence ». Une victime de violences ni sexuelles ni sexistes pourrait ainsi bénéficier de cette voie de protection, y compris hors du couple, si ces violences la mettent en danger. Les auteurs estiment que le danger doit justifier cette ouverture quelle que soit la nature des violences. Le juge conserverait la faculté de délivrer l’ordonnance, sans que celle-ci devienne automatique.

Amendement n° 1039 · Mme Roullaud · Article 8

Amendement n° 1039 de Mme Roullaud à l'article 8 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
12 pour54 contre6 abstentions
2 oct. 2026N° 8486
Confier à un psychiatre spécialisé dans l’enfance les expertises des mineurs victimes de violences sexistes
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit qu’une expertise psychiatrique d’un mineur victime de violences sexuelles, intrafamiliales ou d’inceste soit confiée à un médecin spécialisé en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Cette exigence concerne notamment les expertises évaluant son état psychique ou les conséquences psychologiques des faits.

L’amendement ajouterait les violences sexistes à cette liste. Par exemple, un mineur harcelé ou insulté en raison de son sexe serait également concerné lorsqu’une telle expertise est ordonnée. Les auteurs estiment que l’âge de la victime, plutôt que la nature des violences, doit déterminer la spécialisation de l’expert. La mesure porterait sur le choix du médecin, sous réserve des règles de désignation des experts judiciaires, et ne rendrait pas l’expertise systématique.

Amendement n° 229 · M. Ménagé · Article 7 bis

Amendement n° 229 de M. Ménagé à l'article 7 bis de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
15 pour54 contre0 abstentions
2 oct. 2026N° 8485
Interdire aux experts et aux juridictions d’invoquer le syndrome d’aliénation parentale dans les procédures de violences sexuelles sur mineurs
Tous les groupes

Le syndrome d’aliénation parentale désigne ici la théorie selon laquelle un enfant rapportant des violences aurait été manipulé par l’autre parent. Selon les auteurs, son utilisation dans les expertises peut fragiliser la parole de l’enfant et mettre en doute le parent qui la relaie. Le texte discuté prévoit déjà d’encadrer les méthodes scientifiques des experts.

L’amendement interdirait d’invoquer ce syndrome à l’appui d’une expertise, d’un rapport ou d’une décision dans toute procédure concernant des violences sexuelles sur un mineur, dès lors qu’il ne figure dans aucune classification diagnostique internationale de référence. Il ne pourrait pas non plus être présenté comme un diagnostic médical reconnu. Les expertises psychologiques ou psychiatriques portant sur les déclarations du mineur ou ses relations avec ses parents devraient préciser leurs méthodes, leurs données scientifiques et les classifications fondant leurs conclusions.

Amendement n° 1010 · Mme Legrain · Après l’article 7

Amendement n° 1010 de Mme Legrain après l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
13 pour46 contre17 abstentions
2 oct. 2026N° 8484
Exiger des experts agréés et encadrer les expertises médico-psychologiques dans les procédures de violences
Tous les groupes

Le texte de référence réserverait les expertises médico-psychologiques concernées à des experts judiciaires titulaires d’un agrément spécialisé dans les violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales. Une mention spécifique serait nécessaire pour examiner un mineur. Une exception motivée serait possible en urgence dans les procédures pénales visées.

Les experts ne pourraient pas commenter la crédibilité de la victime ni apprécier la véracité des faits. Le même expert ne pourrait examiner la victime et l’auteur poursuivi. Certaines expertises reposant sur des stéréotypes ou des théories incompatibles avec les connaissances scientifiques pourraient être annulées. Un interprète ou un expert parlant la langue de la personne permettrait sa compréhension de l’examen.

Le texte encadrerait aussi la formation et la suspension des experts poursuivis pour violences, avec des exceptions motivées. Les modifications de séance ne sont pas reconstituées.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

José Beaurain : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
58 pour0 contre18 abstentions
2 oct. 2026N° 8483
Remplacer la nullité des expertises défaillantes sur les victimes par un signalement de l’expert au procureur général
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit d’annuler certaines expertises médico-psychologiques sur les victimes, notamment lorsqu’elles utilisent des stéréotypes ou des théories incompatibles avec les connaissances scientifiques. L’amendement remplacerait cette nullité par l’obligation, pour le juge, de transmettre le rapport au procureur général, qui déciderait d’éventuelles poursuites disciplinaires contre l’expert.

Le signalement viserait aussi les commentaires sur la crédibilité de la victime ou la véracité des faits, et les réponses absentes ou manifestement insuffisantes à la mission. La liste des stéréotypes mentionnerait le sexe, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, mais plus le racisme ou le handicap.

Selon les auteurs, l’annulation risque d’allonger la procédure et d’imposer un nouvel examen à la victime. Ils rappellent que le juge peut déjà ordonner une nouvelle expertise et que les parties peuvent demander un complément ou une contre-expertise. Le signalement ne constituerait pas lui-même une sanction.

Amendement n° 1048 · Mme Firmin Le Bodo · Article 7

Amendement n° 1048 de Mme Firmin Le Bodo à l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
38 pour28 contre0 abstentions
2 oct. 2026N° 8482
Permettre aux personnes expertisées de s’exprimer dans leur langue régionale même si elles maîtrisent le français
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit une aide linguistique lorsque la maîtrise du français ne permet pas de comprendre pleinement l’expertise médico-psychologique. Il comporte aussi une garantie spécifique pour les langues régionales dans les territoires ultramarins concernés.

L’amendement ajouterait une garantie sans restriction territoriale pour les personnes utilisant habituellement une langue régionale, même si elles maîtrisent le français. Lorsque le bon déroulement de l’expertise et la qualité des échanges le nécessitent, le juge devrait désigner un expert parlant cette langue, s’il en existe un, ou assurer le concours d’un interprète, avec des échanges confidentiels.

Selon les auteurs, une personne peut parler couramment français mais exprimer plus facilement des faits intimes ou traumatiques dans sa langue régionale. La garantie ultramarine existant dans le texte serait conservée. Le recours à la langue régionale resterait lié aux besoins de l’expertise.

Amendement n° 170 · Mme Capdevielle · Article 7

Amendement n° 170 de Mme Capdevielle à l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour40 contre4 abstentions
2 oct. 2026N° 8480
Autoriser exceptionnellement les experts judiciaires à réaliser une expertise en visioconférence avec l’accord écrit de la personne
Tous les groupes

Pour répondre au manque d’experts dans certains territoires, l’amendement introduirait une possibilité de réaliser des expertises judiciaires en visioconférence. Selon ses auteurs, cette possibilité serait notamment utile pour des examens psychiatriques urgents, y compris pendant une garde à vue.

Le juge pourrait l’autoriser à titre exceptionnel dans les territoires où les experts judiciaires sont trop peu nombreux, et seulement si la nature de l’expertise le permet. L’expert devrait recueillir au préalable l’accord écrit de la personne examinée. La qualité, la confidentialité et la sécurité des échanges devraient être garanties.

Cette possibilité serait également étendue aux examens réalisés pendant l’enquête, et pas seulement au stade de l’instruction. La personne pourrait donc refuser la visioconférence. Selon les auteurs, ce mode d’examen n’exclurait pas des examens complémentaires.

Amendement n° 1272 · Gouvernement · Article 7

Amendement n° 1272 (rect.) du Gouvernement à l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
42 pour40 contre1 abstention
2 oct. 2026N° 8479
Exiger une formation plutôt qu’un agrément des experts en violences sexuelles et intrafamiliales, sans annuler leur désignation pour ce manquement
Tous les groupes

Le texte discuté réserverait les expertises médico-psychologiques concernées à des experts inscrits sur les listes judiciaires et titulaires d’un agrément, une autorisation spécifique délivrée par l’Autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales. L’objectif annoncé est de garantir des connaissances actualisées et des méthodes scientifiquement validées.

L’amendement remplacerait cet agrément et cette exigence d’inscription par une formation définie par décret. Une formation complémentaire resterait obligatoire pour examiner les mineurs. Il supprimerait aussi la nullité, c’est-à-dire l’annulation prévue pour une désignation ne respectant pas cette condition, sans supprimer les autres causes de nullité du texte.

Selon ses auteurs, ces changements éviteraient une procédure administrative supplémentaire dans un contexte de manque d’experts disponibles, ainsi que la répétition d’examens pour les victimes en raison d’une erreur de désignation du magistrat.

Amendement n° 1047 · Mme Firmin Le Bodo · Article 7

Amendement n° 1047 de Mme Firmin Le Bodo à l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
38 pour25 contre7 abstentions
2 oct. 2026N° 8478
Permettre aux victimes de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales commises par un militaire en opération extérieure de déclencher des poursuites
Tous les groupes

Selon l’exposé de l’amendement, lorsqu’un militaire commet des faits en opération extérieure, la victime ne peut pas mettre en mouvement l’action publique en se constituant partie civile. Cette démarche permet à une personne lésée de saisir la justice pénale pour déclencher des poursuites, plutôt que de dépendre de leur initiative par le parquet.

L’amendement écarterait cette restriction pour les faits de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales. Les victimes concernées pourraient donc utiliser cette voie procédurale. Les auteurs souhaitent supprimer un obstacle à l’accès à la justice dans les armées, qu’ils estiment injustifié pour ces violences par les particularités de l’activité militaire.

Amendement n° 1038 · Mme de Pélichy · Après l’article 4 bis

Amendement n° 1038 de Mme de Pélichy après l'article 4 bis de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
60 pour2 contre20 abstentions
2 oct. 2026N° 8477
Modifier l’article 698-1 du code de procédure pénale pour les faits de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales
Tous les groupes

Le texte de référence ajouterait les faits de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales après les mots « flagrant » dans l’article 698-1 du code de procédure pénale.

La phrase modifiée n’étant pas reproduite, il n’est pas possible de préciser quelle règle serait ainsi étendue à ces violences. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 4 bis de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

José Beaurain : Contre

Adoptéscrutin public ordinaire
56 pour14 contre4 abstentions
2 oct. 2026N° 8476
Fixer l’objectif d’un accompagnement psychologique aux auditions des victimes présumées d’infractions sexuelles qui ignorent les faits
Tous les groupes

Une personne peut découvrir lors de son audition qu’elle aurait subi des violences sexuelles, notamment lorsque les faits ont été commis sous anesthésie ou facilités par des substances. Les auteurs souhaitent atténuer le choc de cette révélation par la présence d’un psychologue spécialement formé à l’accompagnement des victimes de violences sexuelles.

L’amendement inscrirait un objectif national d’accompagnement systématique pour les personnes entendues pendant une enquête ou une instruction judiciaire, lorsqu’il existe des raisons de croire qu’elles sont victimes d’une infraction sexuelle visée par le texte et qu’elles n’ont pas connaissance des faits. Il fixerait un objectif, et non un droit permettant d’exiger la présence d’un psychologue à chaque audition concernée.

Amendement n° 366 · Mme Leboucher · Après l’article 4

Amendement n° 366 de Mme Leboucher après l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Abstention

Adoptéscrutin public ordinaire
30 pour24 contre22 abstentions
2 oct. 2026N° 8475
Imposer la présence d’un psychologue aux auditions des victimes présumées d’infractions sexuelles qui ignorent les faits
Tous les groupes

Certaines personnes découvrent auprès des enquêteurs qu’elles auraient subi des violences sexuelles, par exemple lors d’une anesthésie ou sous l’effet de substances. Les auteurs souhaitent les accompagner face au choc de cette révélation. Le texte discuté prévoit déjà une orientation vers un accompagnement spécialisé lorsque la victime le souhaite.

L’amendement imposerait plus précisément la présence d’un psychologue spécialement formé à l’accompagnement des victimes de violences sexuelles lors de toute audition concernée, pendant une enquête ou une instruction judiciaire. Cette obligation viserait les personnes dont il existe des raisons de croire qu’elles sont victimes d’une infraction sexuelle visée par le texte et qu’elles ignorent les faits. Un décret préciserait comment les psychologues seraient désignés, formés et rémunérés, ainsi que leurs modalités d’intervention.

Amendement n° 364 · Mme Leboucher · Après l’article 4

Amendement n° 364 de Mme Leboucher après l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
26 pour28 contre16 abstentions
2 oct. 2026N° 8474
Informer les mineurs victimes d’infractions sexuelles et leurs représentants des décisions et de l’avancement de leur procédure
Tous les groupes

Le droit prévoit déjà d’informer les victimes de certaines décisions. Selon les auteurs, il ne permet toutefois pas un suivi suffisant lorsqu’une enquête reste longtemps sans nouvelles ou change de parquet, le service chargé des poursuites.

L’amendement imposerait d’informer le mineur, ses représentants légaux non mis en cause ou l’administrateur chargé de défendre ses intérêts des décisions de transfert du dossier, de classement sans suite, d’ouverture d’une instruction ou de poursuites. En cas de transfert, le nouveau parquet serait indiqué.

Après plus de trois mois sans information, ces personnes pourraient demander si la procédure continue et à quelle étape générale elle se trouve. Le procureur devrait répondre sous un mois. L’information serait adaptée à l’âge et à la maturité du mineur, sans créer d’accès au dossier ni révéler des actes lorsque cela risquerait de nuire aux investigations ou à la protection des personnes.

Amendement n° 1024 · Mme Loir · Après l’article 4

Amendement n° 1024 de Mme Loir après l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
8 pour37 contre1 abstention
2 oct. 2026N° 8473
Imposer aux enquêteurs un minimum d’investigations dans les affaires de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales
Tous les groupes

Le texte de référence imposerait un socle d’actes dans toute enquête sur des violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales. Il comprendrait l’audition de la victime avec son consentement, celle de la personne soupçonnée si elle est identifiée et localisée, la préservation des preuves, des perquisitions, la consultation des antécédents et signalements, ainsi que la recherche d’autres victimes.

Ces actes devraient être accomplis sous douze mois après l’ouverture de l’enquête, puis faire l’objet d’un rapport. Leur omission n’entraînerait pas l’annulation de la procédure. Un enfant témoin de violences contre un parent ne serait entendu que si cela est indispensable à la vérité et compatible avec son intérêt, dans des conditions adaptées. Cette version antérieure ne reconstitue pas les modifications de séance.

Intitulé officiel et portée du vote

l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Le titre en langage courant décrit ce qui est soumis au vote. L’adoption de ce scrutin ne prouve pas l’entrée en vigueur du texte.

José Beaurain : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
107 pour0 contre0 abstentions
2 oct. 2026N° 8472
Ne plus obliger les officiers de police judiciaire à rédiger, au bout de douze mois, un rapport justifiant les actes d’enquête accomplis
Tous les groupes

Pour les affaires de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales, le texte discuté prévoit des actes d’enquête obligatoires, notamment des auditions, la préservation des preuves et la recherche d’autres victimes. Il impose leur accomplissement dans les douze mois suivant l’ouverture de l’enquête, puis un rapport de l’officier de police judiciaire justifiant les actes réalisés.

L’amendement supprimerait uniquement ce rapport. Les actes obligatoires et leur délai de douze mois resteraient prévus. Selon les auteurs, le dossier de procédure permet déjà de vérifier les actes accomplis. Ils souhaitent éviter une rédaction supplémentaire qu’ils jugent chronophage et susceptible de réduire le temps consacré à l’enquête.

Amendement n° 1056 · Gouvernement · Article 4

Amendement n° 1056 du Gouvernement à l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Pour

Adoptéscrutin public ordinaire
53 pour33 contre19 abstentions
2 oct. 2026N° 8471
Faire accomplir les actes d’enquête sur les violences dans les meilleurs délais plutôt que sous douze mois, sans rapport justificatif
Tous les groupes

Le texte discuté impose un socle d’actes d’enquête dans les affaires de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales, comprenant notamment les auditions et la préservation des preuves. Il prévoit de les accomplir dans les douze mois suivant l’ouverture de l’enquête, puis de les justifier dans un rapport.

L’amendement remplacerait cette échéance chiffrée par l’obligation d’agir « dans les meilleurs délais » et supprimerait le rapport. Les actes resteraient obligatoires. Selon ses auteurs, certaines preuves disparaissent rapidement et un horizon de douze mois risque de laisser croire que des actes tardifs suffisent. Ils jugent aussi le rapport inutile, au regard du contrôle continu exercé par le procureur. Le changement privilégierait ainsi une exigence de rapidité sans conserver de délai maximal chiffré pour ce socle d’actes.

Amendement n° 227 · M. Ménagé · Article 4

Amendement n° 227 de M. Ménagé à l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Pour

Rejetéscrutin public ordinaire
18 pour85 contre1 abstention
2 oct. 2026N° 8470
Obliger le parquet à examiner systématiquement l’opportunité de demander une ordonnance de protection pour les victimes de violences
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit un socle d’actes d’enquête obligatoires pour toute procédure portant sur des violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales. Selon l’exposé de l’amendement, les associations de défense des victimes signalent que les ordonnances de protection, destinées à mettre en sécurité les victimes et leurs enfants, restent peu utilisées.

L’amendement obligerait le ministère public, c’est-à-dire le parquet, à examiner systématiquement s’il convient de demander une ordonnance de protection ou une ordonnance provisoire de protection immédiate. Ainsi, dans une enquête, la question de la protection civile de la victime devrait être examinée en plus de la recherche des preuves. Cette obligation porterait sur l’évaluation de l’opportunité de demander la mesure, et non sur sa demande ou son prononcé automatique.

Amendement n° 182 · Mme Youssouffa · Article 4

Amendement n° 182 de Mme Youssouffa à l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Abstention

Rejetéscrutin public ordinaire
6 pour76 contre17 abstentions
2 oct. 2026N° 8469
Rendre systématique l’expertise psychologique des victimes et des suspects dans les enquêtes sur les violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales
Tous les groupes

Le texte discuté prévoit des actes d’enquête obligatoires dans les affaires de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales, notamment des auditions, des perquisitions et la recherche de preuves. Il ne rend pas systématique l’expertise psychologique.

L’amendement ajouterait une expertise psychologique obligatoire de la victime et de la personne contre laquelle existent une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre l’infraction. Elle serait confiée à un expert spécialement agréé, c’est-à-dire disposant de l’autorisation spécifique prévue par le texte.

Selon ses auteurs, ces évaluations aideraient à comprendre l’emprise, les traumatismes psychologiques de la victime et le profil du suspect. La mesure ferait de cet examen une étape systématique de l’enquête, plutôt qu’un acte seulement encadré lorsqu’il est réalisé.

Amendement n° 174 · Mme Youssouffa · Article 4

Amendement n° 174 de Mme Youssouffa à l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
4 pour89 contre2 abstentions
2 oct. 2026N° 8468
Obliger le procureur à expliquer aux victimes les actes d’enquête non réalisés et leur permettre de contester un refus
Tous les groupes

Le texte en discussion prévoit un minimum d’actes d’enquête dans les affaires de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales, notamment des auditions et la recherche de preuves. Leur non-réalisation n’entraînerait toutefois pas l’annulation de la procédure. Selon les auteurs de l’amendement, les motifs actuellement communiqués lors d’un classement sans suite ne permettent pas toujours de comprendre les investigations effectuées.

L’amendement obligerait le procureur à motiver spécialement toute décision de ne pas réaliser un acte prévu et à en informer la victime. Celle-ci pourrait demander sa réalisation. Un refus devrait être motivé et pourrait être contesté devant le procureur général. Une victime pourrait ainsi connaître les raisons d’une audition non réalisée et demander qu’elle ait lieu, sans obtenir automatiquement sa réalisation.

Amendement n° 34 · Mme Hadizadeh · Article 4

Amendement n° 34 de Mme Hadizadeh à l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

José Beaurain : Contre

Rejetéscrutin public ordinaire
29 pour57 contre6 abstentions
Recherche et périmètre

La recherche ignore les accents et l’ordre des mots et tolère les petites fautes de frappe.